Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Gwladys le 08 Décembre 2012 à 23:39:58
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L’Huile, cette Huile de la mort coule dans ma maison, se répand sur mon corps et brûle, brûle, brûle mes frères et soeurs.
Depuis ce jour infernal, c’est mon coeur qui brûle de colère.
J’ai vu le cercle de feu, j’ai vu ses langues monter jusqu’au ciel pour attraper les perroquets, tragiques phoenix d’un instant.
J’ai entendu ce souffle résonner dans ma forêt, souffle de ces danseuses embrasées qui ne font pas de jaloux.
Désormais à l’endroit même où se dressaient les arbres dans lesquels vivaient ses ancêtres, l’armée de palmiers a pris position. En rangs serrés, ils dressent fièrement leurs feuilles pointues. L’uniformité a supplanté la diversité.
*
La forêt a brûlé pendant trois jours et trois nuits, sans interruption; les troncs qui crépitent encore s'enchevêtrent dans les cadavres fumants.
Un murmure, le suintement de cette vie qui disparaît dans la suie.
Puis, c’est la pluie, pendant deux jours; la saison des moussons arrive. Mais cette pluie ordinairement bienfaitrice ne peut plus rien contre ces brûlures. Bientôt, un torrent de boues cendrées se forme au milieu de cette vaste étendue plate.
*
Les jours s’écoulent et se font face. Combien de temps encore ? L’agonie : accrochée au dernier arbre calciné, elle n’est plus qu’une ombre difforme se détachant du paysage. Plus aucun de ses longs poils roux ne parsème son corps. Sa peau semble avoir séché sur elle, formant de petites agglomérations noires et dures pour mieux laisser sa chair à vif.
Son estomac se resserre, pas une feuille pour l’apaiser.
*
Océan de verdure autrefois respecté, combien d’enfants vas-tu encore laisser sacrifier ? Envoûtés ces hommes qui te méprisent, aveuglés par ce que leur font miroiter les grandes entreprises. Lieu magique et terrifiant, tu n’es plus désormais qu’un pantin chancelant.
*
Ce matin, un homme est passé au pied de ton arbre. Dans le désert de soleil, sa silhouette flottait, drapeau éphémère. Armé d’une caméra, cet homme-là n’était pas comme les autres. Au pied de l’arbre, il s’est arrêté; il a chargé son témoin sur l’épaule puis, après avoir fait le tour de l’arbre esseulé, il s’en est allé, comme si de rien était.
*
Le soir même un 4x4 rutilant se fit entendre, à l’arrière se trouvait l’homme à la caméra. Il avait passé son bras par la fenêtre, et pointait cette branche noirâtre perpendiculaire à l’horizon.
*
Plupuh, les Hommes du centre de protection des animaux sauvages l’avaient baptisée ainsi. C’était le nom du village d’où venait la femme qui s’occupait d’elle, jour et nuit.
*
Avec le vétérinaire du centre, elle avait pansé ses brûlures de ses mains douces. Puis, ils l’avaient perfusée, de l’eau glucosée était nécessaire pour l’hydrater. A eux deux, ils l’avaient enveloppée avec un drap pour la transporter jusque dans une petite pièce à l’écart, sur un matelas pour enfant.
Plupuh s’était laissée faire, elle n’avait plus la force de se débattre, plus la force d’avoir peur. Son coeur ne brûle plus de colère, désormais en voyant les gouttes perler le long des barreaux de sa petite pièce, elle repense au plaisir qu’elle avait tous les ans avec les siens durant la saison des pluies. Elle aimait sentir ruisseler l’eau sur son corps, elle aimait boire cette eau fraîche qui s’accumulait dans le creux des feuilles, sans même avoir à descendre de son arbre.
Plus jamais...tout a disparu, tous se sont envolés...tourbillons de cendres.
Unique lambeau de chair rescapé.
*
De tous ces lambeaux chaque jour découverts : jeunes enfermés car ils avaient mis un pied dans une palmeraie, mères massacrées pour leur voler leur bébé, vieux estropiés au bord d’un fossé; pourra-t-on un jour sauver le peuple ?
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Ce droit à massacrer, piller, déraciner, qui te l’a octroyé ? Cette richesse que tu es venu spolier ici, combien de temps crois-tu la conserver ? Un jour toi aussi tu finiras seul au bout de cette branche, un autre homme, plus fort, se sera accaparé cette terre que tu as jadis volée.
*
Non, dans le coeur de Plupuh plus rien ne brûle, la colère a laissé place au désespoir et ce sont les larmes qui le remplissent. Depuis une semaine qu’elle est au centre, son état ne s’est pas amélioré. Elle n’arrive pas à boire seule et c’est à sa perfusion qu’elle doit sa survie immédiate. Souvent prise de fièvres, elle passe la majeure partie de sa journée dans un demi-sommeil ponctué de râles. Au crépuscule, Plupuh est toujours plus agitée; Meirha pense que c’est à cause du feu, c’est à ce moment-là qu’il a dû être déclenché par les hommes.
Alors elle s’approche de Plupuh et tout doucement, dans un souffle presque imperceptible, elle lui chante cette chanson que sa grand-mère entonnait lorsque petite, elle avait de la peine. La première fois que Meirah avait fredonné ce chant pour Plupuh, elle ne croyait pas vraiment à ses effets, elle l’avait bien plus fait pour elle-même, car elle se sentait si impuissante face aux souffrances endurées avec silence de Plupuh, qu’elle en avait la gorge nouée. Mais cet air, cette petite mélodie avec ces quelques mots jetés dans le vent, avaient apaisé Plupuh qui avait laissé retomber sa main ouverte avec confiance, près de celle qui chantait pour elle.
Le bruit des mots sortait de ce doux sourire, venait ricocher contre les murs de sa pièce et finissaient par se mêler au goutte à goutte de la pluie. Alors, Plupuh fermait les yeux et avait la sensation d’être de nouveau dans sa forêt enveloppée du chant des oiseaux et de la pluie.
*
Déjà trois semaines que Plupuh avait été recueillie. Ces derniers jours, son état s’améliorait quelque peu, avec l’aide de Meirah elle recommençait à boire et elle avait même, par deux fois, accepté quelques baies.
Ces nouvelles rassuraient le vétérinaire qui déclarait que Plupuh était sur la voie de la guérison, bien que ses brûlures n’aient toujours pas commencé à cicatriser.
Meirah était plus réservée, elle connaissait bien les animaux et comprenait leur langage, ce langage inaudible, qui s’exprime par les yeux; et le regard de Plupuh, il en disait beaucoup, peut-être même un peu trop.
Son regard, c’était comme celui d’un boeuf qu’on est en train d’égorger, qui se vide de sa vie et qui vous regarde, droit dans les yeux car il a compris qu’il va mourir; jamais personne ne lui a expliqué la mort, mais il sait.
Et Plupuh avait le même regard envers Meirah, comme si elle savait. Mais le vieille femme n’a rien dit au vétérinaire, ce n’était pas de la science, il n’y avait pas de chiffres, pas de prélèvements, c’était juste un regard, les yeux dans les yeux qui se comprenaient.
*
En peu de temps, l’état de santé de Plupuh s’était aggravé, ses brûlures s’étaient infectées et les différentes injections d’antibiotiques ne changeaient rien.
Désormais, Meirah passait ses journées ainsi que ses nuits à ses côtés. Mais elle n’avait plus d’espoir, alors elle reprenait sa chanson pour oublier, et jusque tard dans la nuit elle murmurait à côté du petit corps meurtri.
*
Au petit matin, l’aube se lève à peine, les rayons du soleil sont tout juste frémissants et peinent à traverser les barreaux de l’unique fenêtre de la pièce; Plupuh tend sa main vers la vieille femme qui s’éveille doucement. Une larme coule sur sa joue, ce n’est pas la sienne.
*
Dans ce lieu étranger, loin de sa forêt natale, un orang-outan meurt; frappé d’innocence.
Simple obstacle insignifiant sur le chemin de l’Homme.
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Désormais à l’endroit même où se dressaient les arbres dans lesquels vivaient ses ancêtres, l’armée de palmiers a pris position. En rangs serrés, ils dressent fièrement leurs feuilles pointues. L’uniformité a supplanté la diversité.
C'est le seul passage que je n'ai pas très bien saisi.
Sinon il y a un peu trop de "elle" et de "tu" qui désigne souvent des choses/personnages différent(e)s, il faut parfois se relire pour être sûr.
Dans ce lieu étranger, loin de sa forêt natale, un orang-outan meurt; frappé d’innocence.
Simple obstacle insignifiant sur le chemin de l’Homme.
Très belle chute.
Texte extrêmement touchant, j'en avais la larme à l'œil. :s
Tes descriptions sont très réalistes, très belles. Les petits paragraphes sont comme des séquences de film, ça aurait pu hacher le récit, mais ici je trouve que ça lui donne une sorte de fluidité agréable. C'est une histoire qui est d'autant plus triste qu'elle est inspirée de faits réels. Ce n'est qu'à la fin que tu révèles qu'il s'agît d'un Orang-Outan et certains passages (comme l'échange de regards) prennent tout leur sens. Je trouve que ton texte sait très bien susciter l'émotion chez le lecteur (en tout cas chez moi), une réussite donc!
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C'est vraiment très joli, de tous les points de vue.
L'écriture est fluide, suffisamment détachée pour ne pas faire de mélodrame, suffisamment proche pour tout nous faire ressentir. De plus, tu utilises vraiment de très belles images, c'est très poétique.
J'ai vraiment cru jusqu'au bout que c'était un enfant qui mourrait, tu donnais à l'orang-outan toutes les caractéristiques de l'être humain, c'est très fort en émotions...
La forêt a brûlé pendant trois jours et trois nuits, sans interruption; les troncs qui crépitent encore s'enchevêtrent dans les cadavres fumants.
Les troncs qui s'enchevêtrent, ça fait un peu bizarre, mais bon..
Rien de plus à ajouter, la chute est en effet vraiment très belle :)
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Merci pour vos commentaire, ça me fait plaisir de savoir que vous avez pris le temps de lire mon texte et de le commenter.
Désormais à l’endroit même où se dressaient les arbres dans lesquels vivaient ses ancêtres, l’armée de palmiers a pris position. En rangs serrés, ils dressent fièrement leurs feuilles pointues. L’uniformité a supplanté la diversité.
--> Angelis, l'explication de ce passage : les forêts où vivent les orang-outans (et bien d'autres animaux qui méritent également notre attention) sont très menacées par la déforestation qui est suivie la plupart du temps par la plantation de palmiers à huile, ce qui permet de fabriquer l'huile de palme que l'on retrouve désormais absolument partout. Voilà ce qui explique ce passage, et je voulais également montrer qu'on passait d'une richesse immense avec la forêt, à une uniformité avec ces millions de palmiers.
Je vais relire mon texte pour ce problème de "elle" et de "tu" que tu as soulevé, mais c'est vrai que j'avais voulu alterner les voix qui parlent dans le texte, mais c'est dommage si c'est au détriment de la compréhension.
Pour répondre à Penruet, je suis contente que tu aies pensé que c'était un enfant, car mon but en écrivant ce texte était de détacher le lecteur du fait qu'il s'agit d'un orang-outan, pour qu'il puisse apprécier ce qu'il se déroule avec plus d'objectivité, et pour qu'à la fin il se demande peut-être s'il avait éprouvé la même sensation à la lecture en sachant dès le départ qu'il s'agissait d'un animal. Pour les troncs qui "s'enchevêtrent" je vais réfléchir mais j'ai vérifié sur lexilogos, c'est un emploi qui est possible.
En tout cas merci d'avoir relevé les points qui vous ont posés problème, c'est toujours très intéressant de connaître les réactions des lecteurs.
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J’ai vu le cercle de feu, j’ai vu ses langues monter jusqu’au ciel pour attraper les perroquets, tragiques phoenix d’un instant.
J'ai vraiment bien aimé l'image.
Lieu magique et terrifiant, tu n’es plus désormais qu’un pantin chancelant.
Là j'ai moins compris, elle est dans un lieu magique et terrifiant et n'est qu'un pantin chancelant, ou c'est le lieu magique qui n'est qu'un pantin. Je suppose qu'il s'agit de la première lecture, parce que je ne comprendrais pas la seconde.
Son coeur ne brûle plus de colère, désormais en voyant les gouttes perler le long des barreaux de sa petite pièce, elle repense au plaisir qu’elle avait tous les ans avec les siens durant la saison des pluies.
J'aurais peut-être mis à l'imparfait pour aller avec les autres phrases, mais le présent est peut-être là comme une sorte de dernier écho de ce qu'elle a ressenti lors de l'incendie?
jeunes enfermés car ils avaient mis un pied dans une palmerai
palmeraie
pourra-t-on un jour sauver le peuple ?
pourquoi pas "son" peuple?
un autre homme, plus fort, se sera accaparé cette terre que tu as jadis volé
volée
près de celle qui chantait pour elle,
une virgule qui traîne à la place d'un point.
bien que ses brûlures n’aient toujours pas commencé à cicatriser.
Je penserais qu'il y a un problème de concordance des temps: n'avaient toujours pas commencé à cicatriser?
Son regard, c’était comme celui d’un boeuf qu’on est en train d’égorger, qui se vide de sa vie et qui vous regarde, droit dans les yeux car il a compris qu’il va mourir; jamais personne ne lui a expliqué la mort, mais il sait.
Je n'aime pas trop l'image du regard d'un bœuf en train d'être égorgé (peut-être trop fort?), par contre j'aime bien le reste.
Dans ce lieu étranger, loin de sa forêt natale, un orang-outan meurt; frappé d’innocence.
Simple obstacle insignifiant sur le chemin de l’Homme.
Je n'aime pas trop la toute dernière phrase, par contre j'aime beaucoup le titre de ton texte, "frappé d'innocence", qui résonne tout d'un coup ici, très fort, j'ai beaucoup aimé.
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Pour finir, j'ai beaucoup aimé ton écriture, la force de tes images. C'est facile à lire, profond, des choses très jolies, très belles parfois, sur un animal émouvant, un sujet révoltant. Y'a tout pour ce texte… pourtant, et là ce que je vais dire ne regarde que moi, je ne me sens pas plus touché que ça… Tout est là pour que ça marche, toutes mes cases sont cochées, mais pour le moment, il ne me parle pas et je ne sais pas encore pourquoi.
++
Edit: Je suis sorti fumer une clope en continuant à y penser, et je crois commencer à mettre le doigt sur ce que je n'arrivais pas à exprimer.
Je crois que je l'ai trouvé trop lisse, ce n'est pas que je n'ai rien ressenti, mais la sensation que j'ai eue en finissant le texte a plus été: "Ouah, c'était vraiment une jolie écriture", plutôt que de me dire que j'étais triste ou révolté ou autre…
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Bonsoir Le Bossu,
Merci pour ta lecture. Je vais répondre à tes différentes remarques, tout d'abord merci pour les deux "e" oubliés ainsi que le point ;), concernant ta première remarque :
Son coeur ne brûle plus de colère, désormais en voyant les gouttes perler le long des barreaux de sa petite pièce, elle repense au plaisir qu’elle avait tous les ans avec les siens durant la saison des pluies.
J'aurais peut-être mis à l'imparfait pour aller avec les autres phrases, mais le présent est peut-être là comme une sorte de dernier écho de ce qu'elle a ressenti lors de l'incendie? --> oui voilà c'est bien cette idée-là
pourra-t-on un jour sauver le peuple ?
pourquoi pas "son" peuple? --> Là c'est un choix personnel, cela me permet de rester détachée du sujet et de considérer la question de manière plus générale.
bien que ses brûlures n’aient toujours pas commencé à cicatriser.
Je penserais qu'il y a un problème de concordance des temps: n'avaient toujours pas commencé à cicatriser? --> "n'aient" est juste ici car comme j'utilise "bien que" je suis obligée d'utiliser le subjonctif et non l'indicatif
Son regard, c’était comme celui d’un boeuf qu’on est en train d’égorger, qui se vide de sa vie et qui vous regarde, droit dans les yeux car il a compris qu’il va mourir; jamais personne ne lui a expliqué la mort, mais il sait.
Je n'aime pas trop l'image du regard d'un bœuf en train d'être égorgé (peut-être trop fort?), par contre j'aime bien le reste. --> c'est vrai que c'est assez fort, peut-être que je pourrais utiliser un autre verbe, mais après j'ai peur que ce soit trop "gazé" !
Ce n'est pas grave si tu n'as pas été touché autant que tu pensais l'être, ce que je souhaite plutôt à travers ce texte est de susciter l'interrogation chez les lecteurs. Car nous sommes directement concernés par cette question. Voilà voilà ! En tous cas cela m'a fait plaisir de lire ton commentaire.
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On dirait des extraits quotidiens, vu que les temps ne sont pas toujours les mêmes. L'effet est un peu dérangeant au début mais l'onirisme de ton histoire suit un fil plutôt touchant qui aide à se plonger entre les lignes.
Aucune remarque supplémentaire à un bravo décroché de cette étrange rêverie =)
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Pour ne pas être influencée j'ai pris soin de ne pas lire les commentaires déjà postés avant de te donner ma critique.
1)
L’Huile, cette Huile de la mort
la majuscule donne une idée de personnification et d'importance. Est-ce l'idée que tu veux lui donner?
2)
se répand sur mon corps et brûle, brûle, brûle mes frères et soeurs.
Je vois bien que tu veux insister mais là je trouve que c'est un peu bizarre à la lecture. Pourquoi pas brule et brule encore? Qu'en pense tu?
3)
Attention à la structure, tu devrais former des paragraphes ça facile la lecture, notamment au début tu vas à la ligne à chaque phrase ou presque. Cela rend le texte saccadé et je trouve qu'il l'est assez comme ça. Pas la peine d'en rajouter.
J'ai parfois du mal à comprendre ton découpage.
4) C'est parfois peu clair.
Les jours s’écoulent et se font face. Combien de temps encore ? L’agonie : accrochée au dernier arbre calciné, elle n’est plus qu’une ombre difforme se détachant du paysage. Plus aucun de ses longs poils roux ne parsème son corps. Sa peau semble avoir séché sur elle, formant de petites agglomérations noires et dures pour mieux laisser sa chair à vif.
rouge: qui ça l'agonie?
jaune: l'agonie a des longs poil roux?
rose: tu parles tjrs de l'agonie? L'agonie est une personne.
Océan de verdure autrefois respecté, combien d’enfants vas-tu encore laisser sacrifier ?
tu parles de qui? Précise davantage de qui/ quoi tu parles le lecteur ne doit pas réfléchir pour sans apercevoir
Indique que tu parles tjrs de la forêt.
5) Les personnages: décrit les davantage sur le point de vue psychologique car c'est là où tu peux puiser des choses intéressantes.
6) La fin est intéressante, dommage que le textes n'ait pas été plus clair je l'aurais que plus savourée.
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En réponse au commentaire de Marie :
1) oui bien sûr, "l'Huile" est au fondement de toute l'histoire
2) C'est un effet qui me plaît bien, dans l'idée ça brûle le personnage, la forêt et les frères et soeurs
3) Le découpage du texte est fait exprès... Après on adhère ou pas, ça c'est une question de goûts !
4) Ce commentaire m'a fait rire, c'est un peu exagéré non ? Tu as vraiment pensé que l'agonie a des longs poil roux
? Quand j'écris "l'agonie :" c'est que je décris l'agonie du personnage... Même si on ne sait pas quel est exactement le personnage dont on parle, on voit bien qu'il s'agit d'un être vivant et pas d'une idée ou d'une conception.
Idem, je trouverais ça dommage de dire de but en blanc qu'il s'agit de la forêt, "océan de verdure" c'est pas trop difficile quand même, j'ai envie que le lecteur réfléchisse un tout petit peu...
5) Sachant que je voulais faire un texte court et que mon personnage principal est un orang-outan, j'ai fait le choix de ne pas développer la "psychologie des personnages"
6) Dommage que tu n'aies pas trouvé le texte plus clair et que ça ait un peu bloqué ta lecture ;)
Voilà voilà, mais merci d'être venue jeter un oeil !