Le Monde de L'Écriture
Encore plus loin dans l'écriture ! => L'Aire de jeux => Discussion démarrée par: Zacharielle le 28 Décembre 2012 à 22:12:00
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Vous voudrez bien d'un petit cadavre à la fin de l'année ?
La règle du jeu est simple : poursuivre la phrase ! ... Dont vous ne voyez que les deux derniers mots. Haha !
Mettez votre phrase en beige (merci Vera pour l'idée) et ne laissez que les deux derniers mots en noir.
Dites "je prends la main" sur MSN ou par MP avant d'y aller, histoire qu'il n'y en ait pas dix en même temps.
Quand on aura à peu près fait un tour des connectés on publiera l'histoire en entier. Amusez-vous bien !
Cadavre n°1 du 28.12.12
J'allais dans la poussière et n'avais pas d'aspirateur.
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Pas non plus de pendule indiquant l'heure.
EDIT de Zach : Jon, tu as lu les règles ? Bon c'est pas grave on dit que ton post est entre parenthèses. Si tu veux participer fais-moi signe par MP que je te réserve un créneau !
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C'eût pourtant été fort utile pour nettoyer l'intérieur de mon garage souterrain.
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Le sapin sent bon mouvait doucement derrière le pare-brise couvert de poussière grise.
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De la cendre, comme si on avait brûlé des lettres d'amour.
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Lettres dégoulinantes de roses et de coeurs, qui faillirent me faire vomir; mais mon estomac accepta généreusement de rester à l'intérieur.
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Par contre, la pluie qui s'abattait en trombe avait le don de l'énerver et il se résolut à se boucher les oreilles avec les doigts.
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Ça sentait encore la confiture de sa grand-mère, celle qu'elle préparait chaque été avec ces fraises cueillies et triées soigneusement sous le soleil de Juillet.
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Et j'aurais dû le prévoir, avec ce caractère, c'était obligé, elle était cancer à tout les coups et moi je m'entends qu'avec les balances.
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Ouais, c'est bien de ces foutues balances que je parle, celles qui prennent un malin plaisir à vous grossir pour voir votre tête et vous forcer à faire du sport, celles dont les rires résonnent dans les salles de bain de milliards de gens ! Je hais les balances ! Crevez, crevures !
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Le Doulguiba recula, profondément choqué par cette insulte violente qu'il venait d'entendre penser : quel être pouvait entretenir des pensées si mesquines et meurtrières envers les autres ?
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Elle répondit d'une traite : parce que c'est l'enfer je suis pas comme eux parce que je peux pas être comme eux parce qu'il y a toi et moi d'un côté et de l'autre côté les - non tu peux pas être comme les - l'apôtre l'épeautre tu sais ce sont les - l'enfer c'est les autres - POURQUOI MAIS POURQUOI tu me parlais des autres ?
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De boule de noël en partie de pétanques ils s'effilochent, ils jouent aux étoiles, et bientôt bientôt ils brilleront, mais pourquoi pourquoi les autres et pourquoi moi, dans le sang versé et le son déchiré, quels autres sauraient tenir ma main...
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Cadavre n°1 du 28.12.12
J'allais dans la poussière et n'avais pas d'aspirateur. C'eût pourtant été fort utile pour nettoyer l'intérieur de mon garage souterrain. Le sapin sent bon mouvait doucement derrière le pare-brise couvert de poussière grise. De la cendre, comme si on avait brûlé des lettres d'amour. Lettres dégoulinantes de roses et de cœurs, qui faillirent me faire vomir; mais mon estomac accepta généreusement de rester à l'intérieur. Par contre, la pluie qui s'abattait en trombe avait le don de l'énerver et il se résolut à se boucher les oreilles avec les doigts. Ça sentait encore la confiture de sa grand-mère, celle qu'elle préparait chaque été avec ces fraises cueillies et triées soigneusement sous le soleil de Juillet. Et j'aurais dû le prévoir, avec ce caractère, c'était obligé, elle était cancer à tout les coups et moi je m'entends qu'avec les balances. Ouais, c'est bien de ces foutues balances que je parle, celles qui prennent un malin plaisir à vous grossir pour voir votre tête et vous forcer à faire du sport, celles dont les rires résonnent dans les salles de bain de milliards de gens ! Je hais les balances ! Crevez, crevures ! Le Doulguiba recula, profondément choqué par cette insulte violente qu'il venait d'entendre penser : quel être pouvait entretenir des pensées si mesquines et meurtrières envers les autres ? Elle répondit d'une traite : parce que c'est l'enfer je suis pas comme eux parce que je peux pas être comme eux parce qu'il y a toi et moi d'un côté et de l'autre côté les - non tu peux pas être comme les - l'apôtre l'épeautre tu sais ce sont les - l'enfer c'est les autres - POURQUOI MAIS POURQUOI tu me parlais des autres ? De boule de noël en partie de pétanques ils s'effilochent, ils jouent aux étoiles, et bientôt bientôt ils brilleront, mais pourquoi pourquoi les autres et pourquoi moi, dans le sang versé et le son déchiré, quels autres sauraient tenir ma main...
Que quelqu'un lance le suivant !
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Qui se lance dans un commentaire de texte détaillé ? :mrgreen:
C'est trop énorme, bravo à tous :huhu:
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Bel enchaînement des deux premières phrases !
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CADAVRE N°2 : POEME de merde
C'est parti (en poésie, rime et le reste on s'en fout) :
C'était un matin de mai, avec une source claire
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Je rangeais enfin, pensivement, mes affaires
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Par trois fois un singe me les vola :
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Et dans le vacarme d'une grande Hola ,
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Matin de princesse, mains de sangliers, signes indignes mais sincères
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Sucettes couettes strings et jarretières, Mary au charbon Lolita en enfer
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Alors la plate montagne de l'amour se colore
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Et sur mon crâne les oiseaux picorent
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Bâtir le petit nid où roucouler le soir
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Mais pourquoi diable devrait-on attendre la pleine lune pour donner des graines aux pigeons nocturnes ?
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CADAVRE N°2 : POEME (de merde)
C'était un matin de mai, avec une source claire
Je rangeais enfin, pensivement, mes affaires
Par trois fois un singe me les vola :
Et dans le vacarme d'une grande Hola ,
Matin de princesse, mains de sangliers, signes indignes mais sincères
Sucettes couettes strings et jarretières, Mary au charbon Lolita en enfer
Alors la plate montagne de l'amour se colore
Et sur mon crâne les oiseaux picorent
Bâtir le petit nid où roucouler le soir
Mais pourquoi diable devrait-on attendre la pleine lune pour donner des graines aux pigeons nocturnes ?
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Il est carrement trop classe !
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Je suis pas fan de la poésie en général, mais celui-là retient particulièrement mon attention :mrgreen:
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Mais j'avoue il est trop bien :D GG les gens
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J'adore le dernier vers. On sent pas du tout le traumatisme d'Anlor envers certaines créatures emplumées XD.