Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Milora le 10 Novembre 2007 à 19:43:05

Titre: [revers de la plume] La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: Milora le 10 Novembre 2007 à 19:43:05
Voici un vieux texte qui ne m'a jamais convaincue. Je pense qu'il devrait être beaucoup retravailler pour parvenir à quelque chose de convenable, mais il date, je le considère comme fini et je le remanierai sans doute pas fondamentalement. Toutefois, si vous voulez bien le lire et me donner vos avis, ça m'aidera beaucoup pour la suite :)
Je m'essayais à un genre/style un peu nouveau pour moi (j'aime bien essayer de varier, mais on réussit rarement quelque chose de concluant aux premiers essais...).
Enfin bref. Après cette entrée en matière vraiment très alléchante (il est à présent établi que je ne ferai pas carrière dans la publicité...), je vous laisse lire, si vous en avez la patience et la gentillesse... ! Merci d'avance. Et n'hésitez pas à être sévères.

___________________________

   De toutes les pièces de la maison familiale, s’il en était une qui fût l’objet de toutes les attentions, c’était bien la petite bibliothèque de mon grand-père, prononcé tout d’un trait, avec amour, cajolerie, comme chaque fois que quelqu’un en parlait, et particulièrement mon grand-père en question. Elle était située dans un petit recoin caché du premier étage, après le petit couloir de vieux bois qui crissait sous les pas comme l’enrobage d’un gâteau au chocolat, derrière la petite porte claire qui exhalait une odeur de boiserie que je ne réussis jamais à identifier. Une odeur légère, chantante comme le bruissement d’une aile qui s’envole, mais pleine du parfum mêlé d’une multitude de choses, du bois, du papier, l’odeur du secret emmitouflé derrière le seuil, qui semblait attendre en palpitant qu’on le découvre à nouveau. La porte de la petite bibliothèque de mon grand-père était toujours verrouillée. Pas comme on emprisonne un bien précieux, avec avidité, non, mais plutôt comme on referme avec délicatesse le couvercle d’une boîte à merveilles pour en préserver l’enchantement. La clef était d’ailleurs en permanence sur la serrure, et avait le droit d’y aller qui voudrait ; mon grand-père, chaque dimanche après-midi, après avoir fumé sa pipe pour conclure le repas, montait invariablement les marches craquantes et s’isolait, jusqu’au soir, dans sa petite bibliothèque, sans que personne osât le tirer de sa méditation rêveuse. Moi-même, bien que toute jeune, j’avais naturellement le droit d’y aller tant que je voulais, pour enlever la poussière en compagnie de ma grand-mère, pour ouvrir la fenêtre qui donnait sur une rue tranquille, afin d’aérer un peu les pages et les pages saturées de connaissances, ou même toute seule, pour aller chercher la veste que grand-père avait oubliée en redescendant… Mais jamais, pendant bien longtemps, je n’osai aller de moi-même vers cette porte claire, tourner la poignée, et m’immerger dans le bain de savoirs secrets que je ne doutais pas d’y trouver. Une sorte d’interdit personnel planait au-dessus de cette perspective, je ne me sentais pas prête à découvrir ces mystères fascinants qui reposaient nonchalamment sur leurs vieilles étagères, à franchir un pas qui, sans doute aucun, marquerait comme un tournant dans mon apprentissage patient des trésors de la vie.

   Je me souviens d’un jour cependant, où, enfin, je sentis que c’était le moment. Je me levai ce matin là – c’était une matinée fraîche et lumineuse de début de printemps – et je sentis, avec les premiers rayons du soleil qui venaient me lécher le visage, comme un chaton affectueux accueillant son compagnon bipède dès son réveil, qu’aujourd’hui, j’irais dans la petite bibliothèque de mon grand-père. Si je ne sais quel âge j’avais, je me revois avec précision quitter ma chambre en direction du couloir du premier étage, et marcher, une excitation croissante au creux de l’estomac, vers la porte en bois. Son odeur particulière m’accueillit quelques mètres à l’avance, chargée de promesses et semblant apporter, déjà, le bruissement des pages et le murmure des mots. Mon souffle était régulier, mais mon cœur battait comme le galop d’un cheval. Je m’arrêtai un instant sur le seuil, souriant à demi, tandis qu’un petit oiseau poussait son trille joyeux quelque part, dehors. J’entrai.

   La petite bibliothèque de mon grand-père n’avait pas bougé d’un millimètre depuis la dernière fois que j’y avais pénétré ; le bureau où trônait une lampe de chevet attendait sur la moquette, parsemée de morceaux de papier comme d’autant de papillons légers, et la fenêtre aux rideaux tirés et transparents laissait entrer la tiède lumière du soleil d’avril. Et tout autour, s’élançant du sol jusqu’au plafond, les rangées et les rangées de livres, de toutes tailles, de toutes formes, de tous âges et de tous genres, portaient vers le visiteur un appel envoûtant. La pièce en elle-même était petite, comme la porte odorante, et comme l’étroit couloir qui y conduisaient, mais la majestueuse hauteur des rayonnages donnait une puissance démesurée aux centaines de volumes, gros ou minuscules, épais ou à peine plus larges qu’une liasse de papier.

   Je fis quelques pas, enveloppai du regard les diverses tranches, et posai le doigt, au hasard, dans la forêt des titres mystérieux qui fleurissaient partout. C’était un vieil ouvrage, à la couverture de cuir érodée par les ans, aux pages jaunies et gondolées comme sous le poids des milliers d’yeux qui l’avaient découvert. Les miens parcoururent la préface écrite en lettres italiques, qu’on aurait dit ployant sous un vent de savoir ; je lus quelques lignes ; il s’agissait d’une édition du milieu du siècle d’un texte bien plus ancien, De l’horrible danger de la lecture, de Voltaire. Je glissais mon regard entre les pages avec délectation et un peu au hasard, cherchant le détail qui accrocherait mon œil et me happerait dans l’univers fantastique dont cet écrit était le portail, quand je tombai tout à coup sur la date. 1765. Un frisson me parcourut tout entière. Je réalisai soudain que ce même texte avait été écrit, lu, admiré ou détesté, par plus de deux cent ans de lecteurs, par des personnes, de chair et de sang, qui avaient vécu, aimé, senti, comme moi en cet instant. En une seconde fulgurante, les années, les générations, les siècles défilèrent devant mes yeux dans un éclair aveuglant. M’apparurent des hommes en perruque poudrée, des femmes aux longues robes, des dizaines d’yeux émerveillés parcourant les mêmes lignes, ceux de l’auteur, de ses contemporains, de ses admirateurs, des yeux étrécis par le manque de lumière, et d’autres baignés dans des flots d’admiration, des yeux bleus limpides ou marron ensorcelants, des yeux verts passionnés, des gris affamés, des pupilles malignes, des iris étincelants, et remontant ainsi jusqu’à ceux de mon grand père, puis jusqu’aux miens, aujourd’hui, maintenant. Je cillai plusieurs fois, frappée par la révélation que venait de provoquer en moi une simple date, un simple mot apposé sur du papier, le même mot que, deux cent années auparavant, un être avait pensé, remanié, et finalement tracé de sa plume, sans peut-être se douter même de l’existence de tous ceux qui, reliés par ces lignes, partageraient quelque chose pour des décennies à venir. Un lien s’était tissé entre moi et des générations d’autres personnes. Je souris.

   Je refermai le livre et le remis avec déférence à sa place, entre un grand roman broché et le premier tome d’une lourde encyclopédie. Le soleil voletait toujours le long de son rayon jusqu’à la moquette, le bureau reposait toujours à sa place, la lampe sommeillait toujours au même endroit, mais les bibliothèques, étalées sur les murs, avaient quelque chose de changé : elles me chuchotaient leurs mystères sur le même ton de secret, mais à présent, je pouvais les comprendre. Je tournai les talons et sortis, retrouvant le parfum indescriptible de tout à l’heure. Je fermai la porte et tournai la clef dans la serrure pour refermer la boîte à merveilles, sachant que désormais, et pour toujours, j’emporterais au creux de mon cœur, un petit bout des trésors de la petite bibliothèque de mon grand-père.
Titre: Re : La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: Loup le 10 Novembre 2007 à 22:56:42
Les impressions :

Très bien écrit. Mais, cela reste une description et des sentiments ... ce que je veux dire c'est que c'est un peu lent je trouve.
Pourtant, c'est vraiment très bien écrit, peut-être trop ? Peut-être des phrases trop longues ou simplement le sujet qui "ennuie" un peu (c'est une description).

Je ne sais pas te dire. C'est vraiment très bien, véridique, on ressent mais ... voilà

Peut-être que c'est moi aussi, je n'aime pas trop les autobiographiques (et ça ressemble à un extrait de bio) ...

En tout cas, bravo et je vois pas vraiment ce que tu peux ajouter je ne vois pas ... ^^
Titre: Re : La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: Milora le 11 Novembre 2007 à 18:48:09
C'est gentil d'avoir lu malgré le pavé.

Je suis contente que tu trouves ça bien écrit, parce que moi, j'avais l'impression que c'était assez maladroit (comme si je m'étais lancée dans un style ampoulé que je n'arrivais pas à contrôler).

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Mais, cela reste une description et des sentiments ... ce que je veux dire c'est que c'est un peu lent je trouve.
Je pense que tu as raison, et dans son genre, ce texte manque d'âme, il me semble. Comme tu dis, il est lent, et quand je l'ai retrouvé et relu, j'ai eu l'impression qu'il n'y avait rien qui poussait le lecteur a aller jusqu'au bout... Est-ce que c'est ça ? (c'est pas évident de savoir ce que le lecteur pense...).
Est-ce que tu vois une façon de l'améliorer, ou est-ce que je l'abandonne définitivement ?

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je n'aime pas trop les autobiographiques (et ça ressemble à un extrait de bio) ...
C'est ce que j'avais essayé de rendre ; en fait, je crois que j'étais en train de lire Proust, ça a dû m'influencer d'une façon ou d'une autre XD. Mais ce n'est pas autobiographique ; je voulais juste essayer d'en donner l'impression.
Titre: Re : La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: Loup le 12 Novembre 2007 à 21:59:15
=> je suis content que tu partages mon avis.

Pour l'améliorer et c'est clair, il faut rajouter autre chose que cette description, un événement ? L'inclure dans une nouvelle ? A toi de choisir, mais il faut rajouter, c'est clair ! Racourcir ta description, changer deux ou trois phrases trop lourdes mettre un peu d'action et de suspense et le tour est joué ^^ !
Titre: Re : La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: Milora le 14 Novembre 2007 à 10:31:36
Ce que j'appelle tout refaire XD Je vais laisser tomber, comme je pensais. C'était plus un exercice, une expérience, pour moi, de toute façon... !
Merci de tes conseils !  ;)
Titre: Re : La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: Loup le 14 Novembre 2007 à 18:50:20
Bonne chance alors pour la suite et poste tes prochains textes, je les attends ! ^^
Titre: Re : La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: Kailiana le 20 Novembre 2007 à 20:35:58
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afin d’aérer un peu les pages et les pages saturées de connaissances,
J'aime pas la répétition.

Sinon de manière plus générale, je n'aime pas le fait de mettre en italique "la petite bibliotheque de ...", je trouve ça maladroit, ça accroche trop.
Autre chose : tu utilises une écriture souvent très soutenue (qui fait même parfois "trop") mais à certains moments certaines expressions le sont un peu moins et m'accrochaient un peu.
Je continue dans les critiques (on critique ce/ceux qu'on aime bien, hein  :P) : en fait, je trouve que ce texte fait très "exercice", "scolaire". D'autant plus qu'il s'agit "uniquement" d'une longue description, certes très bien écrite, mais pas très accrochante (j'avoue que j'ai failli décrocher à plusieurs moments, ce qui est exceptionnel lorsque je lis un de tes textes ...). Lorsque tu dis qu'il "manque d'âme", c'est tout à fait ça. C'est bien écrit, ça aurait peut-être pu être sympa (quoique ... une longue description, il faut vraiment que ce soit accrocheur ; c'est toi ou bien Niitza qui avait écrit le texte sur la plage/le sable ? Bref, c'était une description, mais avec quelque chose en plus ^^ ) Tu as d'ailleurs écrits pas mal de textes courts qui étaient essentiellement des descriptions, mais tu trouvais toujours un petit "quelque chose" qui le rendait intéressant et n'en faisait pas décrocher. Ici, ça a raté  dans mon cas :-[

Et je pense qu'effectivement, pour le rendre plus intéressant il faudrait tout réécrire  :-[ Disons qu'il faudrait trouver une approche plus originale pour que ce ne soit pas "que" un texte ... "scolaire", je ne trouve pas plus juste. Ce n'est pas totalement négatif - j'veux dire, c'est très bien écrit ^^. Mais il manque quelque chose  ::)

Sur ce, je file, je ne devrais pas être là.
Titre: Re : [revers de la plume] La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: Dieter le 21 Mars 2018 à 01:11:47
Bonjour Milora,

Alors je sais que j'exhume quelque-chose, que je ramène ce texte d'outre-tombe, mais lorsque je l'ai lu, j'ai été frappé par ce passage:

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je tombai tout à coup sur la date. 1765. Un frisson me parcourut tout entière. Je réalisai soudain que ce même texte avait été écrit, lu, admiré ou détesté, par plus de deux cent ans de lecteurs, par des personnes, de chair et de sang, qui avaient vécu, aimé, senti, comme moi en cet instant. En une seconde fulgurante, les années, les générations, les siècles défilèrent devant mes yeux dans un éclair aveuglant. M’apparurent des hommes en perruque poudrée, des femmes aux longues robes, des dizaines d’yeux émerveillés parcourant les mêmes lignes, ceux de l’auteur, de ses contemporains, de ses admirateurs, des yeux étrécis par le manque de lumière, et d’autres baignés dans des flots d’admiration, des yeux bleus limpides ou marron ensorcelants, des yeux verts passionnés, des gris affamés, des pupilles malignes, des iris étincelants, et remontant ainsi jusqu’à ceux de mon grand père, puis jusqu’aux miens, aujourd’hui, maintenant. Je cillai plusieurs fois, frappée par la révélation que venait de provoquer en moi une simple date, un simple mot apposé sur du papier, le même mot que, deux cent années auparavant, un être avait pensé, remanié, et finalement tracé de sa plume, sans peut-être se douter même de l’existence de tous ceux qui, reliés par ces lignes, partageraient quelque chose pour des décennies à venir. Un lien s’était tissé entre moi et des générations d’autres personnes.

Tu expliques plus loin, parmi les commentaires, que ce texte est un exercice où tu as voulu faire penser qu'il s'agissait d'une autobiographie. Je veux bien, mais cette sensation que tu décris, tu n'as pas pu l'inventer. Tu l'as forcément vécue. Ou alors, il faut que tu m'expliques, parce que si tu n'as pas vécu ça, je trouverais vraiment incroyable que tu aies réussi à trouver les mots exacts, à décrire avec une telle précision, ce qu'on ressent dans ces moments-là.
Titre: Re : [revers de la plume] La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: avistodenas le 21 Mars 2018 à 03:54:06
D'accord avec Dieter sur le côté autobiographie, on n'invente jamais vraiment. Il a bien dû se passer quelque chose d'approchant. On va dire : souvenir romancé.

Et je serai moins sévère que tes deux premiers lecteurs : une faute d'orthographe (la pièce en elle-même était petite, comme la porte odorante, et comme l’étroit couloir qui y conduisaient : seul le couloir conduit, la porte ouvre, dont "conduisait" au singulier), et un bonheur d'écriture : Le soleil voletait toujours le long de son rayon.

Scolaire certes, mais on sent tout de même l'émoi de la jeune personne qui entre ici. Les phrases longues (pas tant que ça) s'accordent bien à la lenteur du processus.

Il manque... il manque... ben ce que l'on appelle la grâce, cet ingrédient que tout écrivain recherche, et que seuls les meilleurs trouvent. Pas pour rien qu'ils sont les meilleurs.

Moi j'ai passé un moment agréable : on comprend que la jeune fille s'apprêtât à vivre une illumination, une dévirgination même, n'ayons pas peur des mots, non n'ayons pas peur des mots.

Consolons-nous en nous disant que la grâce est réservée aux élus, et ne boudons pas notre plaisir des premières fois.


Et n'hésitez pas à être sévères.; Ma foi je l'ai été. Mais faut pas pousser non plus : la sévérité pour la sévérité, c'est de la vacherie.
Titre: Re : [revers de la plume] La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: Milora le 02 Avril 2018 à 00:51:54
Ouh la, le remontage de cadavre ! :D J'aime beaucoup les textes remontés mais j'avoue que celui-là, je m'en rappelais même pas. C'était vraiment juste un exercice de style écrit à, je sais pas, 17 ans ? Pour tester le style ampoulé. Je l'ai jamais aimé...

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Tu expliques plus loin, parmi les commentaires, que ce texte est un exercice où tu as voulu faire penser qu'il s'agissait d'une autobiographie. Je veux bien, mais cette sensation que tu décris, tu n'as pas pu l'inventer. Tu l'as forcément vécue. Ou alors, il faut que tu m'expliques, parce que si tu n'as pas vécu ça, je trouverais vraiment incroyable que tu aies réussi à trouver les mots exacts, à décrire avec une telle précision, ce qu'on ressent dans ces moments-là.
Alors non, j'ai pas le souvenir d'avoir eu un flash hallucinatoire sur des lecteurs passés d'un texte, donc non ça n'est pas autobiographique ; après, comme dit avisto, on peut toujours de ses expériences dans ce qu'on écrit, même si transformées et déformées. Mais du coup, contente que tu aies trouvé ce passage juste ! :) (j'avoue que pour ma part, je l'ai relu là et je l'ai trouvé forcé, mais bon, exercice de style, tout ça...)

Merci du remontage en tout cas, ça fait toujours plaisir que quelqu'un ait été fouiller dans les anciens textes !  :oxo:

Citation de: avistodenas
la sévérité pour la sévérité, c'est de la vacherie.
Tout à fait d'accord sur ce principe ^^
Merci de ton passage aussi, du coup ! (même si je le redis, ça n'est vraiment pas un texte auquel j'accorde de l'importance, je l'aurais retravaillé à l'époque pour pousser l'exercice de style jusqu'au bout, mais là ça ne me parle plus trop) (mais c'est un cas rare, je renie pas forcément un texte parce qu'il est vieux, c'est juste que celui-là, j'y ai jamais tenu) (mais re-merci d'avoir fait un remontage, j'ai l'impression d'être ingrate en répondant "oh mais je l'aime pas moi-même, en fait").
Titre: Re : Re : [revers de la plume] La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: Dieter le 02 Avril 2018 à 03:30:07
Ouh la, le remontage de cadavre ! :D J'aime beaucoup les textes remontés mais j'avoue que celui-là, je m'en rappelais même pas.
Comme je le disais, je l'ai ramené d'outre-tombe. Mais comme je veux être certain d'avoir lu tous les textes intéressants, j'ai décidé de commencer pas les plus anciens. Et de tous ceux postés à cette époque que j'ai apprécié, tu es le seul auteur à faire encore partie du forum. Donc voilà.
Citer
Je l'ai jamais aimé...
Franchement, je ne vois vraiment pas pourquoi. Parce que même si certains trouvent qu'il y manque quelque-chose pour être "fini", il m'a tout de suite fait penser au texte de la chanson de Nicoletta, Mamy Blue. Encore plus simple et plus court, mais quand on voit le succès que ça a donné...
De ton côté, tu as en plus réussi le tour de force à me persuader qu'il y  avait une bonne dose de vécu. Alors je dis chapeau l'artiste.
Titre: Re : Re : Re : [revers de la plume] La petite bibliothèque de mon grand-père
Posté par: Milora le 02 Avril 2018 à 10:24:30
Ouh la, le remontage de cadavre ! :D J'aime beaucoup les textes remontés mais j'avoue que celui-là, je m'en rappelais même pas.
Comme je le disais, je l'ai ramené d'outre-tombe. Mais comme je veux être certain d'avoir lu tous les textes intéressants, j'ai décidé de commencer pas les plus anciens. Et de tous ceux postés à cette époque que j'ai apprécié, tu es le seul auteur à faire encore partie du forum. Donc voilà.
Non mais tu as bien fait ! Je trouve ça super comme démarche ! Et merci d'avoir remonté un des miens, du coup. Franchement, ça fait toujours plaisir qu'un vieux texte soit lu : ça fait qu'il n'est pas complètement mort et que les anciennes pages du forum aient leur raison d'être.

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Je l'ai jamais aimé...
Franchement, je ne vois vraiment pas pourquoi. Parce que même si certains trouvent qu'il y manque quelque-chose pour être "fini", il m'a tout de suite fait penser au texte de la chanson de Nicoletta, Mamy Blue. Encore plus simple et plus court, mais quand on voit le succès que ça a donné...
De ton côté, tu as en plus réussi le tour de force à me persuader qu'il y  avait une bonne dose de vécu. Alors je dis chapeau l'artiste.
[/quote]Merci pour le compliment ! Comme c'était un peu le but de cet exercice de style, ça fait plaisir :)