Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => Salle de débats et réflexions sur l'écriture => Discussion démarrée par: miliana le 10 Janvier 2013 à 11:53:26
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Ce sont des questions que je me pose depuis longtemps. Quand on écrit un roman par exemple, que l'histoire se passe en France ou dans n'importe quel pays, peut-on inventer une ville ou un village qui n'existe pas en réalité ?
Et si l'histoire se passe dans une ville existante (par exemple Bordeaux), doit-on obligatoirement citer des rues existantes (si on veut par exemple dire où tel personnage habite), ou alors peut-on inventer (rues, nom de restau,...) ?
Vous trouverez ça peut être bête comme questions mais je ne sais pas si on peut se permettre ce genre d'invention.
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Alors:
Si tu situe ta ville en France en général, non, rien ne t'interdit d'inventer une ville. D'ailleurs, pour la plupart des patelins, tout le monde pourra croire inventé alors que non.
Si tu situes dans une ville en particulier, l'intérêt est justement de se sentir dans cette ville, d'y retrouver les lieux que l'on connait, de voir la description de ces lieux, qu'il s'y passe des choses. Mais non, rien ne t'interdit d'en inventer. Je trouve ça juste dommage.
Et il n'y pas de question bête :)
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Je dirais que rien n'est interdit en littérature : tu peux inventer tout ce que tu veux !
Y a bien certaines séries américaines qui inventent des pays d'Afrique :D
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Les seules questions bêtes sont celles qu'on ne pose pas.
Sinon, mes camarades ont été plus rapide que moi, et je partage leurs points de vue.
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Merci beaucoup pour vos réponses, j'y vois plus clair :). Je ne savais pas s'il y avait une totale liberté, ou s'il y avait certaines limites à ne pas dépasser.
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Les limites sont celles que tu te poses en fonction de ce que tu veux faire passer.
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Sinon, tu peux faire comme Miyazaki dans Lupin III, et carrément inventer un petit pays indépendant (dans le film c'est semblable à Monaco). Genre si tu veux que ça se passe en France, mais avec des libertés, tu inventes une principauté.
De toute façon, j'ai envie de dire que quand on voit le niveau de culture générale des Français, y'en a pas beaucoup qui pourront dire si c'est inventé ou pas :mrgreen:
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Je pense qu'on ne peut plus travailler dans l'imaginaire comme le faisait Brussolo par exemple.
Pour rester dans le polar/fantastique, les auteurs tels que Chattam et Grangé en France, ont imposé l'hyper-réalisme. Tout est exacte et détaillé.
Suite aux romans de Dan Brown, nombre de fans se sont rendus au Vatican pour refaire les mêmes parcours que les personnages des livres.
Au final il s'agit d'écrire sur ce que l'on connait, cependant cela donne l'impression à ceux qui nous relisent, que ce sont nos vie que l'on raconte...
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Mais tu peux aussi décrire un lieu que tu connais très bien, sans le citer et uniquement le décrire ...
Tu as aussi toute lattitude pour cela, si tu ne veux pas citer un lieu.
Ou carrément bifurquer dans l'imaginaire, comme par exemple:
L'avion vient de se poser à Roisselle, non loin de Pariville, la capitale de la Parivilie, cet admirable Pays, réputé pour ses penseurs, survolé plus d'une heure après que nous eûmes franchi ses cotes. Il nous faut maintenant trouver la correspondance pour nous mener vers Borddeleau, la grande capitale régionale.
Et quand l'action se déroule dans ces différents lieux imaginaires ( -de ton histoire-), tu y rajoutes des éléments réels (exacts et détaillés) pour les descriptions. Après, si l'éditeur te demande de mettre les noms réels, tu ne te poses pas de questions et tu le fais.
Mais tu peux aussi user d'un subterfuge: par exemple, si tu connais une légende qui se rattache à un lieu, tu fabriques ton nom de lieu à partir d'un ou deux mots clés de la légende. Tu peux même raconter la légende petit à petit dans ton histoire, en apparté, pour nommer le lieu à la fin. C'est une possibilité de chute.
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Décrire des villes sans les citer, je l'ai fait dans mon "tapuscrit" pour la simple et bonne raison que je ne me vois pas faire de la "pub" pour une municipalité qui ne le mérite pas forcément... Par contre lors du passage qui se passe à Bruges, là j'ai bien cité le nom de la ville. D'ailleurs je me suis bien éclaté sur ce chapitre!
Pour ce qui est de créer un lieu imaginaire, vaste et dense, franchement c'est compliqué pour moi!