Aujourd'hui, votre humble serviteur Jon Ho, spécialiste en décryptage de l'audiovisuel, va tenter de vous expliquer brièvement
le phénomène 11 Septembre à travers une simple question :
" Pourquoi cette date va nous poursuivre pendant 50 bonnes années quand d'autres, toutes aussi tragiques, ont depuis longtemps sombré dans un indépétrable oubli ? "
6 Juin 1994, quelque part dans un pays ignoré du reste du monde, des ethnies ennemis se massacrent en génocide.
Le Rwanda, dont tout le monde se foutait royalement jusque la, est le théâtre à cœur ouvert de sanguinaires luttes tribales.
Je n'ai pas le sentiment que chaque année les médias aient relayé l'information, vite tombée dans le gouffre misère africain, continent maudit pour l'éternité.
Wall Street, capitale incontestée du monde économique.
Le décor est déjà plus attrayant. Costard cravate vs indigènes quasi analphabètes, on est plus dans la même catégorie...
La symbolique de l'image.
Tout ces innocents qui se jettent de désespoir dans un vide à l'issue fatale. Les rwandais qui se sont defenestrés de l'unique étage de leur case en feu,
c'était tout de suite moins impressionnant et personne n'était là pour les filmer.
Et puis Al Qaïda c'est vendeur, ça claque dans le tympan comme une ceinture de terroriste.
Les tutsis, les Hutu, le front patriotique rwandais, tout le monde s'en cogne sévère.
D'un côté le dieu tout puissant dans la splendeur de sa connerie, de l'autre une guerre ethnique sans enjeu religieux.
Avec ce qu'on nous brosse les oreilles sur les groupuscules théologiques,
notre attention se porte là ou il y a de la barbe, logique.
Outre le fait que le gouvernement Bush a pu lancer son offensive grâce aux deux tours,
sa dernière croisade, des millions de pupilles humides vont pleurer cette journée comme s'il n'y en avait pas eu tant d'autres toutes aussi dramatiques.
Si comme les medias vous aimez les chiffres, 800 000 personnes ont trouvé la mort au Rwanda et moins de 3000 à NY.
Je ne veux pas faire de comparatif dans l'horreur mais simplement remarquer que, comme d'habitude, la masse est manipulables à souhait et les médias décident de ce qui vaut la peine d'être pleuré.
Et puis c'est clair, qu'est ce qu'on s'en branle de l'Afrique...