Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => L'Atelier => Cuisiner la langue : ustensiles et méthodes => Discussion démarrée par: Milora le 31 Août 2007 à 14:18:50
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Ceci est un appel à l'aide autant qu'une triste description de ma pauvre condition d'auteur en herbe... Je ne veux pas parler ici des problèmes d'originalité, de la capacité à écrire quelque chose d'original, ni du fait qu'on s'aperçoit qu'une idée qu'on croyait de soi est en fait inspirée par quelque chose qu'on a lu/vu étant petit(e), etc.
J'appelle plutôt "syndrôme de l'éponge", le fait que j'ai constaté que, quand j'écris, mon "style" si on peut dire, se teinte (parfois assez fortement) de celui de l'auteur dont je suis en train de lire le livre à ce moment-là. ça m'agace. Est-ce que ça vous le fait ? J'ai la sensation de ne pas arriver à me forger un style propre, et pourtant ce n'est pas exactement ça, mais, comment dire... Un exemple tout bête : quand je suis en train de lire Proust, la longueur des mes phrases augmente considérablement. Quand je suis en train de lire Bartiméus, les incises, parenthèses et autres prolifèrent... Pourtant, ce n'est pas que j'adopte le style de l'auteur (ah, écrire comme Proust juste parce qu'on est en train de le lire, ce serait au moins un talent, dans un sens !), c'est juste une forte influence...
Alors voilà, suis-je la seule à avoir ce problème ? Est-ce un symptôme du manque cruel de talent ? Doit-on lutter contre ça ? L'intégrer à sa façon d'écrire ? :-\
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Moi aussi j'connais ça, mais j'le vois totalement différemment^^
J'pense qu'on a des paliers (c'est comme ça pour moi, en tout cas) ; au bout d'un certain nombre de lectures, il va y avoir un déclic, et on va progresser d'un coup grâce à la découverte d'un style en particulier. La mémoire va mettre son grain d'sel là-dedans, passe avec son engrais, et mes prochains textes vont être empreints de ce style. Ensuite, notre propre style (l'accumulation des précédentes expériences) va absorber cette "manière d'écrire" pour la confondre avec les autres.
Et à la fin, dans des années/décennies/siècles, cette bouillie arrive à maturité et ton style éclôt, bien à toi et pourtant inspiré de plein d'auteurs différents.
...
Pour moi, les auteurs qui m'ont influencés sont... Stroud [pour le cynisme^^] :P , Grimbert beaucoup, Gide pour l'analyse des sentiments (si, si xD), ...
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Je suis de l'avis de Loredan. D'autant plus que je trouve, Mil', que tu as bien un style qui t'es propre ;) La seule "solution", c'est d'écrire , et ... au bout d'un moment, on se forge un style. Mais on ne peut le faire qu'en jouant à l'éponge. Après, de temps en temps on l'essore, on la replonge, on peut même lui donner des formes bizarre, mais au final, c'est la notre :P et j'vais arrêter là mon délire car ça devient ridicule :-°
Et puis ... tu sais, Milora, je trouve que ton éponge est très bien ! ouioui, je sais, je connais la porte, je sors XD mais jsuis sérieuse :P il y a plusieurs personnes sur internet dont j'ai lu plusieurs textes et dont je suis maintenant capable de reconnaitre un texte juste à l'écriture ; c'en est la preuve ;)
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"on se forge un style" => personnellement, je ne trouve pas assez important de "se forger un style". Je pense qu'il faut écrire parce que l'on aime ça, pour faire vivre des personnages, pour exprimer des sentiments, etc. mais le style est la façon de l'exprimer et ça doit venir naturellement par le plaisir ...
Le style est important, je l'observe surtout quand je lis, mais quand j'écris mon but n'est pas de travailler mon style ? Le but, c'est le plaisir, et le reste vient avec. Par exemple, si je change une phrase, c'est pour que àa soit plus léger, plus explicite, etc. mais c'est pour l'histoire, pour qu'elle soit plus "belle" et pour qu'elle me fasse "plus plaisir" tu vois ?
Conclusion : il ne faut pas se forcer, laisse agir ! ^^
Mais ce n'est qu'un avis ...
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J'ai pas tout saisi de ta démonstration, Loup (non ne réexplique pas c'est pas grave^^)...
J'pense surtout que quand tu écris, il faut t'amuser ; et quand on s'amuse, le résultat est bon ; tu fais des syntaxes originales, tu glisses des pointes ironiques, tu...
Après, y a toujours cette histoire de paliers/brusques progrès^^
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Je pense que de toute manière, tu ne peux pas échapper au syndrôme de l'éponge... Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs >:D
Mais je crois que ce syndrôme est normal: il fait partie d'un cycle d'apprentissage.
Par exemple, quand on apprend à parler, on imite nos parents, on reprend leurs expressions, on a tendance à tenir les mêmes raisonnement... Jusqu'à ce qu'un jour on finisse par penser par nous même et faire nos propres phrases...
Là, j'imagine que c'est la même chose...
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Loredan, ce que tu dis m'a convaincue. C'est vrai, en y réfléchissant, on ne perd pas vraiment la façon d'écrire de l'auteur qu'on est en train d' "éponger" : une fois qu'on a terminé son livre, ce style s'ajoute aux autres et ça fait un mélange qui vous est propre... Je n'avais pas pu les choses comme ça.
(Et Stroud en force !)
"on se forge un style" => personnellement, je ne trouve pas assez important de "se forger un style". Je pense qu'il faut écrire parce que l'on aime ça, pour faire vivre des personnages, pour exprimer des sentiments, etc. mais le style est la façon de l'exprimer et ça doit venir naturellement par le plaisir ...
Le style est important, je l'observe surtout quand je lis, mais quand j'écris mon but n'est pas de travailler mon style ? Le but, c'est le plaisir, et le reste vient avec. Par exemple, si je change une phrase, c'est pour que àa soit plus léger, plus explicite, etc. mais c'est pour l'histoire, pour qu'elle soit plus "belle" et pour qu'elle me fasse "plus plaisir" tu vois ?
Conclusion : il ne faut pas se forcer, laisse agir ! ^^
Mais ce n'est qu'un avis ...
Moi si, j'ai compris, mais je trouve que ce n'est pas incompatible avec le reste : on écrit pour s'amuser, pour le fond. Mais le fond est indissociable de la forme, je crois qu'on ne peut pas "travailler" l'un sans l'autre. Je mets "travailler" entre guillemet, parce qu'il ne faut pas prendre ça pour des exercices au sens scolaire du terme. Mais il est indubitabl, je pense, qu'au fur et à mesure qu'on écrit, la forme évolue, progresse. Vers un style qui vous est propre. Non ? (après, je ne sais pas si c'est pareil pour la forme : il me semble qu'on peut avoir d'entrée des idées de génie pour le scénario, mais je ne crois pas qu'au premier essai, on puisse rédiger un texte magnifique...)
(Et Kailiana : c'est gentil, ce que tu me dis :-[ )
Alhena --> Ce que tu dis est juste, mais ce que je me demandais c'est : est-ce qu'on arrête un jour d'être une éponge ? Est-ce qu'ila rrive un moment où, de la même façon qu'on est capable de faire nos propres phrases quand on apprend à parler, on a un style indépendant ? Si c'est ça, le style qu'on s'est créé est menacé de devenir un peu statique, non ? Je veux dire : au final, après tout ce que vous avez dit et qui m'a convaincue, est-ce que cette partie "éponge" n'est pas le propre de l'écriture ? (reste à arriver à le maîtriser et à l'éintégrer...)
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Alhena --> Ce que tu dis est juste, mais ce que je me demandais c'est : est-ce qu'on arrête un jour d'être une éponge ? Est-ce qu'ila rrive un moment où, de la même façon qu'on est capable de faire nos propres phrases quand on apprend à parler, on a un style indépendant ?
Ne finis-tu pas, un jour, par parler différemment des autres? Penser autrement?
Si c'est ça, le style qu'on s'est créé est menacé de devenir un peu statique, non ?
Pas forcement, rien ne t'empêche d'enrichir encore ta façon d'écrire^^
Je veux dire : au final, après tout ce que vous avez dit et qui m'a convaincue, est-ce que cette partie "éponge" n'est pas le propre de l'écriture ? (reste à arriver à le maîtriser et à l'éintégrer...)
Pour ma part, je pense que c'est indissociable... Après, ça n'engage que moi.
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Ah, si seulement je pouvais absorber comme une éponge le style de Proust ! :coeur:
Bon, je sens que ce message va être bien inutile, encore, mais ce que tu décris ne me concerne pas vraiment, en fin de compte, Milora.
En effet, j'ai constaté que je pouvais bien lire des auteurs au style extrêmement varié, comme par exemple Paul Claudel, Marcel Proust, Susanna Clarke, Frank Herbert ou encore Jasper Fforde, sans pour autant adopter leur manière d'écrire.
En revanche, quand je me suis enchaîné Proust, Claudel et Montherlant, j'étais un peu dégoûtée de l'écriture, ça, d'accord. Je me considérais comme une grosse merde, et me pensais incapable de les dépasser. Il était donc inutile d'écrire. mais c'est là un autre sujet.
Pour en revenir à nos moutons à notre fil de discussion, je dirais que j'ai tendance à conserver le même genre d'écriture, avec toutefois des variations selon mon état d'esprit.
Y a-t-il d'autres gens dans mon cas, des "anti-éponges" ? Des "imperméables", en somme ?...
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Bah, moi j'ai beaucoup d'inspiration après avoir lu un livre, mais je n'adopte pas du tout le style de l'auteur et je conserve mon rituel (bon, parfois, j'admets avoir une légère tendance à aller de la 1ere personne à la 3eme après la lecture (et vice-versa), mais ça ne va pas plus loin).
^^
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Éponge ou pas... chers Francis...
Me souviens d'avoir passé de longs mois sur La légende des siècles, de Totor.
Je n'écrivais pas à la Hugo, non, mais je pondais , à la pelle, des alexandrins rigoureux sans le moindre effort.
Proust, dis-tu. De même, mon goût des virgules s'en était trouvé exacerbé- et mes phrases s' allongeaient parfois.
Et puis LFC. Avant. Et franchement, ensuite, non, hein- on n'écrit plus pareil. Le fruit a été pelé, devant voius, vous a mis l'eau à la bouche, alors, ensuite, forcément... les singeries branlotines, le macramé, se cahcher derrière son petit doigt... tout ça. Non.
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je reponds par l'affirmative à ce syndrôme de l'éponge, je l'ai absorbé à chacune de mes nouvelles écrites, mais intentionnellement! je trouve qu'ainsi j'ai apporté un souffle à ma plume sans contrarier mon style par contre. Du moins c'est mon ressenti...
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Comme je l'ai souvent entendu (mais c'est à prendre avec des pincettes), 'on n'invente jamais rien'.
Je me reconnais totalement dans le sujet de ce fil, même si je suppose que ce n'est pas non plus absolu (on a beau emprunter, on peut toujours retrouver sa propre patte dans un écrit personnel influencé par une lecture) !
Je n'ai pas le temps de m'étaler aujourd'hui, mais je reviendrai.
En tout cas le titre est bien trouvé Mil, c'est une image parlante.
A bientôt.
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Oui, ça m'arrive souvent aussi quand je lis livre que j'aime beaucoup...
Quand j'ai lu pour la première fois L'Assassin royal par exemple, ensuite, j'ai voulu créer un roman qui parlait d'un monde ressemblant au livre...
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Quand j'ai lu "Orgueils et Préjugés", j'étais en plein dans l'écriture d'une romance contemporaine de style fantastique, et mes personnages (des adolescents) se sont retrouvés à sortir des phrases pompeuses tout droit venues d'un autre siècles.
Je suis une vraie éponge de styles, pourtant, j'ai le mien. Je pense que c'est inévitable quand tu passes plusieurs jours sur un livre. C'est comme regarder une série en VO. Au bout de quelques épisodes, j'ai la musicalité de la façon de parler des acteurs en tête. Mais tout ça se perd au bout de quelques jours à penser à autre chose. Personnellement, j'évite juste d'écrire pendant cette période ;D
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Oh, c'est rigolo, c'est une pensée qui m'a déjà traversé l'esprit et sur laquelle je ne me suis jamais vraiment arrêtée...
Je crois que je ne suis pas encore assez avancée en écriture pour avoir un"style" particulier, mais j'ai effectivement déjà remarqué que ma manière d'écrire pouvait être fortement influencée par l'auteur que je lis en parallèle. Le problème, en ce qui me concerne, c'est que sans m'en rendre compte, les idées qui me viennent pour l'intrigue et les personnages s'en inspirent aussi ! :-¬? J'absorbe donc à la fois le fond et la forme, et ça ressort à ma sauce. Pour le fond, j'essaye de le combattre quand c'est trop évident, parce que bon, l'idée n'est pas de recopier le roman de quelqu'un d'autre.
Pour la forme par contre, j'avoue que je me laisse faire. Comme ça a déjà été dit, mais d'une autre manière peut-être, ça me permet d'explorer. Je crois qu'une des clefs dans l'écriture est de parvenir à trouver quelque chose d'harmonieux. Si on ne fait que des phrases longues, ça finit par en devenir lourd (sauf si on est un génie et que notre nom de famille commence avec "P" :mrgreen:). Et à l'inverse, des phrases trop courtes et cinglantes peuvent vite s'essouffler. Un style châtié mal maîtrisé peut devenir ridicule, mais un style trop simple n'a pas beaucoup d'intérêt. Donc je trouve que varier les styles en fonction de ce qu'on lit nous permet de tester différentes choses, de découvrir en pratiquant différentes manières de faire, et au final, je crois qu'on en retient ce qui nous plaît. Et je crois que c'est aussi comme ça qu'on finit par écrire de manière harmonieuse, tout en développant son propre style.
(Mais ce sujet me déprime aussi un peu parce que je me rends compte de tout le chemin qu'il me reste à parcourir !).
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intéressant sujet que tu as lancé il y a quinze ans Milla !
oui moi aussi j'ai eu ce problème - j'espère l'avoir moins mais je l'ai encore un peu. il m'arrive de faire du quasi-beckett sans trop m'en apercevoir, et évidemment c'est sinon presque ridicule, du moins une mauvaise piste.
je crois quand même qu'on peut en sortir, au moins deux méthodes (mais c'est vrai que ça peut être un peu long ocubrea mais je crois que c'est possible)
y a une méthode qui consiste à faire consciemment et consciencieusement des pastiches d'auteurs qu'on aime. c'est un excellent moyen d'éviter de pasticher sans s'en apercevoir (puisque là ça craint)
et puis sinon écrire écrire écrire, et essayer de trouver un relâc hument (y compris physique - en écrivant dans des postures physiques inhabituelles, qui amènent à "baisser la garde", à se lâcher, à se débrider, à "dérailler" de ses tics et de certaines manies ; en écrivant à des moments où on est particulièrement relâché - par exemple juste après avoir trop mangé :--))
c'est beaucoup un problème de relâchement je crois
mais c'est vrai que c'est très important tout ça ! (ça en est où d'ailleurs Milla depuis 2007 haha :--)?°)
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Hahaha je ne crois pas avoir un jour essayé d'écrire "dans des positions bizarres" pour me relâcher !
Sinon je viens de penser à quelque chose, c'est que malgré le fait que je lise beaucoup pour le moment, je n'ai pas noté d'influence entre ce que je lisais et ce que j'écrivais dernièrement, et la raison en est toute simple : je lis en anglais ! :D Du coup, c'est beaucoup plus difficile de capter le style de l'auteur et surtout, de le transposer en français. Du coup, mon style actuel est quasi libre d'influence externe (je crois :\?).
Bref, j'ai trouvé ce détail rigolo, alors je voulais le partager !
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intéressant sujet que tu as lancé il y a quinze ans Milla !
oui moi aussi j'ai eu ce problème - j'espère l'avoir moins mais je l'ai encore un peu. il m'arrive de faire du quasi-beckett sans trop m'en apercevoir, et évidemment c'est sinon presque ridicule, du moins une mauvaise piste.
je crois quand même qu'on peut en sortir, au moins deux méthodes (mais c'est vrai que ça peut être un peu long ocubrea mais je crois que c'est possible)
y a une méthode qui consiste à faire consciemment et consciencieusement des pastiches d'auteurs qu'on aime. c'est un excellent moyen d'éviter de pasticher sans s'en apercevoir (puisque là ça craint)
et puis sinon écrire écrire écrire, et essayer de trouver un relâc hument (y compris physique - en écrivant dans des postures physiques inhabituelles, qui amènent à "baisser la garde", à se lâcher, à se débrider, à "dérailler" de ses tics et de certaines manies ; en écrivant à des moments où on est particulièrement relâché - par exemple juste après avoir trop mangé :--))
c'est beaucoup un problème de relâchement je crois
mais c'est vrai que c'est très important tout ça ! (ça en est où d'ailleurs Milla depuis 2007 haha :--)?°)
C'est pas moi !!! C'est Milora ! :coeur:
(j'étais même pas née au monde (de l'écriture) en 2007 :D :D )
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Hahaha je ne crois pas avoir un jour essayé d'écrire "dans des positions bizarres" pour me relâcher !
Sinon je viens de penser à quelque chose, c'est que malgré le fait que je lise beaucoup pour le moment, je n'ai pas noté d'influence entre ce que je lisais et ce que j'écrivais dernièrement, et la raison en est toute simple : je lis en anglais ! :D Du coup, c'est beaucoup plus difficile de capter le style de l'auteur et surtout, de le transposer en français. Du coup, mon style actuel est quasi libre d'influence externe (je crois :\?).
Bref, j'ai trouvé ce détail rigolo, alors je voulais le partager !
oui c'est intéressant ! ! e /mais by the way pourquoi lis tu en anglais?
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Je me suis reconnu dans ce syndrome car j'ai l'impression d'être un petit singe de Modiano.
Ce qui ne me fait pas du tout plaisir.
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Je me suis reconnu dans ce syndrome car j'ai l'impression d'être un petit singe de Modiano.
Ce qui ne me fait pas du tout plaisir.
si tu t'en aperçois c'est que le plus dur est fait !
le problème c'est quand on ne se rend pas compte qu'on singe un auteur !
toi ça me fait penser à ce que disent les médecins : "une maladie diagnostiquée, c'est une maladie à moitié guérie !"
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Hahaha je ne crois pas avoir un jour essayé d'écrire "dans des positions bizarres" pour me relâcher !
Sinon je viens de penser à quelque chose, c'est que malgré le fait que je lise beaucoup pour le moment, je n'ai pas noté d'influence entre ce que je lisais et ce que j'écrivais dernièrement, et la raison en est toute simple : je lis en anglais ! :D Du coup, c'est beaucoup plus difficile de capter le style de l'auteur et surtout, de le transposer en français. Du coup, mon style actuel est quasi libre d'influence externe (je crois :\?).
Bref, j'ai trouvé ce détail rigolo, alors je voulais le partager !
oui c'est intéressant ! ! e /mais by the way pourquoi lis tu en anglais?
Simplement parce que les auteurs que je lis pour le moment sont anglophones et parce que je veux pratiquer un peu, j'en ai marre de lire des traductions (puis pour les livres plus récents, certains ne sont même pas encore traduits donc pas le choix ^^).
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Je me suis reconnu dans ce syndrome car j'ai l'impression d'être un petit singe de Modiano.
Ce qui ne me fait pas du tout plaisir.
si tu t'en aperçois c'est que le plus dur est fait !
le problème c'est quand on ne se rend pas compte qu'on singe un auteur !
toi ça me fait penser à ce que disent les médecins : "une maladie diagnostiquée, c'est une maladie à moitié guérie !"
J'apprécie ton optimisme Meilhac.
Néanmoins me vient une question conne : que faire quand on devient un singe de soi-même ?!
J'ai l'impression que récemment mon écriture ronronne, comme si j'étais devenu une propre parodie de mes textes !! Au secours quoi !
Peut-être est-ce cela que l'on appelle une "crise d'inspiration" ??
Je ne sais pas.
Néanmoins merci pour ton soutien !
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Je me suis reconnu dans ce syndrome car j'ai l'impression d'être un petit singe de Modiano.
Ce qui ne me fait pas du tout plaisir.
si tu t'en aperçois c'est que le plus dur est fait !
le problème c'est quand on ne se rend pas compte qu'on singe un auteur !
toi ça me fait penser à ce que disent les médecins : "une maladie diagnostiquée, c'est une maladie à moitié guérie !"
J'apprécie ton optimisme Meilhac.
Néanmoins me vient une question conne : que faire quand on devient un singe de soi-même ?!
J'ai l'impression que récemment mon écriture ronronne, comme si j'étais devenu une propre parodie de mes textes !! Au secours quoi !
Peut-être est-ce cela que l'on appelle une "crise d'inspiration" ??
Je ne sais pas.
Néanmoins merci pour ton soutien !
si tu écris toujours pareil c'est peut-être que tu as trouvé ton style !!!
moi c'est l'inverse: ça m'arrive - de moins en moins, mais encore - d'écrire différemment selon ce que je viens de lire - et ça m'amène à me dire, flûte, je ne me suis peut-être pas encore complètement débarrassé de tout ce qui n'est pas moi.
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Je me suis reconnu dans ce syndrome car j'ai l'impression d'être un petit singe de Modiano.
Ce qui ne me fait pas du tout plaisir.
si tu t'en aperçois c'est que le plus dur est fait !
le problème c'est quand on ne se rend pas compte qu'on singe un auteur !
toi ça me fait penser à ce que disent les médecins : "une maladie diagnostiquée, c'est une maladie à moitié guérie !"
J'apprécie ton optimisme Meilhac.
Néanmoins me vient une question conne : que faire quand on devient un singe de soi-même ?!
J'ai l'impression que récemment mon écriture ronronne, comme si j'étais devenu une propre parodie de mes textes !! Au secours quoi !
Peut-être est-ce cela que l'on appelle une "crise d'inspiration" ??
Je ne sais pas.
Néanmoins merci pour ton soutien !
si tu écris toujours pareil c'est peut-être que tu as trouvé ton style !!!
moi c'est l'inverse: ça m'arrive - de moins en moins, mais encore - d'écrire différemment selon ce que je viens de lire - et ça m'amène à me dire, flûte, je ne me suis peut-être pas encore complètement débarrassé de tout ce qui n'est pas moi.
Après si ça t'arrive uniquement lorsque tu lis ça veut donc dire qu'autrement tu as un style bien défini, non ? et je trouverais étrange que l'on soit complètement hermétique à notre lecture actuelle ; pour moi elle nous influence sûrement même sur des détails dont on ne se rend pas compte. Enfin, peut-être que je me trompe, peut-être que certains arrivent à faire complètement vase clos entre l'écriture et la lecture !
Ah si ce que je prenais pour du ronronnement est en fait une solidification de mon style je m'en réjouis !
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en plus du style, c’est aussi possible qu’on se mette à copier des situations, des scènes, des scénarios ? Et là, je parle au-delà des tropes ou bien de l’épopée du héros en X étapes, juste… un genre de pastiche, toujours, de ce qu’on vient de lire…
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Oui, comme j'ai dit plus haut moi ça m'arrive souvent. Je vais tout à coup me dire, "Eh, j'ai une super idée ! Et si tout à coup tel personnage faisait telle chose et disait tel truc à tel autre ?" ou "Ah, mais j'ai trouvé sa backstory dramatique, en fait blablablablabla" et puis en y réfléchissant, je me rends compte que ces idées sont généralement tirées de ce que je suis en train de lire, mais complètement déformées, réarrangées et méconnaissables, à ma sauce. Parfois, c'est tellement éloigné du récit dont je m'inspire et ça correspond tellement à mon intrigue que je le garde, mais quand ça s'en rapproche trop je jette.
Donc à la base c'est un processus complètement inconscient, ce n'est que quand j'y réfléchis et que j'analyse les choses que je le réalise...
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est-ce qu’on devrait être plus conscient pour les éviter ou bien pour les faire de façon plus consciente ?
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Pour moi, de nouveau, ça dépend de la part de "toi" et de la part de "l'autre" dans chaque cas particulier :)
Je crois qu'il est absolument impossible d'écrire en se détachant de toute forme d'influence extérieure : ce qu'on lit, ce qu'on voit, ce qu'on entend nous marque et, en fonction de ce qu'on a aimé ou pas, on va toujours l'absorber puis s'en inspirer d'une manière ou d'une autre dans nos propres récits. Quand il s'agit d'un livre dans lequel on est plongé au même moment que l'on écrit, ça me semble normal que cette influence se fasse plus sentir.
Cependant, ces "morceaux" que l'on reprend sont rarement repris tels quels, ils vont toujours être "mélangés" avec notre propre imaginaire... et c'est là pour moi qu'il est important de déterminer à quel point. En prenant un personnage par exemple, si tu as l'impression que la grosse majorité de son développement vient de toi, mais que ta lecture t'a donné de l'inspiration pour un détail qui, remis à ta sauce, va juste lui apporter un peu plus de profondeur, une petite singularité, quelque chose qui le fait encore plus correspondre à ton récit : pour moi ça vaut la peine de garder. Mais à l'inverse, si tu as un personnage qui apparaît subitement dans ton imagination et que, après réflexion, tu te rends compte qu'il s'agit juste d'une version déformée du personnage de base, alors il faut soit le jeter, soit travailler dessus à fond, jusqu'à être sûr qu'au final, la majorité de ce qui le constitue vient de toi.
Donc pour répondre à ta question : il faut en être conscient pour pouvoir faire un choix ! ^^
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en plus du style, c’est aussi possible qu’on se mette à copier des situations, des scènes, des scénarios ? Et là, je parle au-delà des tropes ou bien de l’épopée du héros en X étapes, juste… un genre de pastiche, toujours, de ce qu’on vient de lire…
Je pense que ça m'arrive aussi... mais ça m'est aussi arrivé pas mal de fois de retrouver des idées/aspects de mes textes dans des œuvres que je ne connaissais pas au moment où je les ai travaillés. Ça veut peut-être dire que les idées en question étaient pas hyper originales, mais personnellement ça me rassure aussi sur le fait qu'on retrouve forcément des choses d'un texte à l'autre, d'une histoire à l'autre et que ça ne veut pas dire pour autant qu'on a plagié, qu'on ne s'est pas approprié ces thèmes/intrigues/idées à notre façon. Bref, quand je me rends compte d'une similitude entre un texte que j'écris et quelque chose que j'aurais lu ou vu longtemps avant, j'essaye de ne pas me dire automatiquement que je n'ai pas d'imagination, mais aussi d'envisager la possibilité que j'aurais pu avoir cette idée quand même, toute seule de mon côté ^^
Pour moi si comme tu dis Oba tes sources d'inspiration sont "déformées, réarrangées et méconnaissables", alors c'est absolument pas un problème !
edit : Oba a rerépondu entretemps ^^
(ça me fait penser que de mon côté, c'est pas forcément la lecture en cours qui m'influence - sauf si elle me plait et me marque beaucoup - plutôt des textes proches que j'ai pu lire avant... bref des influences quoi :mrgreen:)