Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Dot Quote le 29 Septembre 2012 à 10:37:39

Titre: Enchêné
Posté par: Dot Quote le 29 Septembre 2012 à 10:37:39
Le pseudo-monologue d'un arbre qui fait sa pub...
*J'aurais bien trouvé un titre un peu moins austère, mais, gland que je suis, je n'avais que ce lamentable jeu de mots*


- Ca doit être méga chiant d'être un arbre, non ? T'as pas de maison, tu crames au soleil l'été et tu gèles en hiver. Tu subis le vent, la pluie, la pisse de chien et les fourmis sur le tronc. Quand t'es assez grand, y'a des gamins qui te grimpent dessus et te cassent les branches. Et quand c'est pas les gamins qui te piquent tes fruits, c'est un merle, une pie ou un putain de chat qui reste trois plombes sur toi parce qu'il ne sait même pas redescendre. En plus tu restes toute ta vie au même endroit ! Tu bouges jamais de ta forêt, de ton pré ou, si t'as pas de chance, de ton petit carré de pelouse sur le trottoir. Non franchement, je ne vois pas.
- Ahah, vous les humains. Imagine toi un peu confortablement installé dans ton canapé, à siroter un jus de fruit ou un cocktail. Tu es en peignoir, les pantoufles aux pieds, et la télécommande de ton home cinéma dolby surround est dans ta main. Tu connais ce genre de moments, généralement le soir, où tu sens enfin que tu peux prendre un petit moment pour t'occuper de toi sereinement, pour décompresser de tout ce qui t'entoure. Et bien moi, c'est comme ça toute la vie : j'ai mon petit endroit, mon coin qui, comme pour tout, n'est pas le même pour tout le monde. Ce coin devient le théâtre de mon aventure, j'y grandis toute ma vie.
Je commence à l'état de graine, tout comme vos mère vous portent en gestation durant neuf mois. Puis je pousse, lentement mais sûrement.
Lorsqu'on est immobile, on observe. Je ressens les mouvements les plus intimes de ce qui se déroule autour de moi, ces petits détails, ces évolutions chronique découlant du temps qui passe, je les vois en même temps que je m'élève au dessus d'elles. En somme, je suis l'oeil et l'oreille de la nature. Et pendant que vous passez devant moi des centaines et des centaines de fois, inlassablement, et bien je contemple les variations du ciel. Chaque jour différent, chaque minute même, chaque seconde.
Sa couleur, déjà. Saurais tu combien de couleurs te renvoie ton écran LCD quand tu regardes ton film en HD Blu ray ? Laisse moi te dire que le ciel t'en offre infiniment plus. Lorsque vous le voyez noir la nuit, lorsque vous le voyez bleu en été et gris en hiver, il est des nuances que jamais vous ne percevrez comme moi. Je m'extasie devant la chaleur ventriculaire d'un coucher de soleil, inondant l'écorce de la terre de sa lueur orangée, rouge, sang, puis pourpre, descendant dans l'indigo, avant le panel incroyable de cobalt, saphir, outremer, qui s'estompe avec la tombée du bleu de la nuit. L'atmosphère est un immense prisme, dont la transparence variable offre une infinité de combinaisons de tonalités, la plupart si infimes qu'aucune vision ne pourrait définir, ou décrire, ou retranscrire. Et même si vous pouvez faire transparaitre ces images sur vos télévisions, il est une chose à côté de laquelle vous passez à côté : le ciel est vivant, c'est une mer au dessus de nos têtes.
D'ailleurs, l'air est un fluide comme un autre, et partage donc des propriétés voisines en termes de cinétique et dynamique. Tu vois ce que je veux dire ? Photographier l'océan, même le plus déchainé, ne saurait retranscrire le mouvement des vagues, tout comme le filmer ne donne pas à voir la vie de celui-ci. Pour le ciel, c'est pareil : et toute une vie est déjà peu de chose pour s'imprégner de son alchimie, je te le dis.
Et les nuages ! Les nuages font partie du ciel également, il sont comme des grumeaux croustillant dans une mousse au chocolat. Constituant le relief de l'infini, présents visuellement dans le décors, ils restent néanmoins difficiles à cerner. Des formes gazeuses abstraites découlant d'un processus chimique dont la logique complexe n'a d'égale que son improbable aléatoire.
As-tu déjà tenté d'évaluer la taille d'une de ces bulles de champagne ? T'es tu déjà demandé à quelle distance il pouvait bien se trouver, soit au dessus de ta tête, soit au loin à l'horizon ? Tu conviens qu'il est aisé d'évaluer la distance entre les objets qui reposent sur le sol : tout ce qui est terrestre, quoi. Une forêt au loin, une maison, un lampadaire. La canette de soda à côté de toi quand tu conduis, ou ce qui sépare ton assiette de ta fourchette, ou ta fourchette de ta bouche. Et bien je suis sûr que tu serais surpris de voir qu'il est extrêmement difficile de situer un objet dans l'espace uniforme du ciel. Car justement il n'y a que ça : de l'espace.
Parfois, ce sont même leurs reliefs qu'il est malaisé de visualiser. Est-ce que cette tache sombre est un endroit plus dense, ou est-ce une ombre derrière une effusion de bourrelets débordant de ce morceau de coton géant flottant entre la terre et le soleil. Ces ombres sont encore plus difficiles à comprendre en début et en fin de journée, lorsque le soleil est en dessous d'eux, les éclairant par en dessous pour les contourner avec l'avancement de la journée. D'autres ombres, aussi : celles se détachant du dessous de la masse pour aller s'imprimer sur le sol, en découpant le ciel comme des calques de verre…
- Attends une seconde, être un arbre, c'est passer sa vie à regarder le ciel ?
- L'alchimie est au moins aussi intéressante que ce qu'il se passe au sol, sinon plus lumineuse. Mais ce n'est pas comme si mon regard se focalisait uniquement sur le scintillement des étoiles : d'ailleurs je parle de regard comme vous parlez de regard, mais un arbre a bien plus que des yeux : il ressent, il vit. Pas dans le sens épicosportif du terme, non, mais d'une conquête perpétuelle d'osmose avec le temps, lui-même, et ce qui l'entoure.
Titre: Re : Enchêné
Posté par: Huitieme le 29 Septembre 2012 à 15:45:05
Salut,

Étant un légèrement maniaque, mes commentaires porteront également sur les quelques petites fautes d'inattention qu'on trouve toujours, ne m'en tiens pas rigueur ^^

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Non franchement je ne vois pas.
Virgules : « Non, franchement, je ne vois pas. »

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Imagines toi un peu confortablement installé dans ton canapé
Virgules et faute de frappe : « Imagine-toi [pas de "s" à la deuxième personne de l'impératif pour les verbes du premier groupe] un peu, confortablement installé dans ton canapé »

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et la télécommande de ton home cinéma dolby surround est dans ta main
Question de style, j'aurais plutôt écrit : « et la télécommande de ton home cinéma dolby surround dans ta main » sans le verbe être pour faire le penchant de « les pantoufles aux pieds ». Mais c'est un avis personnel.

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et bien moi c'est comme ça toute la vie
Virgules : « Et bien moi, c'est comme ça toute la vie »

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En somme, je suis l’œil et l'oreille de la nature.
Ça sonne bizarre, on lirait plus facilement « les yeux et les oreilles ». À moins que la nature n'ait qu'un œil et qu'une oreille :p

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Sa couleur, déjà.
La couleur de quoi ? Son « théâtre » ? L'antécédent est un peu trop haut dans le paragraphe si c'est le cas.

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Saurais tu combien de couleurs
Le temps me semble étrange dans ce cas-là. Je verrais plutôt le présent, tout simplement : « Sais-tu combien de couleurs »

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Laisse moi te dire que le ciel
Trait d'union : « Laisse-moi te dire... »

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Je m'extasie devant la la chaleur ventriculaire d'un couché de soleil
Petite répétition de l'article « la », sauf si tu chantes ^^
Par contre, j'ai du mal à comprendre le concept de « chaleur ventriculaire ». Est-ce une chaleur qui a trait aux ventricules ?
Et une dernière chose (j'ai l'impression de m'acharner sur cette phrase  :-X) c'est un « coucher de soleil »

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il est une chose à côté de laquelle vous passez à côté : le ciel est vivant, c'est une mer au dessus de nos têtes.
Phrase à la tournure un peu lourde :/ « à côté de laquelle vous passez à côté », répétition maladroite.
Il faudrait également un tiret à « au-dessus ».

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D'ailleurs l'air est un fluide comme un autre,
Virgules : « D'ailleurs, l'air est un... »

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Photographier l'océan, même le plus déchainé ne saurait retranscrire
Petites fautes d'inattention, un accent et une virgule : « Photographier l'océan, même le plus déchaîné, ne saurait... »

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présents visuellement dans le décors,
Petite faute d'inattention : « dans le décor, »

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la logique complexe n'a d'égale que son improbable aléatoire
Je pense qu'il s'agit d'un effet de style, mais aléatoire étant un adjectif, la tournure me gêne un peu, même si je sais que le terme peut être communément admis comme un nom.

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As-tu déjà tenter d'évaluer
Bon, là j'vais être un peu chiant (si c'était pas déjà le cas), mais attention au participe passé, rogntudju ! Je me doute qu'il s'agit plus d'une faute de frappe qu'autre chose, mais comme précisé plus haut, je suis un peu maniaque.

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T'es tu déjà demandé
Oubli de tiret : « T'es-tu déjà demandé »

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qu'il est malaisé à visualiser
La tournure passe mal à l'oreille. « qu'il est malaisé de visualiser »

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Ces ombres sont encore plus difficile à comprendre en début et en fin de journée
Faute de frappe : « Ces ombres sont encore plus difficiles à comprendre... »

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lorsque le soleil est en dessous d'eux, les éclairant par en dessous pour les contourner
La tournure est un peu maladroite à cause de la répétition de « en-dessous ». Il ne faut pas hésiter à changer le sujet des propositions indépendantes. Par exemple : « lorsqu'ils surplombent/survolent le soleil, qui les éclaire par en-dessous pour les contourner... »

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Pas dans le sens épicosportif du terme
Le terme « épicosportif » n'existe pas à ma connaissance, mais dans le contexte, il rend bien. Un peu comme si l'arbre avait ses propres mots pour expliquer des notions que nous, pauvres humains, sommes encore incapables de déceler  ^^

Voilà, la partie un poil cinglante est achevée.
J'évite de parler du style dans un contexte de correction, car il est propre à chacun. J'essayais pour ma part de donner à l'arbre une voix de vieillard calme, mais qui a roulé sa bosse ^^. Dommage que ses propos soient pourtant un peu simples, le vieillard un peu roublard n'approfondit pas beaucoup au-delà de « vous regardez la télé, ben moi, je regarde le ciel ». Cela dit, j'ai aimé certaines images sur les nuages.

Quand l'Homme lui demande si «  être un arbre, c'est passer sa vie à regarder le ciel », le lecteur serait tenté d'en vouloir plus. L'histoire donne une impression d'inachevé, de brouillon, mais peut-être était-ce l'effet recherché.

Le thème est intéressant, et les arguments du chêne (titre aidant, on pense forcément à un chêne) me semblent tenir la route.

D'ailleurs, tu te fustiges tout seul sur le titre, mais je le trouve intéressant : à lire la chute, on comprend que « l'enchêné » n'est pas forcément celui qu'on croit. :mafio:
Titre: Re : Enchêné
Posté par: Ambriel le 29 Septembre 2012 à 16:12:03
Hey ! Le titre m'a fait marrer, alors j'ai été lire le texte  :mrgreen:

J'ai trouvé la lecture sympathique, mais je trouve étrange que l'arbre parle de canette, home cinéma dolby surround, cinétique et autres pantoufles...  :mrgreen:
Sinon ça se lit bien et y a des idées sympathiques, mais je dois avouer que j'ai pas plus accroché que ça, j'ai pas vraiment été "emportée" dans le texte, en fait. Après c'est peut-être une question de concentration, aussi  :-¬?

Bon et j'ai la flemme de chercher des ptits détails en fait  :-¬? donc voilà mon impression : un titre cool, un texte sympathique, mais j'ai pas plus accroché que ça ^^

Bonne continuation  :mafio:
Titre: Re : Enchêné
Posté par: Jon Ho le 29 Septembre 2012 à 16:17:26
Hello

J'ai bien aimé mais ce texte est juste la preuve que tu peux aller tellement plus loin ^^
Ne te contente pas de souffler entre les feuilles de ton arbre; arrache lui les branches, déracine le, tronçonne le :)
Sinon j'aime beaucoup ta façon d'écrire sans manières. tu vas droit au but et ça donne de la force à ton style et à la forme.

Au plaisir
Titre: Re : Enchêné
Posté par: Dot Quote le 29 Septembre 2012 à 18:56:06
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Le terme « épicosportif » n'existe pas à ma connaissance, mais dans le contexte, il rend bien.
Merci, je trouve aussi. Quoique c'était surtout par manque de moyen pour évoquer cette activité humaine que les végétaux doivent probablement trouver grouillante à l'extrême.

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J'essayais pour ma part de donner à l'arbre une voix de vieillard calme, mais qui a roulé sa bosse . Dommage que ses propos soient pourtant un peu simples, le vieillard un peu roublard n'approfondit pas beaucoup au-delà de « vous regardez la télé, ben moi, je regarde le ciel ». Cela dit, j'ai aimé certaines images sur les nuages.
Ah oui, un vieillard ? je t'avoue que je ne l'avais pas vraiment personnifié dans ma tête, c'était juste un arbre qui parle, une entité de réflexion toute simple. Comme la voix dans ta tête, huitième, elle n'a ni de souffle, ni de cordes vocales au timbre particulier (et pourtant sans elle, tu ne pourrais lire ceci, d'ailleurs... je me suis toujours demandé ça : lorsque vous lisez... imaginez vous une voix spécifique, où les mots coulent-ils comme le noir sur blanc d'un texte écrit ?)

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Quand l'Homme lui demande si «  être un arbre, c'est passer sa vie à regarder le ciel », le lecteur serait tenté d'en vouloir plus. L'histoire donne une impression d'inachevé, de brouillon, mais peut-être était-ce l'effet recherché.
Hmm, je faisais intervenir l'homme justement car je trouvais que je me cantonnais contre mon gré dans la description du ciel. Au final j'en ai terminé un peu rapidement il est vrai, et je pense que c'est surtout ça qui fait qu'on reste sur notre faim.
D'ailleurs, c'est rigolo mais relire ton commentaire m'a rappelé que j'avais totalement dérivé de la simple idée qui m'avait poussé à écrire ce texte, que j'ai finalement oublié d'aborder, et qui n'étais absolument pas le ciel mais le sexe. Je me disais 'tiens, ça doit être cool d'être un arbre, t'as pas envie ou besoin de baiser, ça se fait tout seul : les fruits poussent, les animaux les mangent et s'occupent eux même de la fécondation en allant déféquer plus loin, là où naitra la génération future.'
'fin bref, du coup je me dis que j'ai bien fait de dériver. x)

En tout cas merci pour les fautes, Huitième, je pensais pas qu'il y en avait autant.


Ambriel, l'arbre parle de canette, de home cinéma et de pantoufles car lorsque toi tu consommes ces produits de l'industrie actuelle, lui n'a d'autre choix que de te regarder entre les murs en béton, les fenêtres de verre, les voitures en tôle et plastique. Je me dis que parler de nature aujourd'hui, sans parler de goudron et de pétrole, c'est faire l'impasse sur les réalités de notre monde, si moches soient elles.
Tu sais qu'une forêt vit sur un sol d'argile, ou d'humus, avec des feuilles, des herbes, des buissons. Tu te complais à savoir ces choses, car nous dominons la nature dans notre pauvre habit d'humain.
Mais est-il impensable pour autant qu'un arbre puisse comprendre ton langage, savoir ce que tu vis et comment tu le vis ?
Après tout, nous vivons sur la même planète, et le caractère hyperactif de l'humanité est fatalement préjudiciable à son désir de savoir absolu, alors qu'un arbre...

Jon, tu me donnes plutôt envie de progresser, bien que tu sois assez vague sur les moyens qui me permettraient de mettre un pied devant l'autre. En même temps j'ai pas vraiment envie de te demander concrètement quelle formulation te parait bancale, et par quoi tu la remplacerais, parce que ce ne serait pas aller plus loin, mais tout simplement plagier.
Je tenterai donc, à l'avenir, de renforcer les points forts : je soufflerai, j'arracherai, je déracinerai, je tronçonnerai =)


Merci beaucoup à vous tous pour vos commentaires constructifs, ça me fait énormément plaisir. (t'inquiète Huitième, j'aime le cinglant, j'aime le percutant, le violent, je ne le répéterai jamais assez : c'est ça qui fait avancer)
Titre: Re : Enchêné
Posté par: Freakazoid le 29 Septembre 2012 à 19:56:31
J'ai eu la même impression que Huitième pour le côté inachevé. Le texte est plaisant à lire bien que ça fasse un peu trop "donneur de leçons" à mon goût. Le message est trop concret pour faire vraiment réfléchir le lecteur et ça nuit à mon sens à la profondeur du texte.
Titre: Re : Enchêné
Posté par: Dot Quote le 30 Septembre 2012 à 16:51:21
Merci pour ton commentaire Freakazoid. A ton avis, comment pourrais je faire pour que cela ne sois pas trop 'donneur de leçons', comme tu dis ? Etre plus dans le détachement et l'expication, je pense, non ?

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Petite répétition de l'article « la », sauf si tu chantes
Par contre, j'ai du mal à comprendre le concept de « chaleur ventriculaire ». Est-ce une chaleur qui a trait aux ventricules ?
Et une dernière chose (j'ai l'impression de m'acharner sur cette phrase  ) c'est un « coucher de soleil »

Huitième, pour le ventriculaire je n'ai qu'une explication, assez visuelle. Je voyais le coucher de soleil inondant de lumière rouge, comme on le voit parfois dans les documentaires médicaux quand ils filment l'intérieur d'un organe, comme le coeur (d'où le ventriculaire qui, je l'admets, est assez abstrait pour définir la lumière du ciel...)
Encore merci pour toutes les fautes, que je corrige à l'instant =)
Titre: Re : Enchêné
Posté par: Mogdhorel le 30 Septembre 2012 à 17:08:09
Bonjour Bonjour,

Alors moi j'ai bien aimé l'idée de départ (et le titre aussi  ;D), mais un peu moins le texte.
Tout d'abord, je pense que les quelques fautes d'inattention auraient facilement pu être évitées avec une relecture un peu plus attentive.

Ensuite, j'ai pas trop aimé l'utilisation de mots tels que Dolby Surround ou LCD. Je trouve que ça casse la "poésie" de ton texte.

Et les phrases telles que :
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D'ailleurs l'air est un fluide comme un autre, et partage donc des propriétés voisines en termes de cinétique et dynamique.
Ça fait un peu cours de physique...  :D

A mon goût, l'arbre parle également un peu trop du ciel. En lisant les première lignes, je m'attendais à autre chose, un texte plus "approfondi" (j'ai du mal à trouver les bons mots aujourd'hui). Je pense que le sujet que tu as choisi offre tellement de possibilités. Mais après tout, c'est un choix de ta part et ce n'est que mon avis.

Mais il n'y a pas que du négatif !  ;)
J'ai aimé :

Certaines tournures de phrases bien amenées. Comme :
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Lorsqu'on est immobile, on observe. Je ressens les mouvements les plus intimes de ce qui se déroule autour de moi, ces petits détails, ces évolutions chronique découlant du temps qui passe, je les vois en même temps que je m'élève au dessus d'elles. En somme, je suis l'oeil et l'oreille de la nature. Et pendant que vous passez devant moi des centaines et des centaines de fois, inlassablement, et bien je contemple les variations du ciel. Chaque jour différent, chaque minute même, chaque seconde.

On sent bien que tu as du potentiel. Il te reste encore à l'affiner.

Je trouve également que tu arrives bien à transmettre le fait que l'arbre ressent les choses, vit les choses qui l'entourent, au contraire de nous, pauvres humains...


Et une dernière question pour terminer :
Comment cet arbre connaît-il l'océan ?
 :P




Titre: Re : Re : Enchêné
Posté par: Freakazoid le 30 Septembre 2012 à 17:52:49
Merci pour ton commentaire Freakazoid. A ton avis, comment pourrais je faire pour que cela ne sois pas trop 'donneur de leçons', comme tu dis ? Etre plus dans le détachement et l'expication, je pense, non ?

Ca m'embête de te faire cette critique sans vraiment avoir de solution. En fait, c'est plutôt difficile de te répondre. Je dirai que c'est plus la forme même du texte qui est en cause : un arbre qui enseigne quelque chose à un homme qui pense tout savoir.

J'ai bien aimé l'idée derrière pourtant. En tout cas, tel que je l'ai compris : profiter calmement de l'instant présent, observer la richesse de l'univers  au lieu de s'agiter vainement. Vivre intensément ce n'est pas forcément voir beaucoup de choses.
C'est juste la forme que tu lui as donnée qui rend ton texte moralisateur.
Titre: Re : Enchêné
Posté par: Dot Quote le 01 Octobre 2012 à 06:25:14
Mogdhorel, ton conseil est plus que justifié, je travaille à me relire sérieusement, habitude que je n'avais pas au début.
Ceci dit il n'y a pas de poésie ici, je ne tente ni le lyrisme ni la frivolité des mots. d'ailleurs comme tu le soulignes bien, je m'accorde une importance certaine à l'aspect physique de l'histoire, c'est ce qui fait son réalisme à mon sens.
Effectivement je ne parle presque que du ciel, ce qui n'était pas mon intention au départ, mais j'ai moi-même été emporté par le texte, et après il était trop tard pour continuer (sinon j'aurais du partir sur beaucoup plus long et je manquais de temps motivation =)).

Bien joué pour l'océan, je n'y avais pas du tout pensé ! Je dirai que c'est le savoir universel de la nature, le murmure du vent qui souffle l'histoire de la terre, ou la terre elle-même qui insufle la mémoire cellulaire dans chaque être, et dont seuls certaines formes de vies illuminées peuvent entendre =)


Freak, après relecture je te rejoins un peu à propos du ton moralisateur, bien que ce ne fut pas mon intention lors de l'écriture. C'était même tout le contraire, l'homme était là pour afficher son avis, et poser des question pour affirmer son ignorance consciente. Et l'arbre de lui répondre son ressenti. D'ailleurs, je trouve même que l'arbre prend un peu trop de distances : il dit observer les humains et les trouver futiles, mais au final lui aussi est un peu égocentrique, il tente d'imposer sa philosophie à l'homme, et j'avoue que dans ce sens, j'aurais pu m'y prendre un peu mieux pour que le dialogue soit plus attractif.