Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Jon Ho le 23 Octobre 2012 à 10:34:03
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Pourquoi marcher avec une fleur
Quand on peut courir avec des ciseaux ?
Pourquoi souhaiter des jours meilleurs
Quand on peut bouffer du caniveau ?
A mille kilomètres du précipice
Se tenait le troupeau des gens biens
Ceux qui se tiennent tous par la main
Pour éviter que leurs corps glissent.
Longeant les yeux fermés le bord abrupt du gouffre
Amy-Lee sentait sur sa langue le picotement du souffre.
Les cornes du malin lui chatouillaient les fesses
Pendant qu’un peu plus loin c’était l’heure de la messe.
Elle marcha comme ça le temps de l’existence
Préférant son vertige et aléas du vent
Au calme réconfort d’une plate itinérance
Au sourire de façade elle glissait son rire dément.
A trop se bidonner elle finit par tomber.
Entraînant dans sa chute l’espoir d’un monde meilleur
Elle laissa une amertume parsemée de regrets
D’avoir vécu tout ça avec pour seul bonheur :
Regarder la pluie tomber à sa fenêtre
En imaginant que chaque goutte est un corps.
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Les temps les temps, les temps ne sont rien d'aauutre... :mrgreen:
Alors, tu veux l'écrire au passé, je pense, non ?
Dans ce cas, si tu permets :huhu: :
Pourquoi marcher avec une fleur
Quand on peut courir avec des ciseaux ?
Pourquoi souhaiter des jours meilleurs
Quand on peut bouffer du caniveau ?
A mille kilomètres du précipice
Se tenait le troupeau des gens biens
Ceux qui se tiennent tous par la main
Pour éviter que leurs corps glissent.
Longeant les yeux fermés le bord abrupt du gouffre
Amy-Lee sentait sur sa langue le picotement du souffre.
Les cornes du malin lui chatouillaient les fesses
Pendant qu’un peu plus loin c’était l’heure de la messe.
Elle marcha comme ça le temps de l’existence
Préférant son vertige et les aléas du vent
Au calme réconfort d’une plate itinérance
Au sourire de façade elle glissait son rire dément.
A trop se bidonner elle finit par tomber.
Entraînant dans sa chute l’espoir d’un monde meilleur
Elle laissa une amertume parsemée de regrets
D’avoir vécu tout ça avec pour seul bonheur :
Regarder la pluie tomber à sa fenêtre
En imaginant que chaque goutte est un corps.
Eh ben, tu vois quand tu fais dans le "plus classique", ça fonctionne tout aussi bien ! :D Parce que la sérieux, j’accroche à fond !
Pour ma part, c'est ton poème le plus réussit. Amy-Lee, perdue jusque dans la mort...
Rest In Psychose, Amy-Lee...
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Bien sûr que je te permets Kerena.
Merci pour ton commentaire et content que ça te plaise aussi quand c'est un peu moins barré.
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Tu clotures un dossier en souffrance ?
Le 3° couplet est très bien écrit, particulièrement les 2 derniers vers "Les cornes du malin lui chatouillaient les fesses / Pendant qu’un peu plus loin c’était l’heure de la messe.", ça fait écho avec le texte où elle délire avec le gode et le crucifix.
La métrique est bonne aussi (du moins sur les 2 couplets que j'ai testé).
Il y a une sorte de message sur la réincarnation là-dedans, non ?
Sur le coup, j'ai pensé à une fin un peu différente :
Regarder la pluie tomber à sa fenêtre,
imaginant voir chaque goutte de son corps.
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Le rythme n'y est pas.
Quant au "troupeau des gens bien", ce genre de formule méprisante et facile donne envie à un sale vieux con comme moi d'en faire partie, rien que pour dire "NON" à ceux qui se croient supérieurs.
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J'adore,
le style, le rythme... tout, on lit trop peux de texte dans ce genre maintenant
Merci à Kerena d'avoir corrigé. Il n'en est que mieux
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Pehache et deathlili, merci pour vos commentaires.
Développer un sentiment de supériorité n'est pas condamnable dans la mesure ou certains font des efforts surhumains pour te prouver, à chaque seconde, qu'ils méritent ton mépris. Je dirais même qu'ils se précipitent pour t'apporter un piédestal sur lequel tu finis par monter sans honte ni culpabilité.
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Le mépris est manque d'amour et donc de compréhension. Qu'on puisse, ponctuellement, l'éprouver envers tel ou tel, hélas, il faut bien s'y résoudre. Mais il nous souille aussi.
Et animaliser l'humain -troupeau- et le rejeter ainsi, se sauvant du même coup, je ne puis y souscrire.
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Le mépris est juste un sentiment développé de façon naturelle envers ceux qui font que nos sociétés stagnent et ne se renouvellent que dans la quête du ridicule absolu.
Je ne me sauve en rien, Amy-Lee est un personnage de fiction, faut pas confondre...
En ce qui concerne l'humain-troupeau, les phénomènes de masse nous prouvent à de multiples reprises que le broutage d'herbe est une pratique courante qui n'a aucune raison valable de mériter mon respect.
Sur ce, fin du flood pour moi
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"flood" ne fait pas partie de mon lexique, mais je n'ai pas le sentiment d'être H.S. en parlant du texte.
Ce que je tente de dire- et que tu feins de pas entendre- est qu'il est toujours facile de s'extraire du troupeau. Et que, de plus, nous appartenons tous, aussi "lucides" nous imaginons-nous, aussi "singuliers" nous croyons-nous, à des troupeaux.
Sur ce, bonne continuation, bonnes Pâques et bon ouiquende.
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Non mais je comprends bien, il y a juste certains troupeaux auxquels on est assez fiers de ne pas appartenir.