Yopyop !
J'ai pondu ça vite fait =)
- Voyons, on a déjà parlé de ça plusieurs fois, commença Luc. On a bien convenu de ne pas nous embarrasser de niaiseries superflues. On va au delà du mondain, ma chérie. Mon amour. Nous sommes deux inséparables.
- Ne commences pas, enfoiré, ça va m'énerver. Dix secondes pour m'expliquer, après je fais mes bagages, puis je file chez ma mère. Pourquoi elle ? Pourquoi elle, bon sang ! Sur le millier de nanas qui crâne dans les rues, il a fallu que… Merde !
- Mais je fais ce que j'ai envie ma puce, d'ailleurs je savais pas que vous deux, vous vous mordiez les oreilles pour le plaisir de vous voir souffrir.
- Quoi ? Mais alors là je crois rêver. Y'a pas plus clair : depuis des années elle me soule, j'en peux plus de ce garçon manqué. Penses à moi un peu. J'allais quand même pas dire : elles ok, elle ok, elle ok, ah non, pas elle !
- Mais si, j'aurais apprécié. Que madame ne se prenne pas des airs de princesse pour affermir son diadème qu'elle pense perdu à jamais dans la plus paranoïde des illusions dégénérées.
- Que Môssieur je-sais-rien comprenne que Madame la princesse en a plein le cul de ses conneries ! Finis les rêves, finis !
Sarah empoigne la gorge de Luc, le plaque au sol.
- Alors, Môssieur, vous prenez conscience, un peu ?
Mais en l'occurrence, l'inverse colle plus au réel : le crâne de Luc, enfoncé sur le linoléum, ne bouge plus. En dessous de lui, une flaque de sang commence à remplir d'une fine pellicule rouge le dallage de la pièce, alors que Sarah n'a pas cessé d'enserrer l'oesophage de son nouvel ex.
Soudain figée, Sarah se morfond dans une pose roulée en boule, alors que le sang dégouline de ses mains sur sa chevelure dorée.