Je me permets de faire un lien vers l'Enchanteur (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,2813.0.html), un autre des (nombreux) romans de Barjavel.
Mais nous sommes là pour parler de Ravage !
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimages-booknode.com%2Fbook_cover%2F2%2Fravage-1960-250-400.jpg&hash=2ac4f6b0a44b53e730642059ffc21168e66cf367)
C'est donc un roman d'un des pionniers français de la SF : René Barjavel. Il a été écrit en 1943 et raconte l'histoire (qui se passe en 2050 à peu près) de la fin d'une société qui s'appuie à 999% sur la science et dont l'électricité, un jour, tombe en panne (sans explications) et ne revient jamais. Donc patatras ! C'est le chaos ! Il n'y a plus d'eau, plus d'électricité (plus de lait !) et c'est la panique dans la ville (Paris !). Pour couronner le tout, le réchauffement climatique situe les moyennes quotidiennes autour d'une solide trentaine de degrés, donc ça flambe à tout va. Mais qu'à cela ne tienne, François Deschamps, le héros, va trouver un moyen, après avoir récupéré sa tendre et pure amie d'enfance, de quitter le Paris tombée en Enfer pour rejoindre ses parents qui, quelque part au sud de la France, continuent de cultiver leurs terres comme le faisaient leurs ancêtres (parce que tout le reste est fabriqué en usines).
Donc dystopie, anticipation pessimiste... Description d'une société ultra aseptisée et mécanisée qui s'effondre en un clin d’œil... Un classique dans le genre.
Avis !
Comme on en parlait dans "quel livre lisez-vous en ce moment", je suis assez d'accord avec Vera : autant le déroulé de l'histoire est pas mal, surtout deux scènes magnifiques - la première, la descente de l'escalier infernal avec perdition dans le parking immense (et porte ouverte sur des cadavres en cours de réchauffement haha) et la deuxième, c'est plutôt l'ensemble de scènes où on voit Paris flamber ! C'était très bien fait, on y croirait. Le désarroi général aussi, les gens qui sortent du métro tout ça... Comment on se retrouve après une panne électrique.. Vraiment chouette.
autant voilà, le personnage principal, François, qui me tapait déjà sur le système, a achevé de me consterner quand il s'est mis en tête de devenir le leader de son groupe, avec une vision très personnelle de la reconstruction humaine que personne ne semble contester... Et cette violence oO Ça, le manichéisme de la fin (c'est tout-technologique ou tout-archaïque, il ne peut pas y avoir d'entre-deux !), la misogynie de plus en plus insupportable (exemple innombrables) tempèrent l'enthousiasme que j'ai pu avoir pour la première moitié du livre. Dommage..
Bonjour à tous,
On peut voir dans Ravage la destruction d'un monde, mais surtout et principalement celle d'un homme. La première n'étant que la toile de fond qui permet de raconter la deuxième. Le personnage de François est plus complexe qu'il n'y paraît, et si on compare sa première apparition
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et ce qu'il en reste à la fin
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il n'est pas admissible de croire que Barjavel se fout de notre gueule et utilise la critique de la technologie pour aboutir maladroitement à une apologie de Vichy !
La société, si brièvement décrite à la fin du roman, est tellement caricaturale qu'elle ne peut être sérieuse. On sent déjà qu'elle court à sa perte !
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François veut faire le bien mais se trompe... il est lui aussi "ravagé" par une idée fixe
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Le titre, a priori si banal, si simpliste, prend tout son sens.
Le roman terminerait donc plutôt sur une deuxième mise en garde (après la première sur le développement technologique) que sur une utopie...