EDIT: redirection: http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,7149.0.html (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,7149.0.html) Merci :) j'ai un peu merdé dans mes sujets désolé...
Explication
Voici le début de mon fameux écrit dans lequel j'ai inscrit le défi suivant: http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,7048.0.html (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,7048.0.html) J'espère que ça vous aidera à mieux comprendre la psychologie des personnages notamment de celle d'Axel.
Pour le titre je n'ai encore pas d'idée ou plusieurs assez brouillon, il changera certainement. Pour tout vous dire j'éprouve une certaine angoisse à poster cet écrit... J'avais d'abord mit le premier chapitre à la suite du prologue... Finalement, je préfère que vous lisiez et commentez le prologue et je vous donne la suite après. Je... Bon, vous allez voir.
Prologue
Une chevelure blonde laissant quelques mèches vagabonder cachait un visage posé sur son bureau. Une femme releva la tête, la lumière diffuse de sa lampe se reflétait dans ses yeux humides. Le noir qui soulignait ses yeux laissait des traces sur sa peau blanche. Une goutte d'eau salée tomba sur ses lèvres à moitié ouvertes. Spontanément, elle passa sa langue pour la faire disparaître. Puis, elle se leva de sa chaise et regarda autour d'elle en tournant la tête doucement. Encore une fois elle ferma les yeux et se perdit dans son imagination.
Une forêt en cendres se trouvait autour d'elle. L'écorce des arbres n'était plus, ni les fleurs jadis magnifiques, ni même ce lierre enroulé autour des troncs. Tout avait brûlé, tout était détruit à jamais. Il faisait si noir dans cette brume épaisse. Elle avança en contemplant ce paysage funeste. Des corps d'enfants jonchaient le sol inerte. Certains respiraient encore, mais ce n'était que le souffle d'une mort prochaine. Quelque chose l’empêchait de pouvoir les aider. Elle restait condamnée à les regarder mourir, condamnée à être un spectateur devant sa télévision, devant le monde. Tandis que tout disparaissait elle sentait qu'on la secouait.« Maman! Maman! »
« MAMAN! » Elle sortit de sa transe en sueur.
« Maman, j'ai eu si peur. Tu criais que...
- Je ne veux pas savoir, sois gentil Axel. »
L'enfant serra de toutes ses forces sa mère dans ses bras. Elle l’obligea à reculer et le fixa les yeux grands ouverts, les larmes dégringolant sur les joues de l'enfant. « Maman, c'est à cause de moi que tu es comme ça ? » Il avait un pyjama rayé vert et jaune abîmé au niveau des manches. « C'est parce que je ne sais pas lire ? » Son visage était si expressif, si vivant. Elle continuait de le regarder. Elle ne répondait pas, elle restait là le souffle court, leurs yeux verts ne se quittaient pas. « Maman... Je ne veux pas te faire du mal. »
L'enfant avait neuf ans, et déjà affrontait le monde. Il s'appelait Axel. Il avait connu des moments de joie comme tous les enfants, et des moments qu'il n'aurait jamais dû vivre. Il n'oubliait pas, et n’oublierait jamais cette violence qu'il avait appris à connaître. Il ne savait ni lire, ni écrire. Son psychiatre affirmait que c'était la conséquence d'un traumatisme fort.
Sa mère s'appelait Sandrine. Elle avait trente-cinq ans. Elle avait connu des moments de joie comme tout les adultes, et des moments qu'elle préférerait oublier. Elle était institutrice de maternelle. Au vu de son état, son psychiatre avait conseillé un arrêt de travail. Elle se sentait inutile cloîtrée chez elle. Le monde tournait au cauchemar, tout devenait noir, et cette mère ne pouvait rien faire pour l’empêcher.
Le lendemain, avant de réveiller son garçon elle lui prépara un bol de céréales et une tartine de confiture. Axel mangea rapidement dans la petite cuisine. « Merci maman ». Ils s'échangèrent un sourire et un regard complice oubliant les chagrins de la veille. « Je me dépêche maman ». Alors qu'elle s'assoupissait sur une chaise, Axel fit sa toilette. Elle fut vite réveillée par l'enfant pressé d'aller à l'école. « Maman, il faut que tu m’emmènes maintenant ». Il se jeta dans la voiture en riant. Sandrine veilla à ce qu'il s'attache, puis s'installa au volant et démarra. Axel observait le monde par la fenêtre. C'était un enfant particulièrement curieux d'apprendre. Il regardait la route et les quelques taches vertes perdues dans la ville. « Maman, tu sais j'aime pas le rouge. A l'école on a appris que c'était la couleur de l'amour, et que c'était comme notre papa et notre maman ils faisaient. C'est quand on tape qu'on est amoureux ? Moi, j'aime pas. J'aime pas le sang. Tu sais maman, si c'est ça j'aurais jamais d'amoureuse. Je te promets maman ». Et, Sandrine ne répondait rien, elle écoutait. « On est arrivé, aller descends. Je te laisse aller à l'école tout seul. Tu es grand maintenant ». Axel se dirigea vers l'établissement. Elle ne le lâcha des yeux que lorsqu'il franchit le portail de l'école.
Depuis ses sept ans, Axel avait été placé dans un établissement spécialisé pour illettrés situé à Melun. Sandrine avait été mutée et un déménagement avait été possible. Elle avait eu beaucoup d'espoir en cette école, espoir vain. Rien n'avait changé. On connaissait les trisomiques, les aveugles ou encore les paraplégiques, voici une autre forme de handicap. Il y avait eu ce jour si symbolique où elle c'était dit: « mon fils est handicapé ». C'était quelques mois après son entrée dans l'établissement, elle avait partagé une discussion avec d'autres mères sur le devenir de leurs enfants. Comme si leur état ne pourrait changer, des mères faisant face à la réalité...
Sandrine attendait 16 :30, allongée dans son canapé, tentant de se vider l'esprit. « Il est toujours possible de surmonter un handicap, Axel est un petit garçon fort, il y arrivera c'est certain. J'ai confiance en lui ». Souvent son fils lui demandait ce qu'elle faisait sur le canapé. Elle répondait « J'attends ». Ce qu'elle attendait devenait plus clair, et elle le voyait arriver comme une lumière dans l'obscurité. Alors elle se leva, sortit de la maison pour voir une dernière fois ce spectacle pour lequel tant de gens éprouvaient une certaine satisfaction. La misère du monde fait bien sourire lorsqu'elle ne nous atteint pas. Elle voyait ces jeunes rire d'un vieillard marchant péniblement ses courses à la main. Elle voyait cet homme regarder cet enfant en se léchant les lèvres. Elle voyait cette mère crier après son fils qui n’avançait pas assez vite. Elle voyait ce bitume gris, ce ciel gris, ces gens gris... Encore une fois, sûrement la dernière, ses larmes coulèrent.
Peu à peu une flaque se forma à ses pieds, elle se transforma rapidement en torrent. L'eau glissait dans la rue. Rien ne pourrait l’arrêter. Les personnes cherchaient à s'agripper où elles pouvaient mais elles n'avaient plus de force depuis longtemps. Les mains glissaient, les bouches hurlaient, et l'eau s'infiltrait dans les poumons. Les corps inertes se laissaient aller par le courant. Un deuxième déluge s’inscrivait dans l'Histoire.