Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => Salle de débats et réflexions sur l'écriture => Discussion démarrée par: Hément le 08 octobre 2012 à 23:11:46
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[Bonsoir : je me permet d'ouvrir ce sujet... j'espère qu'il ne fait pas doublon (d'après mes recherches, non, mais on ne sait jamais]
Je suis strictement incapable d'écrire une ligne sans musique. Je ne peux absolument pas poser des mots sans les accompagner de musique. J'ai l'impression qu'écrire est totalement lié chez moi à l'écoute, à la relation que je peux tisser, sans en avoir l'air, avec un morceau de piano, une chanson, un environnement sonore ou musical particulier. Cette impression s'enracine tellement dans ma façon d'envisager l'écriture, que lancer de la musique lorsque je veux écrire est devenu aussi "logique", aussi "évident", que de prendre une feuille et un crayon.
Je me demandais si vous connaissiez ce rapport étrange et assez vertigineux entre la musique et votre écriture ? Si vous avez besoin viscéralement de musique, de son, pour pouvoir écrire, ou si, au contraire, vous vous accommodez du silence ? Et, si jamais c'est le silence qu'il vous faut, je m'interrogeais sur la manière dont il peut influer sur les mots que vous utilisez, sur les phrases que vous construisez, sur l'histoire que vous voulez raconter...
Enfin voilà : sujet qui n'appellera peut-être aucunes réponses, mais qui est plein de question :mrgreen:
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Bonjour !
Moi c'est différent.
Il m'arrive d'écrire sans rien du tout. Et d'autres fois, il me faut absolument de la musique. Mais rien avec des paroles. Seulement de la musique, et plutôt douce. C'est juste pour la concentration.
Cordialement,
O.
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Pour ma part, j'ai quasiment toujours de la musique en tête, quand ce n'est pas dans les oreilles. Elle m'inspire assez souvent, mais n'est pas un élément obligatoire pour écrire. Elle peut par contre me permettre de m'isoler du bruit ambiant.
Et j'écris à peu près n'importe où, tant que les mots viennent: dans les transports, au boulot, à la maison, au lit...
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Ecrire avec l'album third de Portishead, c'est juste une porte qui s'ouvre dans le cerveau.
Y'a plus qu'à y entrer pour découvrir un monde bizarre mais prolifique.
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Bonsoir Hément (et les autres !),
Je pense que chaque accord, chaque rythme équivaut à telle humeur, tel décor...
Ecouter une musique permet à ton esprit d'aller encore plus loin, de t'imaginer la scène et d'employer les bons mots.
Que serait un film sans musique ?
Ce n'est que mon humble avis ::)
Amicalement,
Eliott.
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Je ne pense pas qu'il s'agisse simplement de créer une atmosphère particulière et, d'ailleurs, je peux écrire des textes très joyeux sur du Max Richter très mélancolique. Il me semble que ça se pose plutôt comme une "condition de possibilité" de l'écriture : une forme d'écologie - au sens stricte - de l'endroit où je me trouve, un repère essentiel, qui permet d'ouvrir à l'écriture.
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La musique, c'est comme un filtre photoshop sur le voile de nos émotions : on choisit la couleur, on choisit les contrastes, la luminosité, etc...
Effectivement Hement, parfois, la musique agit indéfectiblement sur la productivité sans toucher à l'ambiance du récit. Personnellement, c'est quand j'ai déjà une idée, un truc prédéfini que j'ai envie de poser sur le papier. Je lance itunes, la musique que je kiffe, quelle qu'elle soit. C'est comme se nourrir du rythme pour lancer la production de notre machine cérébrale =)
D'autres fois, généralement quand c'est plus le désir d'écrire qu'une idée à proprement parler, mes phrases font transparaitre la musique que j'écoute sur le moment :
the Cosa Nostra Klub, ce sera un style 'mozart militaire'
Chill Bump, une fresque urbaine un peu naive mais poétique
Zonaria, une sombre toile déchirée au rasoir
Kath, t'arrives à écrire dans le bus Oo ? comment tu fais x_x
Je pense que chaque accord, chaque rythme équivaut à telle humeur, tel décor...
Ecouter une musique permet à ton esprit d'aller encore plus loin, de t'imaginer la scène et d'employer les bons mots.
Eliott, si la musique équivaut à une humeur particulière, alors en quoi cela te permet d'aller plus loin ?
Je le vois un peu comme toi, mais plus dans l'aléatoire : écouter deux fois de suites un même album ne te fera peut-être pas écrire les même choses, et pourtant il s'agit de la même musique.
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Bonsoir Dot Quote,
Très bonne remarque, je n'avais pas songé à cela.
Pour y répondre je suggère que l'on passe par une courte remise en mémoire des bases de solfège. :cendrillon:
On peut distinguer deux grands types d'accords dans la musique : les accords MAJEURS -qui ont une sonorité joyeuse- et les accords MINEURS -donc le contraire-.
Une musique qui aura pour but de faire sautiller dans la joie et la bonne humeur n'utilisera qu'un type d'accord, dans le cas contraire aussi (je vous laisse deviner lesquels ^^).
Cependant on peut mélanger les deux et ainsi nuancer -complexifier- le ton général.
Ce que j'écris là ferait criser un professeur de solfège car il y a évidemment des contre-exemples (après tout la musique comme l'écriture sort directement de l'imagination).
De manière générale ton oreille reconnaîtra toujours le "triste" du "joyeux"... :-¬?
Après, philosophiquement, on peut dire que l'esprit évolue que de nos expériences de la vie on tire des leçons...nous ne ressentons donc pas les choses de la même façon au fil des années.
La musique nous propose aussi d'être acteur dans notre imagination => qui dépend elle-même de l'humeur soumis à différents facteurs extérieurs :
Exemple : S'il fait beau, tu n'écriras pas comme s'il fait gris (sauf dans certain cas).
Voilà ma théorie sur le fait qu'un morceau pourra te faire écrire plusieurs textes différents.
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Kath, t'arrives à écrire dans le bus Oo ? comment tu fais x_x
D'une part les écouteurs dans les oreilles m'isolent des conversations autour, d'autre part j'écris très mal au naturel, donc les à-coups du bus ne changent pas grand-chose :D, et puis en fait il me suffit surtout de poser mes phrases sur un quelconque support, ça les "fixe" dans ma mémoire, et je suis capable de réécrire le même texte quasiment mot pour mot si besoin, donc relire mes notes, ça ne pose pas problème.
Par contre j'ai tenté d'écrire directement sur mon téléphone ou ma tablette, ben, non, ça passe pas. J'arrive à y écrire mes rps, mais pas mes autres textes.
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Elliot, je suis pas sûr d'avoir tout saisi de ta théorie, mais effectivement je suis convaincu qu'on écrit pas pareil lorsqu'il fait beau que lorsqu'il pleut. Mais en même temps comment savoir : on n'écrit pas la même chose du jour au lendemain déjà, alors en supposant qu'on puisse revivre deux fois la même journée, chacune de manière indépendente, écrirait on la même chose selon la musique que l'on écoute à ce moment là ?
Après, tout ramener à 'mineur' ou 'majeur'... je crois pas que ce soit la finalité d'un récit d'être soit heureuse soit triste. Ca va toujours un peu plus loin, même si effectivement, on peut nuancer entre des ambiances tragiques, épique ou dramatiques, plates ou tumultueuses. Tout dépend effectivement de la tonalité qu'on veut faire transparaitre, ou qui nous imprègne par la musique.
Kath, c'est impressionnant, jamais je n'aurais assez de détachement pour oser écrire dans un lieu fréquenté... j'suis trop pas à l'aise, ça fait méga peur, c'est dérangeant quoi !
Pareil pour les téléphones etc, mais c'est pas vraiment fait pour ça.
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Je suis pas d'accord avec ta théorie Elliott (déjà parce qu'elle est théorie :mrgreen:) parce qu'elle implique une forme de mécanique entre musique et écriture. J'envisage plutôt la musique, dans mon rapport à l'écriture, comme une condition ; à la manière dont l'espace dans lequel je peux être est une condition de mon écriture. Autrement, de la même manière que je reconnais l'importance de la condition "spatiale" dans laquelle je me trouve pour écrire ("je suis à mon bureau, entouré de murs, une fenêtre où je vois la rue, la nuit et une lample, etc."), je reconnais la condition "musicale" (et plus globalement "sonore") dans mon geste d'écrire. Mais, je ne réduis pas ce geste à la musique et je ne vois pas de mécanicité dans le rapport entre le musical et l'écriture : telle tonalité musicale (avec les complexités que ça implique du point de vu de l'écoute) ne jouera pas telle tonalité poétique. La relation est plus complexe, plus mêlée, plus mouvementé je crois...
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En même temps, ce serait vraiment compliqué de définir ce que provoque la musique spécifiquement sur chacun de nous. Nous n'écrivons probablement pas tous sur les mêmes mélodies, et, fait indéniable, celles-ci sont probablement un peu le reflet de nos production (ou inversement).
Pour en revenir à ton sujet, Hément, j'avoue qu'il m'est impossible d'écrire sans musique (d'ailleurs j'ai fini mon album et j'entends le grésillement de la neige à la radio). Ou du moins, je n'ai jamais essayé de mémoire, car c'est tout naturel pour moi : un peu comme un tapis roulant qu'on active pour faire avancer les mots =)
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Dot Quote, c'est tout à fait vrai... c'est un peu gros de tout ramener au majeur/mineur (ce que je n'ai d'ailleurs pas fait, j'ai bien parlé de "ton").
Après, ce sont des questions philosophiques qui n'ont plus bien de rapport avec le fait d'écouter de la musique ou non. Effectivement, chaque jour nous n'écrirons pas pareil (et pour ma part je suis persuadé que si non vivions deux journées identiques et de manières indépendantes que nous n'écrirons pas la même chose, car nous aurons appris des choses qui changeront notre perception de ce qui nous entoure).
Hément, peut-être est-il alors possible que je sois le seul à sentir ce lien entre ces deux arts. Si j'écris en écoutant un morceau... l'un sera évidemment le reflet de l'autre sous une forme différente. ::)
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Dot Quote, c'est effectivement ce que j'ai pensé en finalisant ma réponse à Hément. Ces choses là varient aussi selon les personnes...
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Pour en revenir à ton sujet, Hément, j'avoue qu'il m'est impossible d'écrire sans musique (d'ailleurs j'ai fini mon album et j'entends le grésillement de la neige à la radio). Ou du moins, je n'ai jamais essayé de mémoire, car c'est tout naturel pour moi : un peu comme un tapis roulant qu'on active pour faire avancer les mots =)
J'ai essayé quelque fois et réussi, étrangement, plusieurs fois (mais seulement pour des écrits "théoriques", des articles de philosophie ou de réflexions sur le cinéma ou la littérature... enfin pas des écrits à visée exclusivement poétique - même si je n'envisage pas ce genre d'écrit indépendamment d'une réflexion sur la forme, l'usage des mots, la musicalité, etc) : mais il fallait que je prenne mon environnement sonore avec un certain angle. Cela arrive dans le train parfois : il y a une forme de rythme sonore qui s'installe (claquement des roues, des rails, etc.) et un fond (chuchotement, bruit du vent sur le train, etc.) qui me permet d'avoir une forme d'intimité où je peux écrire... mais c'est très rare et peut-être que ce sont des moments où le sonore est déjà musical.
PS : Vous avez déjà cité quelque titres sur lesquelles vous écriviez, vous en auriez d'autre... peut-être "fondateur" ? Pour ma part, je peux citer : Max Richter, Yann Tiersen, Philip Glass, Ludovico Einaudi, Explosion in the Sky, The Album Leaf et éventuellement Radiohead.
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Yann Tiersen, Ludovico Einaudi :coeur: , Steve Reich & Jack Johnson !
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Le problème de la musique c'est que j'ai toujours l'impression que du coup, mes phrases n'ont de rythme qu'avec la musique sur laquelle elles s'appuient. Comme si en les lisant en silence, il allait forcément manquer quelque chose.
Je me reconnais complétement là-dedans aussi... Je ne juge ce que j'écris, d'ailleurs, qu'à l'effet que ça peut me procurer (en tout bien tout honneur) sans musique. Après, j'ai parfois l'impression d'être rattaché à la musique viscéralement dans les mots : non pas comme s'ils étaient liés par un tonalité particulière à telle ou telle musique, mais plutôt comme si ils n'avaient aucune force indépendamment de "l'espace sonore" construit par la musique qui les a vu naître.
Peut-être que je suis taré :-¬?
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mais il fallait que je prenne mon environnement sonore avec un certain angle
Effectivement, ta théorie du train est plutôt enrichissante je dois avouer : maintenant que j'y pense, il m'est arrivé quelques fois d'écrire en extérieur, mais là c'était plutôt le bruit de l'eau d'une rivière ou celui du vent dans les arbres, et dans ces cas je ne ressentais pas le besoin de mettre de la musique.
Jamais écrit sur du classique tiens, sauf peut-être sur du Keith Jarret ou du Carl Orff. A essayer =)
Sinon c'est du Mors Principium Est, The Subs ou Chinese Man, entre autres...
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Keith Jarret ! Évidemment... Satie aussi, même si ça suppose un effort terriblement douloureux pour écrire avec ça.
Quant à cette idée du "sonore sous un certain angle" : c'est intéressant de voir qu'un musicien comme John Cage dans les années 50/60 envisageait ça du côté du musical. L'idée que le sonore devient musical lorsqu'il est abordé sous un certain angle (avec la découverte terrible et fondatrice du fait que le silence n'est pas un "vide", mais un "plein" que l'on écoutait pas...). J'imagine que la musique pousse d'une certaine manière à l'écoute et donc à une forme de sensibilité propice à l'écriture : un peu lorsqu'on écoute un morceau de musique en marchant dans la rue et que la rue, les gens, la ville, se cinématographise. Enfin, peut-être suis-je le seul à éprouver ça, mais écouter de la musique dans la rue fait de ma marche un "plan de cinéma", une scénographie... Peut-être la musique, du point de vu de l'écriture, scénarise ma façon d'être, à tel moment, dans tel espace, face à tel page blanche.
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Pour te répondre, Dot Quote, je n'ai en fait que rarement des moments de solitude. Si je suis entourée de gens que je ne connais pas, je me moque totalement de ce qu'ils pensent de moi. D'où que je peux écrire dans les transports, au restaurant, et même encore au travail, mais pas si je suis en pause avec un collègue. J'écris mon poste, quand il y a un creux dans les appels. Je sais que mes collègues me prennent un peu pour une folle, mais on l'est tous un peu, donc ils me laissent tranquilles.
Par contre, impossible d'écrire à la maison avec chéri dans le coin, ça me bloque totalement !
Pour la musique, plus j'y réfléchis, plus je pense que je l'utilise comme un "rideau sonore" pour m'isoler de toute diversion. J'ai pris cette habitude collégienne, quand notrz maison trop bien isolée par rapport à l'extérieur laissait entendre tous les sons à intérieur. J'en avais marre d'être aux aguets, j'ai commencé à mettre de la musique en fond, même pas très fort, et j'arrivais à me concentrer suffisamment pour ne souvent pas entendre la fin du cd, un peu comme une transe.
La musique me sert donc à plonger dans ma bulle, parfois elle m'inspire (Melody Gardot m'a inspiré "jazz"), parfois elle n'a rien à voir avec mes textes.
Par contre, c'est la première fois cette année que j'ai eu besoin d'écouter un style de musique précis en lisant un roman. La télé m'énervait,certaines musiques aussi. Il ma fallait absolument du Satie. Heureusement, chéri est compréhensif et je lis rapidement !
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Pour la musique, plus j'y réfléchis, plus je pense que je l'utilise comme un "rideau sonore" pour m'isoler de toute diversion.
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La musique me sert donc à plonger dans ma bulle.
Pareil. C'est cerné par le mur des enceintes que je parviens à ne vivre que par le bout des doigts sur le clavier, les yeux perdus derrières les pixels noirs sur blanc.
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Je suis également incapable d'écrire sans musique.
Mes dernières lignes ont été écrites avec : Sis puella Magica, de Kajiura Yuki.
Trés envoutant, je vous la conseille ♫
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J'ai souvent l'impression que la musique m'aide, pour l'isolement et la concentration. Autour de moi, il y a souvent pas mal de bruit ambiant, et la musique permet de me couper du reste du monde. En cela, je me rapproche de l'expérience de Kath donc. C'est une habitude que j'ai prise très tôt, utiliser la musique comme un "isolant" pour laisser mon esprit vagabonder à sa guise :)
Généralement, j'écoute du folk, ou du jazz, enfin quelque chose de doux, mais surtout pas de textes en français parce que ça perturbe mes scribouillages.
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Je croyais que j'étais incapable d'écrire sans musique jusqu'à ce qu'un jour j'écrive sans rien écouter. Puis, à peu près un quart d'heure après avoir commencé, je me suis rendu compte qu'il manquait quelque chose :mrgreen:
Donc je peux écrire avec ou sans. Evidemment des fois ça aide d'écouter une musique appropriée. Je suis plus dans le truc.
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Pour moi c'est comme Krap, sauf que ça dépend ce que j'écris. Des nouvelles, ça se passe en général en musique, pour me donner un rythme (ça me garde en éveil). Les trucs plus freestyle, en silence, parce que ça bout tellement dedans, déjà, que je ne peux rien superposer par-dessus, ça fait des interférences.
:-¬?
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J'écris toujours en silence moi ::) , j'ai vraiment besoin d'être super concentré sur ce que je fait, du coup la musique c'est pas le top pour être a fond dedans.
En plus j'ai tendance a me relire à haute voix, pour juger de la fluidité, donc oueh, silence all the way.
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Quand j'écris, j'aime être dans le silence, ou alors carrément à l'extreme, il faut que le cd soit très violent, et surtout sans paroles, ou alors des hurlements ou du texte anglais ( genre Marduck ou Refused pour ceux qui connaissent)sinon ca me perturbe. La musique m'inspire beaucoup et je me fais de sacrées scènes et après je me dis que je suis folle :D
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Moi, le silence, parce que sinon j'ai l'impression que :
1- l'ambiance de la musique s'impose sur celle que je voulais donner au texte
2- le texte a une ambiance avec la musique mais, comme disait Vera, une fois lu sans musique il ne l'a plus.
Donc sans ! :)
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Et bimmm le remontage du sujet vieux de neuf ans ;p
Dans ta face de vieux mdeien ;D
Je voulais juste relancer la question : vous écrivez comment ? En silence ? en musique ? Les deux ?
Est-ce que la musique influence votre écriture ? Genre piano pour les contes et dark jazz pour les policiers ? Ou l'inversement proportionnel ?
Perso si c'est pas du piano tout doucement en méga sourdine juste pour ne pas sentir l'outrecuidance du vide qui me guette dans le silence, je ne peux pas écrire en musique ^^