Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: tim gab le 21 Novembre 2012 à 16:34:55
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et voila donc le résultat de mon travail.
J’espère que ça vous plaira.
Je le continuerais peut être si j'ai le temps.
Ses yeux sont lourd pour une fois, d’habitude il n’avait aucune difficulté à s’extraire des bras de Morphée, et aujourd’hui, il peine. Ses paupières lui semblent de plombs et leurs voiles restent comme hermétiquement collé à ses yeux. Même son esprit lui parait étrangement brumeux et cotonneux et il n’arrive pas à rassembler ses pensées, à trouver en lui l’énergie nécessaire pour se réveiller. Mais il ne faut pas, il ne peut pas se permettre de rester inactif, il doit toujours être prêt à lutter, car ils ne vont pas le laisser tranquille, depuis longtemps ils s’opposent à eux, percent leurs messages codés et déjoue leurs tentatives. Il n’y a pas si longtemps ils ont même essayé de le tuer.
Peu à peu sa volonté s’affermi et les brumes qui dissipaient son esprit s’effilochent. Ses paupières s’allègent du poids qui les maintenait rivées sur ses yeux et enfin lentement ses yeux s’ouvrent et retrouvant la vue, il s’effraye aussitôt du spectacle qui apparaît devant lui.
La chambre est minuscule, exigüe. Partout les murs, le plancher, même le plafond. Tout est matelassé, molletonné, capitonnée. Il n’y à aucune ouverture visible, aucune poignée, aucune porte dont les contours se dessineraient. Rien, Pas un meuble, pas un lit, pas même une tablette. Le seul équipement consiste en quelques lampes encastrées au plafond qui diffusent une lumière blafarde et crue.
Ils n’ont pas fait les choses à moitié. En plus de l’avoir enfermé dans cette chambre déprimante et conçue pour le maintenir captif sans qu’il puisse se faire mal ou tenter de mettre fin à ses jours, ils ont limité sa capacité de mouvement.
Ses bras sont enserrés dans une camisole, croisés devant sa poitrine, ils sont solidement maintenus par une attache dans son dos qu’il ne peut réussir à défaire. Il est à leur merci. Seul dans ce lieu inconnu, limité dans ses mouvements, il ne lui reste qu’une seule arme sa réflexion et son intelligence.
Qu’est ce qu’il fait là ? Comment est il arrivé là ? Aussitôt son cerveau se met en marche et il réfléchit rapidement à ce qui à dut se passer. C’est forcément un coup des russes, ça ressemble bien à leurs méthodes pour faire craquer les suspects. Depuis le temps qu’il travaille pour le département secret il connaît bien leurs méthodes. Son chef, son seul interlocuteur au sein du département lui à tout appris. Officiellement il travaille dans une grande boite de prévision et de statistique, mais en réalité, sous couverture il travaille pour le département secret, se rendant dans leurs annexes chaque semaines pour leurs donner le résultat de ses recherches.
Ils vont essayer de le déstabiliser, de le faire craquer, de lui enlever ses repères pour le faire parler, mais il ne cédera pas. Jamais il ne trahira son pays. Que le fruit de ses entrailles ait put le faire, le rend malade mais jamais il ne montrera la même faiblesse. Si les russes espèrent qu’il se montrera coopératif, ils se trompent.
Mais Comment ont-ils put l’avoir, il était pourtant sur d’avoir éliminé leur espion, le traitre qui leurs vendait des renseignements et n’hésiter pas à menacer la sécurité de sa nation, sa propre fille.
Il avait mis longtemps à l’accepter mais sur la fin le doute n’était plus permis. Tout avait commencé, il y à plusieurs mois de cela lorsque sa fille, ayant de grosse difficulté en anglais avait demandé à suivre les cours d’un professeur particulier. Sa femme avait immédiatement encouragé l’initiative de sa fille. Et lui avait dut céder.
Sa fille avait donc trouvé un jeune homme, étudiant en faculté, demandant un tarif très correct et parlant un anglais impeccable.
Faire entrer un inconnu dans la maison ne lui plaisait pas, et avant toute chose il avait mené une rapide enquête sur le jeune homme. Sans rien trouver de compromettant.
C’était peu après ça que son chef lui avait parlé des fuites, les russes réussissaient à échapper aux actions du département, semblant deviner les actions que l’on mettait en place, comme s’ils savaient quand une de leurs opérations était découverte. Ce phénomène avait duré plusieurs mois, devenant de plus en plus important. C’est d’ailleurs peu de temps après qu’ils avaient essayait de l’abattre alors qu’il quittait l’une des annexes du département secret. Heureusement son chef présent à ce moment là lui avait sauvé la vie en le plaquant au sol avant la fusillade.
Mais le doute n’était plus permis, il y avait un traitre dans son entourage. Peut être même dans sa famille. Il avait refusé d’y croire. Il connaissait sa femme depuis des années et jamais elle ne le trahirait, quand à sa fille, leurs relations n’était pas toujours au beau fixe, mais c’était normal. Elle était en pleine adolescence et à cet âge là les conflits ne sont pas rares.
Pourtant quelqu’un renseignait l’ennemi, quelqu’un de proche, un des membres de son cercle d’intime. Mais qui ?
Il s’était méfié de tous, amis famille, parents. Et sa méfiance avait donné les résultats escomptés. Il avait trouvé le traitre.
Il avait commencé à avoir des soupçons en trouvant dans le sac du professeur particulier de sa fille un livre écrit en russe. Cela ne voulait peut être pas dire grand-chose mais c’était déjà le commencement d’une piste.
Ensuite dans la soirée, il avait interrogé discrètement sa fille qui lui avait révélé les informations qui confirmaient ses soupçons. Son professeur apprenait le russe et devait bientôt partir en Russie, rencontrer son correspondant pour se perfectionner. Les pièces du puzzle se mettaient en place. Il n’avait plus de doute possible. L’apprentissage du russe, une couverture grossière. En fait il faisait partie des russes et transmettait les informations qu’il lui volait à son complice qui informait la tête du réseau. Et s’il pensait à retourner en russie au prétexte de ce voyage bidon c’était surement que comprenant qu’il était démasqué, il préparait son retour au pays.
Il se promit dés le lendemain d’agir pour protéger sa famille. Or justement le lendemain, prétextant une maladie le professeur de sa fille ne vint pas. Cette fois le doute n’était plus permis, On l’avait mis au courant et il avait pris la fuite, se sachant démasqué.
Or la seule qui avait put le prévenir s’était sa fille. Jamais il n’aurait crut que son propre sang passerait à l’ennemi et le trahirais mais puisqu’il ne pouvait pas éliminer l’espion, il éliminerait la traitresse.
Lorsqu’il entra dans la chambre de sa fille. Elle était à son bureau en train de réviser.
Aussitôt il l’apostropha
-Comment as-tu pu faire ça ?
-Comment j’ai pu faire quoi ? demanda aussitôt l’adolescente
-vendre des secrets de la nation aux russes, nos ennemis. Comment as-tu osé faire ça ?
- Je comprends rien de ce que tu racontes Papa.
-En plus tu me prends pour un idiot, désolé ma fille, j’ai vu clair dans ton manège et je vais y mettre un terme.
-Papa tu me fais peur, arrête qu’est ce qui te prend ? demanda l’adolescente en reculant horrifiée tandis que son père, le visage déformé par la haine s’avançait vers elle d’un air menaçant.
Il avait saisi son cou de ses deux mains et l’avait serré. Elle avait essayé de se débattre et de gigoter mais elle n’était pas assez forte pour lui faire lâcher prise. Lorsque finalement le corps sans vie de sa fille s’était écroulé sur le sol, il l’avait serré contre lui, sentant son corps encore chaud que le froid de la mort envahissait déjà. En sanglotant. Pourquoi avait il fallut qu’elle le trahisse, leur vie était magnifique, il était le plus heureux des hommes. Et il avait du mettre un terme à son bonheur de ses propres mains.
Lorsque sa femme était rentrée, elle l’avait trouvé prostré, serrant le cadavre de sa fille entre ses bras. Il lui avait expliqué qu’il n’avait pas eu le choix, qu’il avait agit pour sauver la nation et éviter que les russes ne réussissent.
Ensuite tout était flou dans sa tête. Ses souvenirs se mélangeaient. Il y avait eut la police chez lui, avec un médecin. Il avait essayé de leur expliquer, sans divulguer sa couverture. Il revoyait un type sévère, visage grave, blouse blanche et petites lunettes ronde parlé de cas de schizophrénie paranoïde avancée, il se souvenait d’une piqure dans son bras et puis plus rien jusqu’à son réveil dans cette pièce.
Mais Il ne perdait pas espoir, son chef allait le libérer. Il devait juste tenir bon. Ne pas craquer.
voila le thème du défi
Je défie quiconque me racontera l'histoire d'un homme qui se réveille dans une chambre d'hôpital psychiatrique, une camisole de force sur lui, dans une chambre molletonnée et vide. Sans aucune sortie.
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Tout d'abord, évite de mettre l'énoncé du défi en tête de ton résultat, afin de ne pas gâcher les effets de surprise. De toute façon, ceux qui suivent les défis, ou qui sont curieux, sauront bien le trouver.
Ses yeux était lourd pour une fois
Pourquoi mettre un passé alors que la suite du texte semble au présent ?
Ses paupières lui semblent
Même son esprit lui semble
Petite répétition.
aucune porte dont les contours se dessinerait
quelques lampes encastrées au plafond qui diffuse
Verbes à mettre au pluriel.
En plus de l’avoir enfermée
Avec tous les "ils" du texte, c'est perturbant de voir un adjectif accordé au féminin. Il est trans ? Ou travesti ? :D
En plus de l’avoir enfermée dans cette chambre déprimante et conçue pour le maintenir captif sans qu’il puisse se faire mal ou tenter de mettre fin à ses jours, ils ont en plus limité sa capacité de mouvement.
En plus... en plus : petite répétition
privé de sa liberté de mouvement
Je en suis pas d'accord. Si ses bras sont immobilisés, il n'est dit nulle part que ses jambes le sont aussi.
C’est forcement un coup des russes
forcément (avé l'accent).
Ah, les revoilà ! Je me demandais où ils étaient passés, les méchants russes, depuis la fin de la guerre froide !
Depuis le temps qu’il travaille pour le département secret il connaît bien leur méthode
Je ne connais pas personnellement ce département, mais j'imagine qu'ils doivent avoir plusieurs méthodes, parce qu'une seule, ça fait léger...
Sil es russes espère
Hop, 2 fautes pour le prix d'une : un petit espace qui s'est glissé d'un caractère vers la droite, et le verbe à mettre au pluriel.
Il avait mis longtemps à l’accepter et à accepter l’évidence
La répétition, c'est parce qu'il l'a vraiment acceptée, cette évidence ? ;)
comme si ils savaient quand une de leurs opérations étaient découverte
si il => s'il et accorder "découverte" avec "leurs opérations"
EDIT : non, accorder "étaient" avec "une" plutôt :-¬?
mais c’était normale
normal (sans e)
un livre écris en russe
écrit
entrain de réviser
en train (en deux mots)
-Comment as-tu put faire ça ?
-Comment j’ai put faire quoi ?
Les deux "put" => pu
Lorsque finalement le corps sans vie de sa fille s’était écroulé sur le sol, il l’avait serré contre elle
il avait serré quoi contre elle ? Si c'est lui-même, alors autant dire "il s'était serré contre elle" ou "il l'avait serré contre lui"
Il avait essayé de leur expliqué
expliquer
blouse blanche et petite lunette ronde
C'est fait exprès le singulier ? Parce que généralement on porte une paire de lunettes, pas une seule.
Texte sympathique, même si l'ennemi russe n'est plus trop d'actualité (ou alors il faudrait se replacer dans un contexte de guerre froide, mais ça n'est pas précisé).
Merci pour ce moment somme toute agréable.
O.
EDIT : j'ai oublié de mentionner que je trouve le titre mal choisi, mais c'est un avis tout personnel. En effet, tu ne racontes pas les moments où le personnage doit faire preuve d'un esprit plus fort que son corps. En lisant le titre, je m'attendais à vivre cette expérience avec lui. Tu ne fais que raconter comment il en est arrivé là.
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merci pour ta lecture et tes corrections.
je vais réparer les erreurs
désolé pour les fautes c'est la dernière fois que pour gagner du temps je poste un texte sans l'avoir relu auparavant.
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J'aime bien aussi, même si je trouve l'histoire un peu évidente, l'histoire d'amour, le conflit Russe, le père fou, tout un tas de sterotypes, mais ça marche plutôt pas mla....il y a en effet beaucoup de fautes, mais passons...
Je sais qu'il n'était pas évident ce défi, ayant répondu au même, et je trouve que tu ne t'en es pas trop mal tiré !
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Je valide ! Le défi est respecté, bien qu'on s'attend un peu à ce genre de chute, mais c'est bien écrit, bien décrit aussi. J'ai bien aimé cette idée de conflit russe. Et je vois bien la pièce oppressante. Le texte se lit bien, c'est fluide.
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Merci pour ta lecture.
Je suis d'accord ce texte est loin d'être révolutionnaire. Mais j'ai bien aimé l'écrire.
Si j'ai le temps je le reprendrais peut être pour l'améliorer.
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Ce qui compte, c'est que tu as pris plaisir à le faire !
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Ce qui compte, c'est que tu as pris plaisir à le faire !
Si tu publies un texte ce n'est pas seulement pour te faire plaisir, mais aussi pour faire plaisir au lecteur.
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Certes, cela dit si tu as pris du plaisir à écrire, on peut espérer que le lecteur trouvera du plaisir à lire.
Mais s'il est une chose que l'on ne peut pas décider à l'avance et sur laquelle on n'a qu'une influence limité c'est le plaisir du lecteur.
Aussi bien écris et original que soit l'œuvre, rien n’empêchera jamais un lecteur de ne pas l'apprécier.
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AH !
Un texte de tim_gab. Enfin. Voyons ce qu'on peut en déduire pour le blind texte... :noange:
Ses yeux sont lourd pour une fois, d’habitude il n’avait aucune difficulté à s’extraire des bras de Morphée, et aujourd’hui, il peine.
Y a un problème de concordance des temps : tu écris au présent, mais "il n'avait" ça ne va pas du coup. C'est "il n'a".
Ses paupières lui semblent de plombs
plomb
et leurs voiles restent comme hermétiquement collé à ses yeux.
collés (ou alors c'est leur voile)
depuis longtemps ils s’opposent à eux, percent leurs messages
il s'oppose, perce
Peu à peu sa volonté s’affermi et les brumes qui dissipaient son esprit s’effilochent.
s'affermit, qui dissipent
J'arrête de relever les fautes parce qu'il y en a vraiment beaucoup et que le texte est vieux, donc je sais pas si tu vas les corriger, mais ça gêne quand même à la lecture :-X
Rien, Pas un meuble, pas un lit, pas même une tablette.
pas de majuscule après une virgule
et tu veux dire une petite table ? Parce que là j'avoue que je l'ai imaginé cherchant des yeux un i-pad :D
qu’il ne peut réussir à défaire.
C'est un peu lourd, le "réussir" n'est pas nécessaire : on comprend très bien sans...
Depuis le temps qu’il travaille pour le département secret il connaît bien leurs méthodes. Son chef, son seul interlocuteur au sein du département lui à tout appris. Officiellement il travaille dans une grande boite de prévision et de statistique, mais en réalité, sous couverture il travaille pour le département secret, se rendant dans leurs annexes chaque semaines pour leurs donner le résultat de ses recherches.
répétition
Il avait mis longtemps à l’accepter mais sur la fin le doute n’était plus permis. Tout avait commencé, il y à plusieurs mois de cela lorsque sa fille, ayant de grosse difficulté en anglais avait demandé à suivre les cours d’un professeur particulier. Sa femme avait immédiatement encouragé l’initiative de sa fille. Et lui avait dut céder.
problème de temps
Lorsque finalement le corps sans vie de sa fille s’était écroulé sur le sol, il l’avait serré contre lui, sentant son corps encore chaud que le froid de la mort envahissait déjà.
Répétition, et puis je trouve que corps encore chaud/froid de la mort ça fait un peu répétitif aussi, comme structure...
Pourquoi avait il fallut qu’elle le trahisse, leur vie était magnifique, il était le plus heureux des hommes.
problème de ponctuation, il faudrait un point d'interrogation après "trahisse"
Il revoyait un type sévère, visage grave, blouse blanche et petites lunettes ronde parlé de cas de schizophrénie paranoïde avancée,
c'est dommage que tu le dises. On le comprend, et ça a plus d'impact quand c'est implicite, je trouve.
Alors, j'ai vraiment eu du mal à accrocher, principalement à cause des très nombreuses fautes d'orthographe et de ponctuation : ça m'a donné l'impression de lire un premier jet pas vraiment relu :-X
L'histoire n'est pas très très originale, on voit tout venir, mais ça pourrait être sympa si la forme était un peu plus travaillée, je trouve :-[ Par exemple en préservant davantage la double lecture (l'interprétation démente du personnage vs les explications cohérentes que perçoit le lecteur), ou peut-être en nous donnant plus à ressentir le trouble du personnage ? Bref, j'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose pour que le texte remplisse pleinement son office =/
Bon, je vais retourner au Blind texte avec un peu plus d'idées... Enfin, quoi que, en fait j'en sais toujours rien... ><