qu'elle parcourt
qu'elle caresse mes cuisses , qu'elle
pénètre mon regard et s'éternise sur mes cheveux dorés.
sont vide
d'être censée
J'ai réfléchis et réfléchis
Parce qu'ils veulent un travail, une maison, un/une conjointe, une voiture, une retraite et des meubles ikea.
"Change, change, change, change encore! Ce que tu es ne nous convient pas." Une fois, deux fois, mille fois puis des milliers de milliers de fois.Cette litanie, même lue, fait froid dans le dos.
Tant de batailles, tant de guerres se sont livrés à l’intérieur de ma tête que mon corps est comme mort, assommé de souffrance.livrées et pour "assommé" j'aurais bien mis "consumé" ça aurai plus rendu compte de la longueur de sa souffrance
J'étais moi sans moi.J'aurais bien mis "j'étais moi sans l'être" ou quelque chose comme ça, qui ne se répète pas (même si c'est fait exprès je suis pas fan)
protègée dans ma grotteprotégée
Viens, je suis prète.prête
qu'elle remonte dans mes molletsle « dans » m’a fait bizarre.. « sur » me parait plus naturel. .. enfin, le « dans » donne un sens différent, qu’on ne trouve pas pour les pieds, les cuisses etc. J’aime bien l’idée que le contact soit intérieur mais c’est juste bizarre de le faire sentir que sur les mollets…
assommé de souffrancej’aurais mis souffrances (pluriel), mais c’est une préférence juste
agissent comme une perceusepas fan de la formule
Les denrées médiocres que j'avale sont vides de goût et mes papilles frustrées s'énervent de ne point jouir un peu.J’aime bien :)
mes yeux affamés de lumièreaime bien aussi ^^
Le toucher est distant, presque triste.« le toucher est distant » je trouve ça fort comme phrase ::). Du coup je n’aurais pas mis le « presque triste », ou alors j’aurais mis un point entre.
"moi "pour leur convenir mieuxEspace après le guillemet et pas avant
Parce qu'ils veulent un travail, une maison, un/une conjointe, une voiture, une retraite et des meubles ikea. Moi ce n'est pas ce que je veuxDit comme ça, je sais pas si ça fait tellement envie ce schéma de vie |-|
J'ai amputé tout ce qui faisait ma différence, je me suis violée à chaque seconde et ils m'ont félicitée.Elle est dure cette phrase :( (ce qui veut dire, n’y touche pas hein)
Je suis une prostituée de l'esprit. Je couche avec le désir des autres. Je vends mon être et je ne trie pas mes clients. Non, je les prends tous.Idem :mrgreen:
j'ai été moi mêmemoi-même
je ne m'en rappelle presque plusje ne me le rappelle presque plus (« on s’en souvient» mais « on se le rappelle » :huhu:)
J'ai vendu mon âme.Cette phrase apparait deux fois. C’est surement fait exprès, mais perso je trouve que ça perd en force.
S'il te plait, s'il te plait, vient me prendre.Au début du texte la narratrice dit « je voudrais qu’elle me prenne » et à la fin « viens me prendre ».
j'attendrais.J’attendrai
Je regrette juste (mais c’est pas une critique, c’est là encore une préférence bien à moi ) le manque de « concret ». On ne sait pas vraiment en quoi cette narratrice était différente des autres, ce qui ne collait pas chez elle. Tu me diras, c’est clairement pas le but du texte, tu y exprimes l’idée du rejet et de l’acceptation de soi (et tu le fais bien) mais je manque d’info sur qui parle. Mais c’est un problème que j’ai en lisant des textes courts, je suis toujours sur ma faim, je veux en savoir plus.
@Penruet : Merci merci! C'est marrant, c'est la première fois que je poste un texte où on me dit de si belles choses. Je me demande ce qui t'a tant pluJe ne sais pas, c'est en quelque sorte, le vrai, le fait que ça ne sonne ni creux, ni faux, absolument pas cliché...
Parce qu'ils veulent un travail, une maison, un/une conjointe, une voiture, une retraite et des meubles ikea.
Mon patron, ma voisine, le concierge, mes collègues, mes professeurs, quelques fois mes amis, d'autres fois mes amants(es).C'est très personnel, mais les deux fois, cette hésitation (un/une et amants(es)) m'a violemment sorti du texte. Avant ça il coule, fluide, prenant, tu nous tisses une toile dans laquelle on s'englue peu à peu. Mais là, il faut s'arrêter une seconde, ou deux, ou trois, analyser ce qu'on voit et comprendre où tu veux en venir. C'est... ouais, j'ai trouvé ça violent - tu déchires subitement ta toile. On comprend l'idée, tu alternes suffisamment masculin et féminin dans tes énumérations pour que ce ne soit pas la peine de mettre cette hésitation. Il n'y a pas besoin de ça pour avoir l'effet recherché. Pour le premier, je pense que peu importe lequel des deux tu choisis - conjoint est sans doute plus logique, dans la mesure où tu parles des autres et de la normalité, et donc le masculin, qui en français l'emporte grammaticalement, se fait le meilleur représentant de cette normalité. Le deuxième, par contre, à mon avis, c'est ton personnage qui parle et sa propre sensibilité - elle parle de "ses amis", juste avant, au masculin, et donc je pense qu'elle se sentirait plus proche de "ses amantes", ensuite. Mais là, j'extrapole peut être.
Je n'ai pas résisté. J'ai cédé. J'ai vendu mon âme.Cela dit, c'est une critique pour la forme, parce que d'une, je vois pas trop comment tu pourrais changer ça, et de deux, sitôt cette phrase dite, le texte recommence à évoluer. Donc c'est à peine une pointe de déjà-vu qui se manifeste, pas assez longtemps pour qu'on décroche du texte, mais peut être suffisamment pour que ta toile paraisse moins solide.
Je voudrais qu'elle me prenne.
Le toucher est distant, presque triste.
J'ai fait tant d'effort.
Totalement étrangers. Les autres sont mes extra-terrestres à moi. Pourtant, nous sommes humains tous, nous devrions nous comprendre, au moins un petit peu.
je leur paraissais " normale "
Je me suis suicidée l'âme
ouspillée
Je ne m'en veux même plus de l'avoir fait.
Je voudrais qu'elle commence par la plante de mes pieds,c'est marrant de commencer par là :mrgreen:
Je voudrais qu'elle malaxe mes bras puis mes mains usées, qu'elle effleure mon cou, embrasse mes lèvres, pénètre mon regard et s'éternise sur mes cheveux dorés.bof pour pénètre mon regard
Tant de batailles, tant de guerres se sont livrées à l’intérieur de ma tête que mon corps est comme mort, assommé de souffrances.transition en perdiiiiiiition
Quand j'entends, les sons trop forts agissent comme une perceuse sur mes tympans délicats.ouh qu'elle est moche cette phrase (en comparaison avec ce que t'as déjà écrit bien sûr), tu te compliques la vie, je trouve alors que l'idée de la perceuse est toute simple
Les denrées médiocres que j'avale sont vides de goût et mes papilles frustrées s'énervent de ne point jouir un peu.idem, en fait c'est super lourd et t'es pas dans le concret donc c'est chiant (j'exagère bien sûr, hein), tu veux compliquer inutilement un ressenti, c'est pas une denrée, et puis des papilles qui jouissent... jsais pas, tu penses vraiment à tes papilles ? je veux dire c'est avant tout une sensation, y a pas d'analyse en termes compliqués à ce moment-là, non ?
Quand on me touche, les vibrations sont absentes, il ne se passe rien. Quand on me touche, je ne sens pas l'envie puissante d'une rencontre de peau, d'une rencontre d'âme. Le toucher est distant, presque triste.mouis, là tu vois ça me touche pas. C'est qui "on" ? Du concret, de la définition. C'est toujours quelque chose de précis qui nous touche ou quelqu'un en particulier.
Mon corps est anesthésié, brûlé, absent, douloureux, perdu.
J'ai fait tant d'effort.
pour mieux leur convenir et plus précisément.syntaxe error, ça se construit pas pareil, tu peux pas coordonner les choses comme tu le fais
Je me suis suicidée l'âme.bof (ne serait-ce que pour la construction : j'ai tué mon âme, mon âme s'est suicidée serait plus correct).
Tu veux améliorer ton texte à mon avis, c'est l'autre passage qu'il faut que tu change car à mon avis d'une part c'est un point névralgique qui amène à ta conclusion, et qui reste trop dans l'écriture du reste du texte, il y a besoin (me semble t'il) d'une rupture.Quel autre passage? Quel est le point névralgique?
Pareil pour la phrase sur le gris, tu veux faire une image et ça se voit. Pour moi, ce genre de phrase c'est "attention là je baratine", un peu comme quand tu fous des mots compliqués dans ta copie, des trucs que tu comprends pas "pour faire bien" (sauf que personne n'est dupe)Ce que tu dis là ne me ressemble guère :o, je ne suis pas du genre à baratiner ni à en mettre des couches pour "baratiner". Au contraire, j'aime le simple, le direct, donc là, quelque chose cloche mais quoi? J eme suis longuement interrogée... Et je crois que j'ai compris. C'est un problème de fond car : non mon héroïne ne parle pas de l'homophobie des gens qui l'entourent. Mon héroïne souffre (en autre) d'hyperésthésie, donc oui ses papillent jouissent, le gris lui fait mal aux yeux, le toucher est vital pour elle (toucher une personne, un tissu, un glaçon etc) "le toucher" en général. Ce ne sont pas des images mais une réalité sensorielle. Est-ce que ça te parait plus clair comme ça?
Là j'aurais préféré voir les choses si tu veux, pas que tu me les racontes parce que du coup, j'ai l'impression que tu cherches absolument à ce que je te plaigne et je déteste en tant que lectrice qu'on me demande de faire quelque chose. Nan c'est moi qui décide, toi ton rôle c'est d'écrire et je ressentirai ou pas mais t'as pas à me dire si tu veux ce que je dois ressentir.J'entends bien. Je comprends. Ce qui m'a cependant frappé c'est qu'à aucun moment je n'ai eu envie qu'on plaigne l'héroïne. Prenons l'exemple d'un texte de Saez (puisque Véra citait "Messine"), typiquement ce jeune homme (qui fait de très jolies chansons) n'attend pas -il me semble- de la personne qui l'écoute et le lit "qu'elle le plaigne". Etre plaint n'amène pas à grand chose ni pour la personne qui plaint ni pour celle qui est plainte. Je crois que Saez (qui a quand même une vie de merde et des histoires d'amour à se trancher les veines :P) chante pour partager une émotion qui touche ou qui ne touche pas. (perso, je le reconnais, son univers trop noir a tendance à me gonfler, ça plombe mes journées). Mon texte est plus dans cette veine là dans l'esprit. Il ne raconte pas une histoire et le personnage ne demande pas à être plaint. Disons que c'est un cri, juste un cri. Voilà ce que je peux t'en dire. ;D
Mon héroïne souffre (en autre) d'hyperésthésie, donc oui ses papillent jouissent, le gris lui fait mal aux yeux, le toucher est vital pour elle (toucher une personne, un tissu, un glaçon etc) "le toucher" en général. Ce ne sont pas des images mais une réalité sensorielle. Est-ce que ça te parait plus clair comme ça?yop mais faudrait que tu le dises plus explicitement dans le texte alors !
- et puis tu sais très bien de quoi je parle petite coquine!!!- ;Dmais vois-tu, quand je lis, j'essaie juste de lire, pas du tout de contextualiser selon l'auteur (ça c'est pour les mails ou les conversations). C’est pour ça, j'essaie toujours d'être extérieure, ce qui est impossible totalement, du coup j'ai la dualité dans la lecture et c'est pour ça que j'ai souligné que ça manquait d'explication : mon moi extérieur s'est vu souffler les réponses par l'autre :ninja:
La souffrance muette, elle sera toujours plus pathétique que celle qui s'exprime.j'aime bien la phrase... mais je crois que je ne suis pas d'accord. J'ai beaucoup plus de compassion avec le perso dont on sait qu'il souffre mais qui ne le dit pas. Est-ce que c'est pathétique... tout dépend du sens, si c'est le sens académique de "souffrance, passion", oui ; mais si le sens est péjoratif et relève de la pitié, là nan.
A aucun moment je ne l'ai plainte, j'étais juste en "elle"à ressentir la même chose.C'était l'idée! ;D