Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Jon Ho le 02 Octobre 2012 à 01:47:07
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Le talent est à la rue
Perdu
quelque part sous les grimaces dubitatives d’une bouche dégoûtée
Vos salives y ruissellent en un flot ininterrompu
Bave de paroles sans fondements
jus de pensée frelatées
A travers les grilles du tout au dégoût j’observe sans rien dire
ce monde en apparence très beau
Un nuage consumériste
les poches pleines de liquide
masque un instant la contemplation du soleil
S’il suffisait de souffler pour un ciel limpide
De crier une seule fois pour faire silence éternel
J’agiterais alors avec passion mes longs bras mous
Brassant le vent que je n’ai plus en poupe
Vos cerveaux impeccables n'en sont pas moins rigides
Hyalines comme la coupe en cristal du dernier verre
Mon âme y lit clairement la fin d'un monde candide
Perdu
Le talent
Subjectif et amère s'enfuit en larmoiements
Inconsolable et seul il glisse entre ses veines
L'aiguille endémique d'une trop lourde peine
Y croire encore une dernière fois
Dans le gouffre de l’égout froid
plein d'effroi et de pestilence
Alors qu'en haut d'autres mènent la danse
Génie sacrifié
Devenu sage et résigné
Perdu
Pour avoir trop cherché
Non à plaire mais à tout donner
Au paroxysme de sa propre vérité
Starification au scalpel sans rappel
Public gélatineux, masse informe et grotesque
Sous les méandres de vos dupes arabesques
Je vous pisse à la raie et vous arrache les ailes
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Salut !
La ponctuation est erratique. Soit tu la fais sauter, complètement, soit tu respectes sa nécessité grammaticale, mais ces demi-mesures, non, ça ne peut satisfaire personne.
(une coquille "amer", le talent)
Basquiat n'est pas mort parce que NOUS n'étions pas là. Il est mort de lui-même. De ses angoisses, de sa défonce. Non, c'est pas nous qu'on a été vilains. Nous, on a déjà la responsabilité de la mort de ceux qu'on pousse vers la famine, vers l'exil, tout ça...
Ceci dit, je ne suis pas bon public pour ce poème. Je reconnais à Basquiat un talent de coloriste, je trouve surtout qu'il a été un joli produit capitaliste, un produit de galerie, une source de fric, une image servie aux médias, le Noir, Etranger, Drogué, Zombie, mais-si-doué-qui-fait-de-l'art-de-la-rue-primitif-oh-j'en-frémis.
Il y a tant d'artistes autrement plus doués à mes yeux...
Mais, chut, c'est le marché qui fait la loi.
Tiens, une idée, ça, tu nous en fais un quand, un poème, pour vilipender le marché et l'enconnement des foules ?
bonne journée, péhache
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Hello matinal,
J'ai viré l'hommage à Basquiat, non que je sois totalement d'accord avec ta remarque, mais c'est mieux de garder une portée générale que de trop cibler un poème.
Le NOUS n'étions pas là c'est pas forcément toi où moi. Mais dans ce cas précis plutôt la joyeuse bande à Warhole. Découvreuse de talents, de poules aux oeufs d'or.
Des gens aussi bien entourés comme Basquiat, dans un élan de générosité sincère et une amitié prévoyante ne devraient plus avoir d'angoisses suicidaires.
Enfin c'est mon point de vue.
J'ai viré la ponctuation aussi.
Merci pour ton commentaire pehache
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Vos cerveaux impeccables n'en sont pas moins rigides
Hyalines comme la coupe en cristal du dernier verre
Mon âme y lit clairement
hyalines se rapporte à quoi, pas à cerveaux du coup ?
Le talent
Subjectif et amère s'enfuit en larmoiements
amer
Perdu
Pour avoir trop cherché
Non à plaire mais à tout donner
Au paroxysme de sa propre vérité
là je trouve que tu tombes dans des formulations bêtes, mais c’est probablement souligné par les rimes en é. « Au paroxysme de sa propre vérité » moi ça me fait penser à une parodie d’Indochine…
Voilà je préfère les strophes du début à celles de la fin, je trouve que le thème du dégout y est mieux maitrisé, alors qu’à la fin je ressens + ça comme de l’agressivité assez stérile. En fait je suis pas sûr que sur un thème comme ça i faille un crescendo.
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Merci pour la comparaison avec Indochine,
je le prends super bien comme un compliment je vais me pendre. ;)
Non c'est vrai ??
Bon après y'a peut être un petit côté Sirkis dans la naïveté. Mais pour un fan de Meshuggah, ça fait mal au cul !!
Mais en relisant le passage je trouve que t'as parfaitement raison, c'est niais la vache !!
Je vais corriger ça
Merci pour ton commentaire Lo
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Non mais après heu je sais pas trop hein heu.
En fait je pense que quand les Inconnus parodient Indochine ils emploient le mot "paroxysme". Ca et les rimes en -é, ça m'a fait tilter et voilà.
Et puis je comprends pas ce que t'as voulu dire à cet endroit-là, si tu le reformules plus simplement ce sera surement mieux.