Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Doctor Grimm le 06 Décembre 2012 à 22:06:42

Titre: Mirzam Blanc 2.0 [défi]
Posté par: Doctor Grimm le 06 Décembre 2012 à 22:06:42
EDIT EDIT EDIT : la nouvelle version de ce texte est ici (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,7152.msg233116.html#msg233116) ;) Point n'est besoin de lire celle ci-dessous.

Eh oui, un nouveau texte. Que voulez-vous, je commence à y prendre goût !

Voici donc ma réponse au défi de Rain,
Grimm, je te défie d'écrire un texte raconté à la première personne, dont le narrateur est un lampadaire.
Défi lancé il y aura bientôt six mois. Mais comme qui disait l'autre, mieux vaut tard que jamais !

C'est un texte assez différent de ce que j'écris d'habitude, même s'il se rapproche un peu d'Örvaenta par certains aspects. Mais ne vous attendez pas à y retrouver l'ambiance de mon NaNo !  :mrgreen: Il est à peu près fini, dans la mesure où un texte peut l'être. J'ai tenté de le corriger au maximum, et le fond du texte restera tel qu'il est, mais je n'ai rien contre quelques conseils pour un petit polissage !

En ce qui concerne le titre, Mirzam est une étoile de la constellation Canis Major. Son nom vient de l'hébreu "celui qui précède". A vous d'interprêter comme vous le sentez, et d'associer au texte à votre sauce ^^

Bonne lecture !





Mirzam Blanc


      Déclic. C'est comme un léger grésillement qui me parcourt le corps. Je me sens éveillé, enfin. La nuit se lève et mes lueurs avec. Je sens mes bras lumineux s'étirer, s'étirer en envahissant les petits restes du crépuscule. J'aime l'été. Je me réveille toujours un peu avant que le jour ne se couche, et alors je peux mêler mes rayons à ceux du soleil. Je peux admirer les douces couleurs d'aquarelle, le ciel qui se teinte d'un orange passionné, entendre les chants d'oiseaux autour de moi. Percevoir les brises de l'air diurne.

      Je suis le seul alentour. Je crois. Aucune autre lueur que la mienne ne m'est parvenue jusque-ici. On m'a posé il y a des années en haut de cette colline, juste sous la Lune et mes sœurs les étoiles. Ma famille qui brille tout là-haut. Ô mes amours, que n'ai-je d'ailes pour vous retrouver ? Le soleil se couche et vous apparaissez, cruelles, vos sourires me narguent au loin et vos rires cristallins me parviennent comme mille cascades scintillantes. Je vous entends m'appeler à travers cieux et c'est dans de sombres cris que je vous réponds.

      Les lents battements d'ailes d'un oiseau nocturne me parviennent, et il me semble que mes lueurs se teintent de gris mélancolie. Une brise légère souffle autour de mon pied et tente de tirer des bruissements de mes branches. J'entends le rire moqueur des arbres près de moi, et les frémissements fiers de leur feuilles agitées par le vent. Je m'en veux de ne pouvoir courber la tête. A défaut, je détourne lentement mon attention. Revenons en donc aux étoiles. Il est bien plus facile de se languir d'elles, là d'où elles ne sauraient entendre.

" Ne fais pas attention à eux. "

      Petite voix étrange d'un petit être à mon pied. Drôle amas de fourrure à l'aspect doux ébouriffé. Visage pointu, surmonté de deux oreilles en triangle, et queue mouvante qui s'agite en bout de dos. Au milieu, deux grands yeux, pupilles verticales et couleur vert-tout-court. Il ouvre sa minuscule gueule sur deux crocs miniatures, les yeux fixés sur la tête que je ne peux pencher vers lui.

« Comment cela ? Ils m'entourent, j'y suis forcé.
- Tu n'as rien à leur envier.
- Rien ?
- Rien.
- Ils sont vivants et je suis mort.
- Une vie différente coule dans tes veines, voilà tout.
- Ils savent chanter avec le vent.
- Tu l'accompagnes de ton seul silence. Tu apprécies les caresses sans gémir obscènement.
- Les enfants montent dans leur branches et rient pendant que moi je dors."

      Ô les lourds silences. Que répondre en effet ? Nostalgie de l'être mal-aimé, aux branches nues de rires, et vides de fleurs.

" Tu illumines la nuit. » reprend-il.
- Les étoiles et la Lune le font bien mieux que moi.
- C'est vrai. Mais pour un chat les lumières de la nuit sont toutes les mêmes.
- Ton existence doit être bien triste, si tu ne sais distinguer les jolies lueurs et les rayons gris de mes halogènes."

      Ses oreilles se courbent lentement vers l'arrière et il fait demi-tour en agitant la queue. Ses petits pas dans l'herbe humide de la nuit sont rapides et fiers, de ceux que j'aimerais faire si mon unique pied n'était cloué au sol.

      Un oiseau de nuit au chant lugubre se pose sur l'une de mes branches et je me demande si je pourrais la courber. Si j'étais un arbre... Si j'étais un arbre oui. Mais mes bras rigides de fer forgé n'offrent aux serres de la chouette que la froideur dure du métal et elle s'envole vite, criant à travers la nuit. Je crois que je pleure, un peu. Des gouttes, peut être de pluie, coulent le long de mon visage à l'air de Lune. Et mon modèle continue sa route sans moi, là-haut dans le ciel. Attends-moi, ma mère. Attends que les chaînes à mon pied se défassent, éclatent en un grand bruit. Attends que mes lumières ternes se parent des blancheurs chatoyantes de la nuit. Laisse-moi rejoindre mes frères, Acamar le cavalier et  Orion le chasseur, Mirzam les précédant de ses trompettes flamboyantes. Laisse-moi rejoindre, ô mère, les bras doux de mes sœurs aux cheveux poudrés d'or, irradiant de soleil au travers de la nuit. Rend-moi Maïa, Garnet Silux et Bellatrix ma guerrière. Rend-moi la douceur du foyer, loin des affres de ma solitude moquée. Écoute-moi. Écoute-moi, par le ciel, par pitié, et attends-moi je t'en prie...

      Des courants d'air s'enroulent une nouvelle fois autour de moi.

" Tu es bien mélancolique, Candélabre. chuchote la voix du vent. Ne m'aimes-tu donc pas ? Pourquoi ne ronronnes-tu pas comme eux ?
- Je n'ai pas les bonnes branches pour apprécier ta musique, Vent. Pas même le bon tronc ni les bonnes veines.
- Fais donc un petit effort... J'aimerai t'entendre jouer avec moi... "

      Il a la voix à la fois grave et susurrante, promesse de caresses et de joies. J'essaie, j'essaie, je me concentre sur son contact. Je crois que mes lueurs ont gagné en intensité, un peu. Je sens les douceurs enjôleuses de la brise contre mon pied, ses voltiges entre mes maigres branches. Aucun bruit sinon un léger sifflement. Le vent s'écarte, contrarié. Sa voix chaude a pris l'intonation vexée des portes qui se ferment en grinçant.

" Eh bien amuse-toi tout seul, puisque c'est ainsi. "

      Et il s'éloigne, il s'éloigne, en me laissant là, au milieu de tout ce vide, et il retourne caresser les autres, eux plus beaux, plus grands, plus doux et plus vivants que moi. Je les entends rire ensemble dans mon dos et je sens revenir la grisaille.

      La nuit se passe, identique aux précédentes. Vide de sens. Vide de tout sauf de mes lumières. Les oiseaux se posent sur mes branches puis s'éloignent, dégoûtés de ma froideur. Le vent continue de jouer entre les arbres en riant. Les couples d'amoureux se blottissent sous d'autres pieds que le mien, sous des ramures plus protectrices que mes deux pauvres branches de métal. Mère Lune continue sa course dans ce ciel que mes sœurs étoilent sans moi. L'armée d'un millier de lucioles virevolte, dessinant des arabesques éphémères qui attirent le regard que je voudrais avoir. Elles s'approchent et s'éloignent et s'approchent de ma tête, de mes mains, tournent en douceur autour de mon pied, dans ce halo de mélancolie qui les fait paraître terne. J'aimerai secouer les branches pour les éloigner. Ne me regardez pas. Ne me regardez pas, douces étincelles, n'approchez pas de ces gris halogènes qui effacent vos lumières. Restez loin, là où vous brillez si bien, et laissez-moi dans ma jalousie dépitée. Que n'ai-je d'ailes pour rejoindre les cieux ? Que n'ai-je de feuillages pour jouer moi aussi avec le vent, et de chaude lumière pour faire de tous les soleils mes rivaux?

" Tu es un très beau lampadaire. "

      A mes pieds, le chat est revenu. Il lève la tête vers ce qui pourrait être mon visage et ses deux grands yeux reflètent mes lumières. Ronronnant, il tourne lentement autour de mon pied, s'y frotte de cette manière langoureuse qui lui est propre. Au loin, un rayon rouge redessine l'horizon de sang, commence à colorer le ciel. J'aime l'été. Je m'endors toujours un peu après que la nuit ne se couche, et alors je peux mêler mes rayons à ceux du soleil.

" Saurais-tu grimper dans mes branches ?
- Non. "

      La peur commence à m'envahir, cette sensation de savoir venir une fin de nuit. Les paroles du chat l'accompagnent d'un malaise au goût de refus. Une douleur aiguë quelque part dans le cœur.

" Pourquoi ?
- Tu ne saurais pas me porter. Tu n'y crois pas encore assez. "

      Silence doux des débuts d'amitié, de ceux où l'on commence à se comprendre, à s'apprivoiser, à se faire des promesses. Il efface un peu la sourde angoisse que je sens peser sur mes branches, du haut de ma tête jusqu'au bas de mon pied. Je ne veux pas dormir.

" Seras-tu là ce soir ? murmuré-je.
- Bien sûr.
- Sauras-tu grimper dans mes branches ?
- Tout dépendra de toi.
- Et si tu ne peux pas ?
- Nous attendrons la nuit suivante..."

      Déclic. C'est comme un léger grésillement qui me parcourt le corps. La nuit tombe et mes lueurs avec. Je m'endors, en attendant le crépuscule.



Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: Ham le 06 Décembre 2012 à 22:50:53
Bonsoir,

Citer
Au milieu deux grand yeux, pupilles verticales
grands

Je ne pensais pas qu'un jour j'allais ressentir de l'empathie pour un lampadaire !  :mrgreen: J'ai beaucoup aimé, c'est très bien écrit, fluide, immersif. L'histoire est bien menée et sympa à lire. Voilà sinon je n'ai pas grand chose de vraiment utile à partager.  :-\ Ah si, je n'ai pas compris le prénom: "Candélabre", j'ai l'impression que quelque chose m'est passé à côté... ? ><

Au plaisir de te lire,  :)
Cdt,
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: Doctor Grimm le 06 Décembre 2012 à 22:57:36
Bonsoir !

Je vais corriger cete faute tout de suite.

Candélabre n'est pas vraiment un prénom, c'est juste que les lampadaires sont aussi appelés comme ça, en particulier les lampadaires de ville (d'après certaines personnes  :-¬?). Donc le Vent n'a pas réellement appelé le lampadaire par son nom, il l'a juste interpelé. Et comme je trouvais que Candélabre était plus poétique, ça a été ce mot là plutôt que l'autre ^^

En tout cas, emrci beaucoup d'être passé, et je suis contente que ça t'ait plu !

Au plaisir,
Doc.
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: LeBossu le 07 Décembre 2012 à 14:38:56
Citer
Je vous entends m'appeler à travers cieux et c'est dans de sombres cris que je vous réponds.
à travers les cieux
Citer
L'armée d'un millier de lucioles virevolte, dessinant des arabesques éphémère
éphèmeres
Citer
Ronronnant, il tourne lentement autour de mon pied, s'y frotte de cette panière langoureuse qui lui est propre
Panière langoureuse? Mouof, j'aime pas du tout.

Sinon, j'ai plutôt bien aimé ton défi et ce que tu en as fait, j'ai apprécié écouter chanter doucement ce lampadaire, donc merci++
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: loana90 le 07 Décembre 2012 à 14:46:44
très beau texte que tu nous offre là ! Je ne regarderai plus les lampadaire de la même façon  ;D
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: Doctor Grimm le 07 Décembre 2012 à 18:49:00
Salut !

@ Bossu :

Le "à travers cieux" était fait exprès en fait ^^
Mais je vais de suite corriger les deux fautes que tu as fait remarquer !

contente que tu aies aimé, et merci d'être passé.

@ Loana  :

Tant mieux si ça a pu changer ton regard sur ces pauvres êtres immobiles, gardiens des lueurs de la nuit :huhu:
 :mrgreen:

Merci à tous les deux d'avoir pris le temps de laisser un petit message !  :coeur:
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: LeBossu le 07 Décembre 2012 à 22:44:08
Citer
il tourne lentement autour de mon pied, s'y frotte de cette manière langoureuse
plutôt que
Citer
Ronronnant, il tourne lentement autour de mon pied, s'y frotte de cette panière langoureuse qui lui est propre
Ah oui en effet, belle perle!   :D
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: Rain le 10 Décembre 2012 à 17:13:23
Allez, zou, c'est parti. Comme d'hab, détail d'abord. Et comme d'hab, bien sûr, toutes les remarques exceptées les fautes sont un avis strictement personnel, hein XD.


Je sens mes bras lumineux s'étirer, s'étirer en envahissant les petits restes du crépuscule.
Je trouve cette phrase un petit peu lourde... Je pense que c'est la répétition. Tu utilises ce procédé plusieurs fois dans le texte et généralement il passe bien, mais là je trouve que la phrase y gagnerait en rythme et en légèreté si tu l'enlevais.

Je me réveille toujours un peu avant que le jour ne se couche, et alors je peux mêler mes rayons à ceux du soleil.
Je ne saurais trop dire pourquoi, mais je trouve la première partie de la phrase un tout petit peu longue aussi. Un truc me gêne, mais j'arrive pas à mettre le doigt dessus. Peut-être parce qu'habituellement, ce n'est pas le jour qui se couche mais le soleil ? Peut-être que ça passerait mieux comme ça : "Je me réveille toujours un peu avant que le soleil ne se couche, quand je peux encore mêler mes rayons aux siens" ? Je sais pas.


Je vous entends m'appeler à travers cieux et c'est dans de sombres cris que je vous réponds.

J'aime bien cette image.

Les lents battements d'ailes d'un oiseau nocturne me parviennent, et il me semble que mes lueurs se teintent de gris mélancolie.
A moins que gris mélancolie soit le nom d'une couleur (ce qui, à la réflexion, est tout à fait possible, en fait mais je vais quand même finir ma phrase parce que fichtre, je l'ai commencée), on dirait plutôt "d'un gris de mélancolie". Je trouve que ça sonne un peu mieux, en fait, mais c'est personnel.

Revenons en donc aux étoiles. Il est bien plus facile de se languir d'elles, là d'où elles ne sauraient entendre.
Revenons-en. Au passage, j'aime bien le paragraphe. Par contre, la dernière phrase, "là d'où elles ne sauraient entendre" : la formulation m'a paru bizarre à la première lecture, j'ai buté un peu dessus, il m'a fallu une seconde ou deux pour comprendre ce que tu voulais dire. Cette fois-ci pas du tout, cela dit. Mais je pense que c'est parce que cette tournure de phrase implique que le lampadaire se soit mis de lui-même hors de portée des étoiles, ce qui ne cadre pas avec le fait qu'il est mélancolique parce qu'il peut pas bouger. Mais c'est juste un détail, hein, ça m'a pas sorti du texte non plus.


Drôle amas de fourrure à l'aspect doux ébouriffé. Visage pointu, surmonté de deux oreilles en triangle, et queue mouvante qui s'agite en bout de dos.
Par contre, j'aime bien ces tournures-ci. Peut-être que j'aurais plus vu un point à la place de la virgule, mais je suis généralement mal placé pour parler de virgules en trop  :-¬?

Au milieu deux grands yeux, pupilles verticales et couleur vert-tout-court.
Par contre, je pense qu'il en faut une entre milieu et deux. Sinon, on a l'impression que tu as voulu dire "de" et que tu as fait une faute, à la lecture.

 
Tu t'accompagnes de ton seul silence.
Là je suis pas sûr. "Tu t'accompagnes", ou "tu l'accompagnes" ? Le deuxième serait plus logique, je crois.

By the way, je sais pas si tu as fait exprès de mettre tes dialogues qu'avec des guillemets, mais c'est la méthode anglaise  :mrgreen:. Enfin, ça donne un style au texte, mais je sais que certaines personnes n'arrivent pas à intégrer les règles des guillemets et des tirets pour les dialogues, alors je préfère te remontrer :

« Salut, ça va ? dit-il
- Oui et toi ?
- Super ! Moi... » Il fit une pause qui en dit long. « Disons que ça pourrait être pire. »

Donc : On ouvre le dialogue avec un guillemet, on le ferme avec un guillemet dès qu'on repasse à de la narration (l'exception étant pour les verbes de... zut comment on dit... d'élocution ? Dit-il, demanda-t-elle, insista-t-on...), et entre, un tiret pour chaque réplique. Voilà, je ne doute pas que tu le sais déjà, néanmoins un bout de rappel ne fait jamais de mal XD.

 
Laisse-moi rejoindre mes frères, Acamar le cavalier et  Orion le chasseur, Mirzam les précédant de ses trompettes flamboyantes. Laisse moi rejoindre,
Je trouve la partie sur Mirzam un peu lourdette, mais je sais pas comment tu pourrais améliorer ça. Tiret en perdition dans le début de phrase suivant.


 
      Et il s'éloigne, il s'éloigne, en me laissant là, au milieu de tout ce vide, et il retourne caresser les autres, eux plus beaux, plus grands, plus doux et plus vivants que moi.
Je trouve que la répétition de "il s'éloigne" est plus alourdissante qu'autre chose. C'est un procédé que tu utilises quand même pas mal dans le texte, surtout vers la fin. Peut-être qu'en enlever un ou deux accentuerait l'effet des autres ?
 

 
Restez loin, là où vous brillez si bien, et laissez moi dans ma jalousie dépitée.
Tiret en vacances.

 
« Tu es un très beau lampadaire. »
Sortie de son contexte, cette phrase est merveilleuse  :mrgreen:

 
Ronronnant, il tourne lentement autour de mon pied, s'y frotte de cette manière langoureuse qui lui est propre
Comme LeBossu, je trouve la tournure "de cette manière" assez lourde.  "S'y frotte langoureusement", tout simplement ?

 
Je m'endors toujours un peu après que la nuit ne se couche, et alors je peux mêler mes rayons à ceux du soleil.
Même remarque qu'au début, sauf que le coucher de la lune ne marque pas la fin de la nuit. Peut-être tourner l'opposition/répétition dans l'autre sens ? "Je m'endors toujours un peu avant que le soleil ne se lève, quand je peux encore mêler mes rayons aux siens."
En plus, pas de "ne" explétif après "après que", il me semble. Que après "avant que".


 
Une douleur aigüe quelque part dans le cœur.
Aiguë. Je crois. On écrit peut-être les deux, remarque.

 
La nuit tombe et mes lueurs avec. Je m'endors, en attendant le crépuscule.
Le problème de "la nuit tombe", c'est que ça signifie qu'elle commence, du coup cette phrase marche moyen. "La nuit s'efface et mes lueurs avec" ?



Voilà pour le détail. Globalement, c'était chouette ! Assez mélancolique, un p'tit peu pesant, une bonne ambiance bien construite au fil du texte. On est content de cette amitié naissante à la fin, on aimerait savoir comment elle va tourner, et si le chat va pouvoir se percher sur sa branche. Pas grand chose à redire, j'y ai trouvé de belles choses, bref, j'ai bien aimé !

Merci pour la lecture ! (Oui, finalement, mon commentaire fut bref XD.)
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: Doctor Grimm le 10 Décembre 2012 à 19:05:24
 :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: ... et du coup tu valides, si j'ai bien compris ?

Citer
Citer
Citation de: Doctor Grimm le 06 décembre 2012 à 22:06:42

Je me réveille toujours un peu avant que le jour ne se couche, et alors je peux mêler mes rayons à ceux du soleil.
Je ne saurais trop dire pourquoi, mais je trouve la première partie de la phrase un tout petit peu longue aussi. Un truc me gêne, mais j'arrive pas à mettre le doigt dessus. Peut-être parce qu'habituellement, ce n'est pas le jour qui se couche mais le soleil ? Peut-être que ça passerait mieux comme ça : "Je me réveille toujours un peu avant que le soleil ne se couche, quand je peux encore mêler mes rayons aux siens" ? Je sais pas.
En fait c'est fait exprès. Comme mon petit lampadaire il vit la nuit, pour lui, la nuit c'est le jour et le jour c'est la nuit. Du coup j'ai voulu l'exprimer en inversant "coucher" et "lever" dans les verbes d'action... Mais si ça rend pas bien je changerai...

Citer


Citer
Citation de: Doctor Grimm le 06 décembre 2012 à 22:06:42

Les lents battements d'ailes d'un oiseau nocturne me parviennent, et il me semble que mes lueurs se teintent de gris mélancolie.

A moins que gris mélancolie soit le nom d'une couleur (ce qui, à la réflexion, est tout à fait possible, en fait mais je vais quand même finir ma phrase parce que fichtre, je l'ai commencée), on dirait plutôt "d'un gris de mélancolie". Je trouve que ça sonne un peu mieux, en fait, mais c'est personnel.
Moi j'aimais bien "gris mélancolie", ça aurait fait un peu comme "gris perle" ou "gris souris"...

Citer
By the way, je sais pas si tu as fait exprès de mettre tes dialogues qu'avec des guillemets, mais c'est la méthode anglaise  :mrgreen: .
:relou: j'ai fait exprès... Je suis obligée de faire la méthode française ?  :-\

Citer
Citer
Citation de: Doctor Grimm le 06 décembre 2012 à 22:06:42

La nuit tombe et mes lueurs avec. Je m'endors, en attendant le crépuscule.
Le problème de "la nuit tombe", c'est que ça signifie qu'elle commence, du coup cette phrase marche moyen. "La nuit s'efface et mes lueurs avec" ?
C'est vrai que là par contre ça porte a confusion. Mais en restant dans l'optique d'inversement, je vois pas trop quoi mettre... La nuit se lève ? Le jour tombe ?

Je vais corriger les fautes de ce pas. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de les relever et de lire !   (et d'avoir aimé aussi :mrgreen: )
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: Tomoyo le 10 Décembre 2012 à 22:04:39
saaalut,

Citer
J'aime l'été.
J’ai été surprise de la tournure de ton texte (voyant ton sujet, jamais je n’aurais vu quelque chose de mélancolique). C’est à partir de cette phrase que j’ai senti l’originalité (par rapport à mon esprit je veux dire). Pour moi un candélabre préfère l’hiver car il est en marche plus longtemps et c’est plus contrasté. C'est marrant ta perception  :mrgreen:

Citer
Je suis le seul alentour. Je crois. Aucune autre lueur que la mienne ne m'est parvenue jusque-ici.
C’est pas aux normes  :huhu:

Citer
Ô mes amours, que n'ai-je d'ailes pour vous retrouver ?
Pas fan du style  :-¬?

Citer
et vous apparaissez, cruelles, vos sourires me narguent au loin et vos rires cristallins me parviennent comme mille cascades scintillantes
un peu long/lourd à mon oreille  ::).
Sur le fond : je trouve bizarre qu’il pense que les étoiles sont ses sœurs et qu’ensuite il les trouve cruelles. Pas incompatible hein, il y a des sœurs difficiles  :huhu:, mais étrange quand même.

Citer
Je vous entends m'appeler à travers cieux et c'est dans de sombres cris que je vous réponds.
les cieux
Je ne saisis pas trop les sombres cris  :\?

Citer
de leur feuilles agitées
leurs

Citer
Revenons en donc aux étoiles
Revenons-en
Cette phrase me sort de l’ambiance que tu poses  :-X

Citer
Il est bien plus facile de se languir d'elles, là d'où elles ne sauraient entendre.
Idem

Citer
  Petite voix étrange d'un petit être à mon pied
Petite/petit

Citer
Nostalgie de l'être mal-aimé, aux branches nues de rires, et vides de fleurs.
Quelle nostalgie ? il n’a jamais eu de branches ou de fleurs  :\?

Citer
- Les étoiles et la Lune le font bien mieux que moi.
Mais faux… sinon on n’aurait pas à installer des candélabres… :-\

Citer
- Ton existence doit être bien triste, si tu ne sais distinguer les jolies lueurs et les rayons gris de mes halogènes."
Mmmm fort peu probable
[mode pénible on] les lampes halogènes en éclairage public sont assez rares sur des candélabres, c’est surtout sur des éclairages ponctuels sous formes de projecteurs ou spots (bâtiments). Et en plus les halogènes éclairent fort et sont très lumineux (ne va pas avec ton « gris »)
Pour des vieux candélabres, les plus courantes sont les lampes à sodium (SHP souvent, sodium Haute Pression) ou les iodures métalliques (IM).
De plus en plus on voit des Led, mais ça c’est depuis 5ans. [mode off]
Mais j’entends bien que ça t’intéresse pas ce que je dis, « iodure métallique » te casserait la poésie  :huhu:.

Citer
Mais mes bras rigides de fer forgé
Peu probable aussi… c’est plutôt fonte, acier ou aluminium  :mrgreen:. Mais ça reste possible  ^^(pour la crosse –bras – pas pour le mât –pied- qui ne sera jamais en fer forgé)

Citer
peut être de pluie
Peut-être

Citer
les bras doux de mes sœurs aux cheveux poudrés d'or, irradiant de soleil au travers de la nuit.
Ouh pas fan, trop lourd ou exagéré pour moi  :-[

Citer
Rend-moi Maïa
Rends-moi

Citer
Rend-moi la douceur
Rends-moi

Citer
" Tu es bien mélancolique, Candélabre
¤.¤

Citer
" Tu es bien mélancolique, Candélabre. chuchote la voix du vent
Virgule après candélabre

Citer
J'aimerai t'entendre
Aimerais

Citer
Sa voix chaude a pris l'intonation vexée des portes qui se ferment en grinçant.
J’aime beaucoup  :D

Citer
eux plus beaux
j’aurais pas mis le « eux »

Citer
J'aimerai secouer
Aimerais

Citer
et laissez-moi dans ma jalousie dépitée
c’est de l’envie pas de la jalousie  :huhu:

Citer
Au loin, un rayon rouge redessine l'horizon de sang, commence à colorer le ciel.
Manque un lien pour moi entre les deux bouts de phrase


Jolie histoire ^^
Comme je t’ai dit au début, je ne m’attendais pas à un candélabre triste ou terne. Et même, ton choix de forme est peu habituel. Du coup, j'ai bien aimé être surprise.
Après, je t’avoue j’y ai été peu sensible  :-[. J’ai bien senti que c’était un pauvre bougre tout déçu et seul, le sujet me va bien, c’est juste l’emphase poétique qui est un peu trop pour moi par moment. Plus sobre ça m’aurait mieux plu je pense  :).
Mais ça c’est juste mes gouts, ça reste un texte plein de sensibilité et qui raconte une vie de candélabre avec tous les acteurs (vent, nuit, jour, lune, soleil, étoile, chats, oiseaux etc.), c’est bien vu et bien raconté  ::).
Au fait pourquoi Mirzam blanc ?

Merci pour ce texte :D


Ah oui juste :

Citer
Candélabre n'est pas vraiment un prénom, c'est juste que les lampadaires sont aussi appelés comme ça, en particulier les lampadaires de ville (d'après certaines personnes   )
C’est pas ceux des villes… ils s’appellent tous candélabres (du moment où ils sont sur un mât, et pas accrochés sur façades de bâtiment par exemple), mais ça ne concerne que les gens du métier (les fournisseurs, entreprises et maitres d’œuvre des aménagements).
J’ai déjà demandé pourquoi, jamais personne n’a su me répondre, c’est ainsi, si on dit lampadaire, on se fait traiter de newbie dans le métier :relou:


Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: LeBossu le 11 Décembre 2012 à 00:09:05
Citer
Mmmm fort peu probable
[mode pénible on] les lampes halogènes en éclairage public sont assez rares sur des candélabres, c’est surtout sur des éclairages ponctuels sous formes de projecteurs ou spots (bâtiments). Et en plus les halogènes éclairent fort et sont très lumineux (ne va pas avec ton « gris »)
Pour des vieux candélabres, les plus courantes sont les lampes à sodium (SHP souvent, sodium Haute Pression) ou les iodures métalliques (IM).
De plus en plus on voit des Led, mais ça c’est depuis 5ans. [mode off]
Mais j’entends bien que ça t’intéresse pas ce que je dis, « iodure métallique » te casserait la poésie  .
:mrgreen: Merci, c'était un moment irrésistible!
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: ernya le 29 Décembre 2012 à 00:39:16

   
Citer
juste sous la Lune et mes sœurs les étoiles.

pourquoi la lune, elle a droit à une majuscule ?

 
Citer
Ô mes amours, que n'ai-je d'ailes pour vous retrouver ?
hm, mouis, trop mielleux pour moi  :mrgreen:

Citer
Le soleil se couche et vous apparaissez, cruelles, vos sourires me narguent au loin et vos rires cristallins me parviennent comme mille cascades scintillantes.
cristallins + scintillantes, c'est beaucoup, non ?

Citer
Je vous entends m'appeler à travers cieux et c'est dans de sombres cris que je vous réponds.
manque pas un article ? genre "les" ?
sinon "sombres cris", bof, non ? Enfin, c'est quoi un cri lumineux ?


Citer
J'aimerai secouer les branches pour les éloigner.
j'aimerais

     
Citer
Silence doux des débuts d'amitié, de ceux où l'on commence à se comprendre, à s'apprivoiser, à se faire des promesses.
j'aime bien

J'aime bien l'idée. Par contre, y a un truc pour lequel j'accroche pas du tout, c'est quand tu prends un style un pey lyrique, avec "ô mes amours" et pleins de questions pathétiques. Je trouve ça carrément surfait. Et puis c'est un lampadaire, pourrait se plaindre autrement, non ?
Y a de l'idée, tu pourrais peut-être pousser un peu, si tu veux reprendre le texte, enfin aller plus dans l'originalité, ou alors te concentrer encore plus sur le lampadaire en lui-même et faire moins de comparaisons avec la lune et compagnie ? Jsais pas. Mirzam, c'est joli en tout cas !
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: Doctor Grimm le 29 Décembre 2012 à 01:00:59
Ouhlà du retard...  :-[

  @ Tomo :

Citer
C’est pas aux normes 
Tant pis :mrgreen:

Citer
les cieux
Je ne saisis pas trop les sombres cris 
"à travers cieux" ça marche pas ? Comme crier à travers champ... Parce que avec un "les" ça sonnerait mouche quand même...
Les sombres cris... Comme des cris lugubres, tristes...

Citer
Petite/petit
C'était fait exprès u_u

Citer
Mais faux… sinon on n’aurait pas à installer des candélabres…
Voui mais il est jaloux et triste lui, du coup il perd la notion de la réalité... Et puis elles le font mieux au sens où c'est plus joli...

Citer
Mmmm fort peu probable
[mode pénible on] les lampes halogènes en éclairage public sont assez rares sur des candélabres, c’est surtout sur des éclairages ponctuels sous formes de projecteurs ou spots (bâtiments). Et en plus les halogènes éclairent fort et sont très lumineux (ne va pas avec ton « gris »)
Pour des vieux candélabres, les plus courantes sont les lampes à sodium (SHP souvent, sodium Haute Pression) ou les iodures métalliques (IM).
De plus en plus on voit des Led, mais ça c’est depuis 5ans. [mode off]
Mais j’entends bien que ça t’intéresse pas ce que je dis, « iodure métallique » te casserait la poésie  .
...  :o

Citer
Manque un lien pour moi entre les deux bouts de phrase
C'est le rayon qui commence à colorer le ciel u_u

Merci pour ce commentaire et désolée pour le retard... Je vais aller corriger ces fautes de suite :) Et pour le reste, si je retravaille le texte j'y penserai ! Merci beaucoup, bisou  8)

@ Ernya

Citer
pourquoi la lune, elle a droit à une majuscule ?
Je sais pas, pour moi c'est un mot qui mérite sa majuscule, un peu comme la Lumière, la Vie, la Mort ou encore le Soleil. Ca me parrait important. Après si c'est gênant je l'enlève hein  :huhu:

Citer
manque pas un article ? genre "les" ?
sinon "sombres cris", bof, non ? Enfin, c'est quoi un cri lumineux ?
Bon ben oui, visiblement il va falloir mettre ce "les"  :relou:
Vais aller mettre Tristes à la place, ça ira peut être mieux.

Citer
Par contre, y a un truc pour lequel j'accroche pas du tout, c'est quand tu prends un style un pey lyrique, avec "ô mes amours" et pleins de questions pathétiques. Je trouve ça carrément surfait. Et puis c'est un lampadaire, pourrait se plaindre autrement, non ?
:-[ Oui c'est vrai. En fait, c'est juste que je voulais m'essayer à ce genre de style, du coup j'ai voulu en placer quelques phrases dans le texte, mais c'est vraiment pas terrible en fait. Je recommencerai pas  :mrgreen:

Comme je l'ai dit je pense pas reprendre Mirzam pour le moment, mais si je le revois dans quelques mois, je penserai à tes conseils. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire et de commenter !
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: Loïc le 29 Décembre 2012 à 01:43:15
Citer
Aucune autre lueur que la mienne ne m'est parvenue jusque-ici.

Je trouve cette phrase un peu lourde

Citer
Ô mes amours, que n'ai-je d'ailes pour vous retrouver ?

Je sais pas si c'est fait exprès mais ça fait très cliché

J'aime beaucoup la fin, le tout dernier dialogue, mais sinon, comme je viens de te le dire, j'ai pas spécialement aimé. Bon, pas vraiment de problèmes d'écriture, là tu restes égale à toi-même j'ai trouvé, mais les images étaient soit convenues, soit ennuyeuses. Bon après j'avoue que le thème était pas spécialement facile à traiter.
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: El_ChiCo le 29 Décembre 2012 à 03:35:57
Hello,


Aucune autre lueur que la mienne ne m'est parvenue jusque-ici.
Cette phrase sonne bizarrement. Il faudrait peut-être la reformuler.
En fait, je crois que c'est surtout le m' qui ne va pas avec le jusqu'ici.


J'entends le rire moqueur des arbres près de moi, et les frémissements fiers de leur feuilles agitées par le vent.
Encore la promo sur les adjectifs :)


A défaut
Accent grave


" Ne fais pas attention à eux. "
Pas d'espace entre à l'intérieur des guillemets anglais.
Je suis chiant hein :mrgreen:

Sinon, je me suis un peu perdu. C'est qui eux ? Compte-tenu de l'accords, on dirait que c'est les arbres moqueurs mais je n'en suis pas sûr…


Drôle amas de fourrure à l'aspect doux ébouriffé.
???
Tu as tenté le combo là ?


couleur vert-tout-court.
:D
Genre bas de gamme quoi :mrgreen:


« Comment cela ? Ils m'entourent, j'y suis forcé.
- Tu n'as rien à leur envier.
- Rien ?
- Rien.
- Ils sont vivants et je suis mort.
- Une vie différente coule dans tes veines, voilà tout.
- Ils savent chanter avec le vent.
- Tu l'accompagnes de ton seul silence. Tu apprécies les caresses sans gémir obscènement.
- Les enfants montent dans leur branches et rient pendant que moi je dors."
Oui, le eux de tout à l'heure, c'était bien les arbres :-[


Ô les lourds silences. Que répondre en effet ? Nostalgie de l'être mal-aimé, aux branches nues de rires, et vides de fleurs.
Je ne comprends pas bien ces trois phrases.


" Tu illumines la nuit. » reprend-il.
Pas besoin d'interrompre le discours rapporté pour une incise courte :
« Tu illumines la nuit, reprend-il.
— Les étoiles etc.

Et effectivement, pourquoi une majuscule à la lune ? Les pauvres étoiles ne méritent pas d'en avoir une aussi à ce compte ?

Et tant qu'on parle de dialogue, tu as un truc qui te convertit automatiquement les guillemets anglais en guillemets français ou inversement ? Parce que ça passe un peu de l'un à l'autre et c'est troublant…


- Ton existence doit être bien triste, si tu ne sais distinguer les jolies lueurs et les rayons gris de mes halogènes."
Je n'ai rien contre ça, c'est juste pour dire que j'ai kifé le commentaire de Tomoyo :coeur:


la froideur dure du métal
C'est difficile à dire ça.
Ça passerait déjà mieux en mettant dure avant le nom.


Laisse-moi rejoindre, ô mère, les bras doux de mes sœurs aux cheveux poudrés d'or, irradiant de soleil au travers de la nuit.
Question : ne faudrait-il quand même pas un point d'exclamation avec l'interjection ô ?
Genre Laisse-moi rejoindre, ô mère ! les bras doux etc.
Et du coup pareil pour les précédents coups où on le croise (Ô mes amours, Ô les lourds silences) et pour les suivants.


" Tu es bien mélancolique, Candélabre. chuchote la voix du vent.
virgule après Candélabre, plutôt que point.


J'essaie, j'essaie, je me concentre sur son contact.
Ça fait drôle ça.


Mère Lune
Oui, d'accord pour la majuscule


laissez-moi dans ma jalousie
Je n'ai pas pu m'empêcher de relever ça.
Mais c'est pas de ta faute (http://www.youtube.com/watch?v=nE3zGop_ZiU) :mrgreen:


et de chaude lumière pour faire de tous les soleils mes rivaux?
Espace avant le point d'interrogation.


La nuit tombe
C'est dans l'autre sens là.



Joli texte, un peu mélancolique et triste.
J'aime bien la façon dont tu as répondu à ce défi. À voir ce que tu as peu faire avec un lampadaire, ça me redonne un peu de motivation pour faire mon texte en la personne d'un extincteur…


Au plaisir de te lire encore ;)
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: Krapoutchniek le 29 Décembre 2012 à 21:11:02
J'ai commencé à le lire cette nuit mais bon, pas moyen d'en terminer la lecture sur le coup, tu comprends pourquoi  :mrgreen:


Bref, c'est dingue que tu puisses faire passer autant d'émotions à travers un bête lampadaire. C'est fou, à la fin j'avais presque envie de le voir s'envoler vers la lune et les étoiles  :o

En tout cas, j'imagine que le défi est réussi. Le texte en lui-même l'est déjà  ;)
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: Milora le 31 Janvier 2013 à 16:00:38
Citer
La nuit se lève et mes lueurs avec. Je sens mes bras lumineux s'étirer, s'étirer en envahissant les petits restes du crépuscule.
C'est joli, ça :)

Citer
juste sous la Lune et mes sœurs les étoiles.
ça aussi :)

Citer
Les lents battements d'ailes d'un oiseau nocturne me parviennent
répétition avec "m'est parvenue" un peu avant

Citer
  Petite voix étrange d'un petit être à mon pied. Drôle amas de fourrure à l'aspect doux ébouriffé. Visage pointu, surmonté de deux oreilles en triangle, et queue mouvante qui s'agite en bout de dos. Au milieu, deux grands yeux, pupilles verticales et couleur vert-tout-court. Il ouvre sa minuscule gueule sur deux crocs miniatures, les yeux fixés sur la tête que je ne peux pencher vers lui.
j'aime bien tout ce passage :)

Citer
J'aimerai t'entendre jouer avec moi...
j'aimerais

Attention aussi aux guillemets, Rain a déjà relevé et expliqué ce point.

J'ai vraiment bien aimé ! Le titre est intrigant et le principe du défi rigolo, mais tu lui as donné ta propre patte et ça rend vraiment bien ! Tout doux et mélancolique.
Par contre j'y trouve un défaut, déjà relevé par ernya : il y a un décalage entre les passages où le lampadaire se lamente et le reste du texte. Par exemple :
Citer
Ô mes amours, que n'ai-je d'ailes pour vous retrouver ? Le soleil se couche et vous apparaissez, cruelles, vos sourires me narguent au loin et vos rires cristallins me parviennent comme mille cascades scintillantes. Je vous entends m'appeler à travers cieux et c'est dans de sombres cris que je vous réponds
Je trouve que ce passage-là ne colle pas trop au ton de ce qui précède : jusque là c'était tout mignon, poétique et doux ; alors que là on dirait des formules lyriques beaucoup plus convenues...

Idem à d'autres endroits, plus loin. Quand il s'exprime comme ça, je trouve qu'on perd un peu de l'empathie qu'on a pour lui, parce qu'il nous semble plus distant et, oui, comme disait ernya, surfait.

Cela dit c'est assez léger, et j'aime bien par exemple le passage où il part dans ses grandes lamentations et le chat, avec son comportement tout félin, le ramène sobrement à la réalité avec sa petite phrase. Là, le décalage rend bien :)

Donc voilà, joli texte, j'ai vraiment apprécié ! :)
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc (titre temporaire)
Posté par: Baptiste le 17 Mai 2013 à 13:22:03
Salut

J'ai trouvé ce texte très beau, très poétique

Citer
      Un oiseau de nuit au chant lugubre se pose sur l'une de mes branches et je me demande si je pourrais la courber. Si j'étais un arbre... Si j'étais un arbre oui. Mais mes bras rigides de fer forgé n'offrent aux serres de la chouette que la froideur dure du métal et elle s'envole vite, criant à travers la nuit. Je crois que je pleure, un peu. Des gouttes, peut être de pluie, coulent le long de mon visage à l'air de Lune. Et mon modèle continue sa route sans moi, là-haut dans le ciel. Attends-moi, ma mère. Attends que les chaînes à mon pied se défassent, éclatent en un grand bruit. Attends que mes lumières ternes se parent des blancheurs chatoyantes de la nuit. Laisse-moi rejoindre mes frères, Acamar le cavalier et  Orion le chasseur, Mirzam les précédant de ses trompettes flamboyantes. Laisse-moi rejoindre, ô mère, les bras doux de mes sœurs aux cheveux poudrés d'or, irradiant de soleil au travers de la nuit. Rend-moi Maïa, Garnet Silux et Bellatrix ma guerrière. Rend-moi la douceur du foyer, loin des affres de ma solitude moquée. Écoute-moi. Écoute-moi, par le ciel, par pitié, et attends-moi je t'en prie...
J'ai bien kiffé tout ce passage

Citer
   Silence doux des débuts d'amitié, de ceux où l'on commence à se comprendre, à s'apprivoiser, à se faire des promesses.
:coeur:

Citer
   Déclic. C'est comme un léger grésillement qui me parcourt le corps. La nuit tombe et mes lueurs avec. Je m'endors, en attendant le crépuscule.
Pareil.
Et ça m'a rendu triste que les allumeur de réverbères aient disparu, les rtéverbères ben ils se sentiraient moins seul
mais bon
la face de ton texte en aurait été changé

Bref tout ça pour dire que je l'ai beaucoup aimé
Titre: Re : [défi] Mirzam Blanc
Posté par: Doctor Grimm le 17 Août 2014 à 23:03:49
Ouhla, Mil et Baptiste et Krap et Chico, je suis désolée, j'avais totalement oublié de répondre  :-[ Merci beaucoup beaucoup pour vos commentaires, ils m'ont bien aidée !

En fait, j'update ce sujet avec une deuxième version. J'ai relu Mirzam il y a quelques jours, je me suis dit que "noooooooon c'est pas possible, il n'est PAS de moi" et du coup j'ai essayé de l'arranger un peu. Voici donc la version 2.0

Bonne lecture !




Mirzam Blanc


      Déclic. C'est comme un léger grésillement qui me parcourt le corps. Je me sens éveillé, enfin. La nuit apparaît et mes lueurs avec. Je sens mes bras lumineux s'étirer en envahissant les petits restes du crépuscule. J'aime l'été. Je me réveille toujours un peu avant que le jour ne se couche, et alors je peux mêler mes rayons à ceux du soleil. Je peux admirer les vives couleurs d'un paysage acrylique, le ciel qui se teinte d'orange passionné, et entendre les chants d'oiseaux autour de moi. Percevoir les brises de l'air diurne.

      Je suis le seul alentour. Je crois. Je n'ai jamais vu d'autres lumières que la mienne, en tout cas. J'ai atterri il y a des années en haut de cette colline, dans cette enveloppe de fonte et de fer, juste sous la Lune et mes sœurs les étoiles. Ma famille qui brille tout là-haut, et que j'aimerais tant retrouver. Le soleil se couche et elles apparaissent, avec leurs sourires cruels qui me narguent et leurs rires cristallins. C'est un peu comme si je les entendais m'appeler. Parfois, j'essaie de leur répondre. Je crie : pardon.

      Les lents battements d'ailes d'un oiseau nocturne me parviennent, et il me semble que mes lueurs se teintent de gris mélancolie. Une brise légère souffle autour de mon pied et tente de tirer des bruissements de mes branches. J'entends le rire moqueur des arbres près de moi, et les frémissements fiers de leurs feuilles agitées par le vent. Je m'en veux de ne pouvoir détourner la tête.

« Ne fais pas attention à eux. »

      Petite voix étrange d'un petit être à mon pied. Drôle amas de fourrure à l'aspect doux ébouriffé. Visage pointu, surmonté de deux oreilles en triangle, et queue mouvante qui s'agite en bout de dos. Au milieu, deux grands yeux, pupilles verticales et couleur vert-tout-court. Il ouvre sa minuscule gueule sur deux crocs miniatures, les yeux fixés sur ma tête.

« Comment cela ? Ils m'entourent, j'y suis forcé.
- Tu n'as rien à leur envier.
- Rien ?
- Rien.
- Ils sont vivants et je suis mort.
- Une vie différente coule dans tes veines, voilà tout.
- Ils savent chanter avec le vent.
- Tu l'accompagnes de ton seul silence. Tu apprécies les caresses sans gémir obscènement.
- Les enfants montent dans leur branches et rient pendant que moi je dors."

      Les lourds silences. Que répondre en effet ? J'ai perdu ma gloire : je ne suis plus qu'un arbre mal-aimé, aux branches nues de rires, et vides de fleurs.

« Tu illumines la nuit, reprend le Chat.
- Les étoiles et la Lune le font bien mieux que moi.
- C'est vrai. Mais pour un chat les lumières de la nuit sont toutes les mêmes.
- Ton existence doit être bien triste, si tu ne sais distinguer les jolies lueurs et mes rayons artificiels. »

      Ses oreilles se courbent lentement vers l'arrière et il fait demi-tour en agitant la queue. Ses petits pas dans l'herbe humide de la nuit sont rapides et fiers, de ceux que j'aimerais faire si mon unique pied n'était cloué au sol.

      Un lourd oiseau de nuit au chant lugubre se pose sur l'une de mes branches et je me demande si elle va se plier. Si j'étais un arbre... Si j'étais un arbre oui. Mais mes bras rigides n'offrent aux serres de la chouette qu'une froideur de métal et elle s'envole vite, criant à travers la nuit. Je crois que je pleure, un peu. De la pluie coule le long de mon visage à l'air de Lune. Et mon modèle continue sa route sans moi, là-haut dans le ciel. Attends-moi. Attends que les chaînes à mon pied se défassent, éclatent en un grand bruit. Attends que mes lumières ternes se parent des blancheurs chatoyantes de la nuit. Alors je rejoindrai mes frères, Acamar le cavalier et  Orion le chasseur. Moi Mirzam, je les précéderai dans mon chariot blanc. Laisse-moi vous rejoindre. Rends-moi Maïa, Garnet Silux et Bellatrix ma guerrière. Rends-moi mon foyer, ma gloire et mes lumières. Pardonne-moi. Pardonne-moi, par le ciel, par pitié, et attends-moi je t'en prie...

      Des courants d'air s'enroulent une nouvelle fois autour de moi.

" Tu es bien mélancolique, Candélabre, chuchote la voix du vent. Ne m'aimes-tu donc pas ? Pourquoi ne ronronnes-tu pas comme eux ?
- Je n'ai pas les bonnes branches pour apprécier ta musique, Vent. Pas même le bon tronc ni les bonnes veines.
- Fais donc un petit effort... J'aimerais t'entendre jouer avec moi... "

      Il a la voix à la fois grave et susurrante, promesse de caresses et de joies. J'essaie, j'essaie, je me concentre sur son contact. Je crois que mes lueurs ont gagné en intensité, un peu. Je sens les douceurs enjôleuses de la brise contre mon pied, ses voltiges entre mes maigres branches. Aucun bruit sinon un léger sifflement. Le vent s'écarte, contrarié. Sa voix chaude a pris l'intonation vexée des portes qui se ferment en grinçant.

" Eh bien amuse-toi tout seul, puisque c'est ainsi. "

      Et il s'éloigne en me laissant là, au milieu de tout ce vide, et il retourne caresser les autres, plus beaux, plus grands, plus doux et plus vivants que moi. Je les entends rire ensemble dans mon dos et je sens revenir la grisaille.

      La nuit se passe, identique aux précédentes. Vide de sens. Vide de tout sauf de mes lumières. Les oiseaux se posent sur mes branches puis s'éloignent, dégoûtés de ma froideur. Le vent continue de jouer entre les arbres en riant. Les couples d'amoureux se blottissent sous d'autres pieds que le mien, sous des ramures plus protectrices que mes deux pauvres branches de métal. Mère Lune continue sa course dans ce ciel que mes sœurs étoilent sans moi. L'armée d'un millier de lucioles virevolte, dessinant des arabesques éphémères qui attirent le regard que je voudrais avoir. Elles s'approchent et s'éloignent et s'approchent de ma tête, de mes mains, tournent en douceur autour de mon pied, dans ce halo de mélancolie qui les fait paraître terne. J'aimerais secouer les branches pour les éloigner. Ne me regardez pas. Ne me regardez pas, douces étincelles, n'approchez pas de ce halo triste qui efface vos lumières. Restez loin, là où vous brillez si bien, et laissez-moi dans ma nostalgie dépitée. Je voudrais des ailes pour retrouver le ciel, et une belle lumière, pour faire à nouveau de tous les soleils mes rivaux.

" Tu fais un très beau lampadaire. "

      A mes pieds, le Chat est revenu. Il lève la tête vers ce qui pourrait être mon visage et ses deux grands yeux reflètent mes lumières. Ronronnant, il tourne lentement autour de mon pied, s'y frotte avec cette langueur qui lui est propre. Au loin, un rayon rouge redessine l'horizon de sang, commence à colorer le ciel. J'aime l'été. Je m'endors toujours un peu après que le jour se lève, et alors je peux mêler mes rayons à ceux du soleil.

" Saurais-tu grimper dans mes branches ?
- Non. "

      La peur commence à m'envahir, cette sensation de savoir venir une fin de nuit. Les paroles du chat l'accompagnent d'un malaise au goût de refus. Une douleur aiguë quelque part dans le cœur. Et s'ils m'enlevaient pendant le jour ?

" Pourquoi ?
- Tu ne saurais pas me porter. Tu n'y crois pas encore assez. "

      Silence doux des débuts d'amitié, de ceux où l'on commence à se comprendre, à s'apprivoiser. Il efface un peu la sourde angoisse que je sens peser, du haut de ma tête jusqu'au bas de mon pied. Je ne veux pas dormir.

" Seras-tu là ce soir ? murmuré-je.
- Bien sûr.
- Sauras-tu grimper dans mes branches ?
- Tout dépendra de toi.
- Et si tu ne peux pas ?
- Nous attendrons la nuit suivante..."

      Déclic. C'est comme un léger grésillement qui me parcourt le corps. La nuit s'efface et mes lueurs avec. Je m'endors, en attendant le crépuscule.
Titre: Re : Mirzam Blanc 2.0 [défi]
Posté par: LeBossu le 17 Août 2014 à 23:29:36
Plus fluide que la v.1.
C'est un texte sérieusement cool…
Deux petits trucs en passant sinon :
Citer
Et si ils m'enlevaient pendant le jour ?
ce serait pas plus joli avec « s'ils m'enlevaient » ?
Citer
Seras-tu là ce soir ? murmuré-je
perso je le trouve vraiment pas beau ce murmuré-je, même si grammaticalement plus que correct. J'ai le sentiment que tu pourrais t'en passer sans que ça fausse la compréhension.

 ;)
Titre: Re : Mirzam Blanc 2.0 [défi]
Posté par: Doctor Grimm le 18 Août 2014 à 12:20:04
Salut Bossu !

Citer
Plus fluide que la v.1.
Ah, cool ^^

Je te rejoins pour le "s'ils m'enlevaient", par contr eje vais réfléchir un peu pour le "murmuré-je", parce que je tiens à l'idée du murmure, un peu hésitant et effrayé.

Je suis contente que ça t'ai plu, merci pour ton commentaire !
Titre: Re : Re : Mirzam Blanc 2.0 [défi]
Posté par: Milora le 18 Août 2014 à 12:50:42

Je te rejoins pour le "s'ils m'enlevaient", par contr eje vais réfléchir un peu pour le "murmuré-je", parce que je tiens à l'idée du murmure, un peu hésitant et effrayé.

J'ai pas encore relu, mais juste pour dire que les formes comme "murmuré-je", je trouve pas ça moche du tout. C'est du présent, c'est juste une utilisation pas forcément très très courante, mais sans être rare non plus. Enfin, je ne trouve pas ça moche à l'oreille (c'est quasiment pareil que "murmurai-je", qu'on ne trouve pas moche), et à l'oeil, c'est juste une habitude à prendre. Enfin, c'est comme trouver le passé-simple moche, moi je trouve ça joli, l'un et l'autre  :-[ (même les formes du passé-simple en "-âmes", à la première personne du pluriel ! ^^)
Titre: Re : Mirzam Blanc 2.0 [défi]
Posté par: LeBossu le 18 Août 2014 à 12:54:17
Je crois que ce qui me gêne surtout, c'est le fait qu'il y a sinon peu de (euh… m**** je ne trouve pas le terme :/)qu'en général dans le texte, les dialogues sont présentés tout nus et là, il ressort pas mal.
Titre: Re : Mirzam Blanc 2.0 [défi]
Posté par: Milora le 18 Août 2014 à 13:42:14
Dans ce cas, j'avions rien dit  :-X