Quand je commence une histoire c'est en général un personnage ou une action qui s'imose dans mon esprit d'un coup, PAF ! Comme un flash d'appareil photo.
Ah, les lieux aussi j'ai du mal. Je les "vois" mais impossible de les décrire - je laisse la joie au lecteur de les imaginer.Finalement, j'ai l'impression que quand on a une bonne idée du lieu, on peut parfois se permettre de ne pas le décrire car on ne risque pas de tomber dans des incohérences spatiales...
Après, pour les lieux, c'est un peu la même chose. Au début j'ai quelque chose de tout simple, comme, par exemple, une plaine. Puis des choses s'y amassent, des arbres, une rivière, et le lieu devient plus fourni. Ensuite, je vois des détails, l'herbe jaunie par le soleil, les écureuils dans cet arbre, et mon lieu devient plus vivant. Et enfin, j'entrevois son histoire. Ce sapin qui est le plus vieux de toute la forêt et que l'homme qui l'a planté vient voir tous les jours ; ce rocher qui permet de faire des plongeons magnifiques dans la rivière... En fait, je rajoute les choses au fur et à mesure que j'en ai besoin. Je me dis qu'il faudrait un plongeon, alors le rocher s'ajoute à ma vision du lieu, comme s'il avait toujours été là. Je pense que mes deux personnages devraient être interrompus, alors je fais intervenir ce vieux monsieur, avec sa canne, qui monte péniblement jusqu'à son sapin.Attention, ton explication est presque déjà une nouvelle! j'adore! Donc, tu ne pars pas souvent de l'idée d'une histoire en tant que telle?
Ben... comme je l'ai dit, je suis une atrophiée de l'écriture. L'envie est là, mieux, le besoin est là, mais... impossible d'écrire plus de quelques pages d'une même histoire. C'est terrible.tu es mûre pour faire un nano...
- La question peut s'étendre aux caractères des personnages.Ah, là par contre, la réponse est plus simple : non. Quand je commence à écrire, j'ai en général déjà l'histoire en tête, et le rôle du personnage ainsi que son caractère sont définis. Mais une fois sur le papier, le perso ne sort jamais comme prévu, et là par contre, son caractère se forge au fur et à mesure. Il est pas mal conditionné par la façon dont s'est écrite sa première apparition. Par les dialogues, aussi, et, surtout, par ce qu'est devenu mon personnage principal. C'est que la plupart du temps, j'utilise soit la première personne soit la focalisation interne. Du coup, déjà, mon personnage principal se construit via le ton lui-même du texte. Et comme tout ce qui arrive est retransmis au lecteur via le point de vue - et donc la personnalité - de ce personnage principal, de ça aussi découle grandement le caractère des autres personnages.
Merci à tous. C'est assez rassurant de voir que les manières de faire varient. Je ne sais pas si vous connaissez cette angoisse: vous écrivez un truc et vous vous dîtes, "si ça se trouve, ce n'est pas la bonne manière de procéder dans sa tête..." , comme s'il y avait une seule bonne manière... :DAh ? Pas vraiment... Disons que j'ai toujours pensé que chacun faisait à sa façon, et au contraire, je suis très réfractaires aux modes d'emploi, pour ce qui est de l'écriture ^ ^
Sinon, ma façon de percevoir les personnages (autant quand j'écris que quand je lis) s'apparente plus à une "présence". L'impression que ce point, là, ce personnage, est une sorte de condensé de sa personnalité. Du coup, si je m'intéresse à lui, je sais qu'il va faire tel geste, avoir telle réplique, éprouver tel sentiment.Il est où le bouton "j'aime"? :D
En fait j'ai toujours l"impression de courir un peu après un rêve que je viendrais de faire. Genre "y avait ça et cette fille et aaaaaaaaaaaaah vite ça s'efface !".
Bonjour !Ah c'est marrant, ça. J'ai pas du tout l'impression que ce que je visualise soit quelque chose d'évanescent que je dois retenir. Au contraire, si ça s'est évaporé, j'invente un autre truc par-dessus...En fait j'ai toujours l"impression de courir un peu après un rêve que je viendrais de faire. Genre "y avait ça et cette fille et aaaaaaaaaaaaah vite ça s'efface !".
Moi je n'ai pas le problème du "ça s'efface". Quand j'ai une impression ou une sensation dans la tête, je la garde longtemps. Le plus dur, c'est de la transcrire, ou faire en sorte que le lecteur puisse avoir la même. Juste avec des mots. Des fois j'y arrive...