Le Monde de L'Écriture

Salon littéraire => Salle de débats et réflexions sur l'écriture => Discussion démarrée par: JeaNMatH le 06 Novembre 2012 à 12:16:27

Titre: Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: JeaNMatH le 06 Novembre 2012 à 12:16:27
On m'a conseillé d'exprimer mes émotions, et on a eu raison. Par contre, je me suis étonné moi-même en ressentant à chaque ligne une douleur presque physique à l'évocation d'images qui me font mal. Je vais continuer, je ne veux pas laisser ce ressenti tomber dans l'oubli, mais...
Si vous avez vécu ça, vous avez réagi comment ?
Y a t-il à votre avis un comportement à adopter face au trop plein d'émotions tel qu'il en devient difficile de continuer l'histoire ?
Ou n'y a t-il pour seule option que celle de consulter un psy avant de s'y remettre ?
(la deuxième c'est juste une façon de proposer une solution : pas de secret selon vous, chacun doit trouver sa recette)
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Milora le 06 Novembre 2012 à 12:25:12
(j'ai l'impression que le sujet a été abordé dans un autre fil, mais je retrouve plus lequel...)

Personnellement j'aurais du mal à te répondre parce que ça ne m'est jamais arrivé. Pour moi l'écriture est soit source d'une grande joie, soit source de difficulté (lutter avec le texte et avec soi-même, contre le découragement et contre ses propres tendances à mener le récit vers ce que vous ne voulez pas en faire).
Vous me direz, peut-être que je ne m'y exprime pas assez et que du coup c'est trop froid, je ne sais pas.
Une seule fois, j'ai écrit un texte sur quelque chose qui me touchait vraiment personnellement ; mais je n'ai pas trouvé ça douloureux.

Donc, euh, je sais pas quoi répondre. Qu'est-ce que tu appelles exprimer tes émotions ? Tes textes sont autobiographiques ? Ou c'est juste que tu t'appuies sur tes propres sentiments pour les écrire ?
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: JeaNMatH le 06 Novembre 2012 à 12:34:06
Bah le coup de ressentir une grande joie en écrivant m'évoque pas des productions froides... féeriques, fantastiques à la rigueur, ou de l'amour. (je n'ai jamais ressenti une telle plénitude en rédigeant une histoire alors... j'idéalise peut-être ^^)
Exprimer mes émotions c'est les laisser se mélanger au style, à l'intrigue, appelées par des souvenirs vécus personnellement ou pas (d'où la part d'autobiographique). M'enfin là où ça grince c'est quand celles qui sont appelées sont globalement abominables (référence au texte qui sera bientôt dans la liste des textes référencés  ;))
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Ned Leztneik le 06 Novembre 2012 à 12:52:45
Bien sur qu'il s'agit de transmettre ses émotions en écrivant, qu'elles soient heureuses ou non. En fait l'on n'écrit que ce que l'on est, et l'on ne décrit que ce que l'on vit, non ?

Sur la trancription, je dirais s'inventer une belle histoire pour se faire plaisir, et se la tourner et se la retourner dans la tête jusqu'à ce qu'elle soit cohérente, ensuite les mots coulent de source. (première source de plaisir)

Et l'on prend aussi du bonheur a ressentir en même temps que l'on écrit (deuxième source de plaisir). J'ai même parfois eu l'impression, dans certaines parties de mon bouquin, de penser trop vite avec le clavier/les doigts qui ne suivait pas ... A ce niveau, cela peut être un problême: la difficulté a coucher sur le papier une somme importante d'émotions.
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Jon Ho le 06 Novembre 2012 à 12:54:07
Si tu ne ressens pas ça à chaque mot que t'écris, autant aller à la pêche.
Titre: Re : Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Milora le 06 Novembre 2012 à 13:04:07
Bien sur qu'il s'agit de transmettre ses émotions en écrivant, qu'elles soient heureuses ou non. En fait l'on n'écrit que ce que l'on est, et l'on ne décrit que ce que lon vit, non ?

Sur la trancription, je dirais s'inventer une belle histoire pour se faire plaisir, et se la tourner et se la retourner dans la tête jusqu'à ce qu'elle soit cohérente, ensuite les mots coulent de source. (première source de plaisir)

Et l'on prend aussi du bonheur a ressentir en même temps que l'on écrit (deuxième source de plaisir). J'ai même parfois eu l'impression, dans certaines parties de mon bouquin, de penser trop vite avec le clavier/les doigts qui ne suivait pas ... A ce niveau, cela peut être un problême: la difficulté a coucher sur le papier une somme importante d'émotions.
Oui, voilà, exactement !
Mais du coup je saurais pas trop dire pourquoi ça devient douloureux pour certains...

Jeanmath, c'est peut-être juste que le thème de ton texte était sombre et faisait donc appel à tes sentiments douloureux ; écris quelque chose de plus gai pour voir si ça te fait la même chose ? ^^
S'exprimer, c'est pas uniquement exprimer son malêtre ; je veux dire que ça n'en devient pas moins personnel en exprimant des choses moins négatives...
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: JeaNMatH le 06 Novembre 2012 à 14:02:15
Le thème de l'histoire n'est pas fondamentalement sombre, je dirais même que l'ensemble mise sur l'espoir, la (re)naissance. Ce qui constitue la difficulté pourrait être représenté par "après l'effort, le réconfort". Peut-il y avoir de l'espoir, et même un début de bonheur sans qu'il soit précédé d'une phase de désespoir, de souffrance ? Décrire cette douleur aigüe demande simplement du courage, que j'ai puisque je continue, mais que je déplore être incontournable. C'est con, je me dis. La vie a déjà son lot de noirceur, c'est pas forcément la plus brillante des idées que de s'infliger du mal alors même que la période est plus propice à la joie.
Le plaisir d'écrire est là, bien sûr ! Sans être hédoniste, je ne choisis pas pour autant mes activités selon leur propension à me faire exprimer mon masochisme !
Ce qui me fait une excellente transition :
Citer
Si tu ne ressens pas ça à chaque mot que t'écris, autant aller à la pêche.
Mon pov' vieux, j'espère sincèrement pour toi que tu ne penses pas ce que tu dis  |-|
Titre: Re : Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: ernya le 06 Novembre 2012 à 14:07:32
Si tu ne ressens pas ça à chaque mot que t'écris, autant aller à la pêche.
je te mets au défi de ressentir chaque mot que tu écris, Jon.  :mrgreen:

Comme pour tout ou presque, c'est du cas par cas. On n'écrit pas un poème comme un roman, un texte délire comme un texte-qui-nous-tient-à-coeur.

Torture émotionnelle, c'est un peu trop fort. Mais oui il m'est arrivé pendant le bref délire que peut parfois être l'écriture d'être émue par ce que j'écrivais ; un brin narcissique.  :mrgreen:
Et parfois oui l'écriture a été un bon délire, une bonne tranche de rire et les autres fois, je sais pas, y avait quelque chose c'est sûr, mais du plaisir pas forcément, plus de la concentration, enfin jsais pas. Ceci dit rien qui empêche le texte d'être écrit. 
Quant à l'éventuelle déception, elle vient après, une fois le texte écrit et posté et qu'en le relisant ou en voyant les réactions des autres, on s'en rend compte que non, on n'y est pas, le sentiment n'est pas rendu comme on le voulait. En fait oui, tous les sentiments que je pourrais ressentir vis-à-vis de mon écriture, ils viennent après, je crois. Ou si c'est pendant, je les différencie pas du reste de la "transe" (jmets des guillemets pour pas faire prétentieuse mais j'ai pas trouvé d'autre mot pour décrire ce moment particulier, qui n'est pas forcément méga différent de mon état de concentration pendant la rédaction d'un devoir non relou).
Titre: Re : Re : Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: OliveDuWeb le 06 Novembre 2012 à 14:25:36
Si tu ne ressens pas ça à chaque mot que t'écris, autant aller à la pêche.

je te mets au défi de ressentir chaque mot que tu écris, Jon.  :mrgreen:

Mon pov' vieux, j'espère sincèrement pour toi que tu ne penses pas ce que tu dis  |-|

Moi je suis de l'avis de Jon.
Peut-être pas aussi extrémiste, mais dans l'idée, oui : si je ne ressentais rien du tout quand j'écris, alors j'arrêterais.
Mon côté "texte long plutôt que poésie" ne me fait pas ressentir quelque chose à chaque mot, plutôt à chaque idée, chaque impression que j'essaie de transmettre.
Si moi-même je ne ressens rien, alors comment espérer que le lecteur y parvienne ? Et donc pourquoi l'écrire ?

Ça reste mon avis, et vous êtes libres de ne pas le partager.

O.
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Jon Ho le 06 Novembre 2012 à 15:11:42
Moi aussi comme ODW, je suis de l'avis de Jon.
Pourquoi je ne penserais pas sérieusement ça ? C'est pas ce qui rend ce que j'écris meilleur, ça donne juste une touche de sincérité.
Il y a bien sûr les mauvais textes, mais ils n'ont été écris que pour cette raison : Il faisait un temps trop moche pour aller à la pêche.
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: JeaNMatH le 06 Novembre 2012 à 15:25:04
Ouais ernya, ce que je vivais jusqu'à maintenant est comparable à ce que tu décris. Les émotions viennent une fois le texte terminé, négatives ou le contraire, bien souvent les deux. Et un plaisir tout relatif avant, tendant plus vers celui de s'exprimer, de donner vie à quelque chose... mais ponctuant effectivement une concentration, une connexion avec son imaginaire qui demande un certain effort...
Je suis accoutumé à ça, et je suis pas préparé, du coup, à me ramasser en pleine tête des images tenaces et destructrices dans ce processus d'écriture. Comme ça m'est arrivé ce matin. C'est pas que ces images le seraient pour tous, ça du tout, rien n'est gagné, mais moi elle me transpercent (je ne fais pas dans l'exagération, et même si je suis content de retrouver progressivement mes émotions, je me considère pas, loin de là, pour un super-pouet-transporté-par-sa-sensibilité).
Bref, du coup, bon ou mauvais pour le partage ?

Awé Olive, j'abonde dans ton sens par contre, l'idéal est de ressentir. Aller toujours plus loin pour transmettre.
A moins qu'il s'agisse d'un quiproquo, mon interprétation c'est que dans "Si tu ne ressens pas ça à chaque mot que t'écris, autant aller à la pêche.", le "ça" désigne logiquement dans la discussion ma "douleur presque physique à l'évocation d'images qui me font mal". Et là, oui mais non...
T'es ultra arrogant Jon.
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Jon Ho le 06 Novembre 2012 à 15:27:31
Mais non je suis pas arrogant...
Tu me connais pas c'est tout.
Le cas échéant, tu saurais que c'est pas à prendre au premier degrés.
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: JeaNMatH le 06 Novembre 2012 à 15:35:48
Si t'es pas arrogant, t'es indélicat.
On se connait pas, oui, raison pour laquelle me parler au n-ième degré est pas pertinent. Si je ne peux pas savoir à quel degré lire ceux que je connais pas, je fais quoi ? Je réponds "miaou" et je fais une expression faciale absurde digne d'un autiste asperger perdu dans une forêt d'implicites indéchiffrables pour lui ?
Fais comme tout le monde, introduis ta personnalité progressivement, puis à terme, oui, tu pourras dire des trucs qui au premier degré sont sales mais qui, lus de la bonne façon, peuvent être drôles.
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Milora le 06 Novembre 2012 à 15:41:05
Bon allez les gars, serrez-vous la main et repartons sur le sujet initial après ce petit malentendu !


Je rejoins pour ma part ernya et Olive, mais je pense que dans un texte le fait que l'auteur ressente n'est pas gage de qualité. Sa capacité à le faire ressentir au lecteur est une autre paire de manche.
Et, à part en poésie et textes courts, faire ressentir c'est une chose. Mais l'histoire, les personnages, c'est quand même aussi une bonne partie de l'écriture...
...du coup j'aurais tendance à dire que le ressenti de l'auteur ne correspond pas forcément exactement et uniquement à une expression brute de ses sentiments. Il peut décrire un sentiment et en ressentir un autre (je force un peu le trait, évidemment). On peut avoir une foultitude de sentiments en écrivant, non reliés au contenu même de l'écriture (c'est ce que disait ernya en mieux dit).
C'est pas un gage de qualité ; même si à l'inverse c'est difficilement possible d'écrire un truc prenant sans rien ressentir.

Je suis pas claire et je tourne en rond alors je retourne travailler.
Titre: Re : Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: OliveDuWeb le 06 Novembre 2012 à 15:46:04
je pense que dans un texte le fait que l'auteur ressente n'est pas gage de qualité

Je n'ai jamais parlé de qualité, bien évidemment. Il était plutôt question, dans mes propos, d'utilité, voire de raison d'écrire.
Vouloir exprimer ou transmettre quelque chose ne veut pas dire qu'on y parvient, seulement qu'on essaie. La réussite, c'est un autre débat ;)
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Milora le 06 Novembre 2012 à 15:49:05
Oui oui, je répondais plutôt à Jon sur ce point-là (qui, lui, semblait impliquer une idée de qualité).
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Jon Ho le 06 Novembre 2012 à 15:55:58
C'est pas ce qui rend ce que j'écris meilleur, ça donne juste une touche de sincérité.
Une idée de qualité ??
C'est marrant quand même, la plupart du temps quand je participe à un débat, personne ne comprends rien à ce que je veux dire.
Va vraiment falloir que je bosse dessus.
-Tends une main chaleureuse et sincère à JeaNMatH et retourne à son nano-
Titre: Re : Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Milora le 06 Novembre 2012 à 16:02:04
Non, c'est plutôt la combinaison de :

Citer
Si tu ne ressens pas ça à chaque mot que t'écris, autant aller à la pêche.
et de :

Il y a bien sûr les mauvais textes, mais ils n'ont été écris que pour cette raison : Il faisait un temps trop moche pour aller à la pêche.
Qui semblait sous-entendre qu'à ton avis, les textes écris sans avoir pour but de ressentir chaque mot ne visaient pas la qualité (et donc, qu'écrire en ressentant chaque mot visait la qualité).

Citer
C'est marrant quand même, la plupart du temps quand je participe à un débat, personne ne comprends rien à ce que je veux dire.
C'est peut-être parce que tu ne développes pas vraiment ton idée en général, tu donnes juste une phrase-choc qui est sans doute nourrie d'un tas de trucs en amont, mais du coup on peut la comprendre de travers  ;)

Je referme la parenthèse... (<-- zut c'est devenu un tic chez moi, je dis ça sans arrêt en cours  >< )

Dans ce cas, si ce n'est pas pour la qualité... pourquoi considères-tu que ressentir des trucs forts en écrivant est nécessaire ?
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Pisse tache le 06 Novembre 2012 à 19:33:32
Pour répondre au sujet (j'ignore un peu les messages et la mini-polémique qui a traîné même si j'ai tout lu, je ne pense pas avoir ma place dans la discussion !) je pense que ce genre de réaction à la relecture d'un texte arrive forcément lorsqu'on commence à écrire des textes qui touchent aux sentiments. La raison en est simple : un sentiment ça ne s'invente pas, faut aller chercher les nôtres. Alors parfois, on cherche à décrire quelque chose de beau, un sentiment fort qui touchera le lecteur et on arrive sans le vouloir à faire sortir un truc puant qui traîne au fond de nos cerveaux planqué derrière nos névroses : c'est à ce moment que la relecture peut devenir un sport assez extrême, genre grand-huit émotionnel.
Je pense que c'est plutôt sain, c'est une bonne façon d'arriver à se comprendre, ça permet de s'examiner la cafetière en éclaté, et par ailleurs j'imagine que c'est un excellent moyen de toucher au vrai : de saisir des émotions vraiment humaines, d'insuffler un peu de vie au milieu des mots.
Sans rire, y a un texte que j'ai écrit et foutu sur le net, je sais pas le lire en entier ! Pourtant il évoque une histoire totalement fictionnelle, et je suis d'ailleurs le seul à savoir qu'en fait il possède une dimension extrêmement personnelle, mais voilà, sa lecture me chamboule tellement que quand j'essaie d'y retourner, j'arrête au milieu, c'est trop. Je trouve que c'est aussi une belle façon d'avoir une preuve physique de  ce qui se trame au fond de nos esprits : à la lecture d'un texte qui y touche, les sentiments reviennent à l'évidence, alors que quand on les cherche sans outil on ne les trouve pas forcément.
Titre: Re : Quand l'écriture devient une torture émotionnelle...
Posté par: Ned Leztneik le 06 Novembre 2012 à 19:54:52
J'ai lu plus haut le mot "qualité" ... mmmh (signe de profonde reflexion  :mrgreen:)

En fait j'ai l'impression que vous voudriez, comment dire, la ... mesurer !

Cela c'est impossible: ce qu'il est possible de mesurer, c'est les différences entre le "cahier des charges" et le produit fini.

Dans notre cas, le cahier des charges est variable selon l'auteur, l'histoire, le respect de l'objectif fixé au départ, etc ...
et le produit fini est bien entendu l'ouvrage. Mais il ne sera pas unique: il y aura autant de livre qu'il y a de lecteurs, pour un même texte, puisque eux aussi ressentent, et même différemment pour chacun !

Cela dit si vous souhaitez une définition plus rigoureuse, je dirais que la qualité d'un livre est l'aptitude de ce livre à satisfaire le besoin pour lequel il est écrit ... à méditer !  ;)