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Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Doctor Grimm le 20 Février 2013 à 19:28:08

Titre: [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Doctor Grimm le 20 Février 2013 à 19:28:08
Boujour bonjour !

Voilà donc "Petites Cruautés" (eh oui, c'est de moi  :P), mon texte pour le dernier Blind Text. Enfin, en version longue. Sinon il y avait quelque 700 mots de trop donc... Voilà, vous avez ici la VO.

Pour le texte en lui même, je sais pas trop quoi en penser, honnêtement. Je l'aime beaucoup, mais je vous avouerai qu'il a été écrit très vite (à environ deux heures de la clôture du Blind Text, en fait), et comme pour tout texte que j'écris vite, je pense qu'il y a dedans un peu trop de moi. Plus un déballage qu'un texte, une déchirure qu'une structure. Il enfonce sans doute les portes grandes ouvertes, et c'est une sorte de coup de gueule, mais ça reste quand même un texte, alors j'espère que vous l'aimerez bien.






Petites Cruautés.




Il y a des souris dans les murs. Parfois, on les entend la nuit, elles courent et courent dans les plafonds, entre les sols, petites, agiles. Leurs yeux aveugles sont clos à la lumière, leurs corps ridicules se glissent dans les anfractuosités.


Ils sont dans la voiture depuis ce matin. Ils sont dans la voiture depuis ce matin, c'est l'été, il fait horriblement chaud, et l'embouteillage qui les empêchait d'avancer depuis près de trois heures vient enfin de les libérer. C'est Papa qui conduit. Gros papa dans son grand polo, tout suintant de sa sueur et de son énervement, il appuie sur la pédale comme un dingue, parce qu'il veut toutes les distancer ces putains de bagnoles, et partir loin de cet embouteillage et après tout qu'est-ce qu'ils foutent tous sur l'autoroute un dimanche de vacances, ces connards ?  Maman est à coté, toute maigre dans son short de toile parce qu'il faut être confortable en voiture, la bouche pincée par l'attente, énervée par cette conduite trop brutale qui secoue ses os dans tous les sens. Elle voit le paysage qui défile et elle sent ses mains moites, horriblement moites et la sueur qui coule entre ses seins aplatis. Elle a le brushing en l'air mais aussi quelle idée de faire un brushing pour un voyage pareil alors elle se contente de tenir un peu plus fort la plante qu'on offrira à Belle-Maman en arrivant, parce qu'il y a plus de place dans le coffre et que les enfants sont derrière. Les enfants, elle les entend qui se disputent dans son dos, pleins encore de la tension de l'immobilité et ils en crieraient presque, et leurs petites voix flutées se balancent des horreurs, des horreurs d'enfants. Elle fronce les sourcils et se retourne comme un fauve à la première insulte. La tension monte encore et Papa fait une embardée parce que s'il y a bien une chose qu'il supporte de moins en moins c'est la voix de Maman. Le chien aboie parce qu'il sent l'agressivité, et parce qu'il n'en peut plus de rester là assis entre ces deux enfants qui crient, ces enfants adorés qui ne jouent même plus avec lui. Alors Papa râle parce que bon sang ce sale chien, on aurait dû le laisser chez tes parents, il empeste la voiture, et Maman réplique vertement et c'est leur tour de se disputer avec des horreurs, des horreurs d'adultes. Les enfants sont calmés et les écoutent attentivement, ils enregistrent. Et le chien qui aboie toujours et encore plus quand on lui hurle Ta gueule.

On ne les aime pas trop, ces bestioles. Elles ne dérangent pas vraiment, mais elles couinent, elles font des petits bruits la nuit et même sans jamais les voir on sait qu'elles sont là. Alors on commence à s'énerver parce qu'elles sont chez Nous, et qu'on ne veut pas de corps étranger à l'intérieur. Sales bêtes, voilà ce qu'on dit.

Elle n'aime pas aller à l'école. Les petites filles sont méchantes et les garçons se moquent d'elle. Mais elle y va tous les matins, elle prépare son cartable et maman lui fait son déjeuner et elle fait un bisou au chat puis elle sort prendre le bus. Elle a peur de prendre le bus, mais encore plus de le rater parce qu'alors là maman râle et c'est branle-bas de combat à la maison et tout le monde crie, et elle doit supporter les regards de reproche pendant deux jours. Elle n'aime pas déranger. Elle ne veut pas prendre trop de place. Alors elle se lève, elle se tait, elle fait des bisous et un sourire et elle sort pour aller attendre le bus, même si elle a dix minutes d'avance, même si elle a les larmes aux yeux parce qu'elle n'aime pas aller à l'école. Dans le bus, elle a toujours peur qu'il n'y ait pas de place et de devoir rester debout, mais elle en trouve quand même le plus souvent. Sauf quand quelqu'un ne veut pas s'asseoir sur le siège d'à coté, se décaler d'une toute petite place pour lui en faire une à elle qui en prend trop. Dans ces cas là elle reste debout au milieu de l'allée, elle essaie de ne pas tomber pendant le trajet. Puis ils arrivent et elle est toujours la première ou la dernière a descendre, parce que des fois l'envie de quitter l'enfer du bus est plus forte, et d'autres fois c'est l'envie d'éviter l'enfer de l'école qui l'est. Elle passe le portail et elle se plante dans un coin de cour, sous un arbre, et elle regarde les autres qui ne veulent pas d'elle dans leurs groupes parce qu'ils sont déjà trop serrés et parce qu'elle prend trop de place. Alors elle regarde et elle attend la sonnerie, l'heure d'entrer en classe, parce qu'alors c'est plus facile d'être toute seule et de ne parler à personne. Mais il y a les regards toujours, et à chaque fois qu'elle entend le rire d'une fille dans son dos elle croit qu'il est pour elle, alors elle se tortille sur sa chaise, elle tire son T-shirt sur ses fesses, elle baisse la tête se recroqueville. Trop de place. « Une enfant discrète », ils disent. Discrète. Mais peut être pas encore assez.

Sales bêtes, oui. On veut s'en débarrasser. On n'aime pas les intrus. Alors on commence par faire monter le chat dans le grenier. Brave bête, il faut qu'il se dégourdisse. Mais au fond ce qu'on pense c'est « après tout il est là pour ça, c'est pas pour rien qu'on l'a ramassé ». On le monte dans le grenier, là où on entend tous les petits bruits, souvent on l'appâte avec un bout de jambon pour qu'il y grimpe, puis on referme la porte, la trappe, le battant derrière nous et on le laisse là, même si il est tout seul et qu'il est dans le noir. « C'est sa nature », on dit. Alors on le laisse là.

Quand ils ont vu le champ, ils ont tout de suite poussé des cris de joie. Ils ont jeté leurs vélos le long du chemin, et ils ont couru, de toute la force de leurs petites jambes. Les œufs qu'ils ont utilisés pour bombarder la porte de la vieille, qui habite au bout de leur rue, se sont cassés en tombant de leurs paniers. Ils ont des sourires édentés qui leurs montent jusqu'aux sourcils, ils s'essoufflent mais ils sont bientôt au milieu du champ et il y a des meules de paille, et des petits monticules de terre entre les rangs de blé coupé. Ils montent sur les meules en riant, ils chahutent, se courent après. Ils jouent à éviter les petits terriers, veulent attraper les sauterelles, ont un lézard à la place. Le plus âgé des deux, de quelques mois à peine, propose qu'on lui arrache la queue parce que tu verras, ça va être marrant. Alors sous les yeux émerveillés du plus jeune il laisse tomber le lézard au sol, le lézard-sans-queue qui court qui court, et il devient invisible en un froissement d'herbes. Mais il l'est déjà, parce qu'ils sont tous les deux penchés sur la main du plus grand, à regarder la queue, ce petit bout de chair morte qui bouge encore, et c'est fascinant pour eux de voir qu'ils ne peuvent peut-être pas tout détruire. Mais ça les énerve aussi, alors ils attendent impatiemment, ils veulent voir quand la queue cessera de bouger et quand ils auront gagné. Mais elle continue longtemps encore, et tout ce temps ils restent penchés, jusqu'à ce qu'un cri d'oiseau retienne leur attention alors ils laissent tomber le bout de lézard, et ils cherchent des cailloux pour voir qui vise le mieux.

On le laisse là. Trois jours ou quatre, ça dépend. On oublie un peu qu'il est là-haut, mais on a pensé à accrocher un post-it sur la porte du Frigo, alors tout va bien. Et quand on refait sortir le chat du grenier, il en descend en vitesse, et on ne se demande pas un instant si ce n'était pas un peu étrange de le laisser là, si ce n'était pas un peu cruel. On ne se le demande pas, parce qu'il a le ventre rebondi et les moustaches pleines de souris, et on se dit qu'au final, c'était quand même une bonne action, pour lui comme pour nous. Et on s'endort le soir en étant content parce qu'il n'y a plus de bruit, là-haut dans les poutres. « Enfin tranquille », dit-on.

Ils ont arrêté de se disputer, mais le silence est toujours lourd dans la voiture. Derrière, les enfants regardent un film, hypnotisés devant l'écran du lecteur portable. Maman a les yeux fixés sur le paysage et quand même qu'est ce que ce serait bien d'être enfin arrivés, mais il reste encore trois heures d'autoroute et puis on devra prendre les petites routes mince on n'arrivera pas à l'heure, font chier ces embouteillages il faudra qu'on appelle Belle-Maman à la prochaine aire.  Papa conduit déjà plus tranquillement, mais ils n'en sont pas moins secoués par ce qu'il appelle sa conduite sportive et qui n'est rien d'autre qu'une conduite de brute. Il fait toujours chaud, ils ont encore raté un embranchement, et le chien pue. Alors il tapote le volant du doigt, il est énervé, et bientôt une guêpe entre à travers la fenêtre grande ouverte et se pose sur son doigt, et c'est comme si sa phalange était pincée entre les dents pointues d'une ridicule mâchoire en fer. Alors il fait un grand geste avec le bras pour déloger la sale bête, il crie, Maman crie, les enfants crient, le chien aboie. Ils font un grand écart sur la route, on les klaxonne, Papa répond en hurlant Connard et Maman s'énerve ne parle pas comme ça devant les enfants et ils repartent pour un tour, aboyant encore, et le chien d'aboyer plus fort qu'eux. Alors Papa en a marre et Papa s'arrête sur le bord de la route sans mettre son clignotant, descend pour ouvrir la portière de derrière, et Papa attrape ce putain de chien puant par le collier et le tire vers lui et ils se retrouvent sur le bord de l'autoroute, le chien qui couine et le maître qui gueule, et Papa en a marre alors il remonte dans la voiture même si Maman crie Mais qu'est-ce que tu fous putain et même si les enfants pleurent parce que quand Papa redémarre le chien est toujours dehors. Et la voiture de repartir, et ils entendent les aboiements à cause des fenêtres ouvertes et ils crient encore plus fort Papa Papa arrête toi, parce que le chien leur court après en aboyant plus fort toujours. Alors Papa remonte les vitres et crie Fermez-la, et ils la ferment parce que Papa fait peur quand il crie. Et ils continuent leur route avec les aboiements en moins. Mais au fond, avec les fenêtres fermées, il y a toujours cette sale odeur. Ce truc qui pue, ce truc si sale. Peut être pas le chien, finalement.

Mais elles recommencent à faire du bruit, un jour où l'autre. Trois jours ne suffisent pas pour que le chat les mange toutes, alors on pense à peut être le renvoyer là-haut, mais il ne se laisse plus prendre, non. Alors on cherche. On cherche un autre moyen d'éradiquer le nuisible, qui au fond ne l'est pas vraiment. On veut juste chasser l'intrus.

La petite blonde avec ses deux tresses n'a pas arrêté de la regarder depuis ce matin. Elle se sent bizarre, encore plus mal que d'habitude, alors elle tortille elle tortille, elle n'arrête pas de baisser son T-shirt sur ses fesses, et son regard fuit. Elle est tellement recroquevillée que son nez touche presque la table, alors quand la maîtresse la réprimande elle rougit et bafouille excusez-moi et elle se redresse, mais mal parce qu'elle ne sait plus le faire, et son dos est un peu courbé un peu tordu et tout le monde s'en fiche parce que la grosse s'est faite engueuler, enfin, c'est pas trop tôt. Trop de place. Elle baisse les yeux à nouveau et il y a toujours ce petit regard bleu pas loin d'elle, ce regard indéchiffrable qui refuse de la lâcher. Quand ils sortent à la récréation ce matin là elle retourne dans son coin de cour et s'apprête à regarder tout le monde, comme d'habitude, mais elle n'est plus toute seule parce que la fille blonde est derrière elle. Tu es toujours là ? Tu es toute seule ? Oui, oui. Oui aux deux oui à tout. Laisse moi tranquille, je ne veux pas t'embêter. Je prends trop de place. Laisse-moi. Mais la fille s'en fiche, elle essaie de parler, et elle babille et elle babille mais Elle ne parle pas, elle se contente de tourner la tête et les yeux parce qu'elle a peur. Alors la plus petite s'énerve, s'impatiente. De toute façon t'es pas marrante. Et elle s'en va. Et elle reste là, toute seule. Encore. Trop de place. Un petit caillou lui atterrit dans le dos. Sale grosse. Et un concert de rires encore. Alors elle court vers les toilettes et elle pleure, et elle vomit et elle ne veut plus sortir, même dix minutes après, même vingt minutes après, même quand tous les adultes de l'école sont là dehors à l'appeler et à gronder. Trop de place, même là-dedans, et c'est comme si elle étouffait. Qu'est ce qui fait vomir les petites filles ?

Débute la grande farandole : les pièges, les tapettes, le chat, qu'on essaie de faire regrimper là-haut, sale bête, les baquets pleins d'eaux pour les noyer et bientôt les boulettes de poison un peu partout, bien cachée parce que quand même, il faut faire attention, si le chat ou les enfants les trouvent ? Voilà où on en est : on met la vie de ceux qu'on aime en danger, pour chasser quelques souris invisibles qui ne font presque pas de bruit. Mais les pas sont de moins en moins nombreux au dessus de la tête la nuit, alors on ferme les yeux et on dort un peu mieux.

Ils n'ont pas touché les oiseaux, mais ils ont trouvé un rat mort. Ils ont un peu joué avec puis ils se sont lassés alors ils ont arrêté. Ils sont retournés sur les meules de foin, allongés sous le soleil d'après midi, sans rien dire et commençant déjà à s'ennuyer. Vite, trouver quelque chose. Quelque chose à faire ou je disparaîs, ou je m'endors, ou je meurs. Dis, c'est quoi ces tas de terre ? Rien, ça doit être des trous de taupes ou alors des fourmilières. Et les visages s'éclairent d'un coup, parce qu'au fond, ils aiment bien faire des conneries. Même si elles sont méchantes. Tu veux dire qu'il y a des trucs vivants dessous ? Ils redescendent des meules, se plantent tous les deux de part et d'autre d'un terrier. Ils se regardent, regardent le trou, se regardent à nouveau, un sourire fou sur les lèvres, un sourire de dingue, un sourire de petit monstre. Aux dents pointu et aux yeux méchants. On les écrase ? Ouais ! Et ils sautent sur la fourmilière-taupière, ils s'en foutent de ce que c'est vraiment. Ils bouchent les sorties en riant comme des fous sans penser aux milliers de petit corps qui s'écrasent sous leurs pieds et aux autres, moins nombreux, qui vont s'asphyxier là-bas en bas. Ils rient. Ça commence à peine. 

On agit souvent ainsi avec les intrus, les invisibles, les plus petits et les plus faibles. Parce que ça fait du bien. Mauvaises actions qui font plaisir et endorment la méfiance. Les chats, les chiens, les fourmis, les taupes, les petites filles qui prennent de la place. Les souris dans les murs. On extermine tout ça, on le broie dans le sourire, dans le silence. Et comme tout va bien, on ne pense pas. On ne pense pas à tout ces cadavres qui pourrissent dans nos murs, dans nos plafonds, entre nos sols. Ces petits corps agiles aux yeux aveugles et clos. Qui pourrissent. Et pendant qu'on ferme les yeux, qu'on accumule les corps, c'est autre chose qui grandit. Une odeur, une forme de puanteur, une maladie persistante. Une forme de Peste qui empoisonne.

Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: LeBossu le 20 Février 2013 à 22:00:24
Hop, c'est parti ; je colle les com' pour la partie qu'on a eue au BT, et je complèterai pour la suite :

NB : c'est mieux avec les parties en italiques, plus lisible.

2 - Petites Cruautés.

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entre les anfractuosités
Huh ?  :P
Edit : ok, connaissais pas, tiens.  ^^
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Les enfants sont calmés et les écoutent attentivement, ils enregistrent
Horrible… (je veux dire, super formule, mais l'effet, le sens, c'est juste tellement vrai que c'en est horrible).
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Alors on commence à s'énerver parce qu'elles sont chez Nous
C'est bizarre cette majuscule à "nous", on a l'impression d'être dans le filme Les Autres.
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Elle n'aime pas aller à l'école
C'est étrange ces sautes d'un narrateur à un autre. Du coup, je ne sais plus trop quoi penser du premier paragraphe. Edit : avec les paragraphes ajoutés, c'est un peu plus clair.
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et elle fait un bisou au chat
Joli petit détail.
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elle fait des bisous
Sauf que du coup, ça donne l'effet d'une répétition ici.
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se décaler d'une toute petite place pour lui en faire une à elle qui en prend trop
Sympa. Bien déprimante l'ambiance de ce texte.
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parce que des fois l'envie de quitter l'enfer du bus est plus forte, et d'autres fois c'est l'envie d'éviter l'enfer de l'école qui l'est
enfer / enfer.
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Mais il y a les regards toujours
Pourquoi une inversion sur la place du "toujours" ?
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un post-it sur la porte du Frigo
Je sais qu'il s'agit d'un nom de marque passé dans le langage courant, mais je le verrais plus avec une minuscule, sinon il ressort trop pour rien.
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et les moustaches pleines de souris
J'aime bien l'image.
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et puis on devra prendre les petites routes mince on n'arrivera pas à l'heure
Un peu plus de ponctuation, sinon on peut croire que "mince" s'applique aux routes et contient une faute.
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par ce qu'il appelle sa conduite Sportive et qui n'est rien d'autre qu'une conduite de brute
Encore un de ces petits riens bien trouvés.
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Et ils continuent leur route avec les aboiements en moins
Juste horrible ce paragraphe aussi…
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elle n'arrête pas de baisser son pantalon sur ses fesses
Huh ? Elle remonte son pantalon parce qu'il glisse plutôt, non ?
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parce que la fille bonde est derrière elle
blonde.
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on le broie dans le sourire
on les broie. Et vu le ton du texte, je dirais plutôt "en faisant la gueule et en râlant".
***

Ici, le relevé reprend sur les deux paragraphes qui avaient sauté :
***
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veulent attraper les sauterelles, ont un lézard à la place
Pas moyen, un lézard, c'est dix fois plus difficile à attraper qu'une sauterelle : une sauterelle, tu lui balances ta tatane, ça l'assomme, tu peux la choper et la donner au chat. [/hors-sujet]
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Quelque chose à faire ou je disparaît, ou je m'endors, ou je meurs
je disparais.
J'aime bien, par contre j'ai dû réfléchir (aïe ma tête) pour comprendre ce que cette phrase venait faire là.
***
Pas mal du tout, bien. Décidément, je ne sais pas comment étaient les BT précédents, mais celui-ci me semble être un bon cru.
Beaucoup de petites formules distillées qui installent une atmosphère grise hyper déprimante et méchante, mêlées de détails mimi et enfantins pour le contraste.
Au début, l'absence de ponctuation pour les parties en discours indirect libre rapporté tout ce que tu veux, me gênaient un peu, mais elles apportent une sensation d'étouffement qui colle bien au texte.
Par contre, j'ai un peu moins aimé les paragraphes où la petite fille est narratrice. Heureusement, avec les deux paragraphes sur les garçons, on se rend un peu mieux compte que ce sont des tranches de vies brodant sur le même thème et reprenant un développement éclaté de la cruauté ordinaire et de la bêtise, sans ça, au début j'avais cru que la petite fille était un des enfants de la voiture qui rêvassait pour échapper à ce qui s'y passait.

Et en rappel, les petites notes prises lors du BT :
Quelques phrases trop longues, répétitions de celui/celle qui se berce, des petits bugs discours indirect, quelques inversions, passages rapides d'un narrateur à un autre. Pas de ponctuations pour les dialogues ? Ambiance glauque. me demande ce que je voulais dire par « bugs dans le discours indirect » ? :\?
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Doctor Grimm le 20 Février 2013 à 22:14:08
Coucou !

Ouah, toi quand tu commentes tu commentes dis donc ^^

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Alors on commence à s'énerver parce qu'elles sont chez Nous
C'est bizarre cette majuscule à "nous", on a l'impression d'être dans le filme Les Autres.
Il est GENIAL ce film hein ?

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parce que des fois l'envie de quitter l'enfer du bus est plus forte, et d'autres fois c'est l'envie d'éviter l'enfer de l'école qui l'est
enfer / enfer.
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Mais il y a les regards toujours
Pourquoi une inversion sur la place du "toujours" ?
Ben... C'est fait exprès en fait, pour le toujours et pour la répétition de "enfer"...  :-\

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elle n'arrête pas de baisser son pantalon sur ses fesses
Huh ? Elle remonte son pantalon parce qu'il glisse plutôt, non ?
Ouitoutafé je m'ai trompé  :mrgreen:

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on les broie
non en fait, le "le" se rapporte à "tout ça", du coup c'est un tout singulier et ça reste "on le broie". :huhu:

Merci pour ce relevé, je vais aller corriger tout ça u_u

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Pas mal du tout, bien. Décidément, je ne sais pas comment étaient les BT précédents, mais celui-ci me semble être un bon cru.
Beaucoup de petites formules distillées qui installent une atmosphère grise hyper déprimante et méchante, mêlées de détails mimi et enfantins pour le contraste.
Au début, l'absence de ponctuation pour les parties en discours indirect libre rapporté tout ce que tu veux, me gênaient un peu, mais elles apportent une sensation d'étouffement qui colle bien au texte.
Par contre, j'ai un peu moins aimé les paragraphes où la petite fille est narratrice. Heureusement, avec les deux paragraphes sur les garçons, on se rend un peu mieux compte que ce sont des tranches de vies brodant sur le même thème et reprenant un développement éclaté de la cruauté ordinaire et de la bêtise, sans ça, au début j'avais cru que la petite fille était un des enfants de la voiture qui rêvassait pour échapper à ce qui s'y passait.
Je suis contente que ça t'ai plu :) Par contre, il y a une petite confusion : à chaque fois, ce sont des histoires totallement differentes : la famille en route pour les vacances, la petite fille qui n'aime pas l'école, et les deux petits garçons. Pour le passage en italique, c'est... pas vraiment de la narration en fait. Plus une sorte de reflexion pour illustrer et lier les trois autres histoires du texte. Je pense que c'est cette histoire de chat qui t'a trompé  ^^ Mais non, les passages en italliques n'appartiennent pas réellement au texte, c'est plus une sorte de didascalie, d'écho  qui résonne au fil des exemples. C'est dans celui là qu'on me retrouve le plus, moi en tant que personne et non en tant qu'auteur. Mais bon ^^ J'espère que ça t'aidera à mieux comprendre.

Merci beaucoup pour ton commentaire, et à bientôt :oxo:
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: LeBossu le 20 Février 2013 à 22:28:25
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Ouah, toi quand tu commentes tu commentes dis donc
Wééé, chui en feu ! Sérieusement, je n'ai peut-être pas participé à ce Nano >< Blind Text, mais il m'a bien mis la patate, ou plutôt,  tous vos textes m'ont bien mis la patate.  :D
Désolé, par contre, j'avais commencé à faire les commentaires avant que vous ne postiez dans les textes courts, donc ils se basaient sur la version BT. Mais je relirai cette version tranquilou avec tes explications en tête.  ;)
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Loïc le 22 Février 2013 à 18:27:44
J'me rappelle que j'avais bien aimé ce texte en première lecture (et des: là ça vaaaaa? pour réduire le texte xD)

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c'est leur tour de se disputer avec des horreurs, des horreurs d'adultes. Les enfants sont calmés et les écoutent attentivement, ils enregistrent. Et le chien qui aboie toujours et encore plus quand on lui hurle Ta gueule

Ca marque. Dès le début, toussa. Très vrai.

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Débute la grande farandole : les pièges, les tapettes, le chat, qu'on essaie de faire regrimper là-haut, sale bête, les baquets pleins d'eaux pour les noyer et bientôt les boulettes de poison un peu partout, bien cachée parce que quand même, il faut faire attention, si le chat ou les enfants les trouvent ? Voilà où on en est : on met la vie de ceux qu'on aime en danger, pour chasser quelques souris invisibles qui ne font presque pas de bruit. Mais les pas sont de moins en moins nombreux au dessus de la tête la nuit, alors on ferme les yeux et on dort un peu mieux.

J'aime les sonorités de ce passage, j'aime le fond.

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Il ont

Bug

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fourmilières

s en trop

Je suis partagé sur le dernier paragraphe, qui fait morale de fin de fable. Je me dis que le texte est assez efficace en lui-même. Mais en même temps... je ne sais pas.

J'ai bien aimé. C'est globalement maîtrisé, ça fait un peu froid dans le dos.

Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Xeraphia le 23 Février 2013 à 05:39:20
Doc ? Eh bah :D
J'avais beaucoup aime ton texte. Beaucoup aime le style (meme s'il restait un poil trop de fofotes) beaucoup aime la familiarite de la langue, le melange du narratif et du dialogue, tres bien joue sur ce coup.
Par contre, c'etait un peu fouillis dans ma tete, les 3-4 histoires qui se recoupaient, parce que j'essayais de trouver un point commun (a tort? a raison? je n'en sais rien...)
Bref, autant j'ai apprecie la lecture, autant je n'y ai pas compris grand-chose... :-[
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Doctor Grimm le 23 Février 2013 à 12:04:48
Loïc : Merci d'avoir commenté   :mrgreen:  Je suis contente que ça t'ai plu.

Xera : Ben en fait, il y a aucun lien entre les trois histoires (les passages en itallique ne comptent pas vraiment comme une histoire), c'est juste trois exemple totalement séparés et en même temps liés. Mais sinon, aucun lien entre les personnages ni quoi que ce soit, et les passages en itallique sont là pour lier le tout, pour créer un écho.
Merci d'être passée !  :D
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Zacharielle le 23 Février 2013 à 16:19:20
Hello Doc

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leurs corps ridicules se glissent entre les anfractuosités.
pas "dans" plutôt qu'"entre" ?

Waow, la scène dans la voiture : on y est, on est saisi par l'ambiance, le rythme est maitrisé. Chapeau.

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Elles ne dérangent pas vraiment
pas tout à fait d'accord  :mrgreen:

Au risque de me répéter, j'ai envie de sortir un wow pour la scène du bus+école aussi. Il se dégage quelque chose de vraiment fort et de vraiment triste, sans être larmoyant. Une détresse aiguë.

Buh le chat tout seul dans le grenier

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Ils ont des sourires édentés qui leurs montent jusqu'aux sourcils
les gamins ? jusqu'aux sourcils ça fait bizarre (à cause de l'habitude du sourire jusqu'aux oreilles)

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Maman a les yeux fixés sur le paysage et quand même qu'est ce que ce serait bien d'être enfin arrivés, mais il reste encore trois heures d'autoroute et puis on devra prendre les petites routes mince on n'arrivera pas à l'heure, font chier ces embouteillages il faudra qu'on appelle Belle-Maman à la prochaine aire.
j'imaginais pas le personnage de la mère dire "font chier". Par ailleurs, je pensais qu'ils allaient voir la mère de la mère, pas celle du père, mais j'ai peut-être lu trop vite.

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par ce qu'il appelle sa conduite Sportive et qui n'est rien d'autre qu'une conduite de brute
pas convaincue par la cap

... mais le chien !

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Mais au fond, avec les fenêtres fermées, il y a toujours cette sale odeur. Ce truc qui pue, ce truc si sale. Peut être pas le chien, au final.
dommage que sale rime avec final, je trouve que ça casse un peu cette fin de paragraphe qui pourrait être un peu plus percutante.

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Qu'est ce qui fait vomir les petites filles ?
:[
il est poignant ton texte...





Il est puissant ton texte. Il a un souffle qui prend au ventre. Il hurle avec beaucoup de justesse et sans jamais trop en faire, trop en montrer. Il est équilibré et rythmé, et bien sûr, il ne peut pas ne pas toucher les gens. Il est trop percutant. J'aime bien les détails qui rendent tout ça tellement crédible. Sans compter que la maitrise de ton style, la retenue, la distance contrastant avec le fond, avec les cruautés que tu relates, je trouve que ça marche super bien. Mille bravos.
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Doctor Grimm le 23 Février 2013 à 17:46:04
Hello !

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pas "dans" plutôt qu'"entre" ?

pas convaincue par la cap

dommage que sale rime avec final, je trouve que ça casse un peu cette fin de paragraphe qui pourrait être un peu plus percutante.

C'est arrangé ^^


Citer
Il est puissant ton texte. Il a un souffle qui prend au ventre. Il hurle avec beaucoup de justesse et sans jamais trop en faire, trop en montrer. Il est équilibré et rythmé, et bien sûr, il ne peut pas ne pas toucher les gens. Il est trop percutant. J'aime bien les détails qui rendent tout ça tellement crédible. Sans compter que la maitrise de ton style, la retenue, la distance contrastant avec le fond, avec les cruautés que tu relates, je trouve que ça marche super bien. Mille bravos.
*s'évanouit*
Merci. Merci beaucoup, ça me fait énormément plaisir. Merci merci merci merci.  :coeur:
Titre: Re : Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Xeraphia le 23 Février 2013 à 18:00:48
Xera : Ben en fait, il y a aucun lien entre les trois histoires (les passages en itallique ne comptent pas vraiment comme une histoire), c'est juste trois exemple totalement séparés et en même temps liés. Mais sinon, aucun lien entre les personnages ni quoi que ce soit, et les passages en itallique sont là pour lier le tout, pour créer un écho.
Merci d'être passée !  :D
Ouais j'ai encore cherche midi a quatorze heures, quoi :D
Alors s'il y a aucun lien, je retire ma critique et je te dis bravo, tout court :mafio:
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Doctor Grimm le 23 Février 2013 à 18:09:32
Oh merci !  :'(



Ca me fait tellement plaisir qu'il vous plaise, j'y ai mis tellement de... je sais pas de quoi, de haine de rage, de tristesse, et d'habitude quand on fait un texte comme ça marche pas et bref, je suis ocntente que vous m'entendiez. Merci merci merci.
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: TiL le 23 Février 2013 à 18:28:48
Etant donné que la scène de la voiture semble être narrée par un des enfants, il faudrait peut-être mettre " gros coup de volant" à la place "d'embardée", en tout cas moi lorsque j'étais môme, même si ma maman me lisait tout plein de livres, je n'utilisais sans doute pas ce mot.

D'accord pour dire que la scène de l'école est poignante, malheureusement réaliste, la cruauté des enfants est trop rarement abordée.

Tu pourrais aussi t'attarder sur le véhicule des parents, un 4x4? Un monospace? Un gros moteur? Le chien qui pourri les sièges en cuir? :-)
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Anlor le 26 Février 2013 à 10:12:02
Ah ! le texte qu'on voulait que ce soit le mien !  :mrgreen:

Dans l'détail :

Il y a des souris dans les murs. Parfois, on les entend la nuit, elles courent et courent dans les plafonds, entre les sols, petites, agiles. Leurs yeux aveugles sont clos à la lumière, leurs corps ridicules se glissent dans les anfractuosités.
j'aime beaucoup ce début, je crois que c'est un de ceux qui m'a le plus marquée

Gros papa dans son grand polo, tout suintant de sa sueur et de son énervement,
suis pas fan de l'allitération, j'trouve qu'un "tout suintant de sueur et d'énervement" aurait suffit

il appuie sur la pédale comme un dingue, parce qu'il veut toutes les distancer ces putains de bagnoles, et partir loin de cet embouteillage et après tout qu'est-ce qu'ils foutent tous sur l'autoroute un dimanche de vacances, ces connards ?
(bon moi je surkiff l'indirect libre, mais je vais pas tous les relever parce que sinon on y est encore ce soir)

Elle a le brushing en l'air mais aussi quelle idée de faire un brushing pour un voyage pareil alors elle se contente de tenir un peu plus fort la plante qu'on offrira à Belle-Maman en arrivant, parce qu'il y a plus de place dans le coffre et que les enfants sont derrière.
parce qu'il n'y a plus ? (je sais pas, je trouve que la négation manque) (mais je chipote hein)

Les enfants, elle les entend qui se disputent dans son dos, pleins encore de la tension de l'immobilité et ils en crieraient presque,
pas convaincue par le "et ils en crieraient" ; c'est pas évident question logique de phrase

Elle fronce les sourcils et se retourne comme un fauve à la première insulte.
ben, si elle les entend déjà se balancer des horreurs, ils en sont pas à la première insulte ? j'ai pas tout suivi là

Alors Papa râle parce que bon sang ce sale chien, on aurait dû le laisser chez tes parents, il empeste la voiture, et Maman réplique vertement et c'est leur tour de se disputer avec des horreurs, des horreurs d'adultes. Les enfants sont calmés et les écoutent attentivement, ils enregistrent. Et le chien qui aboie toujours et encore plus quand on lui hurle Ta gueule.
:coeur:

Trop de place. « Une enfant discrète », ils disent. Discrète. Mais peut être pas encore assez.
j'aime beaucoup le passage de la petite fille, "ça me parle" on va dire

Mais ça les énerve aussi, alors ils attendent impatiemment, ils veulent voir quand la queue cessera de bouger et quand ils auront gagné. Mais elle continue longtemps encore, et tout ce temps ils restent penchés, jusqu'à ce qu'un cri d'oiseau retienne leur attention alors ils laissent tomber le bout de lézard, et ils cherchent des cailloux pour voir qui vise le mieux.
:coeur: cruauté des enfants, c'est chouette

même si Maman crie Mais qu'est-ce que tu fous putain
je comprends pas trop ton utilisation des majuscules dans le l'indirect libre. Des fois tu en mets, d'autres fois non. En fait, je suis pas sûre que ce soit nécessaire.


 Qu'est ce qui fait vomir les petites filles ?
:coeur:

Quelque chose à faire ou je disparaîs, ou je m'endors, ou je meurs.
disparais

On agit souvent ainsi avec les intrus, les invisibles, les plus petits et les plus faibles. Parce que ça fait du bien. Mauvaises actions qui font plaisir et endorment la méfiance. Les chats, les chiens, les fourmis, les taupes, les petites filles qui prennent de la place. Les souris dans les murs. On extermine tout ça, on le broie dans le sourire, dans le silence. Et comme tout va bien, on ne pense pas. On ne pense pas à tout ces cadavres qui pourrissent dans nos murs, dans nos plafonds, entre nos sols. Ces petits corps agiles aux yeux aveugles et clos. Qui pourrissent. Et pendant qu'on ferme les yeux, qu'on accumule les corps, c'est autre chose qui grandit. Une odeur, une forme de puanteur, une maladie persistante. Une forme de Peste qui empoisonne.
:coeur:

Pas dans l'détail :
Alors, c'est fou, j'ai vraiment dû lire la plupart des textes trop rapidement au moment du BT parce que j'étais passée totalement à côté du tien. Enfin, totalement, non, j'avais trouvé ça sympa mais ça ne m'avait pas marquée plus que ça.
Alors qu'à la deuxième lecture : wouh, ça claque ! Non vraiment, le lien que tu crées entre toutes ces petites saynètes sur les thèmes de l'intrus, de la cruauté enfantine de l'exclusion, je trouve ça vachement parlant et vraiment bien tourné. Mention spéciale pour les passages de la grosse et des deux petits monstres. Finalement, je crois que c'est le voyage en voiture qui m'a le moins touchée (enfin, tout est relatif hein).

Voilà voilà, big up Doc !  8)
Titre: Re : Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Doctor Grimm le 26 Février 2013 à 13:43:54
Etant donné que la scène de la voiture semble être narrée par un des enfants, il faudrait peut-être mettre " gros coup de volant" à la place "d'embardée", en tout cas moi lorsque j'étais môme, même si ma maman me lisait tout plein de livres, je n'utilisais sans doute pas ce mot.

D'accord pour dire que la scène de l'école est poignante, malheureusement réaliste, la cruauté des enfants est trop rarement abordée.

Tu pourrais aussi t'attarder sur le véhicule des parents, un 4x4? Un monospace? Un gros moteur? Le chien qui pourri les sièges en cuir? :-)

En fait, la scène dans la voiture est narrée par un narrateur extérieur, mais je pense que ce sont le "Papa" et "Maman" qui t'ont trompé.  ;) Merci pour tes conseils et d'avoir pris le temps de commenter !

Anlor :

:aah: Merci merci merci beaucoup !
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: OliveDuWeb le 26 Février 2013 à 14:03:00
Ah, tiens, j'ai pas encore commenté, ici.

Il est temps, alors !

J'ai trouvé ce texte frais, inventif et assez léger (dans le style).

Du bon divertissement, quoi !
Bravo.

Edit : correction d'une faute
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Jon Ho le 26 Février 2013 à 15:34:50
Hello.

Chouette, un texte du Doc.
Même si j'ai pas beaucoup de temps en ce moment pour des commentaires constructifs, je voulais te féliciter parce que c'est vraiment bon.
Me faire sourire n'est pas cho-zézé et là j'ai franchement ri  :mafio:

Tu as une façon particulière de tourner les phrases et de plonger le lecteur dans un univers bien singulier. Ton style en fait.
Juste une question, pourquoi c'est si rare un texte de toi ?  :mrgreen:
Dixit prolific-man ( ex aequo avec ODW )  :mrgreen: :mrgreen:
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Milora le 01 Mars 2013 à 10:00:30
Citer
Il y a des souris dans les murs. Parfois, on les entend la nuit, elles courent et courent dans les plafonds, entre les sols, petites, agiles. Leurs yeux aveugles sont clos à la lumière, leurs corps ridicules se glissent dans les anfractuosités.


Ils sont dans la voiture depuis ce matin. Ils sont dans la voiture depuis ce matin, c'est l'été, il fait horriblement chaud, et l'embouteillage qui les empêchait d'avancer depuis près de trois heures vient enfin de les libérer.
Je sais pas pourquoi, mais j'aime bien cette entrée en matière. Ça pose un rythme, une voix, une impression que tout est raconté de loin avec un certain détachement, un peu comme si tu avais une voix off sans pitié qui commente des scènes de la vie et les montre sous un jour qu'on n'a pas l'habitude de considérer ; un peu comme si ça posait une impression de fatalité...

Citer
Gros papa dans son grand polo, tout suintant de sa sueur et de son énervement
Ah j'aime pas le début de la phrase. "Gros papa" ça sonne pas juste je trouve, par rapport au reste (et puis ça me fait penser au Gros Coco, ce qui n'est pas trop dans le ton du texte  :mrgreen: )

Citer
il empeste la voiture
c'est peut-être moi, mais t'es sûre que empester ça peut s'employer comme ça ? Je l'ai toujours vu comme "empester [une odeur]" (empester le tabac, empester la pourriture, etc.) ; alors que là tu l'emploies pour quelque chose qui transmet une odeur à la voiture. Je suis pas sûre que ce soit très correct (mais c'est peut-être juste moi qui connais pas, faudrait vérifier !)

J'aime bien le passage horreurs d'enfants/d'adultes :)

Citer
et c'est branle-bas de combat à la maison
l'expression consacrée, c'est pas "c'est le branle-bas de combat" ?

Citer
parce que des fois l'envie de quitter l'enfer du bus est plus forte, et d'autres fois c'est l'envie d'éviter l'enfer de l'école qui l'est.
joli

Citer
Les œufs qu'ils ont utilisé
utilisés

Citer
Alors sous les yeux émerveilles du plus jeune
émerveillés

Citer
et c'est fascinant pour eux de voir qu'ils ne peuvent peut être pas tout détruire.
joli aussi !
(mais c'est "peut-être")

Citer
Mais il l'est déjà, parce qu'ils sont tous les deux penchés sur la main du plus grand, à regarder la queue, ce petit bout de chair morte qui bouge encore, et c'est fascinant pour eux de voir qu'ils ne peuvent peut être pas tout détruire. Mais ça les énerve aussi, alors ils attendent impatiemment, ils veulent voir quand la queue cessera de bouger et quand ils auront gagné. Mais elle continue longtemps encore,
ça fait trois phrases qui commencent par "mais", j'ai pas eu l'impression que c'était volontaire (la répétition m'a gênée)

Citer
Mais au fond, avec les fenêtres fermées, il y a toujours cette sale odeur. Ce truc qui pue, ce truc si sale. Peut être pas le chien, finalement.
Alors il faut savoir qu'à la première lecture, à ce stade j'étais persuadée que la petite fille persécutée, après être allée se cacher dans le grenier, était morte dans le coffre de la voiture  :mrgreen:
Mais bon, on s'en fiche de mes interprétations bizarres  ><
En tous cas ce passage sur l'abandon du chien est vachement réussi :)

Citer
Elle est tellement recroquevillée qu'elle en est presque couchée sur sa chaise
Je trouve pas que l'expression soit très bien trouvée : être couché sur une chaise, c'est plutôt l'inverse d'être recroquevillé : on s'étale, on s'affale sur le dossier...

Citer
et bafouille excusez moi
excusez-moi

Citer
Laisse moi tranquille
laisse-moi

Citer
On agit souvent ainsi avec les intrus
Je trouve la tournure trop scolaire, pas très bien insérée dans ce texte dont le ton sonne par ailleurs si juste

Olive --> J'avoue que je vois pas trop comment tu as pu trouver le texte frais et léger :D

C'est le premier que j'avais lu du Blind Text, et il m'avait vachement marquée, j'avais emporté son ambiance avec moi une partie de la journée.
Je crois que je le préfère dans sa version courte du BT, parce que le passage des deux garçons qui torturent les animaux, je l'ai trouvé moins glaçant, moins original ; surtout dans sa deuxième partie parce que tu les dépeins un peu comme des fous sadiques (juste dans ta façon de les présenter), alors que partout ailleurs ce qui fait peur dans ce texte c'est que tu présentes des gens normaux, en rentrant dans leur tête et en montrant la normalité de la cruauté.
Bref, j'ai vraiment moins aimé le passage avec les deux gamins.

Pour le reste, j'ai trouvé le texte vraiment bien. Comme disait Zach, il prend aux tripes. Le ton m'a un peu fait penser à certains débuts des épisodes de la série Médium, avec une voix off qui raconte sur un ton tranquille des choses banales qui deviennent peu à peu horribles  :D Les passages dans la voiture sont super bien réussis : on sent la chaleur, le ras-le-bol, l'agressivité qui monte. On dirait, durant tout le texte, que tu es une petite caméra qui se balade à l'insu des gens dans les scènes de la vie quotidienne, qui saute d'une tête à l'autre, chope un bout de pensées ici où là, pour montrer les cruautés dans leur normalité la plus frappante. C'était une chouette idée d'intercaler avec les passages du chat, aussi. On se demande où tu veux en venir au début, et puis ça aère le texte.

Bref, c'est bien réussi, et le texte ne laisse vraiment pas indifférent ! :)
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Doctor Grimm le 01 Mars 2013 à 16:09:56
Olive et Jon :

Frais ? Léger ? Rire ?  :o
Je comprend pas trop vos réactions mais en tout ca,s merci beaucoup d'être passés et d'avoir pris le temps de commenter  ;D


Mil :

Citer
il empeste la voiture


c'est peut-être moi, mais t'es sûre que empester ça peut s'employer comme ça ? Je l'ai toujours vu comme "empester [une odeur]" (empester le tabac, empester la pourriture, etc.) ; alors que là tu l'emploies pour quelque chose qui transmet une odeur à la voiture. Je suis pas sûre que ce soit très correct (mais c'est peut-être juste moi qui connais pas, faudrait vérifier !)
Je sais pas, il me semble l'avoir déjà vu écrit comme ça, mais je me trombe peut être...

Citer
Mais il l'est déjà, parce qu'ils sont tous les deux penchés sur la main du plus grand, à regarder la queue, ce petit bout de chair morte qui bouge encore, et c'est fascinant pour eux de voir qu'ils ne peuvent peut être pas tout détruire. Mais ça les énerve aussi, alors ils attendent impatiemment, ils veulent voir quand la queue cessera de bouger et quand ils auront gagné. Mais elle continue longtemps encore,


ça fait trois phrases qui commencent par "mais", j'ai pas eu l'impression que c'était volontaire (la répétition m'a gênée)
Ah oui en effet. J'vais arranger ça !

Citer
Elle est tellement recroquevillée qu'elle en est presque couchée sur sa chaise


Je trouve pas que l'expression soit très bien trouvée : être couché sur une chaise, c'est plutôt l'inverse d'être recroquevillé : on s'étale, on s'affale sur le dossier...
Je m'ai trompé, je voulais mettre "table" T_T mais dans tout les cas ça marche pas trop non plus. Merci ^^

Je suis contente que ça t'ai plu, merci beaucoup beaucoup d'avoir commenté !  :mrgreen:
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: ernya le 21 Août 2014 à 20:03:25
Citer
Mais peut être pas encore assez.
peut-être



 
Citer
et c'est fascinant pour eux de voir qu'ils ne peuvent peut-être pas tout détruire.
j'aime !

Citer
Peut être pas le chien, finalement.
peut-être
tu le copieras 10 fois


 
Citer
Quand ils sortent à la récréation ce matin là

matin-là

Citer
Laisse moi tranquille,
Laisse-moi

(t'as un souci avec les tirets dis-moi !)

 
Citer
au dessus de la tête la nuit,

au-dessus

alors on ferme les yeux et on dort un peu mieux. [/i]

Citer
Aux dents pointu et aux yeux méchants.

pointues

J'ai bien aimé ton texte ! Ca se lit tout seul, j'aime bien aussi le mélange des discours. Le titre correspond bien.
Par contre, j'ai pas du tout aimé le dernier paragraphe qui vient moraliser, qui vient résumer ton texte alors que le titre fait d'emblée voir les liens, alors qu'on est grands et que tout ce que tu dis dans le dernier paragraphe, on le comprend tout seul comme des grands. Voilà, j'aime pas du tout quand un texte moralise et je suis vraiment convaincue que c'est pas la peine de mettre ce mot de fin, de jouer aux grands narrateurs qui ont le dernier mot quand on a un texte qui fonctionne bien, avec un bon style, avec un texte suffisamment explicite pour qu'on se goure pas sur l'interprétation.

Voilà j'ai vraiment juste ce dernier paragraphe qui me fait grincer les dents  :P
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: Baptiste le 26 Septembre 2014 à 11:17:31
Salut

Citer
Ils sont dans la voiture depuis ce matin. Ils sont dans la voiture depuis ce matin,
La répétition m'a un peu géné. J'aurais préférer une variation sur la deuxieme phrase je crois ( sinon comme mil' j'aime bien cette entrée en matière)
Citer
des horreurs d'adultes.
la reprise des horreur, c'est drôlement chouette (enfin, chouette non, c'est horrible, mais ça fonctionne bien quoi)

Et puis après ben... plus rien. J'ai été hachement pris par le texte, et du coup, j'ai plus rien relevé.
En impression générale, je dirais  Wooooow.
ça porte drôlement bien son titre ce texte. C'est'affreux, horrible, cruel mais vraiment très très juste. Mention spéciale pour la petite fille à l'école avec la peur de prendre le bus et surtout
Citer
« Une enfant discrète », ils disent. Discrète. Mais peut être pas encore assez.
Qui m'a drôlement secoué. J'en ai même la larmes à l'oeil disdonc

L'alternance des trois histoires m'a beaucoup plu, l'idée d'intercaler une quatrième histoire en italique aussi.
Un peu comme ernya, je regrette juste non pas le denier paragraphe mais la dernière phrase qui fait effectivement "morale à gros sabot" alors que ton texte tout en finesse et justesse pourrait vraiment s'en passer
Citer
c'est autre chose qui grandit. Une odeur, une forme de puanteur, une maladie persistante. Une forme de Peste qui empoisonne.
(d'ailleurs pourquoi une majuscule à peste?)

bref, très réussi avec plein de phrases bien choc.
(d'ailleurs je suis bien secoué, bravo tu peut être fière de toi :mrgreen:)

Bravo et merci pour ce texte
Titre: Re : [Blind Text] Petites Cruautés [version longue]
Posté par: El_ChiCo le 12 Décembre 2014 à 18:40:19
Salut Grimm,


Avec le recueil, je suis dans une période de renouement avec le forum haha !
En tout cas, c'est ton tour :mrgreen:



leurs corps ridicules se glissent dans les anfractuosités.
C'est joli anfractuosités, je ne connaissais pas :coeur:


Ils sont dans la voiture depuis ce matin. Ils sont dans la voiture depuis ce matin, c'est l'été, il fait horriblement chaud, et l'embouteillage qui les empêchait d'avancer depuis près de trois heures vient enfin de les libérer.
Il y a une idée, avec la répétition de la première phrase, mais je trouve dommage qu'elle n'ait pas été suivie un peu plus.
En fait, à la première lecture, je n'ai pas compris pourquoi la répétition. Après, avec une deuxième lecture moins atonale, j'ai mieux senti l'insistance, la répétition, la lenteur, etc. Mais peut-être que ça pourrait être intéressant de jouer encore plus avec ça. De construire petit à petit tout le début, que ça soit laborieux, et que tout d'un coup, quand l'embouteillage se calme que tu repartes sur un rythme plus fluide.
Par exemple, construire ta phrase par tronçon, soit en répétant systématiquement la fin de la phrase précédente, soit en rajoutant petit à petit un bout, comme les comptines pour enfants. Peut-être que ça peut rendre bien, à voir…


C'est Papa qui conduit. […] qui secoue ses os dans tous les sens.
J'aime bien le style de langage que tu utilises ici :)
Par la suite, il y a des phrases quand même un peu trop à rallonge à mon gout, mais dans l'ensemble j'aime bien.


Elle voit le paysage qui défile […] des horreurs d'adultes.
C'est cool le passage de la dispute de la banquette arrière à la banquette avant.


Alors on commence à s'énerver parce qu'elles sont chez Nous
Est-ce que la majuscule est indispensable ?


Elle n'aime pas aller à l'école. […] Discrète. Mais peut être pas encore assez.
J'ai trouvé très touchant cette saynète-là.


Mais il l'est déjà,
Il est déjà quoi ? J'ai pas bien compris à quoi se rapportait le l'


Quand ils ont vu le champ, […] pour voir qui vise le mieux.
Bien vu aussi :)


ils repartent pour un tour, aboyant encore, et le chien d'aboyer plus fort qu'eux.
Ça fait un peu bizarre cette fin de phrase…


en aboyant plus fort toujours.
Ça fait bizarre dans cet ordre : plus fort toujours


Ils ont arrêté de se disputer, […] finalement.
Je ne suis pas super convaincu par la fin de ce paragraphe. Je ne sais pas trop comment dire… Je ne sais pas trop ce qui ne me plait pas, mais c'est juste les trois dernières phrases…


ce matin là
ce matin-là


La petite blonde avec ses deux tresses […] Qu'est ce qui fait vomir les petites filles ?
Le passage avec les deux filles est un peu compliqué à suivre : parfois on ne sait plus trop qui est elle est qui est elle.
Et sinon, comme pour l'autre paragraphe, je n'accroche pas vraiment avec la dernière phrase…


Quelque chose à faire ou je disparaîs
disparais


Ils n'ont pas touché les oiseaux […]Ça commence à peine.
Là ça va, j'ai rien contre la fin.


On agit souvent ainsi avec les intrus […] Une forme de Peste qui empoisonne.
Ce paragraphe-là, j'ai trouvé que c'était trop moralisateur. C'est trop quoi… Enfin, je veux dire que le message passe bien avec les différentes saynètes que tu décris avant, il n'y a pas besoin de rajouter une couche à la fin en disant explicitement « Ouh ! c'est vilain, il faut pas faire ça ! ».
Donc c'est un peu trop à mon gout.


Sinon, sur l'ensemble du texte, j'ai bien aimé la construction, avec les trois ou quatre petites histoires qui se construisent petit à petit et qu'on retrouve dispatchées dans le texte. J'ai trouvé que ça rendait bien.


Du coup, à mon gout, il faudrait revoir deux ou trois passages pour peaufiner quelques trucs, notamment des fins de paragraphes, mais dans l'ensemble, j'ai trouvé que c'était un bon texte. Merci.


Et puis parce que j'aime bien être chiant avec ça, et surtout parce que ça ne sert à rien donc que c'est indispensable : il y a des espaces à la fin des paragraphes de temps en temps.