Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Dot Quote le 21 Novembre 2012 à 05:40:54
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Egypte.
- Woaw, il est virulent ce chat. J'aime comment il m'a griffé. J'ai envie de l'apprivoiser. Abib, ramène le moi au palais et prépare lui une cage et une chambre. Il lui faudra des souris, et aussi du lait, alors va traire une chèvre et donne le lui dans un bol en porcelaine. Il faut qu'il soit propre n'est-ce pas, sinon il ne boira pas dedans. Allez dépêche toi.
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- Haa, j'aime sa fugacité éruptive. Un instant il est le plus calme du monde, et l'autre il se met à sautiller n'importe où pour un papillon. Mais il ne se laisse pas approcher, quoiqu'il a l'air d'apprécier les caresses. Donne lui du poisson Abib, il préfère je crois.
Quoi ? Eh, comment ça on a plus de poisson ? Abib, je t'avais dit de faire les courses, tu m'énerves à la fin.
Tu n'as qu'à lui donner du fromage. Mais ne touches pas au halva de tante Alma.
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- Il est beaucoup mieux sans cette cage, mais alors il s'absente et ne revient jamais. Oui Abib, tu as eu raison de fermer toutes les portes de l'étage. Ahah, tu devais un peu en avoir marre d'aller le chercher à chaque fois, je crois.
Tu crois que si j'essaye de l'appâter avec de la nourriture mieux que le poulet grillé, il reviendra ?
Rome.
- Sephiros, pourrais tu s'il te plait, emmener le dernier cadeau de notre amie Naqua. C'est un cadavre de colombe, dans l'atrium. Et s'il te plait, vas m'en acheter un nouveau au marché. Et prends en un mâle, qu'il puisse nous donner de quoi nous protéger le long de l'été.
J'en verrais bien un calicot, ou un simplement uni. A ta guise mon brave Séphiros.
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- Ce qui est embêtant avec les chats, c'est l'hiver. Tu vois Séphiros, ils ne servent à rien et il faut les nourrir.
Oui bien sûr.
J'aime bien les caresser et je ne vois pas d'autre raisons de les apprécier à part pour ce que ça nous rapporte sur nos récoltes.
Rome.
- Jette un caillou à ce chat, écuyer.
Oui, tu peux poser mes affaires avant.
Il ira raconter à ses collègues ce qu'il lui est arrivé, ils regretteront de m'avoir pris mon déjeuner à midi.
Au château il y en a un noir qui traîne depuis quelques temps, je peux pas le voir.
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- Tiens le revoilà ! Il est noir et… propre. C'est dérangeant comme animal. On sent son regard malsain, fourbe. Y'a pas à dire, ces animaux c'est le diable. Je suis sûr que c'est à cause de lui que le baron s'est fait enlever son steak l'autre jour.
Et pas plus tard que y'a pas longtemps, c'était le petit Archi qui se foulait la cheville dans les escaliers après qu'il se fut introduit par on ne sait quelle machinerie à l'intérieur des murs.
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- On dirait la Contesse de Palerme, tu ne trouves pas ? En moins ridé bien sûr, mais tout aussi indifférent, froid, ennuyé. Regardes cette pose du démon, les pattes serrées ensembles. Son corps ressemble à la fleur du mal, un bourgeon sortit de terre, avec deux yeux jaunes, perçant comme ceux d'un dragon.
Il fait peut-être le beau, mais sous ses apparences tranquilles, c'est un chasseur né, ne l'oublie pas. Quoique, je le trouve plutôt rachitique celui là.
Portugal.
- Qu'il est mignon ce petit chaton tout doux ! Oh oui il est tout doux ! Maman, pourquoi on en a pas chez nous ? Ils sont tout doux, et tellement drôles. Si ça se trouve ça ne leur gênera pas de nous en donner ! Tu imagines un peu ? A la maison, ce serait génial. J'ai tellement envie de les tripoter, de me coucher dessus et de m'endormir sur leur ventre chaud.
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- Peut-être qu'ils entreront avec ceux qui sont encore sauvage, et qu'ils leur demanderons de venir faire un câlin !
Arrête de rêvasser Arminda. Arrête de rêvasser Arminda. Tu sais dire que ça de toute façon.
France.
- Comment elles font pour vivre ces bestioles ? Franchement Roger, tu t'es pas demandé comment ils vivent, ces animaux ? Ils ont la belle vie quand même. Pendant que nous on laboure, qu'on construit des calèches, des routes, eux ils sont là, il bouffent leurs rats tranquillement, et comme on a besoin d'eux, l'hiver c'est nous qui les nourrissons, parce que sinon ils mourraient de froid parce qu'ils se sont habitués à nos maisons.
Roger, tu l'as assez caressé, laisse le moi un peu, tiens.
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- De dieu, il m'a mordu le con ! Ah ouais, marre toi. Si c'est comme ça je t'en donnerai plus, de lard.
Je lui ai pas marché dessus, il s'est faufilé sans prévenir !
Angleterre.
- Quand on y pense, Nigel. Ces maudits félins nous auront bien eux, au final ! Aujourd'hui, lorsqu'on jette un oeil sur leur espèce, on s'aperçoit qu'ils ne participent aucunement à un quelconque progrès particulier au sein de notre relation humain/animaux domestique. On est bien loin du chien de chasse, ou du cheval de course, vois tu ?
Le chat sert à être caliné, aimé, choyé pour sa douce fourrure et son ronronnement qu'on dit scientifiquement 'relaxant'.
Son rôle est donc extrêmement simple : il est là pour apprécier l'action que nous opérons sur lui.
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- Un être complètement accompli.
Il ne fait strictement rien de ses journées, à part se balader au gré de la météo, dans des parcours que lui seul connait et qui ne flairent surement pas le grabuge.
Nigel, tu te rends compte que nous nourrissons ce type de fonctionnement en possédant de tels animaux, en achetant du kitekat, une chatière, du véto ?
Remarquable, comme l'atout physique peut être prédominant à la survie d'une espèce. On en deviendrait prêt à les détester n'est-ce pas ?
Et pourtant il n'ont rien demandé eux. Des chasseurs ultra efficaces, discrets, puissants. Et en plus de ça, on les a ramené chez nous pour en faire des idoles.
Ils ont ça dans le sang en plus, ça remonte depuis l'Egypte.
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Le chat est un Dieu...
Le chien regarde son maître comme un Dieu.
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Joli tour du monde (enfin presque) avec pour thème principal la manière dont est vu/traité le chat.
Je n'ai vu que 2 fautes, mais dans la même phrase, est-ce une coïncidence ?
Comment ils font pour vivre ces besitoles ?
Il me semble qu'on dit "une bestiole" et non pas "un besitole". Ou alors c'est un mot que ni moi ni mon dictionnaire ne connaissons ;)
Parfois, j'ai l'impression que tous ces passages ne datent pas de la même époque, mais peut-être que je me trompe.
C'était très plaisant à lire, et très divertissant.
Merci.
O.
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Le chat est un Dieu...
Le chien regarde son maître comme un Dieu.
Le chien se dit : l'homme me nourrit, c'est mon dieu.
Le chat se dit : l'homme me nourrit, je suis son dieu.
Tu diras à ton dictionnaire que je rédiges son remplaçant avec comme intitulé : les coquilles d'écra.
Je rigole, c'était effectivement une belle boulette, thx de le souligner.
Parfois, j'ai l'impression que tous ces passages ne datent pas de la même époque
Effectivement, j'avais dans la tête de ressituer un peu le comment de la domestication d'un animal qui apparement n'avait ni subordonnés ni ennemis, et qui aujourd'hui se retrouve le plus feignant des animaux.
Je suis parti d'Egypte dans un délire, avec la france et l'angleterre en tête. Wikipédia a fait le reste pour l'histoire, quoiqu'il n'y a pas grand chose de vraiment surprenant et/ou tangible o/
C'était très plaisant à lire, et très divertissant.
Merci.
Merci à toi, noble lecteur.
Et à la prochaine.
(pas une remarque sur le jeu de mot du titre... bon sang j'en était tellement fier x))
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(pas une remarque sur le jeu de mot du titre... bon sang j'en était tellement fier x))
Bah, moi, mes titres semblent souvent passés inaperçus aussi ("en pleine trempette", "riz beau", "estime", "la ferme !" par exemple) alors que je passe parfois plus de temps à les choisir qu'à écrire le texte !
Je compatis et m'aplatis en excuses.
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Bah, moi, mes titres semblent souvent passés inaperçus aussi ("en pleine trempette", "riz beau", "estime", "la ferme !" par exemple) alors que je passe parfois plus de temps à les choisir qu'à écrire le texte !
C'est à cause de ces abrutis de coiffeurs, ils nous habituent à percevoir les jeux de mots uniquement s'il y a un tiret ou une apostrophe entre l'atmosp-hair, chez Tif'any etc...
J'aurais dû mettre Felis Citation, mais je trouvais ça trop gros =)
Je compatis et m'aplatis en excuses.
Et je veillerai à scruter les jeux de mots de tes titres, pour la même raison.
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"Et s'il te plait, vas m'en acheter un nouveau au marché" Je suppose qu'il s'agit d'une nouvelle colombe ... parce qu'un atrium au marché, j'ai un peu de mal.
Mais c'est vrai que tu aurais pu les faire, li citations :D
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"Et s'il te plait, vas m'en acheter un nouveau au marché" Je suppose qu'il s'agit d'une nouvelle colombe ... parce qu'un atrium au marché, j'ai un peu de mal.
Perdu, sur le coup je voulais traiter du chat =)
Effectivement, c'est pas forcément logique dans l'écoulement du texte... vais voir si je peux le modifier.
J'aurais également pu faire licite assis, on se serait alors p-e un peu perdus...