Le Monde de L'Écriture

Sous le soleil des topics => Discussions => Discussion démarrée par: Ned Leztneik le 27 Décembre 2012 à 18:08:05

Titre: drm
Posté par: Ned Leztneik le 27 Décembre 2012 à 18:08:05
C'est quoi ? J'ai découvert l'acronyme sur la page facebook, mais j'ignore complètement ce qu'il signifie. Jusqu'à présent, cela représentait le système "Digital Radio Mondiale" à mes yeux, alors si quelqu'un pouvait m'expliquer ... merci.
Titre: Re : drm
Posté par: El_ChiCo le 27 Décembre 2012 à 18:12:18
DRM c'est Gestion des Droits Numériques. Sûrement depuis l'anglais Digital Rights Management.
Je ne saurais pas expliquer précisément à quoi ça correspond, mais ce sont les questions qui ont été soulevées au moment des lois HADOPI et compagnie.
Sur la protection des œuvres au format informatique.

En gros…


Article wiki (http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_droits_numériques)
Titre: Re : drm
Posté par: Aléa le 27 Décembre 2012 à 18:32:00
j'en sais pas plus que chico sur le sujet, mais apres quelques recherches:

"Conçus au départ pour protéger le droit d’auteur, les DRM sont aussi des outils de guerre économique. Il ne s’agit pas seulement d’empêcher la copie illégale, mais surtout d’éviter que l’utilisateur passe, avec les données qu’il a légitimement acquises, chez un concurrent qui commercialise une autre tablette ou un autre programme.
Les lois récemment votées (DMCA aux États-Unis, Dadvsi en France  ) punissent sévèrement celui qui contournerait les DRM : le législateur a pensé à protéger les détenteurs des droits, mais a totalement ignoré le lecteur, l’utilisateur, le consommateur. Ces derniers sont captifs des pratiques commerciales actuelles. Le seul fait pour le lecteur de chercher à transférer ses livres numériques d’un Kindle à un iPad a pour conséquence qu’il cherche à contourner ou à éliminer les DRM ; il devient, de ce simple fait, un coupable potentiel  .
Bon nombre de producteurs de documents numériques sont conscients de ces dérives réelles ou possibles et indiquent qu’ils renoncent aux DRM. Ils s’orientent vers d’autres techniques de protection comme les filigranes ou les tatouages électroniques (watermarks). Chaque document contiendrait des informations « invisibles » au lecteur qui indiqueraient la provenance de l’exemplaire numérique ; la traçabilité d’une diffusion illégale pourrait ainsi être identifiée, alors que les copies privées pourraient être légalement autorisées. Depuis 2011, le site de la Fnac propose des livres électroniques, gratuits et payants, sans DRM ; une rubrique spécifique « sans DRM » a désormais été ouverte et est devenue un argument commercial.
Enfin, signalons des DRM d’un nouveau genre spécifiquement prévus pour limiter l’usage en bibliothèque. L’éditeur américain Harper & Collins introduit dans les livres électroniques qu’il vend aux bibliothèques des DRM qui détruisent le document après 26 prêts ou consultations   : selon l’éditeur, cela correspond à l’usure d’un ouvrage papier ! Cette décision a naturellement provoqué un tollé chez les bibliothécaires américains."

extrait de: http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2011-03-0036-007


J'aimerai bien aussi une explication simple... mais ca m'a tout l'air d'etre un truc a la ACTA, qui sous couvert de proteger la copie, limite la diffusion... ca s'inscrit dans la lutte pirates vs industries des libertés d'internet un peu...
Titre: Re : drm
Posté par: Rain le 27 Décembre 2012 à 20:19:19
Ca fait plusieurs années que ça existe. J'en ai jamais vraiment compris grand chose, mais en gros pour te donner un exemple concret concernant les jeux vidéo - parce que c'est le seul domaine où j'ai eu l'occasion d'en entendre parler - c'est ce que les éditeurs utilisent pour empêcher "la copie illégale" de leur jeu. Ca peut prendre plusieurs formes : nombre limité d'installations possibles sur des systèmes différents (par exemple, certains jeux ne peuvent être installés sur plus de trois ordis différents avant de se bloquer), mais je n'en ai jamais vraiment été témoins ; système de protection contre la gravure ; nécessité de se connecter à internet pour activer le jeu et l'enregistrer à ton nom afin de s'assurer que personne d'autre ne peut s'en servir... En tout cas, c'est censé empêcher la piraterie.
Dans les faits, non seulement ça n'empêche rien, mais en plus ça embête ceux qui sont honnêtes et qui, par exemple, n'ont pas de connexion internet pour activer leur jeu. Après, ce n'est pas le principe du DRM en soi qui est mauvais - juste l'utilisation que la plupart des éditeurs en font.