Bonjour les gens, ça fait un moment que j'ai envie de poster, je sais pas pourquoi... toujours est-il que j'ai ici quelques petits machins pas prise de tête un peu en plagiat hommage à Burton et à sa Triste fin du petit enfant huître et autres histoires qui ont débuté par un dessin d'une petite fille avec des yeux araignées, et du coup j'en ai fait d'autres, que je trouve moins bien (et j'ai fait une suite et une fin au premier)
Alors je pense pas que je vais tellement les modifier, ces trucs c'est plus une grosse blague qu'autre chose ^^ mais je les aime bien quand même (surtout le premier oui vous m'avez compris) et donc comme j'ai envie de les poster eh ben héhé je les poste. Voilà voilà...
PS : suis pas convaincue de la fin de la deuxième
EDIT : j'ai un tout petit chouia modifié la fin de la première et un ptit peu la deuxième pour l'histoire de s'humecter les yeux... voilà voilà
La triste histoire de la petite fille qui avait des araignées à la place des yeux
Lily-Marie était une petite fille presque tout à fait normale. C'était une enfant charmante, polie et gentille. Elle avait cependant la particularité d'être née avec à la place de ses yeux deux mignonnes araignées complètement noires. C'était problématique, car non seulement elle n'y voyait goutte, mais en plus les gens avaient un peu peur d'elle. Ses parents, d'abord horrifiés, l'avaient tout de même gardée, et ils nourrissaient chaque jour ses araignées avec de petits moucherons bien dodus.
A l'école, personne n'osait se moquer d'elle. On murmurait que c'était une fille de sorcière, ou quelque chose comme ça. Elle se fit cependant une amie : Léotine, une fillette qui adorait les araignées. Elle trouvait celles de Lily-Marie absolument fascinantes. Les deux enfants s'entendirent très vite à merveille.
Cependant, un jour que le maître était malade, une remplaçante vint faire cours à sa place. A peine Lily-Marie se fut-elle assise à sa place que la remplaçante hurla et se mit à la frapper violemment au visage. La fillette fondit en larmes, se protégeant de ses mains. Léotine tenta bien de la défendre, mais que pouvait-elle faire contre une maîtresse ? Ce qui devait arriver arriva : à force de coups, la remplaçante finit par tuer les araignées de Lily-Marie. Satisfaite, elle retourna s'asseoir à son bureau.
Lily-Marie se sentait mal. Elle avait l'impression que ses yeux... grouillaient. Comme si tout un tas de petites araignées s'étaient libérées des cadavres, et commençaient à la grignoter...
La tête de Lily-Marie heurta la table avec un bruit sourd, et elle ne bougea plus. Alors des centaines de toutes, toutes petites araignées mignonnes commencèrent à sortir de ses yeux, son nez, ses oreilles...
L'histoire de la petite fille qui avait des ailes à la place des cils
Eliane était une enfant presque tout à fait normale. Elle était charmante, polie, et bien proportionnée sauf au niveau des cils. Ceux-ci, pendant sa tendre enfance, avaient poussé, poussé jusqu'à devenir aussi grands que des ailes. D'ailleurs, des plumes commençaient à y croître, de jolies plumes de toutes les couleurs. Certaines avaient de merveilleux reflets.
Ainsi, arrivée à l'âge de dix ans, la petite Eliane avait l'obligation de battre le moins fort possible des paupières, car sinon elle s'envolait, et pour la récupérer, quelle galère ! Car Eliane, comme si elle était faite pour cela, était légère et menue comme un oiseau chanteur. Même lorsqu'elle clignait simplement des yeux, elle s'élevait de quelques mètres, et elle retombait doucement. C'était un spectacle fort joli à regarder, les plumes multicolores qui dansaient dans la lumière, et la petite Eliane si gracieuse qui montait et retombait comme une feuille d'automne taquinée par la brise. Pas tout à fait comme une feuille, plutôt comme... ma foi, une petite fille qui aurait des ailes à la place des cils.
Elle s'envola un jour de chagrin d'amour, et on ne la revit plus.
La triste fin du petit garçon trop timide
Léopolde était un petit garçon presque tout à fait normal. Il était bien gentil, mais tellement timide qu'il en était devenu transparent. Je veux dire, vraiment transparent. Ses parents devaient parfois le chercher des heures dans la maison, parce qu'ils ne le voyaient pas, et le petit garçon était trop apeuré pour signaler sa présence. Un jour ses parents en eurent assez et le recouvrirent de peinture pour qu'il ne puisse plus jamais se cacher. De peinture rose, en plus. Léopolde était tellement embêté que dès le lendemain, quand il dut aller à l'école et que tout le monde se moqua de lui, il mourut de honte.