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Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Ned Leztneik le 14 Novembre 2012 à 20:52:32

Titre: La leçon de judo
Posté par: Ned Leztneik le 14 Novembre 2012 à 20:52:32


Après leur prise de fonction et leur installation, Christine et Francis  se décidèrent à reprendre l'activité sportive. Les cartes dont ils disposaient pour les entrées de la résidence permettaient d'accéder à la salle de sports. Ils avaient convenus de s'entraîner seuls deux heures tous les dimanches en matinée. Mais ils étaient curieux de voir se dérouler les entraînements du club extérieur, qui occupait les lieux le mercredi soir.

Francis relata à Christine la discussion qu'il avait eue avec le responsable de la fédération, et ils se concertèrent  pour jouer les débutants qui n'y connaissaient rien. Ils se rendirent un mercredi au dojo pour voir comment cela se passait.

La première chose qui les surprit fut que l'entraîneur les ignora ostensiblement durant toute la séance. Ils avaient également remarqué des irrégularités dans le comportement sportif du responsable, qui n'hésitait pas à pratiquer des actions irrégulières lors des épreuves de combat pour s'assurer la victoire. Il vint près d'eux pendant que les autres judokas se rhabillaient, et leur demanda si cela les avait intéressés.

 — Vous avez fait une belle démonstration, dit Christine, j'aimerais bien apprendre ce sport.
 — Moi également, rajouta Francis, c'est très spectaculaire. Mais j'ai un peu peur de me faire mal en tombant sur les tapis.
 — Vous ne risquez rien, apprendre à tomber sans douleur est la première chose que j'enseigne à mes élèves. Je leur demande toujours d'assister aux deux premières séances avant de commencer, cela me permet de juger leur motivation. Revenez la semaine prochaine, et je vous dirai à la fin de la séance comment cela se passe. Et sachez que l'on ne dit pas tapis, mais tatami.

Francis le remercia, et il s'entendit répondre que pour s'adresser à lui, ils devaient l'appeler  « Senseï », en leur expliquant que cela voulait dire s'il vous plait en japonais et que c'était la tradition de s'adresser ainsi à l'entraîneur.

Le dimanche suivant, Francis fit répéter à Christine ses katas lors de leur séance privée, et ils reparlèrent ensuite de ce qu'ils avaient vu le mercredi précédent.

 — Tu as remarqué comme il s'en est pris à la fille en ceinture bleue, lors du dernier combat ? demanda Christine. J'avais juste l'impression que cela tenait plus du règlement de compte que d'un affrontement sportif. Je crois qu'il a besoin d'une leçon. Et en plus, Senseï qui veut dire s’il vous plait ! Du grand n'importe quoi !
 
Francis partageait son avis, et il avait déjà une idée précise sur ce qui allait se passer. Le mercredi suivant ils arrivèrent avant les autres. Ils jouèrent le jeu et se contentèrent d'observer. L'entraîneur avait décidé d'enseigner les étranglements.

 — Il est fou dit discrètement Christine à Francis, ils n'ont pas le niveau. Il va arriver un accident. 

Ce qui ne manqua pas de se produire. Francis avait remarqué que l'un des participants avait commencé à perdre conscience, et il se précipita sur les tatamis. Il lui appliqua quelques manipulations particulières, celles qu'apprennent les judokas à partir d'un certain niveau, connues sous le nom de médecine des ceintures noires. L'entraîneur, qui s'était rapproché, lui demanda s'il était médecin. Francis expliqua en mentant qu'il avait appris cette technique à l'armée, dans les services médicaux.

Francis se rassit près de Christine, et en fin de séance, l'entraîneur jeta négligemment à leurs pieds deux kimonos et deux ceintures blanches, en disant que pour lui, ils ne connaissaient rien et avaient tout à apprendre. Il ne remercia pas non plus Francis du mauvais pas dont il l'avait tiré.
Une semaine plus tard, ils avaient commencé l'entraînement avant les autres. Essentiellement pour s'échauffer, parce que Francis estimait insuffisante la méthode que l'entraîneur pratiquait pour cela. Ils s'assirent ensuite au bord des tatamis, tandis que les autres pratiquants commençaient à arriver au dojo.

 — Vous devez d'abord apprendre à tomber, puis je vous expliquerai les trois prises les plus simples, ensuite nous verrons ce que vous aurez retenu.
Ils simulèrent parfaitement leur rôle de débutant, et le moment que Francis attendait, celui du combat libre en commun, était arrivé. Il avait dit à Christine d'éliminer les plus faibles, pour se retrouver en finale face à elle, en gérant son temps pour que  leur combat commence juste avant celui de l'entraîneur avec l'adversaire en ceinture bleue. En lui précisant qu'elle aurait le privilège de combattre ensuite contre l'entraîneur.

 — Oui Senseï, avait-elle répondue, amusée. J'ai observé sa tactique, il est souvent en déséquilibre sur la mauvaise jambe, et j'appliquerai uchi-mata, mais avec la jambe gauche.

Exactement ce que Francis voulait lui conseiller.Il avait rejoint le bord des tatamis après son élimination par Christine, et il fut rapidement rejoint par Huguette, la fille en ceinture bleue.

 — Regarde bien ce qui va se passer, lui dit Francis, avec un clin d'œil.

Christine et son adversaire se saluèrent. L'entraîneur lui dit qu'elle avait eu beaucoup de chance, et qu'il n'avait jamais affronté de ceinture blanche à la première séance, puis ils s'empoignèrent. Il essaya de lui appliquer, sans succès, les trois prises de base, avant de tenter plusieurs mouvements irréguliers qu'elle contra aisément. Il était déconcerté par la résistance, la sûreté et la souplesse de Christine. Au moment opportun, elle lui porta la prise qu'elle avait décidée, et il se retrouva au sol sans même se rendre compte de ce qui lui arrivait. Il avait chuté lourdement et grimaçait.

 — Ipon ! cria Huguette.

En se relevant, il était blême. Il reprocha à Christine d'avoir triché, prétextant que ce mouvement n'était pas au programme des débutants. Elle lui répondit n'avoir fait que ce qu'il avait demandé.

 — Comment ça ?
 — Vous nous avez demandé de faire ce que nous avons vu.

Toute la salle s'était tue. Personne ne répliquait habituellement, mais il avait outrepassé ses prérogatives, et Christine n'avait pas l'intention de le laisser faire.

 — Vous avez eu de la chance, c'est tout. Il regarda Francis. Nous allons voir si c'est pareil avec vous !

Ils étaient debout, l'un face à l'autre. Francis sautait sur ses jambes, comme il faisait parfois en compétition, pour intimider son adversaire, et il s'en tint strictement aux trois mouvements de base, mais cela ne l'empêcha pas d'infliger au prétentieux une défaite exemplaire. Après quelques minutes, Francis estima que la plaisanterie avait suffisamment duré, et changea de méthode. Il appliqua l'une après l'autre chacune des prises au  programme, de la ceinture blanche au niveau supposé de l'entraîneur, sans lui accorder la moindre chance.

Un quart d'heure plus tard, Francis salua son adversaire, le remercia pour lui avoir permis de combattre avec lui, et lui tourna le dos pour aller se rasseoir auprès de Chistine. L'entraîneur décréta à ce moment-là la fin de la séance. Il se rhabilla rapidement et quitta la salle sans dire un seul mot. Après son départ, Christine demanda à Huguette si elle était libre le dimanche suivant.

 — Oui, répondit celle-ci, pourquoi ?
 — Sois ici à neuf heures et prévois la journée. Ne t'inquiètes pas pour le repas de midi et ne te couche pas trop tard samedi.

Francis avait eu le temps d'observer le niveau d'Huguette, et comme Christine avait atteint elle aussi le niveau requis, il avait contacté la fédération pour organiser un passage de grade. Pour éviter tout problème, il avait suggéré l'envoi de l'entraîneur en province, pour arbitrer un petit challenge.

Huguette venait d'arriver. Francis avait ouvert la salle et Christine était en train de se préparer. Huguette rencontra Christine alors qu'elle sortait du vestiaire. La première chose qu'elle vit fut la ceinture marron de Christine.

 — Ce matin, je dois t'entraîner, lui dit Christine, et cet après-midi tu es inscrite pour les épreuves de ceinture marron. Et nous avons un conseiller particulier, ce matin. Mais tu le connais déjà, c'est mon mari.

Elles réussirent toutes les deux l'examen et en fin de journée Christine était premier dan et Huguette ceinture marron.   Avant de se quitter, Christine dit à Huguette qu'elle pouvait, si elle le souhaitait, s'entraîner avec eux le dimanche matin. Le mercredi suivant, lorsque l'entraîneur arriva, il la vit avec sa nouvelle ceinture marron, en compagnie de Francis et Christine, qui portaient leurs ceintures noires. Il se rendit au vestiaire, et revint, affublé d'une ceinture bleue. Il salua Francis.

 — J'ai encore beaucoup à apprendre, Senseï, lui dit-il.
 — Comme nous tous, répondit Francis, en lui tendant la main.


Titre: Re : La leçon de judo
Posté par: JeaNMatH le 15 Novembre 2012 à 14:22:17
Bon, je trouve ça dommage qu'il n'y ait pas encore eu de réponse.
Parce que j'ai aimé ta nouvelle. C'est bien écrit et clair, léger, d'un style agréable qui se lit sans heurt. Ca m'a laissé l'impression d'une fable de La Fontaine, autant pour l'ambiance de l'écriture que pour l'aspect morale à la fin. Morale qui est parfaitement en accord avec le sujet, puisque la chute (de l'histoire pas du prof prétentieux sur le tatami :) ) est relative aux principes de respect enseignée au judo.
Ainsi, la thématique est traitée avec un cohérence propre, dans le fond et la forme.

Great job, je lirai avec plaisir tes autres productions.
Titre: Re : La leçon de judo
Posté par: Ham le 18 Novembre 2012 à 11:17:45
Bonjour,

Une petite coquille s'est glissée là:
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Il vint près d'eux pendant que les autres judokas se rhabillaient, et leur demanda si cela les avait intéressés.
intéressé

Ton texte est bien écrit, clair, fluide pas de problème de ce côté là. Ce qui m'a gêné c'est le manque de relief. Je trouve que tu n'a pas assez accentué le côté sadique de cet entraîneur: par exemple les moments où il combat tu ne t'ai pas attardé dessus. De mon point de vue, ça aurai pu être une bonne manière d'illustrer l'irrespect de l'entraîneur pour les règles du judo. L'impression que j'ai eu c'est que tu l'a toujours décrit de loin, du coup on n'a pas eu le loisir de ressentir sa réelle malhonnêteté. D'autre part, à la fin il se prend la raclée du siècle,  je ne connais pas trop les grades de judos mais j'imagine qu'avec son niveau il devrait quand même savoir contrer les gestes de bases.

Voilà, bien qu'il y ait un bon message dans ce texte: le respect; je trouve qu'il manque de relief (je radote) et du coup on n'est un peu moins sensibilisé.

Au plaisir de te lire,
Cdt,
Titre: Re : La leçon de judo
Posté par: Rhapsodie le 18 Novembre 2012 à 11:32:11
J'ai bien aimé aussi. Le thème change un peu de ce qu'on peut lire d'habitude en plus.

Un petit conseil que je peux te donner : fais attention aux répétitions. "entraînement"  notamment.
Après, tu peux toujours essayer de te libérer un peu dans l'écriture et d'être un peu moins classique, ;)

Bonne continuation !
Titre: Re : La leçon de judo
Posté par: Zacharielle le 18 Novembre 2012 à 12:03:47
Hello Ned,

Comme d’habitude, je réagis au fil de la lecture et tu fais ce que tu veux de mes remarques.


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Ils avaient convenus de s'entraîner
  convenu (je crois bien)

Citer
Francis relata à Christine la discussion qu'il avait eue avec le responsable de la fédération
relata ? un simple ‘raconta’ donnera au texte un aspect moins guindé

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La première chose qui les surprit fut que l'entraîneur les ignora ostensiblement durant toute la séance.
selon moi il manquerait quelque chose comme « bien qu’ils fussent assis bien en évidence à côté du tatami » ou je sais pas

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Ils avaient également remarqué des irrégularités dans le comportement sportif du responsable, qui n'hésitait pas à pratiquer des actions irrégulières lors des épreuves de combat
irrégulier 2*, d’ailleurs tu répètes la même idée deux fois. « Dans le comportement sportif » je trouve que ça ajoute aussi au ton guindé/précieux. Bon ça peut se donner un genre mais moi j’aime pas, j’arrive pas à accrocher, c’est pas assez direct.

Citer
— Vous avez fait une belle démonstration, dit Christine, j'aimerais bien apprendre ce sport.
apprendre ce sport ? Tu dis ça toi ? Pas plutôt « j’aimerais bien savoir en faire aussi » quelque chose comme ça ?

 
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— Moi également, rajouta Francis, c'est très spectaculaire.
pareil « moi également » j’arrive pas à trouver ça crédible. Ajouta plutôt que rajouta ?

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Francis le remercia, et il s'entendit répondre que pour s'adresser à lui, ils devaient l'appeler  « Senseï », en leur expliquant que cela voulait dire s'il vous plait en japonais et que c'était la tradition de s'adresser ainsi à l'entraîneur.
oui bon même si c’est un entraineur de merde c’est pas non plus la peine d’en faire une caricature xD Il s’intéresse quand même au judo et il a pas un niveau du pou donc ça va faut pas le rendre plus idiot qu’il ne l’est déjà

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Le dimanche suivant, Francis fit répéter à Christine ses katas lors de leur séance privée, et ils reparlèrent ensuite de ce qu'ils avaient vu le mercredi précédent.
c’est très scolaire, très organisé quand même. On respecte bien son petit emploi du temps et SEULEMENT à ce moment-là on reparle de la dernière séance de judo. Ils n’ont pas fait de débriefing à chaud ? Ca manque de crédibilité je trouve.

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J'avais juste l'impression que cela tenait plus du règlement de compte que d'un affrontement sportif. Je crois qu'il a besoin d'une leçon.
ah mon dieu quelle horreur des donneurs de leçon qui savent tout mieux que tout le monde.
Je déteste ce genre de personne :mrgreen: donc j’avoue que du coup mon aversion pour les « bons » personnages ne m’aide pas à apprécier le texte:/

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— Il est fou dit discrètement Christine à Francis, ils n'ont pas le niveau. Il va arriver un accident. 
Ce qui ne manqua pas de se produire.
bien sûr, c’est le genre de personne qui ne se trompe jamais

 
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Francis avait remarqué que l'un des participants avait commencé à perdre conscience
on perd connaissance ou pas mais c’est pas vraiment progressif ? Enfin connaissance si peut-être mais perdre conscience, c’est plus dur à juger. Plutôt « n’était pas loin de s’évanouir » ?

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l'entraîneur jeta négligemment à leurs pieds deux kimonos et deux ceintures blanches, en disant que pour lui, ils ne connaissaient rien et avaient tout à apprendre
? En plus le gars vient de faire une démonstration de ses capacités de médecin et l’entraineur lui dit qu’il connait rien ? Il les a jamais vu sur un tatami, comment il peut juger ? Ca m’énerve que d’un côté tu mettes quelqu’un de bien bête et de l’autre des savants. C’est trop facile.

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Essentiellement pour s'échauffer, parce que Francis estimait insuffisante la méthode que l'entraîneur pratiquait pour cela.
pourquoi il ouvre pas son propre club ça nous saoulera moins. Il pourrait aussi signaler à la ville que l’autre entraineur est pas un pro (d’ailleurs pourquoi il y aurait plein de gens qui viendraient s’entrainer s’il était aussi mauvais que tu le dessines ?)

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— Oui Senseï, avait-elle répondue, amusée. J'ai observé sa tactique, il est souvent en déséquilibre sur la mauvaise jambe, et j'appliquerai uchi-mata, mais avec la jambe gauche.
mais en fait c’est ces personnages-là qui font peur. En plus ça les amuse !

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Il reprocha à Christine d'avoir triché
genre en fait c’est un gamin l’entraineur ! il peut pas être un peu moins idiot et soupçonner qu’on lui a tendu un piège ?

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Francis sautait sur ses jambes, comme il faisait parfois en compétition, pour intimider son adversaire, et il s'en tint strictement aux trois mouvements de base, mais cela ne l'empêcha pas d'infliger au prétentieux une défaite exemplaire.
je me demande qui est prétentieux dans cette affaire

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Un quart d'heure plus tard, Francis salua son adversaire, le remercia pour lui avoir permis de combattre avec lui
purée mais quel être détestable

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— Oui, répondit celle-ci, pourquoi ?
 — Sois ici à neuf heures et prévois la journée. Ne t'inquiètes pas pour le repas de midi et ne te couche pas trop tard samedi.
sérieusement ? A quelqu’un qu’on ne connait pas, on explique pas pourquoi on exige sa présence et on lui donne autant de contraintes ? Et genre la personne va s’exécuter ? oO

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Il se rendit au vestiaire, et revint, affublé d'une ceinture bleue. Il salua Francis.
 — J'ai encore beaucoup à apprendre, Senseï, lui dit-il.
ça correspond pas du tout au personnage. Quand a-t-il réfléchi, fait ce revirement ? D’après son caractère il les aurait juste viré de son cours en trépignant d’impatience. On n’y croit pas.

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— Comme nous tous, répondit Francis, en lui tendant la main.
fin digne d’un film d’horreur. Parce qu’en plus il pardonne et fait preuve d'humilité  ! C’est Jésus ?!!


J’y suis peut-être allée un peu fort mdr
En fait, je rejoins assez le point de vue de Ham. Alors oui non, je dois dire que c’est bien écrit, style classique tout ça, ça se lit très bien il n’y a rien à redire sur la forme, c’est rythmé, c’est clair etc. Mais pour le fond, tu l’auras compris, je n’adhère pas du tout du tout. Je ne crois pas une seconde à ces personnages trop parfaits, trop lisses. Pour moi ça manque beaucoup de nuance, de caractère et puis il faut ajouter que je déteste les textes à morale... Donc désolée, pour moi ça ne marche pas !

Titre: Re : La leçon de judo
Posté par: Milora le 14 Avril 2013 à 00:03:38
Bon. Je me suis aperçue que j'avais rien lu de toi, Ned, si je fais pas erreur. J'ai pas l'énergie, à ces heures, de me lancer dans un texte long, donc j'ai été pêcher la première nouvelle que j'ai trouvée, au hasard.

Maintenant, chut. Je lis.

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Ils avaient convenus de s'entraîner seuls
Convenu

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des irrégularités dans le comportement sportif du responsable, qui n'hésitait pas à pratiquer des actions irrégulières
irrégularités/irrégulières, ça fait répétition

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et il s'entendit répondre que pour s'adresser à lui, ils devaient l'appeler  « Senseï », en leur expliquant que cela voulait dire s'il vous plait en japonais et que c'était la tradition de s'adresser ainsi à l'entraîneur.
Là y a un petit problème avec la structure de la phrase : le "en leur expliquant", syntaxiquement, porte sur Francis alors que de toute évidence, c'est le senseï qui parle...

Citer
Ce qui ne manqua pas de se produire. Francis avait remarqué que l'un des participants avait commencé à perdre conscience, et il se précipita sur les tatamis. Il lui appliqua quelques manipulations particulières, celles qu'apprennent les judokas à partir d'un certain niveau, connues sous le nom de médecine des ceintures noires. L'entraîneur, qui s'était rapproché, lui demanda s'il était médecin. Francis expliqua en mentant qu'il avait appris cette technique à l'armée, dans les services médicaux.
J'avoue que je trouve cette scène beaucoup trop dépassionnée par rapport à ce qui se produit. Il y a un accident, que les deux héros attendaient, il faut réagir dans l'urgence, il y a les gestes de premiers secours à apporter, et en même temps à gérer le mensonge envers l'entraîneur... Mais tu nous racontes ça froidement, en résumé, un peu comme un "résumé des épisodes précédents" avant d'entrer dans le vif du sujet. Du coup, j'ai du mal à rentrer dans le texte : tout me semble trop lointain, trop figé. Je ne ressens rien des personnages, de leur façon de penser ou de leur personnalité...  :-X

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— Regarde bien ce qui va se passer, lui dit Francis, avec un clin d'œil.
Ce personnage m'est de moins en moins sympathique...

Citer
mais il avait outrepassé ses prérogatives, et Christine n'avait pas l'intention de le laisser faire.
En quoi a-t-il outrepassé ses prérogatives ?  ???

Citer
— Vous avez eu de la chance, c'est tout. Il regarda Francis. Nous allons voir si c'est pareil avec vous !
Je trouve que ça fait un peu réplique de méchant de série B  :-[

Citer
mais cela ne l'empêcha pas d'infliger au prétentieux une défaite exemplaire.
Je trouve Francis tout aussi prétentieux que l'entraîneur, personnellement...

Citer
Francis avait ouvert la salle et Christine était en train de se préparer. Huguette rencontra Christine alors qu'elle sortait du vestiaire. La première chose qu'elle vit fut la ceinture marron de Christine.
3 fois Christine, ça fait répétition...

Hm  :\? Je suis un peu désolée de remonter le texte pour un commentaire pas très positif, mais après tout, j'ai toujours dans l'idée que toute lecture doit être signalée sinon elle sert à rien, sur le forum...
Alors j'ai pas trop accroché. Le style m'a paru trop froid ou, comme disait quelqu'un, trop lointain. Trop de focalisation externe, je pense. Du coup pour un texte aussi court, je n'ai pas réussi à rentrer dedans, ça m'a donné l'impression d'être trop lisse.
Mais là où j'ai eu le plus de mal c'est avec les personnages. En fait c'est lié : on leur reste très extérieurs, du coup on ne peut pas vraiment s'attacher, ils n'ont pas vraiment de personnalité bien campée. L'entraîneur m'a paru un brin caricatural, mais ce sont surtout Francis et Christine qui m'ont gênée. Je ne leur vois pas de caractère particulier, puisqu'on n'a pas accès à leur intériorité. Et je trouve leur comportement étrange. Tout d'abord, il leur manque une motivation au début : tu nous dis qu'ils décident de jouer un tour à l'entraîneur, mais on ne comprend pas bien pourquoi. Du coup on se désolidarise un peu d'eux dans la lecture, puisqu'ils ne semblent pas animés par leur moteur interne de personnage (je sais pas si je suis très claire, je fatigue xD). Et surtout, ensuite, à titre personnel ils ne me sont pas du tout sympathiques. Ils sont tout investis de leur supériorité et jouent les idiots pour mieux ridiculiser l'entraîneur... Je trouve pas ça sympa, alors que l'histoire semble leur donner raison. Du coup, j'aime pas trop...
Voilà, désolée pour cet avis pas très positif, mais comme j'avais lu, j'ai préféré poster. Et puis ça donnera peut-être une deuxième vie au texte en le faisant remonter ! :)
Titre: Re : La leçon de judo
Posté par: vinksdarkso le 14 Avril 2013 à 09:07:05
Salut Mr Lietzenek,

Comme dit précédemment, je trouve le récit bien mené, le style est épuré, sans fioritures, et permet de pleinement se plonger dans cette petite histoire de Judo. Ayant un peu pratiqué le taekwondo, cela m'a rappelé quelques souvenirs agréables, mais là n'est pas vraiment le sujet. Je trouve à ce texte les défaults de ses qualitées (comme souvent d'ailleur) car le récit m'a semblé un peu plat, un peu trop lisse, j'ai trouver que tout cela me manquait un peu de fantaisie et d'éléments perturbateurs forts. Car dans le fond, c'est d'une situation banal dont tu parles, le trait de caractère d'un prof de judo un peu imbut de sa personne. Après, c'est évidemment inhérent à mes gouts personnels et aux lectures que j'aime lire d'habitude, qui sont un peu plus détacher du reel, mais j'aimerai bien voir ce que donne ton style aiguisé et experimenter sur un sujet un plus surréaliste et dingue (une pointe de one against a bistoufly parsemé de sucettes aux cacahuèts)!

Voilà malgré mon jeune âge et ma piètre experience en la matière, je me suis permis une humble critique, car je ne suis, qu'un humble profane !

Amicalement, Vink's Darkso

Vink's Darkso
Titre: Re : La leçon de judo
Posté par: Baptiste le 15 Avril 2013 à 04:24:37
Salut
Un peu comme Milora et Zacharielle, j'ai trouvé ça trop manichéen, et du coup, ben j'ai eu du mal
Pas grand choses à rajouter à ce qui a été dit précédemment.
Voilà,
Au plaisir