Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Penruet le 25 Novembre 2012 à 17:50:34
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Bon, ben un petit texte encore...j'écris quelque chose d'un peu plus conséquent, mais j'attends de voire si ça tient avant de poster...donc en attendant, je fais ce genre de petits trucs...
Il tient dans ma main, dans le creux de ma paume moite. Un petit objet noir, luisant, froid et lourd, à la fois anguleux et arrondi. Mon regard est uniquement fixé dessus, je ne vois rien d’autre que ce petit reflet sur les faces droites du canon, que cette étoile qui se dessine sur le barillet creusé, que la brillance de la crosse brune vernie dont la courbe épouse parfaitement la forme de ma paume quand je le pointe vers mon bureau. Un coup sec du poignet, et le barillet tombe sur le côté, dévoilant six orifices vides, parfaitement circulaires, qui s’illuminent quand je les pointe vers la faible lueur de ma lampe. Sur mon bureau, une unique balle, petite ogive noir quadrillée posée au sommet d’une douille de laiton jaune, mat. Elle est lourde, froide comme la mort, et s’emboite à la perfection dans le réceptacle que je fais tourner dans un bruit de crécerelle, avant d’y mettre fin d’un autre mouvement de la main. J’agis comme un zombie, avec des mouvements simples, lents, pour ne penser à rien d’autre, pour ne penser à rien, afin que nulle hésitation ne vienne perturber ce que j’ai entrepris. Je sais que le doute, que la peur sont tapies au fond de ma conscience, prêtes à fondre sur la partie de moi qui ne veut surtout pas que ces émotions primaires et primales ne viennent contrecarrer leur œuvre. Cette lutte inconsciente dure quelques secondes. J’ai commencé à penser, grave erreur, cela laisse une brèche, une faille, une porte entrouverte, un portail entrebâillé sur le contrôle de mon corps pas cette partie dont l’instinct de survie ne me laissera pas faire. Je fermer, verrouille et barre cette entrée, apposant le canon sur ma tempe. Mon corps entier frissonne, au froid, à la texture, à l’objet lui-même. Mon pouce grimpe jusqu’au chien, petite apostrophe dressée dans l’air. La pulpe du doigt s’enfonce sur la pointe et tire. Le ressort résiste et lâche dans un claquement sec, faible, presque inaudible. Mais posé contre mon oreille, cela ressemble à une détonation. La détente est élastique mais ferme. Mon index presse dessus, enclenchant une série de cliquetis dans le mécanisme caché dans ce bout de métal mortel. Le percuteur oscille, en équilibre au bord du gouffre. Percutera-t-il, conformément à son rôle, le fond de la douille, creusant le laiton mou, mettant feu à la poudre et fin à mon existence pour que feu je devienne, ou bien son énergie mourra-t-elle dans une chambre vide, sombre et froide comme ma vie. La balle restera-t-elle sagement posée au sommet de son socle ou viendra-t-elle mettre de l’ordre dans le chaos de mon esprit en mettant le chaos dans l’ordre de cette pièce. Qu’adviendra-t-il ? Je ne le sais. Je laisse à cette partie de moi-même qui tente furieusement de briser ses liens et de faire tomber les dernières barrières que j’ai mises en travers de leur chemin le hasard. Le hasard impartial prendra un parti, celui de son choix, qui sera définitif, indiscutable. Et je ne pourrai faire autrement que de respecter ce choix, quand bien même il ne me plairait pas. C’est la dernière ligne droit, je plie mon doigt, une sérier de « clacs » sonores se fait entendre. C’est l’heure…mais pour quoi ?
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Le titre me fait penser à une roulette russe :mrgreen:
je ne vois rien d’autre que ce petit reflet sur les faces droites du canon, que cette étoile qui se dessine sur le barillet creusé, que la brillance de la crosse brune vernie dont la courbe épouse parfaitement la forme de ma paume quand je le pointe vers mon bureau.
Vraiment trop lourd.
Je sais que le doute, que la peur sont tapies au fond de ma conscience, prêtes à fondre sur la partie de moi qui ne veut surtout pas que ces émotions primaires et primales ne viennent contrecarrer leur œuvre.
Remarque générale: tu utilise trop de "que" et pas assez de "et".
un portail entrebâillé sur le contrôle de mon corps pas cette partie dont l’instinct de survie ne me laissera pas faire. Je fermer
La première phrase est incomprehensible, il y a aussi une faute de frappe.
La balle restera-t-elle sagement posée au sommet de son socle ou viendra-t-elle mettre de l’ordre dans le chaos de mon esprit en mettant le chaos dans l’ordre de cette pièce.
L'intention est louable, mais en ce qui me concerne la phrase est pour ainsi dire chaotique.
Bon, que dire... J'ai pas été super emballé.
Un moment c'était fluide, mais le reste du temps c'était assez tiré par les cheveux si tu permet. J'ai l'impression que tu as voulu nous en mettre plein les yeux avec des images qui frappent, mais au final c'était un peu raté quand même. Peut-être que tu n'as pas encore d'expérience avec ce procédé, je ne saurai dire.
Voilà voilà :P
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Citation de: Penruet le Aujourd'hui à 17:50:34
je ne vois rien d’autre que ce petit reflet sur les faces droites du canon, que cette étoile qui se dessine sur le barillet creusé, que la brillance de la crosse brune vernie dont la courbe épouse parfaitement la forme de ma paume quand je le pointe vers mon bureau.
Vraiment trop lourd.
Citation de: Penruet le Aujourd'hui à 17:50:34
Je sais que le doute, que la peur sont tapies au fond de ma conscience, prêtes à fondre sur la partie de moi qui ne veut surtout pas que ces émotions primaires et primales ne viennent contrecarrer leur œuvre.
Remarque générale: tu utilise trop de "que" et pas assez de "et".
En effet, va falloir alléger le tout...
Citation de: Penruet le Aujourd'hui à 17:50:34
un portail entrebâillé sur le contrôle de mon corps pas cette partie dont l’instinct de survie ne me laissera pas faire. Je fermer
La première phrase est incomprehensible, il y a aussi une faute de frappe.
Je pas voir ou faute de frappe être, toi sûr que y en avoir une ? :mrgreen: Non sérieux, elle est affreuse celle-là...
Citation de: Penruet le Aujourd'hui à 17:50:34
La balle restera-t-elle sagement posée au sommet de son socle ou viendra-t-elle mettre de l’ordre dans le chaos de mon esprit en mettant le chaos dans l’ordre de cette pièce.
L'intention est louable, mais en ce qui me concerne la phrase est pour ainsi dire chaotique.
Ben, le chaos de la phrase, c'est un peu fait exprès quand même....
A vrai dire, je n'ai pas vraiment tenté d'en mettre plein les yeux, j'ai écrit ça comme ça voulait bien venir...une relecture pus attentive m'aurait sans doute aidé, mais j'ai fait ça sans trop prendre de temps pour tout penser dans les moindres détails...du coup c'est assez inégal en effet, avec des hauts et des bas...
Pas ce que j'ai écris de mieux à coup sûr !
En tout cas, merci pour ta lecture :)
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Un peu lourd, dans la mesure ou les "blancs optiques" n'existent pas.
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Ah, oui...j'avais pas pensé à l'aspect pavé un peu rébarbatif...à changer aussi.
Merci :)
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Citation de: Penruet le Aujourd'hui à 17:50:34
La balle restera-t-elle sagement posée au sommet de son socle ou viendra-t-elle mettre de l’ordre dans le chaos de mon esprit en mettant le chaos dans l’ordre de cette pièce.
L'intention est louable, mais en ce qui me concerne la phrase est pour ainsi dire chaotique.
Ben, le chaos de la phrase, c'est un peu fait exprès quand même....
C'est pour cela que je disais l'intention louable, mais dans les fait, c'est sacrément lourd quand même.
une relecture pus attentive m'aurait sans doute aidé
Je confirme :mrgreen:
Sinon oui, ça se voyait quand même que le texte a pas été bossé super longtemps.
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Oh nom de Dieu, je cumule moi !
Yep, j'aurais du bosser un peu plus...en même temps, je fais ça en distraction, pour me détacher un peu de ce que j'écris d'autre...et le mot distraction est le bon, je suis vraiment distrait !
J'ai relu ce post un bon nombre de fois pour être sûr qu'il y aurait pas de fautes comme ça :mrgreen:
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Hello.
Ton texte se lit bien même si, c'est vrai, quelques lourdeurs gâtent un peu le plaisir de lecture.
Les nombreuses descriptions détaillées de l'arme sont bien évidemment nécessaires mais tu pourrais les alléger un peu. Peut être en scindant les phrases ?
Prévois tu une suite ?
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J'ai commencé la correction, effectivement en scindant des phrases, bougeant des mots et mettant quelques blancs typographiques. Par contre, pour l'instant, il n'y a pas de suite, c'est un texte comme ça, comme j'en fais beaucoup, qui n'appellent pas une suite, pour moi en tout cas, et pas pour l'instant...
Merci à toi :)
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Mis à part le sfautes soulignées par mes prédécesseurs, je remarque une thématique qui me tient à coeur.
Donc, le titre est plutôt bien trouvé, ce qui est un avantage.
Le texte est un bloc court, et je suis pas tout à fait d'accord avec Ned (ne t'en déplaise, cher Ned, il n'y a rien de personnel là dedans biens ûr) : j'imagine que tu restes dans les codes de ce que les gens ont de plus en plus envie de lire : un truc rapide, concis, anecdotique. Une minute de lecture pour se figurer une situation, c'est ce que je trouve le plus intéressant.
Par contre je dois avouer que y'a une sensation de trop fait, ou trop exagéré, ou p-e un peu bâclé en ce qui concerne la prolifération de termes au sein d'une même entité linguistique. Quelques maladresses à retravailler quoi.
Sinon pour l'histoire en elle même, j'ai bien aimé.
Le suspense de la roulette russe est indétrônable, et il fonctionne plutôt bien avec ta fin ouverte.
Voilouvoilou, du coup dans l'ensemble je trouve ton texte ni mauvais ni excellent, mais j'ai eu plaisir à le lire.
Manquerait p-e d'un petit quelque chose de plus original, et pour ça je te conseillerais une seule chose : mettre plus de toi dans tes textes, et non des objets et des émotions liées ensembles pour correspondre à l'image un peu classique qui s'en dégage... Mais ce n'est qu'un conseil avisé.
Au plaisir
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Merci à toi pour ta lecture...
Je vais essayer de m'appliquer à ces choses en refaisant le texte...va falloir jouer avec pas mal d'avais contradictoire, donc bon...ça va pas être évident. Mais comme tu dis, en mettant de moi, ça ira sans doute mieux.
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Il tient dans ma main, dans le creux de ma paume moite. Un petit objet noir, luisant, froid et lourd, à la fois anguleux et arrondi.
Souci de syntaxe : la première phrase n'en n'est pas une. Ajoute une virgule ou deux points.
sur mon bureau, une unique balle, petite ogive noir
noire
Je fermer, verrouille et barre cette entrée
ferme
Percutera-t-il, conformément à son rôle, le fond de la douille, creusant le laiton mou, mettant feu à la poudre et fin à mon existence pour que feu je devienne, ou bien son énergie mourra-t-elle dans une chambre vide, sombre et froide comme ma vie.
Inattention due à la longueur de la phrase : c'est une question, qui doit donc se finir avec un : ?
Idem pour la phrase suivante.
C’est la dernière ligne droit
ligne droite
une sérier
série
C’est l’heure…mais pour quoi ?
Une heure pour quelque chose, ça n'existe pas. C'est l'heure de manger, l'heure du loup...
Dans le fond : j'ai bien aimé. Tes phrases sont parfois longues mais pas trop lourdes, donc je n'ai pas décroché. Le titre est bon, car même si on comprend rapidement où tu veux en venir, il ne laisse pas deviner le sujet du texte à sa seule lecture.
Merci pour ce bon moment =)
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Merci à toi :)
La réécriture est en cours, je vais corriger tout ça, on va bien voir ce que ça va donner !
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Bonsoir,
Je partage l'avis général et je n'ai rien à ajouter de plus.