Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => L'Atelier => Cuisiner la langue : ustensiles et méthodes => Discussion démarrée par: May-lys le 23 Janvier 2013 à 22:22:06
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Je suis en plein trouble existentiel, j'ai besoin de vos avis. :'(
Pour « autobiographie d'une menteuse névrosée » je m'adresse à des lecteurs imaginaires, mais si pour embarquer mon lecteur je le faisais unique.
Si au lieu de dire vous, je l'interpellais directement avec « tu ». Est-ce clair comme question ?
Exemple ; enfin, la page blanche s'offre à moi ! Je vais pouvoir déverser tous ces souvenirs lourds et d’autres plus légers avec bonheur. Vous deviendrez ainsi mes confidents, mes proches, mes lecteurs.
Le remplacer par : Tu deviendras ainsi mon lecteur, mon proche, mon confident.
L'idée est que le lecteur s'imprègne mieux de mon récit comme si, à lui seul je me confiais.
Merci pour votre intervention :coeur:
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Ben, a priori, un livre se lit seul. Donc c'est toujours un "tu" qui est visé. Et niveau implication tout ça tout ça, le TU, c'est très efficace.
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Je serais un peu moins catégorique ; chaque solution aura des effets particuliers. Si tu emploies le "tu", on se sentira plus intimement visé, et si tu emploies le "vous", on aura la possibilité de le prendre soit comme la marque de politesse, soit comme une façon de dire que, face à ce que tu vas dire, tous les lecteurs sont sur un pied d'égalité, forment un groupe. Le "tu" semble plutôt s'adresser à la sensibilité particulière d'un lecteur. Enfin j'ai l'impression d'enfoncer des portes ouvertes et de ne rien faire avancer, essaie de voir les effets produits dans certains livres ; mais en fait j'ai rien en tête à te conseiller...
Ecoute, prends ton premier paragraphe, fais les deux versions et observe les différences, je suis sûr qu'il s'en dégagera... poste-le si tu veux et on distinguera les effets, et ensuite tu choisiras ce qui s'adapte le mieux à ce que tu veux dire.
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Merci pour vos avis.
Comme tu le dis ernya, j'ai l'impression que l'emploi du "tu" ferai s'impliquer davantage mon lecteur.
Par contre l'idée de Lo me plait, c'est vrai qu'une fois écrit sur un paragraphe, je pourrai voir ce qui en ressort.
C'est sûr que je parlerai à un seul lecteur ( tu ou vous ... à voir) et non comme à l'origine à plusieurs.
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Pour s'adresser au lecteur, rien ne vaut la note de l'auteur.
Cela peut être
"Je vous souhaite chers lecteurs, autant de plaisir à découvrir ..."
Ensuite, selon le sujet, le tutoiement peut intervenir, mais perso cela ne me viendrait pas à l'esprit: nous ne savons pas qui est le lecteur.
C'est aussi faire preuve de respect à son égard. Mais cela dépend aussi des cultures.
Et n'est-ce pas aussi, quelque part, s'immiscer dans la vie privée d'un autre ? Cela peut être mal ressenti.
Mais s'il m'était imposé de tutoyer le leteur, je procéderais de manière détournée. Il serait l'un des personnages de l'histoire auquel les autres s'adresseraient en le tutoyant.
Et cela ferait bien un chapitre pour expliquer au lecteur sa part dans l'histoire. Ou même une histoire dans l'histoire.
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Ensuite, selon le sujet, le tutoiement peut intervenir, mais perso cela ne me viendrait pas à l'esprit: nous ne savons pas qui est le lecteur.
C'est aussi faire preuve de respect à son égard. Mais cela dépend aussi des cultures.
Et n'est-ce pas aussi, quelque part, s'immiscer dans la vie privée d'un autre ? Cela peut être mal ressenti.
Mais s'il m'était imposé de tutoyer le lecteur, je procéderais de manière détournée. Il serait l'un des personnages de l'histoire auquel les autres s'adresseraient en le tutoyant.
là pour le coup je te trouve un peu frileux... j'ai pas le sentiment que la relation entre auteur et lecteur doive être régie par les codes communément admis dans la société... le lecteur si j'ai envie de mal lui parler je lui parlerai mal... liberté absolue de la parole de l'auteur. Tant qu'il est doué, ce sera bien pris, je pense... s'il se trouve que dans Le Côté de Guermantes (je prends celui-ci parce que j'y suis pas encore) Proust m'insulte, je ne m'outragerais pas, et si la page est particulièrement bonne (ce qui devrait être le cas puisque "c'est Proust" + "et il sort des rails") je lui dirais "oui continue !"
(je voulais conclure ce post par l'image d'une madeleine rance mais ma recherche dans Google Images n'a rien donné. Temps perdu. Hahaha mais QUEL spirituel !)
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Marrant parce qu'en lisant ton Autobiographie, j'ai justement ete tres genee par ces adresses au lecteur. J'ai quasiment envie de te dire que le plus efficace, c'est de ne pas en faire du tout, ou a la rigueur en faire des indirectes (s'adresser au lecteur en l'appelant "le lecteur, il") Mais vraiment a la rigueur... c'est pas donne a tout le monde de reussir ce petit tour ;)
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Vous m'apportez beaucoup avec vos commentaires, merci :mrgreen:
Du coup, je pense partir vers le "vous" pour Le lecteur unique et non le "vous" des lecteurs en général.
Je garde ainsi une intimité avec mon interpellant mais je garde aussi une distance de courtoisie.
Par contre, je vais alléger son implication pour ne pas casser trop le rythme du récit, comme le précise Xéraphia.
Bin, faut que je bosse encore quoi ! :-[
Euréka, j'ai trouvé un compromis ! :mrgreen: je vais commencer par vouvoyer mon lecteur et ensuite vers le milieu du récit finir par le tutoyer. Comme cela se passe avec un ami ...
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Le TU permet de mieux viser la personne, c'est plus intime. Je préfère, en tout cas.
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Oui, mais le 'Tu" classe la crédibilité du narrateur dans un registre de moindre importance: il s'adresse toujours à quelqu'un (sans feed-back), alors que le plan global doit rester objectif. Cette forme s'utilise pour introduire dans l'esprit du lecteur une fausse sensation de dialogue, ou encore pour l'introduire dans l'esprit du personnage (dans ce cas, l'histoire racontée est distincte pour que le lecteur connaisse la pensée du narrateur).
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Je rejoins l'avis de Ned :) Et j'en profite pour dire que, personnellement, vu la phrase que tu nous a donnée en exemple, le "vous" te permettrait de faire des grandes phases de délire total, partant dans des phrases toutes plus exclamatives les unes que les autres, comme quelqu'un devant une assemblée qui veut faire le malin. Toujours personnellement, je trouve que ça donne un peu plus de profondeur au texte, comme si l'on assistait réellement au discours de quelqu'un. Et comme une autobiographie, c'est quelqu'un qui parle de soi aux autres... :mrgreen: Ca me semble d'autant plus adéquat.
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Salut May-lys (et salut tou.te.s :--))
Est-ce que tu es certaine que c'est une bonne idée de vouloir t'adresser au lecteur ?
est-ce que tu t'es demandé pourquoi tu as envie de ça?
est-ce que ça t'est déjà arrivé de trouver ça agréable, à la lecture d'un livre, que l'auteur.e s'adresse à toi ? si oui, c'était dans quel cas, à quelle fréquence, à quel degré d'intensité ?
si tu veux que ton lecteur soit (pour reprendre ton exemple) ton proche, ton lecteur, ton confident, es-tu sûre que le meilleur moyen soit de le lui dire ?
est-ce qu'il ne vaut pas mieux t'occuper du reste (écrire le mieux possible, de manière à donner envie au lecteur de te lire, et à lui donner la possibilité de te comprendre) ? si tu veux que quelqu'un soit ton confident, le plus simple est de lui confier des choses, pas de lui dire "je veux que tu sois mon confident", à mon avis
j'ai beau chercher dans mes souvenirs, je crois que ça ne m'est jamais arrivé, dans aucune lecture, de trouver ça adroit, élégant, plaisant, quand l'auteur s'adresse au lecteur. au contraire, je trouve que ça rompt le charme, que ça interrompt la narration, que ça casse le trip.
quand baudelaire dit "hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère", je trouve que de toutes les fleurs du mal c'est un des vers les plus nazes.
les rares fois où proust s'adresse directement au lecteur, je trouve ça un peu naze, (et proust ne le fait qu'à des fins pratiques, pour dire "nous verrons plus tard pouquoi cet événement allait avoir une grande importance", genre), et heureusement que c'est rare et bref. (je prends exprès des auteurs que j'aime ; mais c'est pareil dans cervantès, les moments où il dit "figurez-vous que", "et voici ce qui arriva", c'est vraiment bof bof je trouve).
globalement, je trouve qu'introduire dans l'oeuvre du métalangage (discours sur l'oeuvre), quand l'oeuvre est naze, ça n'arrange rien, et quand l'oeuvre est bonne, ça gâche un peu le trip, ça interrompt la narration, ça oblige le lecteur à aterrir alors qu'il était si bien perché dans ce qu'il lisait.
dans tous les cas, ça risque d'être un peu infantilisant.
le lecteur est un grand garçon ou une grande fille, il/elle n'a pas besoin ni envie qu'on lui dise "viens je t'emmène". Il a juste envie de lire un truc, et si c'est chouette il te suivra, si c'est pas chouette il te lâchera, et le fait que tu t'adresses à lui explicitement et directement sera, dans le meilleur des cas, neutre, et, dans le pire des cas, agaçant pour le lecteur.
fais lui confiance. si tes confidences lui plaisent, il sera ton confident. pas besoin que tu interrompes ton récit pour lui dire "cher lecteur j'aimerais tellement que tu sois mon confident".
bref, à mon avis, dis "tu" ou "vous", peu importe, mais limite au maximum cet espèce d'artifice qui a peu de chances d'améliorer ton texte. ;)
à part ça au plaisir de lire ton texte :)
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Bonjour et merci beaucoup pour ce commentaire fort argumenté ;)
Il se trouve que l'interpellation au lecteur est un des éléments les plus important pour
la construction de l'histoire elle-même. Une petite explication que j'amène dans la présentation.
Une écrivaine ratée et névrosée décide de rédiger une autobiographie sordide en interpellant un lecteur imaginaire…
La maxime « l’homme est un loup pour l’homme » de Plaute résonne dans son esprit torturé.
Elle finira pourtant par trouver la paix d’une bien étrange manière.
J'ai écrémé tout de même ces passages au lecteur, c'est du coup plus allégé ;D
Certains au contraire trouve cette approche agréable. Difficile de plaire à tous :'(
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Bonjour et merci beaucoup pour ce commentaire fort argumenté ;)
Il se trouve que l'interpellation au lecteur est un des éléments les plus important pour
la construction de l'histoire elle-même. Une petite explication que j'amène dans la présentation.
Une écrivaine ratée et névrosée décide de rédiger une autobiographie sordide en interpellant un lecteur imaginaire…
La maxime « l’homme est un loup pour l’homme » de Plaute résonne dans son esprit torturé.
Elle finira pourtant par trouver la paix d’une bien étrange manière.
J'ai écrémé tout de même ces passages au lecteur, c'est du coup plus allégé ;D
ah okaye ;) .
ça change la donne effectivement.
Difficile de plaire à tous :'(
:D il ne faut même pas essayer à mon avis :--)
au plaisir de te lire ;)
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C'est une histoire, dans ce cas et non une autobiographie. J'ai juste, May Lys ?
Et en faisant les deux, en introduisant alternativement situations fictives et réelles ? (ou si tu préfères écrire l'histoire, et pour les parties les plus typiques rajouter ensuite sous forme de métalangage la même chose, mais correspondant au réel ?) En tout cas, c'est un sacré exercice de style !
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Ta première question est surprenante car je réfléchissais à changer le titre ! :o
Je souhaite garder ce mélange réel et fiction mais est-ce que le titre colle à l'histoire ? je sais plus :-[
Qu'en penses-tu ?
Les névroses d'une menteuse ...
Les divagations d'une enfant maltraitée ...
Les séquelles ...
Causes et conséquences ... J'aime bien :coeur:
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Pour le titre, voyons ...
"vrai mensonge ou fausse vérité" ?
"réalité mensongère ou mensonge réaliste" ?
"la fausse réalité de (nom du personnage) ou le mensonge vrai" ?
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J'aime bien
"vrai mensonge ou fausse vérité" ?
Et pourquoi pas
"Réalité d'un vrai mensonge "
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C'est toi qui vois.
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Euh y a pas besoin de préciser dans le titre que le texte sera un mélange de fiction et de vrai, je pense...
Enfin, jsais pas, la plupart des oeuvres littéraires jouent sur cette frontière poreuse entre réalité et fiction...
Occupe-toi de ce que tu veux dire/ faire, laisse au lecteur le soin de "commenter" ton texte. ;)
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pourquoi pas un titre genre
"mensonges"
"le vrai et le faux"
les titres envisagés sont hyper explicatifs, presque "pédagogiques", ça ne va pas dans le sens de l'élégance, de la légèreté, de la poésie, qui peuvent être des qualités intéressantes pour un titre
Occupe-toi de ce que tu veux dire/ faire, laisse au lecteur le soin de "commenter" ton texte. ;)
+ 1000 8)
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les titres envisagés sont hyper explicatifs, presque "pédagogiques", ça ne va pas dans le sens de l'élégance, de la légèreté, de la poésie, qui peuvent être des qualités intéressantes pour un titre
+ 1000 8)
Ah non mon récit n'a pas la prétention d'être "pedagogique" ! surtout pas 8) Même si certains passages sont difficiles c'est un sourire et le côté positif que je veux(j'aimerai) qui se dégage.
Euh y a pas besoin de préciser dans le titre que le texte sera un mélange de fiction et de vrai, je pense...
Enfin, jsais pas, la plupart des oeuvres littéraires jouent sur cette frontière poreuse entre réalité et fiction...
Occupe-toi de ce que tu veux dire/ faire, laisse au lecteur le soin de "commenter" ton texte. ;)
Ben alors pourquoi pas un titre qui veut rien dire, le lecteur choisira sa version
"Récit imaginaire d'une autobiographie" ? :-¬?
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Ben, la vraie-fausse bio de ...
Ca fait tout de suite polar, ça, qui n'a pas pensé passeport ? :D :D :D
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Et pourquoi pas
"Des cris dans le silence" ? :coeur:
Au lecteur de découvrir l'histoire ...
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Et pourquoi pas
"Des cris dans le silence" ? :coeur:
Au lecteur de découvrir l'histoire ...
Yep c'est mieux que la plupart des autres proposés avant
Mais à mon avis à vue de nez y a encore moyen de trouver mieux
"des cris dans le silence", euh ce serait au sens concret ? (il y a dans ton histoire un ou des moment(s) où, dans une ambiance particulièrement silencieuse, quelqu'un.e pousse des cris?)
ou au sens métaphorique? mais alors si c'est seulement une métaphore, ce serait quoi, le silence ?
en fait, avec cette opposition cri/silence, on n'est pas très loin du cliché (prêcher dans le désert, coup de tonnerre dans ciel serein, etc.); donc à la rigueur pourquoi pas mais il faut que ça fasse écho (c'est le cas de le dire :--)) avec quelque chose d'un peu précis.
si ça ne fait pas écho à quelque chose d'un peu précis, alors ça vaut le coup je pense de chercher quelque chose de moins cliché et/ou plus sobre.
(des trucs du genre "mensonges", "le vrai et le faux", etc., ça pourrait être des pistes par exemple)
;)
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Merci beaucoup Meilhac pour ton aide, c'est très agréable. ;) En tout cas vous m'avez tous apporté un instant de réflexion très constructif.
"Des cris dans le silence" parle bien de l'histoire, c'est un côté imagé.
Les cris de la petite fille qui semblent ne pas être entendus, et une référence aussi aux nuits dans l'hôpital psy.
Une autre idée
"Tous coupables", la mère qui laisse son enfant, la nourrice qui maltraite, le mari qui ferme les yeux, l'école qui ne réagit pas, les voisins qui laissent faire ... et qui conduit à la déchéance de la petite.
C'est à la fois très vague quand on ne connaît pas l'histoire et très précis plus on lit le récit.
Ce titre fait penser un peu à un polar ... Pour mon texte j'arrive de moins en moins à le situer dans une catégorie :mrgreen:
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(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fwww.forums-train.fr%2Fforum%2Fimages%2Fsmilies%2Frod_applause.gif&hash=9cfced61e520dcd7f2bb303ea6dab61d99e28246) (https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fwww.forums-train.fr%2Fforum%2Fimages%2Fsmilies%2Frod_applause.gif&hash=9cfced61e520dcd7f2bb303ea6dab61d99e28246) (https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fwww.forums-train.fr%2Fforum%2Fimages%2Fsmilies%2Frod_applause.gif&hash=9cfced61e520dcd7f2bb303ea6dab61d99e28246)
Chic tu as inventé un nouveau genre o><o o><o
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:-[ te moques pas Ned !
Quel genre, je sais pas ? :mrgreen:
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Au risque de compliquer le débat, j'aimais bien la mention "Menteuse névrosée". Après, il est vrai que le terme "autobiographie" desservait ce que tu semblais développer dans le roman. Tribulations d'une menteuse névrosée ? Ou Névrose mensongère ?
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Merci Aphone, je vais finir par donner comme titre :
"sans titre" :D
Par contre c'est sûr que "autobiographie" n'y sera pas ! :P ce n'est pas la direction de mon récit.
Trouver le titre va se révéler plus difficile que d'écrire !!! :'(
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Alors résume ton histoire en 4 lignes. Réduis les à 2, puis à une. Souligne dans cette seule ligne restante les mots importants. Le titre s'imposera de lui-même.
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"Des cris dans le silence" parle bien de l'histoire, c'est un côté imagé.
Les cris de la petite fille qui semblent ne pas être entendus, et une référence aussi aux nuits dans l'hôpital psy.
Une autre idée
"Tous coupables", la mère qui laisse son enfant, la nourrice qui maltraite, le mari qui ferme les yeux, l'école qui ne réagit pas, les voisins qui laissent faire ... et qui conduit à la déchéance de la petite.
C'est à la fois très vague quand on ne connaît pas l'histoire et très précis plus on lit le récit.
Ce titre fait penser un peu à un polar ... Pour mon texte j'arrive de moins en moins à le situer dans une catégorie :mrgreen:
Ugh ;)
Ah alors si y a une scène importante ou un axe important autour de cris la nuit dans l'hôpital psy, ça peut être une idée, et c'est une bonne raison d'orienter le titre vers ça;
"à fendre l'âme" ; ça peut un titre de ce genre si l'axe de ton livre, ou si une scène forte, concerne ces cris ("à fendre l'âme" si c'est des cris tristes ; "à faire trembler les murs" si c'est des cris énormes - quoique une petite fille qui fait trembler les murs... et puis c'est un peu trop cliché peut-être).
"tous coupables" ça fait sans doute un peu trop polar, un peu trop enquête, un peu trop titre d'émission police/justice/hondelatte/faites entrer l'accusé ou un peu trop tract-contre-la-classe-politique-qui-est-corrompue.
c'est peut-être très bon signe que tu ne saches pas trop dans quelle catégorie classer ton livre ; ça se décantera dans l'écriture.
en tout cas à vue de nez ça m'a l'air d'être une piste à essayer (il peut y en avoir d'autres) de chercher un titre qui parle de ces cris des fous dans l'asile ; tu trouves un titre là-dessus et une ou deux ou trois scènes marquantes qui y font écho dans le livre, et ça peut te faire un axe autour duquel structurer ton récit - mais apparemment tu l'as déjà : l'histoire d'une petite fille maltraitée et qui devient un peu folle ou en tout cas est traitée comme tel.
"à fendre l'âme" c'est peut-être un peu trop mélo ; mais bref trouver une manière élégante et suggestive de caractériser ces cris et en faire le titre, ça peut être une piste je pense.
je suis un peu sceptique à vrai dire sur la méthode que propose le camarade Ned. ça peut être une bonne piste pour un livre explicatif, un essai, un manuel, un traité de je sais pas quoi ; mais pour un roman... essaye la méthode de Ned, ça peut marcher, mais ça peut aussi un peu trop orienter vers des titres un peu trop explicatifs/pédago/poussifs, et t'éloigner de titres suggestifs/intrigants/élégants/poétiques. ça peut marcher pour isoler ce que tu veux dire dans le titre, mais après ça risque de laisser entière la question : comment le dire dans le titre.
une autre méthode, ça peut être non pas de partir d'un résumé (ou tu irais en gros du général (un résumé) au particulier (trouver un titre)), mais partir d'une scène que tu as pris du plaisir à écrire, dont tu es assez contente, et/ou qui te semble une scène plus intense et/ou un peu charnière, et reprendre une formule un peu jolie, un peu parlante, un peu élégante, un peu frappante, un peu originale, que tu as utilisé dans cette scène.
faut voir.
est-ce que ton héroïne a un prénom? est-ce que tu as choisi ce prénom avec soin? si oui, fais-en le titre ; c'est une manière simple et efficace d'avoir un chouette titre (demande ce qu'ils en pensent à aragon ("aurélien"), joyce ("ulysse"), breton ("nadja"), gainsbourg ("évguénie sokolov"), constant ("adolphe"), yourcenar ("alexis"), nabokov ("lolita"), tolstoï ("anna karénine"), etc., etc., ou presque même genre zola ("nana"), balzac ("le colonel chabert", "le père goriot"), dumas ("le comte de monte-cristo"), dosto ("les frères karamazov"), c'est à dire un prénom ou un nom enrichi d'un mot de précision).
sinon est-ce que ton héroïne a une caractéristique kiffante (souvent pieds-nus dans les couloirs de l'asile? un titre genre "pieds nus sur le carrelage" (bof, un peu lourd, mais ça peut être une piste), ou "la comtesse aux pieds nus" (un peu cliché mais tu vois l'idée), ou une caractéristique physique à mettre dans le titre, dans le genre des titres "poil de carotte" (renard) pour un gamon roux, "tête de paille" (je sais plus qui - un j'aime lire de mon enfance peut-être) pour un gamin blond, ou "le sagouin" (mauriac), enfin bref utiliser une caractéristique physique de la gamine pour trouver ton titre. si elle est toute maigre, appelle-la "la brindille", surtout si en + elle s'enflamme (métaphoriquement hein :mrgreen: ) facilement; enfin tu vois le genre de piste qu'il peut y avoir là.
ou alors, si ton héroïne a une caractéristique psychologique et que tu peux en faire un titre, ça peut être aussi une piste, genre camus "l'étranger", (super titre), ou dosto "l'idiot", ou
mais le simple prénom en guise de titre, ça peut être efficace si le prénom est joli.
à mon avis si ton titre est soit très simple, soit très élégant, c'est le top. autrement dit : si il est très simple, c'est pas grave si il n'est pas très élégant ; et si il est très élégant, c'est pas grave s'il n'est pas très simple. mais si il n'est ni simple ni élégant, là, à mon avis, vaut mieux éviter.
bô en tout cas la recherche du titre ça peut être amusant, et ça peut être aussi je pense l'occasion, si il manque un petit quelque chose au livre, de s'en apercevoir. si tu as trop de mal à trouver le titre, ça voudra peut-être dire que ce que tu veux faire n'est pas assez clair dans ta tête ou manque d'un axe ; inversement une fois que tu auras arrêté ton choix sur un titre (quitte à en changer après) ça devrait t'aider à donner une cohérence au bouquin.
bon courage ;)
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Encore un grand merci Meilhac.
Ton idée sur le prénom de l'héroïne est en effet tout en simplicité, sauf que concernant mon texte , le personnage emploie "je" et à aucun moment je ne la nomme vraiment et encore moins je ne la décris ( flou artistique voulu, une ombre et toute la lumière autour)
PENSEZ à répondre au sondage en début de sujet; merci pour votre participation
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Encore un grand merci Meilhac.
Ton idée sur le prénom de l'héroïne est en effet tout en simplicité, sauf que concernant mon texte , le personnage emploie "je" et à aucun moment je ne la nomme vraiment et encore moins je ne la décris ( flou artistique voulu, une ombre et toute la lumière autour)
PENSEZ à répondre au sondage en début de sujet; merci pour votre participation
ah ben voilà aussi une piste : "ombre et lumières", quelque chose comme ça, ça peut être une piste. ou "ombrageuse" (si c'est un peu son caractère). ou "et la lumière partout autour". ou "et tout autour, de la lumière". ou "à l'ombre de je sais pas quoi" (un peu trop cliché celui-ci). y a peut-être de quoi faire.
sinon, dans "adolphe" de constant, le personnage dit "je" et il n'est quasi pas nommé une seule fois.
j'aime bien parfois les effets de flou dans les livres où les héros ne sont pas décrits, où on apprend incidemment à la page 300 qu'ils ont une cane et à la page 800 qu'ils portent la moustache :) .
;)
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En fait, ton titre est pas forcément obligé de donner la clé de lecture de ton texte ou de le résumer. Tu peux avoir un personnage flou sans que le titre indique ce flou (je veux dire n'importe quel roman du Nouveau Roman comporte un personnage flou et ça se voit pas dans les titres :mrgreen:).
Un titre, ça peut être une phrase tirée du texte aussi.
Et ensuite, encore une fois, classer un texte, c'est pour pouvoir dire s'il répond à tel ou tel critère, c'est tout. C'est complètement artificiel. En fonction de l'angle selon lequel tu abordes une oeuvre, tu peux la voir complètement différemment. Tu peux lire Rousseau en voulant connaître sa vie, tu peux l'étudier sous l'angle de l'autobio en tant que genre qui "naît', tu peux l'étudier à travers son art du récit, pour la psychologie, pour son écriture... Bref.
Je suis d'accord que le titre, c'est galère à trouver, mais débattre du titre sans lire le texte, c'est un peu vain, non ?
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Ah oui ernya !! ;D j'encourage les participants à lire "Autobiographie d'une menteuse névrosée" (titre totalement provisoire, appelé à disparaître) ;)
Mais déjà, donner son avis sur l'accroche d'un titre peut aider, à l'auteur ensuite de faire le lien entre son récit et le titre.
Je n'ai pas un caractère influençable mais Je ne suis pas bornée, j'analyse toujours les conseils. Ensuite je prends la décision seule.
débattre du titre sans lire le texte, c'est un peu vain
écoutez la sage ernya ... _/-o_ :mrgreen:
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En fait, ton titre est pas forcément obligé de donner la clé de lecture de ton texte ou de le résumer.
je plussoie à donf ; quand il donne un peu une clé ça peut être chouette, mais c'est pas du tout obligé.
Un titre, ça peut être une phrase tirée du texte aussi.
Je plussoie à donf.
Ernya toi qui touches ta bille tu nous ferais à l'occasion un petit topo sur le Nouveau roman ? :) (j'y connais rien à part que robbe-grillet et sarraute en ont fait c'est ça ? et que y a pas vraiment de héros ? mais à part ça :-¬?
en tout cas c'est vrai que si y a un personnage flou dans "Les Gommes", ça ne se voit pas dans le titre :mrgreen:
et sinon bé pour le titre je me permets de faire des suggestions parce que ça m'amuse, et avoir tout le texte ça peut aider à être de meilleur conseil, et en même temps, faut voir. outre le fait que le titre est choisi avant, bien avant, et même bien bien bien avant que le texte soit fini en général (dans le cas contraire, c'est pas très bon signe je pense) et que si j'ai bien compris May-lys n'a pas fini son texte, euh je dois à la vérité de dire que si May-lys nous envoyait son texte je ne le lirais probablement que très très très en diagonale et que je me permettrais quand même peut-être de faire des suggestions, donc bon :mrgreen:
biz ;)
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Je n'ai pas un caractère influençable mais Je ne suis pas bornée, j'analyse toujours les conseils. Ensuite je prends la décision seule.
toi aussi May-lys tu es pleine de sagesse ;) . (c'est vraiment le Conseil des Sages ici :D )
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Et si mon texte est fini ! :'( et c'est justement en le relisant que le titre ne m'est plus apparu le bon. :o
Pour ma part Meilhac c'est le privilège de l'âge. :)
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Et si mon texte est fini ! :'( et c'est justement en le relisant que le titre ne m'est plus apparu le bon. :o
okaye alors je va y jeter un oeil ;)
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Idem, je profite d'une pause et je vais aller regarder ça de plus près !
Sinon, Meilhac, je crains de ne pas m'y connaître suffisamment bien pour faire un article qui me paraîtra pertinent. En tout cas, j'ai pas le temps là en ce moment. Mais partager un peu de mes cours de litté, ou du moins en essayant de rendre les choses attractives, ça pourrait être pas con, ça. :\?
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salut
partager un peu de mes cours de litté, ou du moins en essayant de rendre les choses attractives, ça pourrait être pas con, ça. :\?
Oh oui, moi j'adorerais :).
ne serait-ce que nous envoyer des plans de cours à l'occasion pourquoi pas ?
ce serait d'la balle ! ;)
sinon c'est drôle ce titre que tu soumets au vote May-lys (j'espère quand même qu'à la fin tu choisiras celui que tu préfères, point barre :--)).
(bon moi je suis convaincu par aucun des cinq, je vote "ombre et lumières" (premier choix) et "mensonges" (deuxième choix); quitte à ce que ça t'amène à écrire une scène faisant clairement écho au titre. 8)
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Si le lecteur a vocation à être "ton confident" comme explicité, alors il n'y a pas à hésiter, le "tu" est de rigueur.