Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: OliveDuWeb le 25 Janvier 2013 à 16:11:00

Titre: Dialogus interruptus [explicit] V2
Posté par: OliveDuWeb le 25 Janvier 2013 à 16:11:00
EDIT : texte supprimé pour cause de publication prochaine.
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit]
Posté par: Mogdhorel le 25 Janvier 2013 à 20:21:26
Salut Olive,

Globalement j'ai pas trop accroché.
Je trouve que les idées du dialogue "camouflé" et de l'écrivain qui commente son écriture en même temps que le récit ne sont pas mauvaises, mais les deux ensembles pour moi ça fait trop.

Concernant le dialogue en lui-même, je trouve pas que tu le sujet ait très bien été traité.

Perso, avec l'aide du tag [explicit] (d'ailleurs tu devrais l'enlever, ça choquera personne amha), j'ai tout de suite deviné ce qu'ils étaient en train de faire. Mais durant ma lecture, j'ai pas vraiment retrouvé d'indices sur leur activité.

En fait, je suis déçu car je m'attendais à un texte bourré de doubles sens en tout genre, et au final j'ai lu un dialogue ou les deux protagonistes parlent d'autres sujets la plupart du temps et font parfois quelques références au sexe.


Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit]
Posté par: Aléa le 27 Janvier 2013 à 06:07:29
Salut!

Bah moi j'ai plutot bien aimé ce texte, j'ai pas capté tout de suite le pourquoi des dialogues, avec la discussion qui allait avec, jme demandait pourquoi surtout par la conversation d'un coup super construite quand tu trouve la musique  :mrgreen:
Voila c'est un bon exercice je pense, sympa a écrire et sympa à lire (et relire apres forcement) pour ma part! Et ton cheminement d'écriture c'est marrant à voir parallelement
Par contre c'est vrai que sur les allusions tu aurrait du y aller encore plus franchement, qu'elles soit vraiment presentes et pas juste quelques unes, ca serait excellent avec ca! En meme temps c'était un peu le sujet, mais c'est vrai qu'au final t'as un peu contourné le truc en le melant avec une idée du point de vue de l'auteur hein... :-¬?

Au plaisir!
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit]
Posté par: Tomoyo le 27 Janvier 2013 à 14:51:42
Saaalut

Citer
“Sur-kifé ! Toutes ces métaphores, c’est trop drôle !”
C’est marrant, je vois pas quelqu’un qui dit « sur-kiffé » (tiens, un « f » ou deux  :\?) dire « c’était trop drôle »… plutôt une expression nouvelle ou imagée

Citer
et surtout ne pas mélanger les gens que je fréquente avec ceux qui aiment lire ma prose.
Mdr, ah ben bravo, je vois que tu sélectionnes ton lectorat « ceux qui aiment lire ma prose », pour être plus impartial « ceux qui lisent ma prose » serait plus correct  ::)

Citer
Est-ce que j’espère parvenir un jour à la perfection par ce biais ? C’est possible, oui.
Ta pensée ou celle du personnage ? (simple curiosité de ma part)

Citer
Ensuite, j’ai laisser reposer
Laissé

Citer
décollant de cette perte de moral
hum la formulation n’est pas très heureuse je trouve.

Citer
Hier, j’ai mis à disposition de mon lectorat une nouvelle toute fraîche. Elle était un peu plus longue qu’à mon habitude. J’y ai passé presque une semaine, entre le moment où je me suis décidé à rédiger, et celui où j’ai convenu que c’était “lisible”. J’avais déjà différentes idées, et j’aime bien les faire mijoter un peu dans mon esprit, les laisser se mêler, avant d’attaquer la mise en plan. J’ai pondu les cinq pages en moins de deux jours. Ensuite, j’ai laisser reposer deux jours de plus, j’ai relu, et j’ai envoyé le tout à l'échafaud.
Très vite, j’ai été agréablement surpris par la teneur des commentaires. Je ne trouve pas qu’il mérite autant. Ce texte est bien, d’accord. J’en suis fier. J’aime bien la manière dont j’ai fait avancer l’histoire, le traitement des personnages et les différentes pointes d’humour. Je me suis bien éclaté, comme je le fais à chaque fois. Ni plus, ni moins. C’est donc une véritable surprise que l’accueil soit si chaleureux et élogieux.
Je trouve le passage du passé au présent dans ta narration bien amenée, ça coule tout seul  ^^

Citer
mais j’ai déjà une idée très précise de ce qu’ils sont en train de faire.
là je me suis dis « ok, le lecteur va être poussé à croire qu’il font l’amour et en fait ils mangent des lasagnes » du coup je t’avoue que la suite m’a euh… ben ni amusée ni surprise vu qu’il se passe ce à quoi on est poussé de croire qu’il va se passer (oua la phrase  :o…)

dans le détail de ce qui se passe dans ma tête (après tout on a le détail de l’écrivain, autant avoir celui du lecteur)

Citer
le... La banque
Citer
le prêt... Et l’acheter
=>   Points de suspension à répétition, ok ils font une activité et se coupent pour respirer

Citer
(passant ses bras autour du cou de l’homme)
Citer
(embrassant à pleine langue les lèvres brûlantes de la femme)
=>   Ok difficile de me faire croire qu’ils font autre chose que ça

Citer
(après avoir passé ses bras sous les aisselles de l’homme, et lui frottant maintenant le dos)
=>   Il est hémiplégique et elle l’aide dans son lit médicalisé… mais comment il est allé à la banque…. Bon revenons sur « ils batifolent » mais je vois pas de double sens

Citer
Ah, attend... Voilà.
Attends

Citer
La femme (avec un sourire) — Tu te débrouilles bien, pour l’instant..
.
=>   Ok sens coquin, mais du coup je crois toujours qu’ils batifolent
Citer
La femme — Oui... C’est dur... C’est très dur. J’ai pas envie que ça... Que ça dure trop !
=>   … j’espère que c’est pas un sens coquin encore… |-|

Citer
Tiens, d’ailleurs, si je mettais un peu de musique ?
Là j’ai pensé que tu voulais en mettre dans l’histoire :D

Citer
La femme — Pas exactement. Tu dois apporter une sécurité à notre couple, notre foyer. Tu as des devoirs envers moi. Et pas qu’un peu ! Assurer la nourriture, le logement, et tout le confort que je suis en droit d’attendre. Moi, par contre, je ne dois pas grand chose... A peine...
=> dis moi que c’est du second degré son propos  |-| (et si c’est le cas il faut le préciser « ironisa-t-elle » etc.)

Citer
L’homme — C’est pas possible... La banque voudra jamais m’accorder un tel prêt... Avec un seul salaire...
La femme (résignée) — C’est pas mon problème... Tu te démerdes !
Ben elle est tout sauf résignée du coup  :-\…. Résignée ce serait qu’elle dise « bon ok, je viendrai avec toi »…

Bon et toute la fin confirmait ce à quoi on s’attend depuis le début. ???


Alors, j’aime l’idée de l’écrivain qui commente ses écrits, mais je trouve que c’est fort mal employé. :-X
Je m’explique : le dialogue, je ne le trouve pas... bon  :-[ : rien d’original et on s’attend depuis le début à la chute. Je dis ça vraiment parce que je trouve que ça gâche une bonne idée. Je trouve du coup très dommage d’utiliser ce « texte » pour baser dessus ton idée de l’écrivain qui commente tout.
Comment dire… c’est pas assez ambitieux. :-[  (oui parce fondamentalement parlant, il n'y a pas de souci de rédaction, la forme ça va etc, je parle juste de la portée, de l'intérêt de la chose => vois plus loin, vois plus grand et demain le monde *musique épique)
Tu pourrais faire quelque chose de beaucoup plus long et plus psychologique comme truc. L’auteur qui rédige une histoire, qui se prend d’affection pour un perso, qui perd le contrôle, qui perd le perso, qui en chiale, qui s’en veut de l’avoir tué, qui se reprend, qui le fait s’en sortir finalement, qui ne supporte pas un autre perso, qui adore son méchant etc etc etc. Cette idée pourrait être super dense. Et c’est parce que je suis fan de l’idée que suis un peu dure sur ton rendu.
(tu me diras c'est un autre travail, ça n'a rien à voir, et je suis bien d'accord. Je dis juste que tu devrais garder cette idée de coté  :huhu:)
(ah et j'appuie sur le fait que c'est mon ressenti seulement  :-[)


Merci pour ce texte :D


Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit]
Posté par: OliveDuWeb le 28 Janvier 2013 à 10:54:49
Merci pour vos commentaires.

Désolé, Mogdhorel, que tu n'aies pas accroché.

Je vais donner quelques explications (que je ne voulais pas dévoiler trop tôt).
Généralement, je teste des idées dans mes nouvelles. Quand elles fonctionnent bien, autant pour moi que pour les lecteurs, je les garde sous le coude, et les ressorts, mêlées à d'autres, dans des romans. C'était le cas, entre autres, pour "la ferme !" et "chamaneries", qui sont en train de devenir des romans.

Pour le texte qui nous préoccupe, j'ai trouvé intéressant de mélanger ces deux idées. Avec le recul, et surtout vos remarques, j'ai compris que le dialogue est à revoir complètement. Par contre, le principe de l'auteur/narrateur qui se laisse influencer par ses personnages, pour reprendre finalement le contrôle, a vraiment été intéressant à écrire, et visiblement aussi à lire.

Je trouvais les allusions déjà presque trop appuyées.
J'ai ajouté le flag "explicit" car je sais qu'il y a des membres ici qui sont encore loin d'être majeurs, et je voulais les prévenir. Je suis conscient que ça a pu influencer la lecture, mais je ne pouvais faire autrement.
Et si je dévoilais d'entrée la chute (j'y ai pensé) je trouvais la fin du texte un peu plate. Peut-être qu'elle ne le serait pas tant que ça. Je vais réfléchir à une nouvelle version dans ce sens.

Et il faudra attendre que j'ai de meilleures idées (et surtout le temps de rédiger, vu que j'ai déjà plusieurs projets en cours) pour lire la version "roman", car je pense que ça viendra un jour.


Tomoyo, en plus de ce que je t'ai dit par MP :
- Les commentaires qui ouvrent le texte sont véridiques, désolé si ça ne fait pas vrai. (et non, je ne dirai pas sur quel texte, ni par qui je les ai eus, ça ferait trop plaisir à mon ego).
- Si je reconnais que le narrateur est partiellement inspiré de mon expérience, je ne peux laisser sous-entendre que je pense exactement comme lui sur tous les sujets. Je laisserai cependant planer le doute sur ce qui est vrai.
- J'ai voulu écrire le dialogue sans description. Finalement, je n'ai pu m'empêcher d'en mettre un minimum. Quand tu demandes si la femme parle au second degré sur son rôle dans le couple, je ne suis pas d'avis de préciser si elle ironise ou pas, car ça laisse un double sens intéressant, mais peut-être que je me trompe.
- Je corrigerai les fautes/erreurs que tu as signalées dans une prochaine version.
- Kiffer (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/kiffer/10909977) (avec deux f, ou un seul) figure dans le Larousse.


Encore merci pour votre temps et votre attention.
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit]
Posté par: Zacharielle le 28 Janvier 2013 à 14:54:22
A vrai dire je suis également mitigée. C'est plutôt le tout début qui m'a intéressée, de voir un peu le fonctionnement de ton narrateur vis-à-vis de l'écriture de ses textes. Par contre, le concept de raconter l'histoire/l'écriture en train de se faire + le texte proprement dit, ce n'est pas fondamentalement novateur. Ça me touche d'autant moins qu'on devine la chute dudit texte à des kilomètres et que du coup, tout le chemin pour y arriver semble bien laborieux. Malgré tout, je reconnais que la lecture a été fluide et agréable (même si trop de points de suspension tue le point de suspension). Pour faire court, je n'ai pas vraiment accroché parce que je trouve que l'ensemble manque de fraicheur et de dynamisme.
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit]
Posté par: jess le 28 Janvier 2013 à 15:00:56
L'idée me paraît intéressante. Je pense que ton dialogue aurait besoin d'être un petit peu retouché pour donner un peu plus de pep's au texte et je pense que tu pourais te lâcher sur les doubles sens dans la mesure où les indications que tu donnes sur les mouvements de la femme nous donne très tôt une idée de ce qui se trame.
Dans l'ensemble j'ai bien aimé ton texte, la meilleure partie étant pour moi les parté du narrateur qui se débat pour ne pas se laisser embarquer par ses personnages.
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit]
Posté par: OliveDuWeb le 28 Janvier 2013 à 16:19:24
Pour la petite histoire, les (nombreux) points de suspension dans les dialogues sont là pour donner du rythme, montrer qu'ils sont en plein effort physique et qu'ils doivent reprendre leur souffle.

Merci Zach et jess.
Je commence à bien cerner les défauts du texte et j'en prends bonne note pour la prochaine version.
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit]
Posté par: Vivi le 30 Mars 2013 à 08:17:28
J'ai a-do-ré :D

Dans le genre "tribulation d'un écrivain", c'est excellent. C'est vrai que quand on crée un personnage au début, il finit par nous échapper, il prend de la substance et finit par avoir quelque fois sa propre volonté, et le texte nous emène dans une autre direction. Le rythme est bon, les pauses, tu racontes ta vie en dehors de l'écriture, tes contrariétés. J'ai beaucoup adoré cette histoire de vengeance à la fin, mesquin, mais efficace :D

Y'a un très bon film sur ce thème qui s'appelle "L'Incroyable destin de Harold Crick (http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=59564.html)" (je le sur-kiffe  :coeur: ). Si tu ne l'a pas vu, je te le conseille, il est en plein dans ton sujet.


J'aime bien aussi la proposition de Tomoyo concernant un texte plus profond avec une "histoire" entre l'écrivain et son personnage (d'ailleurs, re-belote pour le film cité précédemment)

Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit]
Posté par: OliveDuWeb le 30 Mars 2013 à 08:26:59
Merci Viviane.

Je vais me renseigner sur le film que je ne connais pas du tout.

J'ai en projet d'allonger ce texte. Je laisse mûrir pour l'instant.
Titre: Dialogus interruptus [explicit] V2
Posté par: OliveDuWeb le 24 Octobre 2014 à 11:06:51
La V2 est arrivée !  :mrgreen:

Tout se passe dans le premier message du fil.
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit] V2
Posté par: Vivi le 08 Novembre 2014 à 10:53:48
Salut ODW :D
Ci-dessous mes com' sur les 3 premiers chapitres, les suivants attendront demain ;)


Citer
La livreuse, une petite vingtaine d’années et très pulpeuse, s’excuse platement d’avoir dépassé les trente minutes du slogan publicitaire, et se propose, comme convenu en pareil cas, de me dédommager. Quand elle a terminé, je remonte mon pantalon et boucle ma ceinture avant de lui souhaiter un bon retour.
XPTDRRR :viviane: :viviane: :viviane:
Je quote pas le § suivant qui est du même tonneau, mais merci pour mes adbos :D





Citer
Les muscles fessiers confortablement installés dans le fauteuil de ministre que j’ai pris mon temps pour choisir, compte tenu de l’usage intensif que j’en ai, je cherche ce qui pourrait m’insuffler une idée, ce soir dans ma liste débarras.
y'a un gros bug, là, à reformuler.





Citer
Parmi les dernières entrées de mon document, plusieurs me sautent aux yeux.
pareil, le "plusieurs" tout seul me fait bizarre... Après lecture de la suite, finir la phrase par 2 points serait plus efficace ^^





Citer
« Les trépidantes aventures d’un stylo-plume que l’on suit comme un personnage principal ». Cette idée, je la garde sous le coude, car ça m’intéresse tout particulièrement de la traiter. Depuis longtemps, je rêve de raconter l’histoire d’un objet, de tout ce qui se déroule depuis sa fabrication jusqu’à sa destruction. J’ai porté mon choix sur quelque chose de relativement petit pour changer de main souvent, et apporter des péripéties et des rebondissements au récit. Par contre, je n’ai pas encore déterminé de façon très précise ce qui pourrait arriver à ce personnage particulier. On verra ça plus tard.
J'veux lire ce truc o(^_^)o





Citer
J’ai déjà tenté d’en débattre, mais cette manière de procéder est tellement ancrée dans les habitudes des citoyens que plus personne n’y prête attention. Pourquoi ne pas se contenter de se serrer la main, ou d’une simple bise sur la joue pour se saluer ? Est-on vraiment obligé d’en venir à des contacts sexuels dès que l’on s’adresse la parole ? Ce monde me dégoûte, par moments, et j’avoue ouvertement me réfugier dans mes textes qui peuvent paraître utopiques, voire fantastiques, juste pour éviter de m’intégrer dans la société dite moderne.
mdr, t'es un malade (et j'adôôôre :mrgreen: )





Citer
Mes personnages n’auront d’autre ambition
"autre ambition" au pluriel, non ?





Citer
dépourvue d’allusions aussi inutiles qu’omniprésentes,
je verrais bien "tout aussi"





Citer
Quelle raison peut-on avoir de se mettre en couple, de vouloir des enfants, ou de rencontrer des gens si l’on tire son coup vite fait à la moindre occasion ? J’imagine déjà la tension sexuelle qui pourrait exister entre deux personnes qui n’ont pas encore eu l’occasion de se voir nues, de se toucher, alors qu’ils ne rêvent que de ça depuis plusieurs mois qu’ils se connaissent.
Très bonne approche. L'amorce et l'inversion de la "situation des rapports sexuels" est très bien menée, c'est trèès subtil, humoristique, ça passe tout seul. C'est superbe ! Ce premier chapitre est une merveille (ça promet pour la suite ^^)





Citer
Il se retient de lui sauter dessus, car ils sont en public, et de nombreux enfants pourraient les surprendre.
heuh, s'il font ça en public (comprendre sur le banc), "surprendre" marche pas à mon avis. Sinon, modifier la description (ils font ça derrière un stand et là, "surprendre" marche bien). Après lecture de la suite, placer le "derrière le banc ici plutôt que dans cette histoire de salissure lors de la potentielle sauterie lol). Dans tous les cas, je virerais "nombreux" qui n'apporte rien (des enfants ou un enfants, c'est suffisant car c'est 'enfant' qui est primordial, la quantité se gère juste par le choix du nombre, un adjectif sur le nombre n'est pas pertinent dans ce cas).





Citer
Il lui arrive également d’effleurer le bras masculin de la pointe de ses doigts.
"masculin" ? Pourquoi pas un mot plus "masculin" justement (velu, musclé...). En plus y'a que lui, donc à moins qu'elle se caresse elle-même...  :lecon:





Citer
Séduite par le calme qui émane de sa personne, Marion espère pouvoir éclaircir le mystère entourant ces mains puissantes malgré une silhouette élancée.
je trouve cette redite situationnelle redondante (à moins que ce soit un effet voulu mais j'aime pas). "De son côté, elle parvient à apprendre..." suffirait largement, non  :\? ?





Citer
S’offrir ainsi, entièrement nue ou vêtue du simple drapé d’un voile transparent, finirait par l’exciter alors que l’œuvre ne présenterait pas encore le moindre intérêt artistique. Elle ne pourrait résister à la tentation d’adopter une posture des plus suggestives, pour voir combien de temps il tiendrait avant de la rejoindre sous le projecteur, tout en faisant voler ses habits.
Tu te contredis entre le début "nue ou un voile" et la fin "tout en faisant voler ses habits"  :huhu:
En fait, après relecture attentive, le "ses" n'est pas assez clair à mon goût, la virgule qui coupe avant ajoute à la confusion grammaticale (ses = de qui ? elle ou lui ?). A voir avec d'autres com' ou selon ton ressenti ;).





Citer
Kurt hésiterait un moment, ne sachant s’il doit jongler entre ses différents pinceaux ou dégainer son burin.
Enorme :D (le texte, hein, pas le burin ^^)





Citer
Je cherche une raison pour laquelle mon cerveau s’oriente systématiquement vers cette séance de coït que je voudrais faire précéder d’une véritable rencontre entre deux âmes.
Vu la description du 1°chapitre, 'est cul-turel :viviane:





Citer
Ne sachant trop quoi faire de ses mains, Kurt demande à Marion ce qu’elle souhaite, et s’éloigne vers le comptoir.
"s’éloigner vers" !!?? "s'éloigner de" plutôt (et donc pas "du comptoir" ou changer le verbe)
-> http://www.cnrtl.fr/definition/%C3%A9loigner





Citer
Il revient une poignée de secondes plus tard avec deux verres pleins.
"poignées" me semble maladroit car on se doute qu'il va chercher quelque chose, bref petit carambolage sémantique, tu as suffisamment d'expression temporelle à ta disposition pour gicler cette maladresse qui nous fait voir le type ramener des secondes à sa douce :P





Citer
Voilà que je suis entraîné par les tourments d’un clitoris en manque ! Bientôt, la virilité de Kurt va me sauter au visage, arguant qu’elle n’en peut plus de baver d’impatience devant une plantureuse Marion qui ne demande qu’à se faire pilonner.
méééé, loool koi ! (tourments du clito / pilonnée)
tiens au fait, c'est pas plutôt Marion qui bave ? :D
Je ->





Citer
Les restes de la pizza refroidissent...
Copyright ! (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,9952.msg209713.html#msg209713) lol





Citer
Impossible d’éviter l’hôtesse déjà occupée avec le sandwich d’un couple de clients.
non erreur : "Impossible d’éviter l’hôtesse déjà occupée en sandwich avec d’un couple de clients." :viviane:





Citer
Détachant la ceinture de son pantalon, il se précipite sur Marion, soulève sa robe au milieu de la rue et entreprend…
Ce n’est pas possible, ça me reprend ! Essayons un angle différent.
:viviane: :viviane: :viviane:






Merci pour ce bon moment et to be continued.... ^^
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit] V2
Posté par: Rémi le 09 Novembre 2014 à 22:30:21
"J'ai a-do-ré !
J'ai sur-ki-ffé !"
MDR, le début.

Super idée bien construite, bien développée, avec des passages poilants (si je puis dire).
J'ai préféré faire une lecture complète sans pause, donc désolé pas de com' de détail. Reste trois quatre coquilles (un "faire" au lieu de "fait" quelque part je crois).

J'ai bien aimé ton narrateur écrivain et ses délires. En plus, sous la couche marrante y'a du questionnement qui affleure et c'est bien sympa. La vanité de l'écrivain  est à la mode sur le fofo en ce moment, je crois que c'est un sujet qui nous questionne tous. :mrgreen:

Ton univers d'overbaise est également très fun, et tes présentations louffoques ou imagées des coïts sont très marrantes (le sandwish à reformuler je pense quand-même), cette partie m'a bien fait rigoler.

Et voir ton narrateur essayer de se débarasser de barbie et ken qui reviennent sans arrêt pour lui niquer (!) sa prose, c'est rigolo aussi.

Mon seul bémol est que c'est peut-être un peu long. Après la chasse aux coquilles, aux reformulations que tu évoques dans le texte, un tout pti élagage pourrait rendre ton texte encore plus drôle, plus vif.

Par contre, pourquoi le titre du texte est-il "dialogus interruptus" ?

Chouette texte donc, lecture très plaisante   (tu gardes pour tes citations à lire et relire  ;) ).

Rémi
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit] V2
Posté par: YoMa le 10 Novembre 2014 à 00:21:21
Bon, dans mon cas c'est une découverte, je n'étais même par sur le fofo à la publication de la v1 du coup je suis arrivée sans aucune idée de ce que je venais faire ici (Bonjour madame, vous vendez des chocolatines ? Non ? Tant pis.).

Bref, j'ai ri. Certains moments (la tuyauterie) frôlent l'humour bien beauf, bien gras mais gardent ce petit quelque-chose qui nous fait sourire.

Juste au début, la même personne qui nous sort un "surkif(f)é" puis un "trop drôle", ça fait pas raccord je trouve.

Sinon comme Rémi, je voterais pour un "élagage", il est venu un moment où je regardais la montre que je n'ai pas en me demandant quand est-ce que j'aurais la fin de cette histoire. Certains passages n'ont en effet pas forcément besoin d'un si grand étalage (je pense notamment à la scène du resto, on a compris qu'ils étaient comme deux lapins..)

Merci pour ce moment,

May
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit] V2
Posté par: Vivi le 10 Novembre 2014 à 14:35:55
Citer
Après avoir tenté différents remèdes qui me paraissaient pertinents à première vue, comme une promenade en vélo qui ne m’a dégourdi que les jambes, une visite à des amis qui ne m’a rempli que l’estomac, et un tour au centre commercial en plein samedi après-midi qui m’a vidé d’une partie de mon compte en banque et saturé l’esprit, je n’ai pas pu m’exorciser.
bofbof les "qui-ne-m'a" à répétition (et c'est moche) ><




Citer
Bien qu’il se permette toutes cette activité que je trouve contre nature avec l’objet de mes désirs,
carambolage singulier/pluriel ; contre-nature (tiret)




Citer
L’aurais-je fabriqué trop parfait ?
fabriqué, bofbof ; conçu ?




Citer
Il n’acceptera plus que je lui ajoute des défauts.
plus -> pas ou "d'autres défauts"




Citer
Sa prestance n’a d’égal que sa voix puissante, ce qui la faire remarquer
égale (fem), non ? ; faire !!?? :o , nooonnn... :aah:




Citer
Son caractère dominant s’opposant au vide sidéral de sa vie sentimentale,
la doublante adjectif en -al me semble malencontreuse... :/




Citer
que l’on remarque peu tellement ils sont effacés
c'est pas "tellement que" ? (ce qui alourdirait la phrase) ; en fait, je sais pas si on peut escamoter ce "que" après tellement... :-\




Citer
D’un naturel réservé il n’est pas
virgule après "réservé"




Citer
Pourquoi ne pas tenter un dialogue ? Si je leur posais directement la question, j’aurais peut-être des explications logiques, ce qui me permettrait, à défaut d’une solution radicale, au moins de prendre mon mal en patience.

Ils repoussent en bloc tout contact. Leurs seules incartades consistent à perturber le plan que j’ai établi et qui régira coûte que coûte le récit, dussé-je en perdre la raison.
le passage entre les 2§ me semble un peu trop brutal. Comment l'auteur/narrateur s'y prend-il pour poser des questions à ses personnages, quelles questions ? C'est un peu chelou comme truc, je me demande même si ce passage est bien utile... :relou:




Citer
Je ne l’ai jamais imaginée autant en beauté, et si glamour.
J'enleverrai la virgule ; ou mettrait "aussi" à la place de "et si"' si tu veux garder le rythme. :huhu:




Citer
Que se passerait-il si en pensées j’acceptais ses avances ?
je verrais plutôt "pensée", au singulier ^^




Citer
qu’elle s’assoit sur moi
ah, "s'asseoir", tout le monde tombe dans le panneau  :P : s'assied >:D



bon bof bof, ce 4° chapitre qui est plutôt laborieux, je vois pas trop où tu veux aller. Y'a plus la V1, mais il me semble que tu en a bôôôôcoup rajouté, non ? Bon, je continue ma lecture...




Citer
Depuis deux mois maintenant je n’ai pas pondu une ligne.
hem, soit une virgule, soit reformuler ; je verrais bien "Maintenant deux mois que je n’ai pas pondu une ligne."




Citer
j’ai repris le visionnage de séries et de films que j’ai laissés en plan deux ou trois ans en arrière au moment où j’ai véritablement plongé dans l’écriture.
c looooong :aah:




Citer
Également si j’élabore un plan, que je cherche à lui injecter de la logique et le rendre cohérent.
chelou, à reformuler peut-être  :\?




bon,bon, bon, les 3 premiers chapitres sont excellents, mais j'ai du mal avec les 2 derniers (c'est peut-être aussi à cause de ma pause qui m'a sorti de texte ? je sais pas). J'aimerais bien la v1, car il me semblait que l'auteur/narrateur parlait à ses personnages (à moi que je ne m'emmêle les neurones avec le texte de Jihel). Cependant, le traitement est moins trop philosophique, plat. Les personnages restent trop en arrière, ils ne "cassent" pas la réalité (comme dans la v1 ?). Le 4° chapitre est trop long, beaucoup de redite, de ressassement, alors que justement, on s'attends à ce que les perso deviennet vraiment actif. Tu as choisi la voie de la fuite de l'écrivain et ses solliloques, ce n'est pas cette version que je préfère.

En tout cas, le texte commence très bien, mais il se perd, comme son auteur ; la fin non plus ne m'emballe pas, tu as complètement fait disparaître tes personnages alors qu'il se rebellait. J'attendais donc plutôt une confrontation. Si tu veux garder ton point de vue "que de l'auteur", je pense que tu dois fortement réduire les 2 derniers chapitres et peut-être atténuer l'insistance des persos qui échappent au contrôle de l'auteur, et tourner ça plus psycho, donner moins d'autonomie aux personnages, car leur disparition dans les non-événements des 2 derniers chapitres désequilibre ton texte et l'idée que tu as de l'auteur qui ne contrôle plus ses persos et qui s'interroge (de plus, la solution trouvée est vite expédiée avec très peu d'interaction entre l'auteur et ses personnages qui deviennent complètement spectateurs alos qu'il étaient acteurs au début ; et c'est là la plus grosse "erreur", je dirais.

J'ai du mal à comparer, car je n'ai pas la v1, pourrais-tu la reposter ou me l'envoyer pas MP, stp, ce serait super, merci :) .

Merci pour la lecture et bon courage pour les corrections  :soutien:
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit] V2
Posté par: OliveDuWeb le 13 Novembre 2014 à 13:26:28
Merci pour vos commentaires à tous.
Merci pour les encouragements, pour les (nombreuses) coquilles relevées, et les suggestions apportées, je vais mettre tout ça de côté et en tenir compte lors de ma prochaine relecture.

Voici quelques réponses sur les points auxquels je souhaite apporter des précisions autres qu'une simple correction/reformulation du texte :

Vivi :
« Les trépidantes aventures d’un stylo-plume que l’on suit comme un personnage principal ». Cette idée, je la garde sous le coude, car ça m’intéresse tout particulièrement de la traiter. Depuis longtemps, je rêve de raconter l’histoire d’un objet, de tout ce qui se déroule depuis sa fabrication jusqu’à sa destruction. J’ai porté mon choix sur quelque chose de relativement petit pour changer de main souvent, et apporter des péripéties et des rebondissements au récit. Par contre, je n’ai pas encore déterminé de façon très précise ce qui pourrait arriver à ce personnage particulier. On verra ça plus tard.
J'veux lire ce truc o(^_^)o
-> Alors tu peux aller directement ici : "L'ostie me plut"  http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,7031.msg119056.html#msg119056 (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,7031.msg119056.html#msg119056)
(d'ailleurs tous les pseudo-textes auxquels je fais allusion dans ce passage sont des textes que j'ai vraiment écrits et dont la plupart ont déjà été postés sur le MdE).


Rémi :
Mon seul bémol est que c'est peut-être un peu long. Après la chasse aux coquilles, aux reformulations que tu évoques dans le texte, un tout pti élagage pourrait rendre ton texte encore plus drôle, plus vif.
-> La première version (voir ci-dessous) avait laissé une impression de "trop court" aux premiers lecteurs, c'est pourquoi j'ai pris mon temps pour rallonger l'histoire. Telle quelle, je la trouve mieux, j'ai presque eu envie de faire encore plus long en développant davantage certains passages en particulier le désespoir de l'auteur. Alors peut-être que cette V2 mérite quelques petits élagages dans la forme, je vais y réfléchir mais je ne souhaite pas réduire trop la longueur. Il faut le temps au lecteur de se mettre dedans, de s'imprégner, pour ressentir (j'espère) correctement ce que j'essaie de faire passer dans les derniers chapitres. D'ailleurs, l'aspect burlesque qui n'existait pas dans la V1 a été ajouté dans l'unique but de faire paraître le temps plus court au lecteur.

Par contre, pourquoi le titre du texte est-il "dialogus interruptus" ?
-> c'est une référence au "coïtus interruptus" (c.f. wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Co%C3%AFt_interrompu (http://fr.wikipedia.org/wiki/Co%C3%AFt_interrompu)). Dans la V1, le dialogue était très fort entre l'auteur et ses personnages qui s'interrompaient fréquemment de parler. La V2 ne contient absolument aucun dialogue sous forme directe. Je trouvais le titre pertinent dans les deux cas.


YoMa :
Juste au début, la même personne qui nous sort un "surkif(f)é" puis un "trop drôle", ça fait pas raccord je trouve.
-> Comme je l'ai déjà dit dans une précédente réponse à un commentaire, il s'agit de réactions que j'ai vraiment eues sur un autre de mes textes (c.f. "la ferme !" http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,6947.msg117273.html#msg117273 (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,6947.msg117273.html#msg117273)) c'est pourquoi j'ai décidé de les garder sans les corriger.

Sinon comme Rémi, je voterais pour un "élagage", il est venu un moment où je regardais la montre que je n'ai pas en me demandant quand est-ce que j'aurais la fin de cette histoire. Certains passages n'ont en effet pas forcément besoin d'un si grand étalage (je pense notamment à la scène du resto, on a compris qu'ils étaient comme deux lapins..)
-> peut-être que je suis dans une phase où j'ai du mal à faire suffisamment court. Je vais prendre cet élément en considération pour la V3 (j'espère seulement ne pas mettre à nouveau presque 2 ans pour la sortir)


Vivi (encore) :
bon,bon, bon, les 3 premiers chapitres sont excellents, mais j'ai du mal avec les 2 derniers (c'est peut-être aussi à cause de ma pause qui m'a sorti de texte ? je sais pas). J'aimerais bien la v1, car il me semblait que l'auteur/narrateur parlait à ses personnages (à moi que je ne m'emmêle les neurones avec le texte de Jihel). Cependant, le traitement est moins trop philosophique, plat. Les personnages restent trop en arrière, ils ne "cassent" pas la réalité (comme dans la v1 ?). Le 4° chapitre est trop long, beaucoup de redite, de ressassement, alors que justement, on s'attends à ce que les perso deviennet vraiment actif. Tu as choisi la voie de la fuite de l'écrivain et ses solliloques, ce n'est pas cette version que je préfère.
-> Oui en effet dans la V1 (voir ci-dessous) l'auteur dialoguait avec ses personnages, mais comme j'ai voulu faire une V2 sans dialogue, c'était plus compliqué. Il interagit toujours avec eux, mais de manière plus insidieuse, moins flagrante. C'est un parti pris que je souhaite maintenir. Cela dit, les personnages pourraient se faire plus présents dans les deux derniers chapitres, sans pour autant remettre en cause la chute. A retravailler, donc.

En tout cas, le texte commence très bien, mais il se perd, comme son auteur ; la fin non plus ne m'emballe pas, tu as complètement fait disparaître tes personnages alors qu'il se rebellait. J'attendais donc plutôt une confrontation. Si tu veux garder ton point de vue "que de l'auteur", je pense que tu dois fortement réduire les 2 derniers chapitres et peut-être atténuer l'insistance des persos qui échappent au contrôle de l'auteur, et tourner ça plus psycho, donner moins d'autonomie aux personnages, car leur disparition dans les non-événements des 2 derniers chapitres désequilibre ton texte et l'idée que tu as de l'auteur qui ne contrôle plus ses persos et qui s'interroge (de plus, la solution trouvée est vite expédiée avec très peu d'interaction entre l'auteur et ses personnages qui deviennent complètement spectateurs alos qu'il étaient acteurs au début ; et c'est là la plus grosse "erreur", je dirais.
-> le fait que le lecteur se perde montre qu'il s'identifie bien à l'auteur, non ?  :mrgreen:
Plus sérieusement, c'est le chapitre qui me tenait le plus à coeur, et visiblement c'est celui qui est le moins réussi. Les personnages ne sont pas le centre de l'histoire, c'est vraiment l'auteur et son texte le plus important, c'est pourquoi j'ai tenu à mettre les personnages plus en retrait dans le dernière chapitre. Du coup, l'aspect burlesque du début à tendance à disparaître un peu, c'est vrai. Je vais revoir ma copie.

J'ai du mal à comparer, car je n'ai pas la v1, pourrais-tu la reposter ou me l'envoyer pas MP, stp, ce serait super, merci :) .
-> : Pour Vivi, et pour les autres aussi, en attendant la V3, vous pouvez vous replonger dans la V1 :


Dialogus interruptus
 
 
 
“J’ai a-do-ré !”
 
“Sur-kifé ! Toutes ces métaphores, c’est trop drôle !”
 
“Je suis pas sûr d’avoir compris tous les jeux de mots, mais c’est vraiment rigolo !”
 
“Une psychologie beaucoup plus profonde que le ton léger ne le laisse présager. Jubilatoire !”
 
J’ai eu quantité de commentaires dans ce genre.
Oralement, par les quelques amis à qui il m’arrive de faire lire certains de mes textes. Ils ne sont pas nombreux, car j’ai très vite compris qu’il fallait sélectionner, et surtout ne pas mélanger les gens que je fréquente avec ceux qui aiment lire ma prose.
Et par écrit, aussi, car je participe à plusieurs forums d’écriture. Avoir des avis constructifs me motive à repousser continuellement mes limites. Comme si je me devais de faire mieux à chaque fois. Est-ce que j’espère parvenir un jour à la perfection par ce biais ? C’est possible, oui. En tout cas, je m’améliore depuis quelques mois. Je le sens. Quand je me relis, mais aussi quand je parcours les critiques que je reçois.
Hier, j’ai mis à disposition de mon lectorat une nouvelle toute fraîche. Elle était un peu plus longue qu’à mon habitude. J’y ai passé presque une semaine, entre le moment où je me suis décidé à rédiger, et celui où j’ai convenu que c’était “lisible”. J’avais déjà différentes idées, et j’aime bien les faire mijoter un peu dans mon esprit, les laisser se mêler, avant d’attaquer la mise en plan. J’ai pondu les cinq pages en moins de deux jours. Ensuite, j’ai laissé reposer deux jours de plus, j’ai relu, et j’ai envoyé le tout à l’échafaud.
Très vite, j’ai été agréablement surpris par la teneur des commentaires. Je ne trouve pas qu’il mérite autant. Ce texte est bien, d’accord. J’en suis fier. J’aime bien la manière dont j’ai fait avancer l’histoire, le traitement des personnages et les différentes pointes d’humour. Je me suis bien éclaté, comme je le fais à chaque fois. Ni plus, ni moins. C’est donc une véritable surprise que l’accueil soit si chaleureux et élogieux.
Je reste plusieurs heures, immergé dans mon nuage ; flottant dans les vagues du bonheur de la motivation ; décollant de cette perte de moral qui me prend à intervalles plus ou moins réguliers.
Vers la fin de la journée, pourtant, j’amorce une descente vers la réalité. Mon ego est toujours gonflé de flatteries, aussi, dès que l’occasion se présente, je pose mes muscles fessiers flasques dans mon confortable fauteuil de ministre, et parcours rapidement la liste des idées que j’ai en réserve. J’ai envie de continuer à apporter aux autres des sensations, des sentiments, tout autant qu’en vivre moi-même devant mon clavier. Si ce que je fais peut plaire, alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?
Alors, voyons. Qu’est-ce qui pourrait m’inspirer, ce soir ?
“Dialogue entre deux vieillards, qui se révèlent au final être deux anciens super-héros.” Bon, j’ai envie de faire dans le dialogue, mais quelque chose de plus animé, de plus vivant. Et puis, je ne sais pas quels super-héros choisir, et je n’ai vraiment pas envie de me pencher sur cette question pour l’instant.
“les trépidantes aventures d’un stylo plume que l’on suit, comme un personnage principal.” Celle-là, je la garde sous le coude, car ça m’intéresse vraiment de la traiter. Par contre, je n’ai pas encore déterminé de façon très précise ce qui pourrait lui arriver, à ce stylo. On verra ça plus tard.
“Dialogue sérieux entre deux protagonistes. On découvre à la toute fin ce qu’ils sont vraiment en train de faire, qui n’a rien à voir avec la discussion qu’ils ont.” Oui, tiens, c’est bien dans mon humeur actuelle, ça. Je ne l’ai pas noté, mais j’ai déjà une idée très précise de ce qu’ils sont en train de faire. Il ne faut pas que j’oublie de mettre des indices au fur et à mesure, bien sûr. Une conversation portant sur des sujets aussi divers que les élections qui approchent, une guerre civile qui vient d’éclater dans un pays pas si éloigné, ou encore…
 
La femme – Au fait, t’avais pas rendez-vous avec le… La banque, aujourd’hui ?
L’homme – J’y suis passé en sortant du boulot, oui. J’avais pris les plans de l’architecte et les photos du terrain. Un instant, j’ai cru qu’il allait me refuser le prêt… Et l’acheter pour lui, tellement il a paru intéressé par le projet !
La femme (passant ses bras autour du cou de l’homme) – Alors… Ça… Ça voudrait dire… Qu’on va bientôt avoir… Notre “chez nous” ?
L’homme (embrassant à pleine langue les lèvres brûlantes de la femme) – Mh… C’est possible, oui…
La femme – On va pouvoir donner notre préavis ?… On déménage avant l’été ?
L’homme – Ben en fait… Je sais pas trop. J’aurais voulu…
 
Comment ça, il ne sait pas trop ? Mais si, il sait !
Bon, ça va pas. Reprenons.
 
L’homme – Ben en fait… J’avais dans l’idée d’attendre encore un peu… Disons jusqu’à l’hiver prochain…
 
Qu’est-ce qu’il a ? C’est pas ça que je veux lui faire dire.
Effaçons encore.
 
L’homme – Ben en fait… Vu que t’es au chômage…
La femme – Tu lui as dit que c’était… Temporaire ? Y a Marylin qui me prendra comme vendeuse dans sa… Sa boutique de fringues si jamais je suis pas prise comme assistante chez… Hémesse…
L’homme – Je lui ai rien dit… C’est moi… Ça me gêne…
La femme (après avoir passé ses bras sous les aisselles de l’homme, et lui frottant maintenant le dos) – Ah, attend… Voilà.
L’homme – Non, non, c’était pas ça… Je voulais dire… Je me sens pas de… De demander un si gros prêt avec toi qui…
 
Finalement, je dois être plus fatigué que je pensais. C’est pas elle, mais lui, qui était supposé ne pas travailler. Enfin, c’est pas si gênant. Voyons la suite.
 
La femme – Tu sais que je vis mal cette période d’inactivité…
L’homme – Je veux que tout sois pour le mieux pour toi, ma puce, tu sais bien…
La femme (avec un sourire) – Tu te débrouilles bien, pour l’instant…
L’homme – Merci… Merci… Je sais pas comment tu fais… Moi, je supporterais pas de rester… À rien faire de toute la journée. Je tournerais en rond, je… Je m’ennuierais !
La femme – Oui… C’est dur… C’est très dur. J’ai pas envie que ça… Que ça dure trop !
L’homme – Mais moi ça me gêne pas… Je veux dire… Ça me dérange pas d’être celui qui ramène l’argent, au contraire.
La femme – Tu sais bien que je supporte pas d’être dépendante de quelqu’un !
 
C’est étrange comment cette discussion tourne dans un sens qui est presque l’opposé de celui que je voulais lui donner au départ. Le mec est limite macho, alors que je voulais le rendre sensible et fragile. Et du coup, la femme rentre dans son jeu. Pff, c’est lourd ! On dirait que je perds le contrôle ! Faut que je sois plus attentif.
Tiens, d’ailleurs, si je mettais un peu de musique ? Alors, qu’est-ce qu’on a dans iTunes ? Du Jarre ? Bof, je connais par cœur. Oldfield ? Non, je commence à saturer. Ah, tiens, Voyageur… J’ai pas écouté Enigma depuis fort longtemps.
Où j’en étais, moi ? Ah, oui.
 
L’homme – En m’épousant, ma puce, tu es devenue intrinsèquement dépendante de moi, que tu le veuilles ou non !
La femme – Pas exactement. Tu dois apporter une sécurité à notre couple, notre foyer. Tu as des devoirs envers moi. Et pas qu’un peu ! Assurer la nourriture, le logement, et tout le confort que je suis en droit d’attendre. Moi, par contre, je ne dois pas grand-chose… A peine…
L’homme – Faire la cuisine, le ménage, laver le linge, t’occuper des enfants…
La femme – Quand on en aura !
L’homme – Je fais ce qu’il faut pour, en tout cas, tu ne peux rien me reprocher, ma puce !
 
Pourquoi j’ai la désagréable sensation de perdre tout contrôle sur ce qu’ils se disent, ces deux-là ? C’est comme s’ils avaient leur libre arbitre, qu’ils décidaient eux-mêmes de ce qu’ils disent et font ! Je veux leur faire dire quelque chose, et ce sont d’autres mots qui s’affichent sur mon écran.
Je crois que je ferais mieux d’aller dormir un peu.
 
 
* *
*
 
 
Je n’ai rien écrit depuis deux jours. J’ai laissé passer tout un week-end. J’en ai profité pour me changer les idées, me ressourcer un peu. Une balade en vélo m’a dégourdi les jambes. Une visite amicale aux voisins m’a rempli l’estomac. Un tour au centre commercial samedi après-midi m’a vidé le portefeuille et saturé l’esprit.
Me revoilà devant l’ordi. Je viens de relire le début du texte, en corrigeant des fautes moins rares que je ne l’aurais pensé.
Je dois me focaliser sur le but, la fin de l’histoire. Je dois réorienter le débat. Après tout, c’est moi l’auteur, non ?
 
La femme (laissant sa tête retomber sur le plaid) – Au final… Il t’a rien fait signer ?
L’homme – Non… Non… Comme on fera la demande ensemble, il faudra qu’on y aille… Tous les deux… Ensemble.
La femme – Ah, ça, il n’en est pas question ! Tu m’as dit que tu t’occupais de ça tout seul, alors je ne veux rien à faire dans l’histoire… Rien à faire du tout… Tant qu’on déménage pas !
L’homme – C’est pas possible… La banque voudra jamais m’accorder un tel prêt… Avec un seul salaire…
La femme (résignée) – C’est pas mon problème… Tu te démerdes !
 
C’est toujours pareil. J’arrive à rien. Je crois que je vais laisser tomber.
 
 
* *
*
 
 
Voilà plus de dix jours que je ressasse. Pas moyen de sortir un mot. Dès que je pense à cette discussion, je stresse, et mes doigts se paralysent.
Mais je viens d’avoir une idée. Une arme redoutable, que je vais utiliser sans aucun scrupule s’ils tentent encore une fois de s’imposer contre ma volonté. Ils vont voir de quel bois je me chauffe !
 
L’homme – Alors comme ça, quand ça t’arrange, tu joues les femmes modernes, tu acceptes que je t’aide à la maison les jours où tu es fatiguée… Mais quand ça te dérange, tu sais bien ressortir les traditions et les vieux clichés ! Tu… Tu…
 
Oui, je crois que c’est le moment. Tu sais pas ce qui t’attend, mon gars !
 
La femme – Tu m’accuses de profiter de toi ?
L’homme (commençant à transpirer) – Oui, tu sais parfaitement bien tirer de moi ce que tu veux quand tu…
La femme (fronçant les sourcils) – Quoi ? C’est déjà fini ? T’as tout balancé ?
L’homme (ressentant l’affaiblissement de l’effet de la pilule bleue) – Ben… Non… Je comprends pas…
La femme – Alors pourquoi je la sens plus ? Elle s’est bien ramollie, non ? C’est moi, Je t’excite pas assez ? Pourtant, d’habitude, quand on parle d’autre chose, ça a tendance à te stimuler…
L’homme – Écoute, je sais pas quoi dire… Elle veut plus rien savoir !
 
Voilà ! Non seulement j’ai rétabli le cours de l’histoire tel qu’il était prévu, mais en plus j’ai eu ma petite vengeance.
Alors, c’est qui, le patron, hein ?
Bon, il en me reste plus qu’à me relire un bon coup, et je pourrai voir si ce texte aura le même succès que le précédent.
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit] V2
Posté par: Vivi le 13 Novembre 2014 à 13:53:57
Clair, c'est bien ce que je pensais. Le problème est bien sur l'importance de tes personnages. Dans la V1, il sont en conflit permanent avec l'auteur et la vengeance est optimal et bien gérée.
Dans ton nouveau trip, tu reprends la première partie (avec la même importance pour les persos), mais ça se déséquilibre dans la fin. Et la vengeance est bien plus accessoire (genre deus-ex-machina à la va-comme-j'te-pousse :D ). Si tu veux la jouer plus "psycho/philo" genre "dilemne de l'auteur en panne", faut gérer les personnages différement, les rendre moins actif. Ce ne doit plus être un combat entre l'auteur et ses personnages, mais entre l'auteur et son inspiration (les persos étant un moyen de l'inspiration de prendre des vacances ou de pourrir le vie de l'auteur). Là, et en coupant quelques redites ou réflexions/comportements redondants, tu pourras avoir un traitement homogène du sujet "panne d'inspiration" (je pense qu'il s'agit de ça plus ou moins à travers cette perte de contrôle des personnages). Je crains qu'il ne faille en arriver à changer aussi le titre du texte vu que l'interaction auteur/perso devient plus ténue pour un traitement uniforme.
Titre: Re : Dialogus interruptus [explicit] V2
Posté par: OliveDuWeb le 13 Novembre 2014 à 15:52:26
Pour être plus précis, Vivi, ce n'est pas le problème de la panne d'inspiration, mais plutôt de l'influence du monde extérieur sur l'inspiration dont il est question. Un auteur se laisse toujours plus ou moins influencer par ce qu'il vit, ce qui l'entoure, ce qu'il voit, etc. sans en être toujours totalement conscient.
Mais sur le principe, ça ne change pas ta remarque.
Je vais voir pour ré-équilibrer tout ça, dans un sens ou dans l'autre, mais en l'état c'est clairement bancal.
Merci beaucoup pour ton oeil extérieur.