Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: trompette sournoise le 16 Novembre 2007 à 23:19:18
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- Dans 500 mètres, prenez à gauche, puis, au deuxième feu, à droite.
J’étais absolument certain qu’il ne s’agissait pas du bon itinéraire. Pour autant, je voulais voir jusqu’où cette machine détestable était capable de m’emmener sans aucun remord. J’obtempérais donc, docile, me fourvoyant volontairement car je SAVAIS pertinemment que c’était au troisième feu qu’il convenait de prendre à droite mais encore une fois, il fallait que je connaisse le degré d’incompétence des ingénieurs lubriques qui avaient conçu cette machine à perdre son chemin par temps clair.
- Faites demi tour !!!!!
J’avais beau avoir déjà fait l’effrayante expérience des crises d’autorités de mon navigateur dernier modèle, j’étais une nouvelle fois surpris par la virulence de cet impératif, à la limite du familier, qui m’invitait à rebrousser chemin alors même que je n’avais fait que suivre les indications préalablement données. Bref, je refusais que l’on s’adresse à moi de la sorte. Je continuais donc tout droit, juste pour faire chier.
- Faites demi tour !!!!
- C’est ça, cause toujours, emmerdeur binaire. Si tu continues à me chercher des noises, je te programme illico en suédois, tu feras moins le malin !
- Skoll offen Strü !!!!
- Dis donc, boite de Pandore de mes deux, répète un peu pour voir si t’es un homme.
- Skoll offen Strü !!!!
J’en ai vu des choses pas « nettes nettes » dans ma vie, croyez moi car j’étais ambulancier freelance avant de devenir militant UMP puis gynécologue alternatif. Mais cet entretien cocasse dépassait l’entendement. J’essayais de faire le compte de ce que j’avais bu avant de prendre le volant mais il fallait se rendre à l’évidence : même avec une cuite sérieuse dans le pif, jamais auparavant mon navigateur ne m’avait répondu si cuistrement. La vérité devait être ailleurs. Comme je ne suis pas homme à marginaliser à priori le progrès technologique et les étrangers en situation plus ou mois régulière sur mon tableau de bord, je décidai de continuer cette discussion improbable avec l’ouverture d’esprit nécessaire et une bonne dose de tolérance.
- Je ne parle pas ta langue, foutu barbare. Cause un peu en français pour voir !
- Monsieur, avec tous le respect que je vous dois, et la prudence qui sied à une telle entreprise, je vous implore de faire demi tour dès que l’opportunité se présentera à vous, par exemple dans 100 mètres, où vous trouverez un rond point prévu, entre autres, à cet effet.
- Je préfère ça.
Ne croyez pas pour autant que la situation s’améliora car 100 mètres plus loin, se présenta, en guise de rond point, un camion de police rempli de forces de l’ordre.
- Là, avouez, je vous ai bien baisé, nargua mon navigateur sournois.
- Tu paies rien pour attendre, saloperie de morceau de plastique bon marché.
- Bon courage avec les agents...
Le navigateur de bord se bidonna d’un rire enregistré, ressemblant à s’y méprendre à ceux que l’on peut entendre lorsque les acteurs bien coiffés des séries télévisées font des blagues pas drôles. Puis il se tut. Comme j’arrivai à hauteur du contrôle policier, un des types me fit signe de bien vouloir garer mon véhicule sans tenter quoi que ce soit de regrettable. Je m’exécutai de bonne grâce, n’ayant rien d’autre à me reprocher qu’une infâme dépendance à l’alcool et un permis périmé depuis des mois. Maintenant que j’y pense, je n’étais pas assuré mais ça je n’y pouvais rien car cette bagnole n’était pas à moi. Une fois « mon » automobile immobilisée, l’agent frappa trois coups secs au carreau, ce qui, en morse, signifie, à peu près : « Faites pas le malin avec moi ou je vous embarque ». Gratifiant le policier de mon sourire le plus franc, je posai le doigt sur la commande électrique d’ouverture des vitres, afin que nous puissions nous entretenir calmement. Si vous appréciez les coups de théâtre, vous serez heureux d’apprendre que ma vitre refusa obstinément de s’exécuter et demeura irrémédiablement close, obligeant le représentant de la loi a frapper trois courts, deux longs sur le carreau, ce qui en morse signifie, grossièrement : « Vous foutriez-vous de ma gueule cher usager des routes de France ? ». Comme je m’acharnai sur le bouton récalcitrant, le navigateur se fendit la pèche de plus belle, me plongeant dans un abîme de colère, état d’esprit fort compréhensible, bien qu’indiscutablement inutile et dérisoire au regard des circonstances. Bref, je commençais à en avoir plein le cul de cette mascarade. Alors, pour rompre définitivement les négociations avec mon véhicule de fabrication japonaise, j’ouvris ma portière d’un grand coup de pied salvateur. Comme le gendarme me menaçait désormais d’un accessoire au triste mode d’emploi, son flingue réglementaire dûment chargé, je levais immédiatement les mains en l’air, réflexe conditionné, et me mis à hurler :
- I didn’t do anything wrong Mister Officer !!! Don’t shoot me for Christ sake !!!
Les ravages de la télévision…
- Epervier à Lapin de Garennes, chuchota le flique dans son talkie Walkie d’origine taiwanaise, nous avons un touriste étranger passablement ivre qui ne sait pas ouvrir une portière sans y mettre un grand coup de tatane. Demande procédure à suivre et renforts immédiats.
- Mais pas du tout Monsieur le gardien de la paix, je suis né à Brives-La-Gaillarde. Je vote à droite depuis 10 ans au moins et j’ai le plus grand respect pour votre métier, ainsi que pour les pompiers. De plus, je trouve que la politique actuelle en matière de prévention routière se révèle fort judicieuse et diablement efficace. Par ailleurs, l’uniforme vous va à ravir, sérieusement.
- Oh arrêtez, rétorqua l’agent en rougissant, il est au moins deux tailles trop grand…
- Alors là, permettez-moi de vous dire tout net que malgré cela, vous êtes d’une élégance folle.
- Vous dites ça pour me faire plaisir, je le sais bien.
- Mais pas du tout mon brave. Vous devriez poser dans un calendrier tiens !!!
- Bon… faites-moi un bisou et on oublie tout ça, ok ?
C’était répugnant mais je n’eus pas eu le cœur de lui refuser ça. Il essaya de mettre la langue. Qu’est-ce que vous auriez fait à ma place ? Bon, passons… Après que nous eûmes échangé nos numéros de téléphone, il me laissa partir à regrets et me fit coucou alors que je m’éloignai en pestant.
- Vous venez de rouler une pelle à un policier. Faites demi tour !!!!!
Je décidai d’ignorer les sarcasmes de mon navigateur insolent et entrepris de m’arrêter au prochain troquet pour y écluser des bières. Cette histoire ne tenait pas debout et j’avais besoin de picoler raide pour me remettre sur pieds. Malheureusement, les bistrots n’étaient pas légions sur cette départementale et je ne pouvais décemment pas faire demi-tour, de peur de recroiser mon amant assermenté sur le bord de la route. Dieu sait ce que j’aurais été contraint de faire alors pour m’en sortir à nouveau.
Afin de me détendre et puisqu’il paraîtrait que la musique possède quelques vertus adoucissantes sur les mœurs des automobilistes dépressifs, je décidais de me passer l’opus intriguant d’un groupe anglo-saxon destiné, selon la critique, a faire oublier les Beatles. Il y en a un tous les mois, environ.
- Leur premier album était meilleur, critiqua le navigateur.
- Celui avec les nains de jardin sur la pochette ? demandai-je.
- Ouais, celui-là même, avec le morceau de 15 minutes où ils jouent à l’envers.
- Pas assez expérimental à mon goût.
- Vous charriez là ?
- Mais pas du tout. C’est du déjà vu !
- Sur la plage numéro 7, ils chantent quand même, en autrichien, un texte que Boris Vian avait écrit sur un coin de table en attendant sa femme au restaurant. Et je vous rappelle que l’orchestration est composée d’un simple xylophone et de deux accords majeurs joués au luth.
- Certes, concluai-je.
Je n’avais aucune envie d’échanger mes impressions musicales avec un vulgaire navigateur de bord, fut-il avisé. Comme je n’y avais pas pensé avant, subjugué par les évènements, je tentai de couper le sifflet à mon interlocuteur automatisé en appuyant sur OFF.
- Bien essayé, commenta-t-il, mais ce serait trop simple.
- Je m’en doutais un peu, râlai-je.
- Que pensez-vous de l’œuvre de Salinger ?
- C’est chiant.
- Vous déraisonnez mon brave. Il s’agit de l’auteur le plus doué de sa génération. Qu’avez-vous lu de lui, si ce n’est « L’attrape cœur » ?
- Seulement celui là.
- Voilà pourquoi ! Je vous invite à parcourir ses nouvelles, qui sont terriblement bien écrites et pour tout dire, hallucinantes de réalisme.
- Je n’y manquerai pas, dès que j’aurais retrouvé mon chemin…
Ca c’était balancé. Le navigateur la ferma. J’avais enfin la paix.
******
-Qu’est-ce qu’on se traîne…
Trêve de courte durée, vous en conviendrez je pense.
-Et sinon, tu as des passions, des amis, un endroit où aller ? Des animaux domestiques, des névroses, un canapé en cuir, quelques meubles danois, un barbecue électrique, un talent caché, des poissons, un ulcère, des soucis avec les enfants, une assurance maladie couvrant les soins dentaires ? Raconte moi un peu.
Mon GPS commençait à devenir franchement envahissant. Surtout que je n’avais rien de tout ça. A part l’ulcère. Et il commençait à me courir sérieusement dessus. Aussi, je m’arrêtai sur le bas coté, sortit de cette maudite bagnole, en fis le tour puis ouvris le coffre afin de me saisir d’une clef en croix qui traînait par là. Brandissant l’outil au dessus du rétroviseur passager, j’ordonnai au cuistre de s’excuser pour son comportement irresponsable pouvant entraîner égarement routier et flirt passager avec les représentants de l’ordre de ce pays.
-Allez vous faire foutre. … Vous bluffez, lança le navigateur après une infime hésitation qui n’aura échappé à personne.
-Mauvaise réponse « motherfucker » ! (Les ravages de la télévision libre…)
Sur quoi, j’abattai ma vengeance sur le rétroviseur qui fut pulvérisé sans plus de procès. Je menaçai désormais mon tableau de bord avec l’air d’un type prêt à tout plaquer pour aller vivre à la campagne. Mon navigateur ravala sur le champ ses sarcasmes inspirés.
-Pour rentrer chez vous, prenez la départementale 12 sur 7 kilomètres, attention, il y a un radar, puis à droite au troisième feu, puis, à gauche au carrefour du…
-La ferme, je connais le chemin.
-Comme bon vous semblera, mais ne tapez plus s’il vous plait.
-Cela dépendra de ton aptitude à la boucler.
-Je serai sage.
Ainsi, je continuai ma route dans le calme et la sérénité.
Dès que je fus à proximité de mon domicile, mon navigateur m’aida à trouver une place libre et me souhaita une agréable soirée en finissant par s’excuser pour son comportement désastreux. Je le saluai et claquai la portière.
Une fois chez moi, je fus saisi d’une envie de plat surgelé presque irrépressible. Comme je mettais à décongeler quelques bâtonnets de résidus de poisson, une voix se fit entendre :
-Encore un grand pas pour la gastronomie ! Il s’agit là du menu le plus pitoyable jamais entrepris. Pauvre looser.
Mon micro-onde…
Alors que je balançai par la fenêtre le four rebelle, je pensais à une vie plus simple, quelque part loin du progrès technologique et de ses dérives. Peut-être dans la Creuse…
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Mdrrrrrrrrrrr voila qui fait réfléchir sur l'avancée de la technologie...
Un très bon texte bien écrit, j'ai pas vu de fautes (j'ai pas cherché), à par peut être "flique", qui s'écrit "flic" (enfin, je crois).
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"Mdrrrrrrrrrrr voila qui fait réfléchir sur l'avancée de la technologie..."
=> pareil, j'ai beaucoup aimé.
Peut-être un peu moins percutant que les autres, mais c'était super sympa !
^^ D'autres ?
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Très sympa comme texte ^^ Ca me fait penser à une nouvelle que j'ai lu je sais plus où, où le personnage principale s'énerve tout le long du texte contre les machines sophistiquées qui ont envahi le monde, puis cet "homme" s'aperçoit à la fin de la nouvelle qu'il est également une machine. La seule différence entre les humains et les machines étaient en fait que les humains ne savaient pas qu'ils étaient des mahcines ^^
Bref, j'aime bien ton texte, très amusant, ça se lit bien, pas trop long ... j'ai juste repéré :
C’était répugnant mais je n’eus pas eu le cœur de lui refuser ça.
Petite faute.
Je n'ai pas de remarque bcp plus constructive à faire ;) Je lirais tes autres textes ^^
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- Mais pas du tout Monsieur le gardien de la paix, je suis né à Brives-La-Gaillarde.
Brive, y a pas de "s".
Alors que je balançai par la fenêtre le four rebelle, je pensais à une vie plus simple, quelque part loin du progrès technologique et de ses dérives. Peut-être dans la Creuse…
Bienvenue chez moi ;D
Très bon texte, au demeurant, qui m'a très agréablement occupée ^^
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Ca m'a bien fait rire ;D Super bien écrit, j'adore ton style ^^
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MDR
Enorme ;D
y aurait quelques détails à éliminer, mais c'est vraiment drôle. Les "Faites demi-tour" sont hilarants :D "vous venez de rouler une pelle à un policier... faites demi-tour !!" xD
Bref, merci ;D
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mdr!!!
lol, le coup du policier
rien à reprocher à ce texte à part peut-être quelques petits passages qui me semblent un peu superflus
mais dans l'ensemble, c'est vraiment énorme^^
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Génial ! Et vive les GPS :D
Ca sent le vécu en tout cas :P
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MDR ! J'ai vraiment ri, et pas seulement souri comme dans beaucoup de textes drôles ! J'ai trouvé une ou deux phrases un peu trop vulgaire (pas que mettre des gros mots dans un texte me gène par définition, mais je trouve que l'humour tourne facilement au vulgaire, et du coup a fait déjà-vu). Pour la fin, je crois que j'aurais préféré que ça s'arrête sur "Mon micro-ondes", ça fait une chute plus marrante XD A part ça, bravo ! Et merci pour ce petit moment de rigolade !!!
Malgré tout, y a pas mal de fautes, j'en ai relevé quelques unes mais pas toutes (parce que j'arrivais pas à interrompre une si réjouissante lecture pour les copier colelr dans la fenêtre ^^)
J’obtempérais donc
Il vaut mieux du passé-simple, non ? (pas de s donc) Y en a d'autres dans le même cas, plus loin.
des crises d’autorités
autorité
- C’est ça, cause toujours, emmerdeur binaire. Si tu continues à me chercher des noises, je te programme illico en suédois, tu feras moins le malin !
Mdr
croyez moi
tiret
le navigateur se fendit la pèche de plus belle
pêche
le flique
flic
a faire oublier les Beatles
à
Certes, concluai-je.
conclus-je
sortit de cette maudite bagnole
sortis
j’abattai ma vengeance
abattis
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C'était super marrant ! J'ai A-DO-RÉ ! Le mec se comporte vraiment vraiment comme un gamin mais c'est génial. Et puis, quand on lit ça, ça parait tellement naturel... Vraiment excellent ! [je crois que je vais m'arrêter, ça va déborder...]
Je te donne mon passage préféré, comme ça...
- Epervier à Lapin de Garennes, chuchota le flique dans son talkie Walkie d’origine taiwanaise, nous avons un touriste étranger passablement ivre qui ne sait pas ouvrir une portière sans y mettre un grand coup de tatane. Demande procédure à suivre et renforts immédiats.
[...]
- Bon… faites-moi un bisou et on oublie tout ça, ok ?
C’était répugnant mais je n’eus pas eu le cœur de lui refuser ça. Il essaya de mettre la langue. Qu’est-ce que vous auriez fait à ma place ? Bon, passons… Après que nous eûmes échangé nos numéros de téléphone, il me laissa partir à regrets et me fit coucou alors que je m’éloignai en pestant.
- Vous venez de rouler une pelle à un policier. Faites demi tour !!!!!
PTDR!
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MDRRR
Génial. J'adore l'idée, et la personnalité du GPS me fait trop rire. Il est excellent :D
Et le policier, mdr ;D
Eh ben... C'était le dernier de la soirée... Va vraiment falloir que tu postes d'autres nouvelles, je suis déjà en manque. xD
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Une bonne tranchounette de rire, vraiment :D
Tu me présentera le policier? :coeur:
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Salut :)
au fil de la lecture...
Bref, je refusais que l’on s’adresse à moi de la sorte. Je continuais donc tout droit, juste pour faire chier.
ahahah je déteste les gps :D :D :D je suis attachée à ton perso en un paragraphe c'est balaise :D
- C’est ça, cause toujours, emmerdeur binaire. Si tu continues à me chercher des noises, je te programme illico en suédois, tu feras moins le malin !
- Skoll offen Strü !!!!
- Dis donc, boite de Pandore de mes deux, répète un peu pour voir si t’es un homme.
- Skoll offen Strü !!!!
:D :D :D
Comme je ne suis pas homme à marginaliser à priori le progrès technologique
a
- Je ne parle pas ta langue, foutu barbare. Cause un peu en français pour voir !
ton perso oscille entre le con et le sympa, du coup ça passe bien ^^
n’ayant rien d’autre à me reprocher qu’une infâme dépendance à l’alcool et un permis périmé depuis des mois. Maintenant que j’y pense, je n’étais pas assuré mais ça je n’y pouvais rien car cette bagnole n’était pas à moi.
:D
*j'arrête de relever els apssages où je me amrre, c'est tout du long :huhu: *
- Epervier à Lapin de Garennes, chuchota le flique dans son talkie Walkie d’origine taiwanaise,
flic ?
C’était répugnant mais je n’eus pas eu le cœur de lui refuser ça.
-Et sinon, tu as des passions, des amis, un endroit où aller ? Des animaux domestiques, des névroses, un canapé en cuir, quelques meubles danois, un barbecue électrique, un talent caché, des poissons, un ulcère, des soucis avec les enfants, une assurance maladie couvrant les soins dentaires ? Raconte moi un peu.
cette réplique on attend la suite pour être sûr de qui parle, une ptite précision serait pas du luxe
Brandissant l’outil au dessus du rétroviseur passager,
rétroviseur intérieur plutôt, passager c'est celui dehors à droite non ?
Alors que je balançai par la fenêtre le four rebelle, je pensais à une vie plus simple, quelque part loin du progrès technologique et de ses dérives. Peut-être dans la Creuse…
:D :D :D
hop là tout lu !
J'ai beaucoup aimé, et beaucoup ri :D ET j'aime bien ce mélange de surréalisme et d'humour avec une réflexion sous-jacente sur la dépendance des gens à la technologie, que ce soit dans les phrases préfabriquées par la télé ou par le gps et micro onde qui deviennent euh... envahissants :D
bref, c'était une très chouette lecture, j'apprécie toujours ton style et ton cynisme, tes persos détestables dans des situations merdiques ^^
Milla
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Argh ! Mais pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? cette trompette ne joue plus ses airs de flûte.
Zut, (ah non ça c'était l'autre) ! Flûte ! Ce que j'aime ce genre de récit déjanté, complètement loufoque et si bien écrit ! Quelle imagination perfide, quelle souplesse dans la langue (de flic), quelle musique !
Quant à la chute je m'en lèche les babines !
Merciiiiiii ! Pour ce moment de pure rigolade.
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Merci Claudius d'avoir remonté ce texte .
Complètement fan ! J'adore ... tout.
Je vais aller lire ces anciens textes :) ... à défaut de nouveaux si j'ai bien compris :'(.