Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Huitieme le 14 Octobre 2012 à 13:21:03
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Bonjour à tous,
Il s'agit pour l'instant du prologue de ce qui s'annonce comme un scénario de film catastrophe.
Voilà, à votre bon cœur messieurs dames les critiques.
Motherly Love
Prologue
La radio crachait son flot de nouvelles dans la nuit froide. Rébellions au Moyen-Orient, crise économique mondiale, manifestations en Europe. Et bien sûr, les commentateurs déblatéraient sur le tremblement de terre de la semaine précédente qui avait détruit le vieux bowling mais, heureusement, n’avait fait aucun blessé. Alicia Jones poussa un long soupir, claqua la portière de sa voiture et avança d’un pas pressé. Oh, bien sûr, les nouvelles étaient mauvaises. Bien sûr, la situation empirait de jours en jours. Mais je vois pas bien ce que je peux y faire, bordel !
Alicia ouvrit, avec une force et un énervement à peine contenus, la porte du bureau du shérif de la petite ville de Paris, Kentucky. Le shérif Wilson, un homme rondouillard, la cinquantaine, le cheveu hésitant mais l’œil vif, ne se retourna pas. « Jones, c’est pas trop tôt! », dit-il sans même la regarder. Il possédait sur son bureau une maquette de la tour Eiffel. C’était le genre d’humour qu’on pratiquait dans cette bourgade sympathique, pensa Alicia. Et elle se surprenait même à en sourire, en temps normal. Mais la situation n’avait rien de normal. C’était la raison de sa venue, même si elle l’ignorait encore.
« Qu’est-ce qui peut être si important pour que vous me fassiez venir à 6h du matin, chef !? » Son ton, exténué et un peu agressif, restait néanmoins parfaitement professionnel. Son patron prit quelques longues secondes de réflexion, puis, en se tournant vers elle, lui répondit avec un visage de marbre : « La fin du monde, tout simplement ».
Alicia, incrédule, préféra garder un silence respectueux. Silence qui augmenta la tension déjà palpable dans le bureau. Un jeu subtil de regards interrogateurs et de haussements de sourcils, ponctués çà et là par de longs soupirs désapprobateurs eurent raison des nerfs du shérif Wilson. « Bon sang, Jones, vous me rendez pas la tâche facile ! »
« C’est pas l’but, chef », répondit-elle d’un ton neutre, dissimulant sans mal un petit sourire narquois qui soulevait le coin gauche de ses lèvres. C’est cette même capacité qui la rendait si dangereuse les soirs de poker. Le shérif se mordit la lèvre inférieure, marque distinctive qu’il cherchait ses mots pour annoncer quelque chose qu’elle ne voulait pas entendre. Et comme d’habitude, il va tourner autour du pot trois heures.
« Vous voyez, Jones… Je… Depuis quelque temps… Non, c’est pas la bonne manière d’aborder ça… ». Devant ce spectacle touchant, mais pitoyable, Alicia préféra intervenir pour désamorcer la situation. « Moi aussi j’vous aime, chef. Mais que dirait votre femme ? » Un nouveau silence de mort suivit cette déclaration. Seuls au monde dans le grand bureau froid, les deux agents de la paix se regardèrent dans les yeux quelques secondes avant d’éclater de rire.
« Bon sang, Jones, vous êtes vraiment à gifler », réussit-il à articuler entre deux respirations. La façon dont il se ressaisit prit Alicia de court. « Écoutez-moi attentivement, Jones. La semaine dernière, j’ai assisté à une scène étrange. En rentrant chez moi, j’ai croisé cette… cette fillette. Elle ne devait pas avoir plus de 8 ans. Je venais d’acheter un bouquet de fleurs pour l’anniversaire de Betty, et je marchais tranquillement en sifflotant, quand tout à coup, cette petite gamine vient vers moi, et me tire par la manche. Je m’attends à ce qu’elle me demande de l’argent, mais non. Elle me fixe droit dans les yeux, et elle me dit : ‘Maman n’est pas contente. Maman va gronder ce soir.’ Je me dis que la petite va se prendre une rossée par sa mère, et je me prépare à partir, quand elle pointe dans la direction du bowling. ‘Maman va gronder là-bas ce soir’, qu’elle dit. Puis elle s’en va. Je rentre à la maison, embrasse Betty, lui offre son bouquet, et j’oublie toute cette histoire ».
« Jusqu’à ce matin ? » demanda Alicia en étouffant un bâillement.
« Jusqu’à hier soir, à vrai dire. Quand je suis rentré chez moi, en prenant le même chemin. Je suis encore tombé sur cette petite. Et elle m’a dit que sa mère allait gronder à nouveau, ‘avant le lever du soleil’. Alors j’ai réfléchi à ce qui s’était passé. Vous savez Jones, ça fait quelques années que la Terre nous envoie des signaux. Tremblements de terre en Chine, en Italie, tsunamis en Asie, ouragans, réchauffement planétaire, de plus en plus de ces catastrophes naturelles frappent l’humanité, et pour tout vous dire… Je crois que les prophéties mayas, ou incas, ou je ne sais quoi… je crois qu’elles ont raison. Je crois que cette gamine… ».
« Vous vous foutez de moi, chef ? » le coupa Alicia entre amusement agacé et agacement amusé. Voyant qu’il ne se départait pas de son air sérieux, elle haussa un peu le ton. « Vous ne pouvez pas vous amuser à réveiller les honnêtes travailleurs pour quelque chose d’aussi débile ! Vous croyez quoi ? Que vous êtes tombé sur un sismographe humain !? »
« Jones, dois-je vous rappeler que je suis votre supérieur ? »
« Chef, dois-je vous rappeler que ma connerie n’est pas infinie ? Ce bowling était bouffé par les mites ! Il avait pas besoin d’un tremblement de terre pour s’écrouler, il aurait juste suffi que quelqu’un s’appuie dessus ! Si vous espérez me faire croire qu’une petite fille peut prédire… » Un séisme soudain et assourdissant coupa la parole et le souffle d’Alicia.
Les murs tremblèrent, les fenêtres vibrèrent, et la tour Eiffel tomba sur le sol, se brisa en deux, répétant la scène d’un film catastrophe imbécile qu’elle avait vu récemment. La première chose qu’elle fit en se relevant fut de jeter un regard noir au shérif. « C’est une simple coïncidence. Cette histoire est ridicule, et je m’en vais. »
« Jones, vous commencez votre journée de travail dans moins de deux heures, est-ce que ça vaut vraiment le coup de partir ? »
« À dans deux heures, chef ! » répondit-elle sur un ton glacial.
« Une dernière chose, Jones », la héla-t-il alors qu’elle se dirigeait déjà vers sa voiture. « Il faut retrouver cette fillette ».
Pour seule réponse, Alicia leva le majeur en sa direction, puis claqua la portière de sa voiture avant de démarrer en trombe.
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« Vous voyez, Jones… Je… Depuis quelque temps… Non, c’est pas la bonne manière d’aborder ça… ». Devant ce spectacle touchant, mais pitoyable, Alicia préféra intervenir pour désamorcer la situation. « Moi aussi j’vous aime, chef. Mais que dirait votre femme ? »
J'aime bien :)
C'est vraiment sympa! La première partie du texte est un peu lente et lisse, mais le reste est assez sympa. Les dialogues sont bien maîtrisés. A la suite!
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Salut !
Si c'est un prologue, c'est que le texte va être long ? On peut déplacer dans les Textes longs, si tu veux ?
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Bonjour Loïc et Milora,
Tout d'abord, merci à Loïc pour son commentaire :)
Ensuite, j'avais d'abord mis ce texte dans la rubrique Textes Longs, mais à bien y réfléchir, je ne pense pas qu'il atteindra les 10.000 mots, alors je l'ai déplacé ici (je le vois plus proche de 8.000 à vrai dire).
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Pas forcément convaincu par ce prologue de mon côté... Ca manque un peu de mystère et je suis pas convaincu par une énième utilisation de la mystérieuse petite fille.
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J'aime bien ce prologue, même s'il en dit un peu trop, mais comme dans tout bon film catastrophe . Le tout est de nous réserver de belles surprises après, et de ne pas se contenter de choses qu'on pourra deviner d'avance.
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Yop.
Franchement et sans détours : j'aime pas.
Autant j'apprécie les films catastrophe même si ça manque parfois de punch et d'originalité, autant là, je trouve que c'est le calme plat.
Bon, déjà, l'intro : j'ai poussé un soupir en même temps qu'Alicia, on s'en fout et ça n'apporte pas grand chose, à part le faible avant gout de mauvaises nouvelles à l'échelle mondiale.
Ensuite, le fait que ça se passe aux states... comme si y'avait que là bas qu'on prévoyait la fin du monde. Un poil trop cliché à mon goût, mais ce n'est qu'un avis, après tout on préfère surement tous qu'elle se passe là bas.
« Qu’est-ce qui peut être si important pour que vous me fassiez venir à 6h du matin, chef !? » Son ton, exténué et un peu agressif, restait néanmoins parfaitement professionnel. Son patron prit quelques longues secondes de réflexion, puis, en se tournant vers elle, lui répondit avec un visage de marbre : « La fin du monde, tout simplement ».
La situation s'éveille enfin, on sort péniblement de la léthargie en se disant 'ça y est, il va se passer quelque chose'. Et non, on revient en arrière sans vraiment savoir si du coup l'ambiance est vraiment 'professionnelle' ou juste 'exténuée et aggressive' :
Alicia, incrédule, préféra garder un silence respectueux. Silence qui augmenta la tension déjà palpable dans le bureau. Un jeu subtil de regards interrogateurs et de haussements de sourcils, ponctués çà et là par de longs soupirs désapprobateurs eurent raison des nerfs du shérif Wilson. « Bon sang, Jones, vous me rendez pas la tâche facile ! »
Quelle tâche ? le shérif appelle, donne un titre et s'effondre sur lui même en accusant sa subordonnée.
« C’est pas l’but, chef », répondit-elle d’un ton neutre, dissimulant sans mal un petit sourire narquois qui soulevait le coin gauche de ses lèvres. C’est cette même capacité qui la rendait si dangereuse les soirs de poker. Le shérif se mordit la lèvre inférieure, marque distinctive qu’il cherchait ses mots pour annoncer quelque chose qu’elle ne voulait pas entendre. Et comme d’habitude, il va tourner autour du pot trois heures.
La dernière phrase est plutôt un bon reflet de mon impression générale...
« Vous voyez, Jones… Je… Depuis quelque temps… Non, c’est pas la bonne manière d’aborder ça… ». Devant ce spectacle touchant, mais pitoyable, Alicia préféra intervenir pour désamorcer la situation. « Moi aussi j’vous aime, chef. Mais que dirait votre femme ? » Un nouveau silence de mort suivit cette déclaration. Seuls au monde dans le grand bureau froid, les deux agents de la paix se regardèrent dans les yeux quelques secondes avant d’éclater de rire.
Heu bon, ils ont l'air assez borderline tous les deux, ça commence entre professionnel et aggressif, et puis une petite blagounette naive donne à éclater de rire... mouais, pas tant logique que ça.
« Bon sang, Jones, vous êtes vraiment à gifler », réussit-il à articuler entre deux respirations. La façon dont il se ressaisit prit Alicia de court.
Et c'est reparti dans le sens inverse...
Et ça continue de tourner autour du pot avec l'histoire de la gamine, qui est certes indispensable à l'histoire, visiblement, mais dont on a du mal au reconnaitre l'urgence évoquée plus haut.
Surtout que finalement il ne se passe rien, et Alicia repart chez elle comme si le shérif ne servait strictement à rien...
Alors ok, prendre les amerlocs pour des cons, c'est plutôt bonnard, mais là je trouve que ça va un peu loin.
Bon ceci dit si c'est un prologue, c'est surement que l'histoire n'a pas encore démarré. Du coup j'attends la suite au tournant, parce que quand même, y'a du bon dans l'idée avec la gamine visionnaire et la fliquette poker-face. Par contre j'espère que ce ne sera pas un remake du film 2012, à coups de tectonique incontrôlable et de planète vengeresse.
See Yah
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Dot Quote :
Autant j'apprécie les remarques sur les défauts inhérents au texte (défauts qui ne sautent vraiment aux yeux que lorsque quelqu'un d'autre vous en fait part), autant j'ai l'impression que tu me fais un procès d'intention sur le thème du texte. Faut rester calme ^^
Attaqué sur le fond, je me sens obligé d'expliquer d'où est venue l'idée. En fait, j'ai tout simplement remarqué que j'avais du mal à écrire des "scénarios catastrophes", et j'ai voulu me lancer là-dedans. J'avais une image assez forte de la scène finale, et j'ai commencé à rédiger.
Les clichés (le fait que ça se passe aux USA, le coup de la Terre qui devient folle) sont principalement dus au fait qu'ils sont indispensables dans ce genre de récit (et que je voulais en jouer, mais c'est apparemment raté de ton point de vue ^^). Avec ce petit texte, je n'essaie certainement pas de redonner au genre ses lettres de noblesse, j'essaie plutôt de m'amuser en fait.
Sur la forme, en revanche, je trouve que tous tes commentaires sont justifiés, et c'est ça qui m'agace le plus en fait :D D'ailleurs, merci d'avoir pris le temps de détailler tes remarques.
Je posterai bientôt le chapitre 1, et si celui-ci se prend un bide également, ben je finirai quand même mon histoire ^^ J'ai pour l'instant prévu un prologue, trois chapitres et un épilogue. On verra si ça vous tient en haleine ou pas.
ps. N'ayant pas vu 2012, et après en avoir lu un synopsis, je me rends compte que mon idée principale n'en est pas très éloignée, zut ! :/
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Ne te décourage pas Huitième !
Bon, après lecture c'est vrai que ça fait un peu "déjà-vu", même sans avoir vu 2012. Mais bon, si c'est une idée qui t'encombre le crâne, alors laisse-là sortir, tu l'écris, tu nous la postes, on la lit, et on verra. Mais même si c'est cliché, y'aura toujours moyen de la modifier cette histoire, c'est pour ça qu'on est là aussi !
Ceci dit, j'aime quand même bien le caractère de la miss (Jones je crois), genre "m'emmerde pas l'est 6h du mat'"), après c'est vrai que la petite fille fait sacrément clichée. Y'aurait moyen de la changer contre un prophète style Nostradamus ? Qui ferait une allocution télévisée pour prévenir de la fin du monde, mais personne le croit. Comme ça, ça met un doute sur ses "pouvoirs" (pas comme la petite fille qui est omnisciente) et comme on nous sert une prédiction de fin du monde tous les 5 ans, ben ça resterait dans la véridicité.
Allez, vas-y, déballe ton sac. Même dans le "déjà-lu", y'a toujours moyen de sortir quelque chose de potable. :huhu:
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Bonjour Huitième,
Alors globalement je n'ai pas aimé non plus car ça fait effectivement très cliché. Mais bon, après si c'est pour t'améliorer dans le genre "Catastrophes", finalement on s'en fout que ça fasse cliché. Donc continue, ça ne te sera que positif.
Sur la forme, j'ai relevé en cours de lecture quelques imperfections :
« Bon sang, Jones, vous me rendez pas la tâche facile ! »
« Bon sang, Jones, vous êtes vraiment à gifler »
Trop de Bon sang, tue le bon sang.
C’était le genre d’humour qu’on pratiquait dans cette bourgade sympathique, pensa Alicia.
"C'est" le genre...
répétant la scène d’un film catastrophe imbécile qu’elle avait vu récemment
Je n'aurais pas mis le mot "imbécile", car du coup ça fait un peu auto-goal dans ton texte. (parce-que tu reprends justement les mêmes méchanismes que les films catastrophe "imbéciles").
Après, tu écris bien, c'est fluide, donc finalement si on fait abstaction du thème, ça se laisse lire facilement. Tu réussis également à créer de vrais personnages, avec une personnalité propre et c'est quelque chose que j'apprécie.
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Salut Huitième,
Je repasse dans le coin pour diluer ma critique certes un peu acide.
Autant j'apprécie les remarques sur les défauts inhérents au texte (défauts qui ne sautent vraiment aux yeux que lorsque quelqu'un d'autre vous en fait part), autant j'ai l'impression que tu me fais un procès d'intention sur le thème du texte. Faut rester calme.
A tes ordres, je tiens à m'excuser si je t'ai blessé. Mais non, il n'y a rien de personnel là dedans, et effectivement je compte me calmer un peu ^^
Du coup, deuxième critique, je donne mon avis positif (et oui, je n'avais plus de place avec mon ressenti de l'autre jour, et j'avais peur de perdre ton sens critique, ou que tu me prennes pour ce bordeline que je critique). Car il y en a :
- Le truc qui m'a sauté au yeux direct, comme je l'ai dit hier, c'est l'ambiance américaine. Et bien j'ai trouvé que ton texte respectait plus ou moins les codes, non pas de la littérature... mais du cinéma. En effet, tu as plutôt bien su retranscrire les expressions et dictions d'acteurs américains, en ce sens j'avais l'impression de lire en avant première le script du prochain film de Michael Bay (certains n'aiment pas, je préfère ajouter cette précision : pour moi c'est un compliment) :
Le shérif Wilson, un homme rondouillard, la cinquantaine, le cheveu hésitant mais l’œil vif, ne se retourna pas. « Jones, c’est pas trop tôt! », dit-il sans même la regarder.
Je vois bien un (ironie du nom ?) Tommy Lee Jones jouer le rôle, entre Men in Black et Trois enterrements
« C’est pas l’but, chef », répondit-elle d’un ton neutre, dissimulant sans mal un petit sourire narquois qui soulevait le coin gauche de ses lèvres.
Là, c'est une Scarlett Johanson que je vois, style black widow des avengers (dont le caractère salope-sainte-n'y-touche a tendance à m'agacer, mais bon, j'aime bien quand même ce que tu en fais là (peutêtre plus que les avengers, justement))
- Comme le signale Kerena avec son nostradamus, le classique vent du : j'ai raison mais personne ne me crois, qui a tendance à mettre le lecteur typiquement sur les bons nerfs ^^ :
Les murs tremblèrent, les fenêtres vibrèrent, et la tour Eiffel tomba sur le sol, se brisa en deux, répétant la scène d’un film catastrophe imbécile qu’elle avait vu récemment. La première chose qu’elle fit en se relevant fut de jeter un regard noir au shérif. « C’est une simple coïncidence. Cette histoire est ridicule, et je m’en vais.
- le type de récit/narration/dialogue général, qui semble vraiment sortit de l'esprit des Scorses, Bay, etc... serait tu un futur Luc Besson ? =)
T'inquiète pour 2012, le film ne vaut que pour ses effets spéciaux, et on sait tous que parfois des coïncidences se glissent sans qu'on puisse y faire quelque chose.
J'ai hâte de voir comment tu tourne ton histoire =)
Au plaisir.
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Voilà le premier chapitre, j'espère qu'il aura l'heur de vous plaire :)
Je ne pense pas avoir réglé les défauts qui existaient déjà dans le prologue, mais je peux vous assurer que le chapitre 2 devrait s'en charger pour la plupart. Ce n'est peut-être pas une bonne chose de commencer à défendre un texte avant même sa parution, mais je voudrais vous prévenir que ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit de texte un peu long, il faut donc que je reprenne mes marques (et que j'arrête de tourner autour du pot parfois :/). Cela dit, soyez sans pitié sur les erreurs logiques, stylistiques ou autres. Ça me fera mal à l'ego, mais ça peut faire que du bien sur le long terme :)
Chapitre 1
La radio dégueulait des chansons incompréhensibles dans le matin froid, comme un clochard un lendemain de cuite. Alicia, le regard perdu dans l’éternité, éteignit sa cinquième cigarette de la matinée sur le capot de sa Ford Sierra noire de 1992. Ça va laisser une marque sur la peinture… Oh et puis je m’en fous.
Pendant ces cinq années en tant que shérif-adjointe dans le comté de Bourbon, Alicia avait toujours cru que son patron avait les pieds solidement ancrés sur terre. Et maintenant elle commençait à comprendre une vérité essentielle sur laquelle elle avait toujours eu du mal à mettre le doigt : on peut très bien avoir les pieds sur terre et la tête dans le cul. Avec un soupir las, elle jeta un coup d’œil à sa montre qui indiquait 7h16. L’heure de se remettre en route.
Elle n’était pas rentrée chez elle, préférant conduire en attendant le lever du soleil. Au volant, elle reprit le fil de ses pensées. Retrouver une petite fille qui prédit les tremblements de terre, pourquoi pas ? Peut-être qu’après, je pourrais partir à la chasse à la licorne. Toute cette histoire oscillait entre stupide et improbable. Alicia se considérait comme une femme pragmatique : si les faits coïncidaient, elle les suivait, s’ils ne la menaient pas là où elle désirait se rendre, elle y allait par elle-même, quitte à froisser quelques egos ou à briser quelques genoux.
Avant de travailler pour le shérif Wilson, Alicia était une toute autre femme. Elle n’aimait pas repenser à cette époque. En choisissant une petite ville comme Paris, Kentucky, elle s’était imaginée pouvoir échapper au stress, à la dépression et à cette rage qui bouillonnaient continuellement en elle. Et pendant cinq années, elle y était parvenue, avec un succès plus ou moins visible selon les situations.
Devant elle, la route défilait à l’infini sous le soleil levant encore timide du mois d’avril. Les images de cette affaire qui avait failli la faire basculer à nouveau se rappelèrent à elle. Pour son premier anniversaire au poste de shérif-adjointe, elle avait dû régler un différend familial. L’histoire avait commencé de façon classique, comme c’était souvent le cas. Un mari qui perd son travail et qui trouve la boisson. Une femme qui perd patience, entre les coups et les insultes. Peut-être s’étaient-ils aimés, avant les malheurs, mais cette époque était révolue depuis bien longtemps. Seul ombre au tableau, de leur union était née une petite fille. Cette arrivée, qui rendait tant de familles heureuses, avait été vécue comme un fardeau dans ce foyer-ci. Alors un soir d’hiver, le mari avait secoué un peu trop fort la petite qui ne voulait pas dormir, et la femme avait poussé un cri. Ses hurlements avaient dérangé les voisins, des gens biens, habitués à entendre des cris et des pleurs de l’autre côté du couloir, mais qui préféraient ne pas s’en mêler, parce que trop vieux, parce que trop lâches, parce que « à quoi bon ? »
Quand Alicia était arrivée sur les lieux du drame, son regard s'était fixé sur une femme en pleurs tenant dans ses bras un petit corps inerte, enveloppé dans des couvertures. Les voisins, qui entouraient la pauvre femme, s'étaient rués vers la représentante de la loi et de la justice pour raconter leurs versions des faits. D’aucuns de dire qu’ils s’étaient attendus à ce genre de drame un jour, d’autres d'annoncer qu’ils n’étaient pas étonnés, que l’alcool et la misère apportaient souvent des résultats similaires. Et pourtant, aucun de vous n’a jamais levé le petit doigt jusqu’à maintenant !
De marbre, elle avait néanmoins pris leurs dépositions avec un professionnalisme et une dévotion remarquables. Ça lui avait paru facile, il avait suffi de déconnecter son esprit, de ne plus penser à ce petit tas de couvertures. Puis le mari, encore sous l’emprise de l’alcool, avait accompli l’impensable. Dans un acte de défiance, il avait craché sur le fardeau qui ne bougeait déjà plus dans les bras de son épouse. Alicia n’avait même pas eu conscience d’avoir sorti son arme. Alors qu’elle allait la pointer en direction de ce tas d’ordure à forme humaine les hurlements de la femme l'avaient sortie de sa transe.
Avec un calme revenu et des gestes maitrisés, elle avait ses esprits, pris une grande respiration, saisi son arme de service par le canon, et avait concentré toute sa rage, toute son indignation et toute son impuissance dans un ultime coup de crosse qui avait envoyé ce résidu de la déchéance humaine sur le sol, la mâchoire brisée. « Vous êtes tous témoins », avait-elle dit dans un murmure assourdisssant, « il a tenté de m’attaquer ». Le ton de sa voix n’avait autorisé aucun compromis, et au bout de quelques minutes, la scène s'était vidée de ses derniers occupants. N'étaient plus restés qu’elle, l’homme étendu, la femme en pleurs, et le bébé mort.
Elle avait amené l’homme en cellule, puis la femme à l’hôpital. Une personne sensible aurait d’abord fait l’inverse, mais Alicia n'avait pas souhaité pas se retrouver seule avec lui dans une pièce sans témoin. Un petit corps, enveloppé dans des couvertures. À l’hôpital, elle avait réquisitionné un praticien pour lui demander d'aller s’occuper de son prisonnier dans sa cellule, puis avait laissé la femme et son enfant en compagnie d’un docteur, avait repris le volant, était rentrée chez elle, avait ouvert une bouteille, avait fini la bouteille, et avait commencé à rédiger sa lettre de démission. À son retour au bureau du shérif, elle lui avait présenté la lettre manuscrite. Le shérif Wilson n'avait même pas pris la peine de la lire et avait déchiré la feuille de papier. « Jones, si je comprends bien, cet homme vous a attaquée ? »
« Chef, la vérité, c’est que… »
« Je me fous de votre vérité, Jones », l'avait-il coupé sobrement. « J’ai reçu près d’une dizaine de coups de téléphone de la part de citoyens dévoués qui m’ont assuré que cet homme s’est jeté sur vous avec la férocité d’un chien enragé. Apparemment, vous auriez calmé cette brute avec efficacité en usant d’une force adaptée à la situation. Nous sommes en démocratie, Jones, et en tant que représentant de la loi, comment puis-je mettre en doute la parole de tant de nos honnêtes compatriotes contre celle d’une seule personne, fût-elle mon adjointe ? »
Et c’était tout.
Alicia secoua la tête, elle n’aimait pas repenser à cette histoire. Ce petit corps, fragile, cassé. Sa montre indiquait 7h38, le bureau du shérif était en vue, mais il lui restait une vingtaine de minutes avant de commencer officiellement sa journée. Se souvenant de sa sortie théâtrale, il lui était impensable de revenir en avance. Elle décida alors qu’elle avait bien mérité un petit café, une tartine, et un fauteuil molletonné.
Le café Memphis n’était pas bondé en ce jeudi matin. Alicia commanda un grand bol de café bien noir, bien fort, et s’assit à une table. Elle déplia négligemment le journal de la veille qui trainait dans un coin, et ne put se retenir de remarquer que les tremblements de terre semblaient en recrudescence. C’était en tout cas le point sur lequel insistait la troisième page, avec tout un article dédié aux grands séismes de ces dix dernières années. La conclusion de cet article était édifiante : une série de grandes secousses pourrait avoir lieu avant la fin du siècle. Ils se mouillent pas trop quand même. Moi aussi je vais me mettre aux prédictions, si c’est tout ce qu’il faut pour publier un article. « Le soleil pourrait bien imploser avant la fin du millénaire, ou pas, c’est selon ». Et la marmotte, etc.
Elle rejeta le journal et avala quelques gorgées de son café chaud, repensant à ce que lui avait dit le shérif. Ces histoires de prophétie ne l’inspiraient absolument pas. Bien sûr que les mayas avaient prédit une fin du monde pour mille ans plus tard, qu'est-ce qu'ils risquaient s’ils se trompaient ?Une belle bande de charlatans, tous autant qu’ils sont.
Alors qu’elle s’apprêtait à rentrer dans sa voiture, son portable vibra avec véhémence. C’était son patron. Elle répondit d’un ton agacé. « J’arrive, je suis là dans dix minutes. »
« Jones, j’ai retrouvé la fillette ! » La voix du shérif Wilson était haletante, un brin surexcitée. « Dépêchez-vous, ce sera plus pratique d’en parler face à face ».
Alicia raccrocha quand elle n’entendit plus qu’une série de bips désagréables au bout du fil.
Quand enfin elle arriva dans le bureau du shérif, elle tomba nez à nez avec une petite fille qui ne devait pas être plus âgée que son fils. Elle avait la peau brune, les cheveux et les yeux noirs ; un peu maigrichonne et portant des vêtements usés. Une gamine rien que de très banale, en fait. Alicia se tourna vers le fauteuil qui lui tournait le dossier, dans lequel elle pouvait apercevoir le haut du crâne dégarni du shérif. « Ben alors, Chef. Vous avez retrouvé votre petit prodige ? Elle vous a confirmé que la fin du monde arrive ? » Cette fois-ci, elle ne tenta même pas de dissimuler son mépris envers cette notion aussi farfelue qu’éculée. « Chef, vous êtes un grand garçon, il faut arrêter de croire à toutes ces conneries. » La réponse ne se fit pas attendre.
« Bordel de merde, Jones, pour une femme à l’apparence aussi classe, vous avez une putain de façon de vous adresser à vos supérieurs ! »
« La faute à qui, chef ? » répondit-elle. « Je vous fais d’ailleurs remarquer que vous êtes vous-même de plus en plus libéré, niveau langage, surtout en présence d’un enfant ».
« Si vous saviez ce que je sais, vous ne seriez pas aussi à cheval avec la politesse ». Il se pencha vers l’enfant et lui dit gentiment : « vas-y, petite, répète à la dame ce que tu m’as dit ».
Ignorant le fait qu’elle venait de se faire réprimander justement sur son langage, Alicia dirigea son attention vers la gamine. « Alors, c’est toi la petite hippie qui peut discuter avec mère nature ? Vas-y, vends-moi du rêve. »
D’une petite voix presqu’inaudible, l’enfant annonça la fin du monde. Si tant est, bien sûr, que l’on prend ces conneries au sérieux. « Maman est désolée. Maman ne peut plus revenir en arrière. Il nous reste moins d’un mois ». Des larmes coulèrent de ses grands yeux noirs tandis qu’elle parlait, et elle semblait tellement convaincue qu’Alicia, pendant une brève seconde, faillit se laisser avoir.
« Allons, c’est une blague, n’est-ce pas ? » Devant le silence du shérif, elle commença à s’emporter. « Vous allez quand même pas tomber dans le panneau. Puis admettons que ce soit vrai, admettons que la fin du monde arrive bel et bien. Comment est-ce qu’une petite fille comme toi, désolée ma petite, pourrait la prédire ? »
« Jones, vous avez écouté les infos depuis votre départ précipité ? J’ai trouvé cette petite fille devant mon bureau pas plus de cinq minutes après votre sortie. À vous raconter à voix haute mon hypothèse, j’avais craint de passer pour un illuminé, mais j’ai quand même montré une carte du monde à cette enfant. Je lui ai demandé où sa mère allait gronder ensuite, et vous savez ce qu’elle m’a répondu ? »
« Qu’elle avait besoin d’aller pisser ? » répondit Alicia de plus en plus agacée par la tournure des événements.
« Non Jones, l’heure n’est plus aux plaisanteries. Elle m’a montré l’Europe sur la carte. ‘Dans moins d’une heure’, m’a-t-elle dit. Et, Jones, il y a 35 minutes, la plus grande chaine volcanique de France, le Massif Central, s’est réveillée. Le volcan Eifel, en Allemagne également. Calatrava en Espagne, le Vésuve en Italie, et j’en passe. Tous se sont réveillés il y a moins d’une heure, et personne ne sait pourquoi. Pour l’instant, les dégâts sont moindres. Mais on parle déjà de véritable catastrophe écologique. Bon sang Jones, certains de ces volcans étaient complètement éteints depuis plus de 10 000 ans ! »
« Écoutez, chef, tout ça c’est très bien, mais concrètement, que peut-on y faire ? Que peuvent faire deux flics face à une catastrophe naturelle !? »
« C’est là que vous entrez en jeu, Jones. Je veux que vous alliez présenter cette petite au président des États-Unis ! »
Alicia manqua de s’étouffer devant l’énormité qu’elle venait d’entendre. « Vous êtes sérieux, chef !? Vous me voyez vraiment arriver à la maison blanche et lancer ‘Salut Barack, la Terre part en sucette, mais t’inquiète pas, hein, voilà la solution ! Elle a 8 ans et elle s’appelle…’ Euh… comment tu t’appelles d’ailleurs ? Et où sont tes parents ? Chef, dans vos délires, vous vous êtes au moins renseigné là-dessus !? »
La petite fille regarda Alicia droit dans les yeux. « Je n’ai pas de nom. Je n’ai pas de parents. Juste maman ».
« Vous voyez, Jones, c’est une enfant perdue. Vous êtes flic, votre nouvelle tâche sera donc d’enquêter sur elle. De mon côté, je vais tenter de rentrer en contact avec le président ».
Eh bien, on n’est pas dans la merde.
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Alors déjà, je surkiffe la première phrase !
Toute cette histoire oscillait entre stupide et improbable
Les adjectifs en fin de phrase, c'est bof. Je mettrai plutôt les noms : stupidité et improbabilité.
Seul ombre au tableau, de leur union était née une petite fille
La syntaxe est bonne mais j'ai du relire la phrase pour la comprendre... Peut-être en mettant les propositions dans un autre ordre ? La seule ombre au tableau avait été la petite fille née de leur union ?
Quelque chose ne va pas au niveau des temps : ton récit est déjà au passé, et là tu racontes quelque chose d'encore plus ancien, tu ne peux pas rester à l'imparfait/passé simple. Il faut passer au plus-que-parfait : avait été, avait tiré son arme, avait fait ceci... Oui c'est moche et c'est lourd, mais il faut assumer ses choix !
Bon, ben dans l'ensemble c'est pas si mal ! Ton style est aisé, la lecture est fluide. Sinon ouais, on est à fond dans le scénario catastrophe style 2012 , mais on va voir comment tu t'en tires par la suite ^^
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Yopla,
Pour la première phrase je suis moins convaincu que Kerena... Elle ressemble quand même étrangement à la première du prologue.
La suite coule néanmoins plutôt bien : alternance récit/dialogue, paragraphes variés, etc...
J'ai faillit être déçu de l'importance du flashback dont je voyais pas trop l'utilité, et puis j'ai (peut-être un peu hativement) fait le lien entre le père en prison et la mère à l'hosto avec la fille voyante... mais non leur enfant est mort :( (d'ailleurs quelques maladresses vis à vis de l'enchainement des phrases, le passage est un peu flou dans l'ensemble :)
Puis le mari, encore sous l’emprise de l’alcool, accomplit l’impensable. Dans un acte de défiance, il cracha sur le fardeau qui ne bougeait déjà plus dans les bras de son épouse. Alicia n’eut même pas conscience d’avoir sorti son arme. Alors qu’elle allait la pointer en direction d’un tas d’ordure à forme humaine les hurlements de la femme la sortirent de sa transe.
Avec un calme revenu et des gestes maitrisés, elle reprit ses esprits, prit une grande respiration, saisit son arme de service par le canon, et concentra toute sa rage, toute son indignation et toute son impuissance dans un ultime coup de crosse qui envoya ce résidu de la déchéance humaine sur le sol, la mâchoire brisée. « Vous êtes tous témoins », dit-elle dans un murmure assourdisssant, « il a tenté de m’attaquer ».
What ? il crache sur le gamin mort, c'est bien ça ? Puis Alicia sort son arme, la femme hurle, et Alicia reprend ses esprit et frappe le mec en disant qu'il a essayé de l'attaquer ?
J'ai p-e besoin d'une explication...
Le shérif Wilson ne prit pas la peine de la lire et déchira la feuille de papier. « Jones, si je comprends bien, cet homme vous a attaqué ? »
« Chef, la vérité, c’est que… »
« Je me fous de votre vérité, Jones », la coupa-t-il sobrement. « J’ai reçu près d’une dizaine de coups de téléphone de la part de citoyens dévoués qui m’ont assuré que cet homme s’est jeté sur vous avec la férocité d’un chien enragé.
Ah bon, bin s'il s'est jeté sur elle... m'enfin après relecture, je trouve pas le passage... Là aussi c'est un peu flou, il a l'air de la sermoner, et pourtant ses arguments vont dans son sens à elle. Et c'est un peu trop 'insolent américain' je trouve : il ne prit pas la peine de lire, il lui posa la question sans même attendre la réponse dont il a l'air de se foutre comme de sa première chaussette, etc...
« Bordel de merde, Jones, pour une femme à l’apparence aussi classe, vous avez une putain de façon de vous adresser à vos supérieurs ! »
« La faute à qui, chef ? » répondit-elle. « Je vous fais d’ailleurs remarquer que vous êtes vous-même de plus en plus libéré, niveau langage, surtout en présence d’un enfant ».
« Si vous saviez ce que je sais, vous ne seriez pas aussi à cheval avec la politesse »
A mon sens, trois phrases pour signifier plus ou moins la même chose : le langage est un peu lourd parfois.
Voilou, c'est, encore une fois, un peu dense comme critique, mais je trouve qu'on avance mieux quand on nous montre nos points faibles que nos points forts...
Petite remarque de dernière minutes, qui est plus un questionnement qu'une critique, car je ne saurais affirmer les standards pour l'occurrence : les dialogues, tu les verrais pas mieux avec des retour à la ligne et des tirets ? J'ai pas tant l'habitude que ça des guillemets, et du coup des fois je me perds un peu entre narration et dialogue.
Au plaisir
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Kerena :
Oui, j'avais pensé mettre cet enchaînement de souvenirs au plus-que-parfait, mais je pensais que ça passerait sans, apparemment, je me suis fourvoyé ^^ J'ai donc procédé à la correction de la concordance des temps.
Dot Quote :
C'est normal que la première phrase "ressemble étrangement à la première du prologue", c'est un renvoi volontaire ^^
L'importance du flash-back est double, il permet de connaître un peu mieux Alicia, et son caractère, et il devrait prendre plus d'importance dans la suite de l'histoire (non, la petite fille morte n'est pas celle qui prédit les catastrophes, ce serait quand même trop facile, mais j'admets avoir voulu induire exprès le lecteur en erreur >:D)
Je ne trouvais pas que ce flash-back soit difficile à suivre, mais je vais résumer quand même :
Alicia travaille depuis un an comme shérif-adjointe. Elle reçoit un coup de téléphone qui lui annonce qu'un mec a buté son bébé sous l'emprise de l'alcool. Elle va chez le gars, prend les dépositions des "témoins" et tente de pas se focaliser sur le bébé mort. Le père, visiblement encore éméché, s'énerve et crache sur le bébé. Alicia voit rouge, sort son arme mais finit par se contrôler. Elle tabasse quand même le gars, parce que cracher un mollard sur sa propre fille qu'on vient de secouer à mort (syndrome du bébé secoué), c'est quelque chose qui la met bizarrement un peu de travers. Pour couper court à tout commentaire, elle se justifie en disant qu'il lui a foncé dessus. Les témoins préfèrent pas se faire remarquer et s'en vont. Elle amène le gars en cellule, la mère et l'enfant à l’hôpital, se bourre vite fait la gueule pour faire passer le coup, et écrit une lettre de démission, parce qu'elle a littéralement tabassé un mec sans justification légale.
Quand elle veut donner sa démission, le shérif, qui a très bien compris, joue le jeu du "il m'a foncé dessus" pour lui signifier qu'il ne va pas la sanctionner pour avoir brisé la mâchoire d'un rebut pareil.
Donc non, le mec ne l'a pas attaquée, mais c'est l'excuse officielle.
Je me rends compte que ce résumé est un peu long, finalement ^^
Et pour répondre à ta dernière question, je préfère les guillemets aux tirets, mais c'est vraiment quelque chose de subjectif.
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Bon, je n'ai pas l'outil pour les quotes, alors je balance ma "critique" comme ça, depuis mes notes.
Le premier paragraphe m'apparaît plus comme tenant du roman noir que du scénario catastrophe. En soi, ça ne me gêne pas, mais il faut juste conserver l'unité de style par la suite. D'ailleurs ce serait marrant un scénario catastrophe en roman noir.
J'ai buté sur le "patron franchouillard". Ton action se situe aux states, il faudrait trouver un autre adjectif.
"dans un dernier soupir" : pour moi elle est morte ! Peut être faudrait il juste remplacer "dans" par "avec"? Sauf si ça ne dérange que moi.
Une petite faute d'accord:" elles les suivaient" : c'est bien Alicia le sujet ? Il faut donc un singulier.
"le café Memphis n'était pas bondé " : la formulation me paraît bien étrange. Pourquoi pas" était désert // calme"?
Attention à la marmotte, la référence n'est pas universelle, j'en ai fait l'amère expérience (et pris un sacré coup de vieux, et ça fait mal un vieux !)
Tu nous avais déjà parlé de son fils ? J'ai eu l'impression en te lisant que oui, mais incapable de m'en souvenir (et j'avoue la flemme de relire)
"une gamine rien que de très banale": la phrase est juste, elle ne me choque pas à l'oral, mais ça me fait bizarre de la voir à l'écrit !
"le fauteuil qui lui tournait le dos ": wow, un fauteuil doté d'une volonté et d'un dos ! Un dossier serait mieux.
" je veux que vous alliez présenter cette petite au président " : moi aussi je me suis étouffée ! Mais au moins ton héroïne sort du stéréotype du" oui, pas de problème, allons-y tout de suite"
Pour la répétition des "bon sang" ça ne m'a pas plus gênée que ça, tu pourrais même en faire un tic de langage du personnage.
Bon, en gros, j'ai apprécié la lecture, même si je n'ai pas bien vu l'intérêt du flash back, sauf à être utilisé plus tard pour la psychologie du personnage. Mais un personnage avec une psychologie dans un scénario catastrophe, ça existe ? :D
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Bonjour tout le monde, je vous présente ici le deuxième chapitre ainsi que l'épilogue de Motherly Love, en espérant que l'histoire vous plaise. Je dois avouer avoir pris un certain plaisir à l'écrire. Même si je n'ai finalement pas rédigé l'histoire que j'avais en tête à sa conception, je suis avide de commentaires sur le style et sur ce que vous avez ressenti en la lisant (si tant est que vous ayez ressenti quoi que ce soit ^^).
Pour être honnête, si c'était à refaire, j'écrirais une histoire plus courte de moitié au moins, j'ai peur qu'ici, l'épilogue (qui était la première image avec laquelle j'ai commencé) ne perde de son impact.
Enfin, enjoy :)
Chapitre 2
Les haut-parleurs éructaient des instructions inintelligibles sous le ciel grisé par les volutes de fumée toxique. Deux semaines déjà depuis qu’Alicia avait fait la rencontre de la petite Cassie. Deux semaines depuis les premiers échos, partout dans le monde, d’une catastrophe de niveau planétaire. Deux semaines depuis les tremblements qui avaient réveillés les volcans, dont les éruptions incessantes avaient provoqué tempêtes et ouragans. Deux semaines depuis le début de la fin du monde.
Alicia et Cassie étaient enfermées dans une cellule spéciale du gouvernement. L’ancienne shérif-adjointe ne savait pas comment son défunt patron avait réussi à contacter les services secrets américains, et pourtant, ils les retenaient désormais depuis près de cinq heures. Cinq heures longues et fastidieuses durant lesquelles leur situation n’avait pas évoluée d’un iota, intensifiant la rage qui vrombissait au fond d’Alicia. Cinq heures à rester croupir, seules, dans une cellule puante et sombre de dix mètres sur douze.
Elle regarda l’enfant qui la fixait avec ses grands yeux noirs. Une quinzaine de jours s’étaient écoulés depuis leur première rencontre, chaque nouveau lever de soleil apportant son lot de malheur et de surprises pour l’humanité toute entière, mais la petite fille restait fidèle à elle-même. Alicia ne semblait pas pouvoir briser cette carapace que l’enfant avait développée autour d’elle. Bon, c’est peut-être à moi de faire le premier pas, alors.
« Tu sais, Cassie, j’ai un fils. Il doit avoir à peu près ton âge. Il va avoir 8 ans le 16 septembre ». La petite fille ne semblait pas montrer le moindre intérêt à ce que racontait Alicia. Mais cette dernière continuait. Elle parlait de son fils, de son mari, des sorties qu’ils avaient l’habitude de faire avant qu’elle ne devienne shérif-adjointe. C’était une sensation étrange pour Alicia que de se confier, de parler ainsi de sa famille et des êtres qui lui étaient le plus cher au monde. Et au fil de ses histoires, les yeux noirs de la petite fille semblèrent prendre vie.
« Alors ce jour-là, on est rentrés tous les trois les trois sous la pluie. Et il y a la fois où… » Alicia fut coupée dans sa phrase par Cassie qui lui tirait la manche. Elle semblait vouloir dire quelque chose mais l’hésitation la bloquait. Habituée à ce genre de situation dans un contexte bien différent, Alicia joua de son regard interrogateur pour faire parler l’enfant.
« Comment… comment il s’appelle ? Ton fils. Comment il s’appelle ? » demanda-t-elle finalement avec une voix de petite fille. C’était la première fois qu’elle ressemblait vraiment à une enfant normale, se surprit à penser Alicia.
« Terry. Il s’appelle Terry. Et mon mari se nomme Peter ».
« Pourquoi… pourquoi t’es pas avec eux ? » Demanda la jeune fille d’une petite voix timide. Alicia en était maintenant convaincue, il s’agissait de la véritable voix de l’enfant, sortie de son rôle de prédicatrice. Voyant que la petite fille s’était enfin ouverte à elle, Alicia ne put pas se retenir et la serra dans ses bras.
« Parce que je dois te protéger, Cassie. Mais ne t’inquiète pas, je sais qu’ils m’attendent et je sais où ils sont. Tous les jours depuis cinq ans, ils attendent que je finisse ma journée et les rejoigne. Et ils peuvent encore attendre quelques jours, ce n’est pas un problème. »
Brisant la bulle fragile de l’amour maternel qui s’était créée l’espace de quelques secondes, un homme ouvrit la porte et les somma de le suivre dans un tunnel mal éclairé. Ses cheveux gominés surplombaient un front soucieux et son regard était caché derrière des lunettes noires. « Très utiles les ray bans », le railla Alicia avec mépris. « J’espère vraiment qu’on ne sera pas attaqués par un affreux rayon de soleil au fin fond de cette grotte ».Pour toute réponse, l’homme grogna et la poussa sèchement vers la sortie du tunnel. Alicia remarqua avec une certaine satisfaction qu’il se massait la mâchoire quand il pensait qu’elle ne le voyait pas. Un petit souvenir qu'elle lui avait laissé lorsqu'il les avait forcées à le suivre la première fois.
Il les entraina dans une grande salle blanche dont les murs étaient ornés de cartes du monde. Chacune de ces cartes arboraient une géographie nouvelle pour Alicia, qui se targuait de connaître toutes les capitales du monde. La moitié de l’Europe était hachurée de rouge, l’Asie avait perdu toute sa côte Est, dont le Japon et les deux Corées. D’une manière ou d’une autre, les océans avaient dévoré les côtes de tous les continents qui se retrouvaient isolés comme autant d’îles ravagées. Les deux tiers des terres immergées n’étaient plus dignes de porter ce nom.
Au centre de cette salle se trouvait un bureau derrière lequel était assise une femme d’un certain âge. Cette dernière les interpella aussitôt sans même lever les yeux des papiers qu’elle lisait.
« Jones, Alicia, 32 ans. Merci d’être venue jusqu’à nous », dit-elle sans une pointe d’ironie.
« Non, non, merci à vous de nous avoir invitées à votre petite sauterie », répondit Alicia, suffisamment sarcastique pour trois. « Puis-je tout de même m’enquérir de la raison d’un accueil si chaleureux et hospitalier ? »
« C’est simple, Alicia, nous… », commença la femme d’un ton doucereux.
« ‘Madame Jones’ », la coupa Alicia. « Pour vous, c’est ‘Madame Jones’, merci ».
« Très bien, madame Jones, nous vous avons fait venir ici pour une simple raison. L’enfant. Cette gamine est… »
« ‘Cassie’ », la coupa une nouvelle fois Alicia, avec le ton d’une femme prête à être le moins coopérative possible. « Elle s’appelle Cassie ».
« Certes, vous lui avez donné ce nom le lendemain de votre rencontre je crois ? Et ne prenez pas la peine de me répondre, nous savons tout ce que vous avez vécu ces deux dernières semaines. Nous savons tout de vous, et nous connaissons vos techniques plus ou moins évoluées pour tenter d’imposer votre rythme dans une conversation comme celle que nous avons actuellement.
Nous savons que votre vrai nom n’est pas Alicia Jones, mais Alicia Montoya. Nous savons que vous avez un passé tumultueux dans la police de Chicago où vous avez rencontré votre mari, un policier du nom de Peter Montoya. Nous savons que vous avez fait l’objet de plusieurs plaintes pour brutalité policière. Nous savons que vous avez dû quitter Chicago précipitamment suite à une affaire de mœurs qui a mal tournée. Nous savons que votre mari est décédé dans un accident de voiture il y a cinq ans et que votre fils de vingt mois en est sorti grièvement blessé et n’a pas survécu à ses blessures. »
L’expression d’Alicia restait indéchiffrable tout le long de ce monologue. Un petit corps, enveloppé dans des couvertures. La femme derrière le bureau continuait sur le même ton, imperturbable.
« Nous savons que vous avez décidé de changer d’identité en prenant le nom de Jones. Nous savons que vous avez amadoué le shérif Dwayne Wilson pour qu’il vous engage à l’essai comme shérif-adjointe dans la petite ville de Paris. Nous savons qu’il y a quinze jours, le 11 avril, plus exactement, il vous a confié la garde de l’enfant. Nous savons également qu’il a péri pendant le séisme du 14 avril, en vous enjoignant de prendre l’enfant et de quitter la ville de Paris, dans le Kentucky. Nous savons que vous avez passé une semaine sur les routes, à rouler vers l’intérieur des terres pour échapper aux catastrophes naturelles qui ont éclaté un peu partout dans le monde. Nous savons que vous avez survécu à tous ces phénomènes sans la moindre égratignure car vous étiez accompagnée du seul être humain qui peut les prédire avec un taux de réussite de 100%. Nous savons tout cela car nous vous suivons depuis que votre patron a tenté d’appeler la maison blanche –sans succès, bien sûr – pour raconter son histoire a priori loufoque de fin du monde.
Nous savons tout cela, mais nous ne savons pas comment cette petite fille arrive à pronostiquer avec une telle précision l’épicentre des phénomènes. Nous ne savons pas qui elle est, ni d’où elle vient. Pour nous, c’est comme si elle était apparue comme ça, un beau matin, pour prévenir l’humanité d’un désastre imminent. D’après nos hypothèses, nous sommes arrivés à une conclusion. Elle n’est pas joyeuse, et, je vous l’accorde, complètement surréaliste. Mais voilà, nous pensons que la Terre a une conscience. Nous pensons qu’elle nous voit comme des parasites. Nous pensons qu’elle a décidé de se débarrasser de nous. Nous pensons que cette petite fille, Cassie, partage un lien avec la Terre. Et c’est là que vous intervenez. Elle se confie à vous, et nous avons besoin d’en savoir plus. »
Alicia, toujours perdue dans ses pensées lugubres, réagit enfin à ses mots. « Pourquoi », dit-elle, « vous n’en savez pas encore assez ? Qu’est-ce que ça peut vous foutre d’apprendre ce qu’elle sait ? Si je peux accorder la moindre foi à vos cartes sur les murs, la Terre est foutue de toute façon ! Peu importe la raison ! Vous nous avez amenées, arme au poing, dans ce bunker pourri, au fin-fond de votre montagne à la con, et tout ça pour quoi ? Me raconter que vous connaissez ma vie et que vous savez pas quoi faire de plus avec vos théories débiles ? Et bien je sais pas, moi non plus, ce qu’on peut faire ! Je me contente de fuir, de vivre le plus longtemps possible et de protéger Cassie. Quant à vous, vous me servez à rien pour ça. Alors allez vous faire foutre ! »
En furie, Alicia tourna les talons, empoigna la main de Cassie, et se prépara à partir, mais la petite fille se dégagea de son étreinte et alla se planter devant la femme. « Je ne sais pas si ça peut vous aider. Mais maman ne me parle plus, je sens juste qu’elle est déçue, triste, et en colère ». Elle avait retrouvé son ton de prédicatrice, nota Alicia. « Maman ne me répond plus. Mais j’essaie. Tous les jours, j’essaie de lui parler. Je sais où maman va gronder, parce que, juste avant, je l’entends qui pleure ». De grosses larmes coulèrent sur ses joues, elle se tourna vers Alicia et lui dit, d’une petite voix tremblotante : « Maman m’a abandonnée. Je suis toute seule ».
La jeune femme ne put s’empêcher de serrer la petite fille dans ses bras, pour la deuxième fois en moins d’une heure. Et tandis qu’elle la serrait fort, elle lui murmura tendrement dans le creux de l’oreille : « Ne t’inquiète pas. Je suis là. Et je ne t’abandonnerai jamais ».
Alors que la femme derrière le bureau se perdait dans une litanie implorante : « Notre théorie est confirmée, la planète se retourne contre nous ! », Alicia prit Cassie par la main et sortit prestement de la salle. L’homme aux lunettes noires ne fit même pas mine de vouloir les arrêter. La femme derrière le bureau, par contre, se leva et les suivit à travers les corridors. « Où comptez-vous aller ? Savez-vous au moins où nous sommes ? » Alicia n’attendit aucune réponse de sa part et se dirigea vers un rai de lumière au fond du couloir. Sûrement la sortie.
« Nous sommes au sommet du mont McKinley, la montagne la plus haute des États-Unis », continua la femme de la voix criarde et hystérique de qui a perdu tout espoir et tente néanmoins de se convaincre que le verre n’est qu’à moitié vide. « Plus de six kilomètres nous séparent du niveau de la mer. Et il n’y a plus d’issue possible. Je vous ai amenées ici parce que nous sommes en sécurité. Nous allons survivre ici. Arrêtez de marcher et écoutez-m… » Un vacarme assourdissant emporta ses derniers mots. Toute la base était illuminée de rouge par intermittence de trois secondes consécutives et une sirène tonitruante noyait les derniers échos des paroles de la femme.
Épilogue
Les hauts -parleurs beuglaient des alertes incompréhensibles qui rebondissaient sur les parois de la base depuis plus d’une heure. Alicia et Cassie étaient arrivées au niveau de l’ouverture, dans le flanc de la montagne, qui laissait transparaître ce rayon de lumière. Au loin, elle pouvait voir une vague géante foncer vers elles. La femme qui était auparavant si loquace sur le passé d’Alicia sanglotait désormais dans un coin, roulée en boule. De temps en temps, Alicia pouvait l’entendre murmurer : « La Terre nous déteste. C’est la fin du monde ».
Le temps semblait suspendu dans la base. Chacun avait accepté son destin. La vague approchait, mais elle était si grande qu’elle dépassait l’entendement humain. Depuis près d’une heure qu’Alicia l’observait, elle avait peut-être doublé de taille. Elle devait bien atteindre les dix kilomètres, pensa-t-elle. Il ne nous reste plus que quelques minutes. À ses côtés, Cassie souriait comme une possédée.
« Pourquoi est-ce que tu as l’air si heureuse, ma chérie ? », lui demanda Alicia avec le ton qu’on utilise quand on s’adresse aux débiles mentaux et aux jeunes enfants.
« Maman me parle enfin », répondit la jeune fille. « Je l’entends mieux que jamais. Elle dit qu’elle est désolée. Elle dit que toutes ces catastrophes naturelles auraient dû arriver il y a des centaines, des milliers d’années. Elle dit que c’est ce qui est arrivé aux dinosaures. Elle dit qu’elle a fait son possible pour les retenir jusqu’à présent, mais qu’elle n’y arrive plus désormais. Elle est désolée, triste, et en colère contre elle-même ».
« D’accord, Cassie. Et c’est juste pour ça que tu souries ? » La vague était si proche désormais qu’elle obscurcissait le soleil. Alicia pouvait sentir les embruns sur son visage. Cassie la regarda avec des yeux dans lesquels se succédaient larmes de joies et de tristesse. La vague allait s’abattre sur elles d’une seconde à l’autre.
« Non, je souris parce qu’elle dit qu’elle nous aime. Elle nous aime, Alicia. Elle nous aime ».
La salope.
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Un texte post-apocalyptique avec une héroine dénommée Alicia qui se passe à Paris, ça me rappelle mon texte post-apocalyptique avec une héroine du nom d'Alice qui se passe à Paris ><
Bref. Je dois absolument lire ta nouvelle.
J'édite ce message quand ce sera fait ;)
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Deux semaines depuis les tremblements qui ont réveillés les volcans, provoquant des ouragans
Qui avaient réveillé les volcans
Des volcans qui provoquent des ouragans ? :o
Toute la base était illuminée de rouge par intermittence de trois secondes consécutives et une sirène tonitruante noyait les derniers échos des paroles de la femme
A mettre au passé simple ici, car même si l'action est en continu, elle vient à peine de se produire :
Toute la base s'illumina de rouge par intermittence de trois secondes consécutives et une sirène tonitruante noya les derniers échos des paroles de la femme
Le temps semblait suspendu dans la base, chacun avait accepté son destin.
La syntaxe me gêne un peu, je verrais une coupure plus nette qu'une simple virgule :
Le temps semblait suspendu ; dans la base chacun avait accepté son destin.
Ou alors :
Le temps semblait suspendu dans la base ; chacun avait accepté son destin.
Non, je sourie parce qu’elle dit qu’elle nous aime
Je souris
La salope.
J'overkiffe :mrgreen:
Bon, ben à mon sens c'est un pari réussi ! Tu tombes dans certains clichés (genre l'horrible dame du FBI ou je sais pas quoi), mais pas de trop, juste ce qui est inévitable. Ceci dit, heureusement que le texte n'est pas plus long car j'aurais eu peur de m'ennuyer. Deux chapitre c'est bien, on a que le début et la fin, mais à la rigueur, si le milieu c'est comme 2012, ben autant se mater le film.
Tu m'as un peu surprise à la fin aussi. Je m'attendais pas à ce que "maman" soit triste et perde le contrôle.
Ça casse pas des briques au point de couvrir de rouge Rolland Garros, mais c'est très bien raconté, et à la rigueur c'est le plus important sur un sujet "bateau" (note les "" ><) comme celui-là !
Merci pour ton texte, au plaisir =)
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Merci de tes commentaires, Kerena, j'ai rectifié certaines fautes de français impardonnables ^^
Deux semaines depuis les tremblements qui ont réveillés les volcans, provoquant des ouragans
Qui avaient réveillé les volcans
Des volcans qui provoquent des ouragans ?
J'ai rectifié ceci également. En fait, le réveil des volcans a provoqué des perturbations de températures et des volutes de fumées toxiques. Tout ça a entraîné des tempêtes, des tornades, etc. J'avais choisi de mettre "ouragan" après un petit débat interne parce que le rythme de la phrase m'amusait "tremblements, volcans, ouragans". Après, c'est vrai que c'est pas nécessaire et que ça embrouille peut-être plus qu'autre chose.
La salope.
J'overkiffe
Cool, c'était justement l'image par laquelle j'avais commencé à imaginer tout mon récit.
Je peux maintenant le dire, je m'étais donné un thème en fait pour cette histoire, ce thème, c'était : "L'amour d'une mère entraîne la fin du monde" :)
World End Girlfriend, j'attends tes retours, mais je ne pense pas que nos textes soient trop proches ^^ (et pour confirmer cela, je vais à mon tour lire le tien ^^)
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Je confirme qu'à part ces détails, nos deux textes ne sont aucunement semblables.
Bon alors, au niveau de la forme, c'est pas mal, assez fluide malgré quelques rares lourdeurs, surtout au début du prologue.
Ensuite, pour le fond, j'aime bien. Ton héroine est un peu trop "conne" au début, à agresser tout le monde parce qu'ils ne pensent pas comme elle, mais ensuite ça s'arrange pour le second chapitre. Par contre, que de stéréotypes, j'avais détésté 2012 à cause de ça, et franchement le passage dans le bunker super secret m'a tué, heureusement qu'il y a eu la petite info sur le passé d'Alicia, sinon j'allais ragequit :P
En résumé j'ai bien aimé. Encore quelques points à corriger, mais dans l'ensemble cela reste correct.