L'horloge, mon écharpe amicale, le nœud de l'homme-destin hésitant, n'ayant pas encore choisi. Le choix
reste un dilemme. Et le dilemme
Les aiguilles dont les sanglotements sont les carences qui infusent sur les vergetures du plancher.
Ouranos saigne tout son plasma de l'éminence cendrée, il espère, au fond, il espère
me faire trouver le repos qui appelle le répit.
Tout est voué à l'agonie. Naître dans l'agonie, au sortir du néant gonflé, nager dans le berceau originel
criminel.
Jaillir de cet apostume ventral à titre posthume
de cette fente baignée de blanc
feinter l'agréable depuis l'éternelle et fusionnelle enfance.
Dans le coton de l'insouciance dépérir à chaque respiration labile.
Faire ses premiers pas dans
le trépas,
jusqu'à l'apex de la fleur de l'âge, où enfin l'on peut effleurer de son soupir le sépulcre cosmique.
Les cris refont surface, grisent la croûte de mes vitres vitrioliques,
Ébaubi, je les regarde frapper ma fenêtre, mendiants ridicules, et puis, un instant
passe comme un visage doux de crise externe crispée péniblement maligne,
d'autres lieux dilapidés
avant que ne se lèvent les remparts vespéraux.
Je sais très bien que la mort est omniprésente rôde partout avec sa robe de gala habillée de discorde dominante aux régions lombaires éprouvées par l'éprouvette remplie de... nous, mortels mortifiés,
Pourtant je parviens à apprécier le goût fade entremêlé à l'insipide goût de ses lèvres fangeuses, magnétisme à répulsion, affect de l'aversion dégoût des amours profondes, dégueule l'ataraxie pancréatique sur la part manquante de mon esprit subverti par la résonance inféconde terrifiante et tenace de cette mort aromatique mais sans flaveur pourtant sans saveur à part un zeste de sueur melliflue oh oui exempte de toute sapidité agréable mais ayant acquis à son chevet cervical à son col circulaire un parfum d'outre-Temps
Où tombent
Toutes les heures leurrées de nos satellites impurs, les pleurs amers des lueurs du Haut-Univers insondable.
L'aube est une femme accablée par l'indigeste mot
Le mot recouvert par les sables temporels
Le mot tremblant, veuf
Gravé en lettres léchées d'or
Nostalgie. ~
[...]
Son décolleté photonique
dépose un rai un souffle un baiser sur les chemins de fer
une calme caresse atténuée sur les grilles des cimetières
où l'on entasse des os à ne plus savoir qu'en faire.
Je chancelle sur la route de mon errance comme si la planète tout entière me secouait pour me rejeter
vers l'Ouest de mon rêve effaré
et m'égare sous le soleil à demi effacé, misérable
qui tend ses joues bleutées pour y montrer la tristesse terrible.
Je cours sur un rivage désert qui n'existe pas encore.
La réalité
accouche d'un mirage.
Je suis ce livre ouvert que personne ne comprend,
la tranche abîmée par des doigts anonymes qui
face à la matière inconséquente s'en retournent aux pages de la disharmonie
appuyée sensiblement contre cette mesure galbée contour désiré fausse croche écorchée par le grain du papier persistant.
Il reste une encre ruminante sur les ruines de ma passion
un chancre sur les fissures de mon âme.
Mon avidité ne peut subsister sans la patience,
mon aspiration inaccessible
suspendue sur la crête d'un vertige,
telle une cerise sans sa tige
devient l'immense solitude indissociable des braises de ma constitution
que rien au monde à part le monde lui-même ne peut véritablement étreindre
avant de s'éteindre.
Cette solitude là engendre systématiquement des organes monolithiques que rien ne peut consoler que rien ne peut sauver que rien rien rien rien... à ce jour mauve extirpé de ses collants glamours de ses entraves de nylon de ses menottes de chair ne saurait attendrir
à l'exception peut-être des langues incarnations de flammèches sur les rives du lointain incarnat.
Et c'est à ce moment que la toison automnale réconforte l'isolé,
qu'un vent ambré opiacé frisquet devient étrangement mélodieux sous le plumage du geai bleu
Inerte
abandonné de toute vie.
Dernier sifflotement s'abritant à la lente marche du rêveur luisant
avant de rejoindre les arbres en détention cellulaire.
C'est un présage, les roseaux transpirent avant l'été.
Entends-tu Les bourgeons du deuil rire et les feuilles de cire pleurer,
bougies vermeilles aux frondaisons enguirlandées
myriade de halos dynamiques diaphragmes dispersés transperçant les sapins naissants.
Écoutes-tu La bouffée hyperboréenne distrayante s'accouplant à l'haleine des buées,
Les migrations des ailes-plaisirs crépiter au tableau acrylique des nuées ?
Sur ton banc chrysalidé, contemples-tu
La lumière fraîche à la berge qui s'échappe de sa cage d'horizon gris fauve félin
Et les hivernages brumeux des animaux qui étoilent la flore
bactérienne ?
Tout périt.La disparition bascule
dans le pourrissement des époques.
La dissolution des siècles mauvais
par la poussière.
Tout périt
à commencer par toi.
Et surtout, surtout
Ce décor que pourtant tu aimes comme le cœur aime ce qu'il sème en bonté.
La vie est un catalyseur pour la mort,
La vie t'apprendra à accepter celles des autres,
Et à mourir mieux
que peut le permettre le mot mourir.