Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Say le 25 Août 2012 à 14:46:16
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Salut la compagnie ! Bon, ça fait un bout de temps que je n'avais ni posté ni écrit, moi ! (suite à plein de choses, bref :P)
Donc, je me suis lancé le défi de me remettre à écrire, il y a deux jours, pour voir ce que ça donnait, ce qui me venait. Et à ma grande surprise, j'ai réussi à écrire un texte ! Donc voila, un petit texte de reprise !
Ca donne ce petit conte. Il semble sans doute assez étrange, mais ne le prenez pas comme un délire sans queue ni tête (je pense que ça peut en avoir l'air).
Sur la paille
- Je vous déteste, Cumulonimbus.
Anger n’avait probablement rien de plus spirituel à faire partager à sa famille, étendu sur une plage de paille hors de prix, à l’aube de son deuxième mois de congé. Un repos trop étalé sur le calendrier lui faisait toujours l’effet d’une couche de confiture d’abricot autour du cerveau; et les abricots, Anger détestait ça.
Anger ne savait pas si le nuage qui flottait dans le ciel était sincèrement un cumulonimbus ou s’il faisait semblant, mais ce qu’il savait, c’était que s’il avait acheté son chapeau de paille la peau des fesses avant de partir, ce n’était pas pour que le soleil ne se laisse voiler la face par un nuage fumeux.
Sa femme et sa fille, Orange et Clémentine, en maillots de bain une pièce, soufflèrent bruyamment.
- C’est un soupir, ça ? demanda Anger.
- Ecoute, Anger, tu n’arrêtes pas de te plaindre, tu nous emmerdes. Si tu veux du soleil, tu te déplaces, moi excuse moi je trouve qu’un peu d’ombre, ça fait du bien.
- Ouais hein papa, chouina Clémentine.
- C’est quand même incroyable, une famille aussi lourde. Moi je vais chercher le soleil.
Anger se leva, rajusta son maillot de bain qui le serrait, prit sa serviette, la secoua, éternua à cause de la paille, et partit le long de la côte.
Il marcha, marcha, et marcha encore un long moment, la paille croustillant entre les orteils. En levant les yeux, il remarqua que le nuage qu’il fuyait était bien plus volumineux qu’il ne lui avait paru tout d’abord. Il grelotta et enroula sa serviette autour de ses épaules. A cause de la confiture dans sa tête, il marchait sans trop y penser, et lorsqu’ il eu le réflexe de se retourner, sa femme et sa fille n’étaient plus que deux petits points noirs, comme les deux petites pupilles de la plage qui le regarderaient de loin.
Quand Anger se rendit compte qu’il marchait depuis déjà une bonne heure, il décida de s'en retourner, ennuyé et fatigué. Il allait rebrousser chemin quand au détour d’une dune, il fit une rencontre surprenante. Un vieil homme de type asiatique qui traînait par une corde un âne. Anger n’en crut pas ses yeux : l’âne broutait la plage. Le « Bonjour » qu’il préparait intérieurement depuis deux secondes et demie en passa à la trappe.
- Votre âne est en train de brouter la plage.
- Oui oui, répondit l’asiatique.
- C’est du terrorisme.
- C’est ici qu’il se nourrit.
- Haha, rigola l’âne en levant ses vieux yeux amusés.
Un petit garçon en tenue de policier, au loin, était à la poursuite du vieil asian. Il trébucha et s’effondra dans le foin, à dix mètres des deux hommes. Anger courut vers lui et lui chuchota précieusement, comme on manie une vérité dangereuse :
- Hé, bonhomme ! L’âne de ce vieillard broute la plage.
Un regard suffit pour que les deux hommes se comprennent.
- C’est du terrorisme. Soufflèrent ils de concert, a capella.
- Je le sais bien, se récupéra le garçon en s’époussetant, je suis le Petit Policier. Je suis à sa recherche depuis déjà plusieurs jours. L’asiatique dévoreur de paille.
Ils s’avancèrent, Anger en retrait. Le petit policier se racla la gorge :
- Monsieur l’asiatique ! Que faites-vous ici ?
- Je vais voir la tombe de mon frère. Il est mort il y a peu.
- Votre frère ?
- Il était souffleur de verre.
- Hé bien monsieur, en vertu des devoirs qui me sont suggérés, je dois vous arrêter. Vous avez manqué de respect à au moins dix articles du code pénal concernant l’intégrité de la paille.
- Il faut respecter la paille, acquiesca Anger.
Le vieil asiatique fronça les sourcils :
- Chez moi, j’ai toujours conduit mon âne se nourrir sur les plages de paille. On ne m’a jamais rien dit.
- Ha ! rugit le Petit Policier. Si tout le monde avalait la paille aussi négligemment, que nous resterait-il pour faire rouler nos voitures et nous éclairer la nuit ? Et en période de crise, alors que les incendies font rage à la frontière ! Tout de même ! J’ai dix ans, monsieur, et je sais mieux que vous comment marche le monde… !
- Il fait sombre, non ? questionna Anger.
- Vous avez raison, dit le Petit Policier. Qu’est ce que c’est que cet énorme nuage ?
Le ciel n’était plus qu’une gigantesque masse blanche et épaisse. L’asiatique répondit :
- C’est mon frère. Il a soufflé du verre toute sa vie. Maintenant il souffle les nuages.
- Pourriez vous lui signaler de ne pas exercer au dessus des plages, s’il vous plait ?
- Ca me semble difficile.
- A moins que vous ne mourriez aussi.
- Bien entendu.
Il n’en fallu pas plus au petit policier pour sortir son arme et tuer l’étranger :
- Pan ! Un terroriste en moins. Nan mais attends !
Le corps de l’asiatique tomba dans la paille. Anger toussota.
- Espérons qu’il fera passer le message à son frérot, je marche depuis une heure.
Anger et le policier patientèrent attentivement, aux côtés du cadavre et de son âne qui se mit à braire son désespoir. Ils formaient un bien piètre quator. Anger renifla. Le nuage se mit à grossir à vue d’œil, comme un ballon. A grossir et grossir si bien qu’il déborda bientôt du ciel pour atteindre la mer. Il enveloppa la plage entière, Anger, le policier et l’âne. Le nuage commença à s’étendre sur la ville. Le Petit Policier se noya dans sa pluie, les citoyens furent balayés dans tous les sens par son vent, et étouffés dans son coton. Tout en ville fut déréglé, dévasté par ses éclairs. Une clameur s’éleva dans la foule : « Les terroristes ! Les terroristes ! ». Avant de disparaître pour toujours, Anger tenta de penser à sa femme et sa fille, à qui il ne pourrait jamais dire adieu. Mais ce n’était pas facile : cette histoire de chapeau l’obsédait. Si il avait su qu’il mourrait une semaine plus tard, il en aurait pris un moins cher. Quand même.
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ce n’était pas pour que le soleil ne se laisse voiler la face par un nuage fumeux.
se laisse ?
- Ecoute, Anger, tu n’arrêtes pas de te plaindre, tu nous emmerde.
emmerdes
Si tu veux du soleil, tu te déplaces, moi excuse moi je trouve qu’un peu d’ombre, ça fait du bien.
excuse-moi
et lorsqu’ il eu le réflexe de se retourner, sa femme et sa fille n’étaient plus que deux petits points noirs, comme les deux petites pupilles de la plage qui le regarderaient de loin.
eut
Le « Bonjour » qu’il préparait intérieurement depuis deux secondes et demi en passa à la trape.
trappe
Un petit garçon en tenue de policier, au loin, était à la poursuite du vieil asian.
asiat ?
Anger courut vers lui et lui chuchota précieusement, comme on manie une vérité dangeureuse :
dangereuse
- Hé, bonhomme ! L’âne de ce vieillard broûte la plage.
broute
- C’est du terrorisme. Soufflèrent ils de concert, a capella.
virgule à la place du point
- Je le sais bien, se récupéra le garçon en s’époussetant, je suis le Petit Policier. Je suis à sa recherche depuis déjà plusieurs jours. L’asiatique dévoreur de paille.
SE récupéra ? :o
- Pourriez vous lui signaler de ne pas exercer au dessus des plages, s’il vous plait ?
pourriez-vous / au-dessus
Il envellopa la plage entière, Anger, le policier et l’âne.
il enveloppa
Si il avait su qu’il mourrait une semaine plus tard, il en aurait pris un moins cher.
s'il
xD c'est complètement n'importe quoi :D
ça manque d'une morale pour un conte, l'allusion capitaliste de la fin suffit pas, je trouve. Dans l'ensemble j'aime bien les personnages, il lui manque juste une micro finalité, je trouve. Pour rendre le délire plus abouti !
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Kikou,
Tout de même ! J’ai dix ans, monsieur, et je sais mieux que vous comment marche le monde… !
Excellent :D
Mais ce n’était pas facile : cette histoire de chapeau l’obsédait. Si il avait su qu’il mourrait une semaine plus tard, il en aurait pris un moins cher. Quand même.
Matérialiste à souhait ;D
Ton récit m'a bien fait sourire, les noms des personnages itou.
Il se lit bien, fluide.
Je rejoins assez Ernya pour un conte peut-être étoffé la fin un peu plus au niveau moral
;)
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C'est assez bien écrit malgré quelques lourdeurs par ci par là ;
mais ce qu’il savait, c’était que s’il avait acheté son chapeau de paille la peau des fesses avant de partir
Juste cet exemple de phrase que tu peux alléger.
J'aime bien le côté imaginaire mais la fin tombe un peu à plat, je n'ai pas de solution pour l'améliorer mais il manque quelque chose.
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Bah je pensais au départ rajouter un petit passage final dans le ciel, un tit bout de conversation entre l'asiatique et son frère qui souffle le nuage pour dire que oui, le capitalisme c'est mal et que les coutumes sont différentes d'un pays à l'autre , mais même de manière détournée, ça faisait carrément trop dit trop moraliste comme j'aime pas :P
Après, oui, effectivement, on peut pas vraiment dire que ce soit un conte du coup. Après j'aime bien ton "pour rendre le délire plus abouti", Ernya, du coup, je réfléchirais peut être à quelque chose que j'éditerais, vu que ça revient dans vos trois commentaires !
Dingue, j'ai fait des fautes débiles ! x)
Merci à vous trois en tout cas :D
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Étonnant, original. Un petit côté Boris Vian en moins hardcore.
J'ai beaucoup aimé.
Ça sonne un peu comme une pièce de théâtre absurde.
C'est super bien écrit. J'ai tout bien vu, le sable, la plage, l'asiat...
Et sans effort.
Tes descriptions sont utiles et ne sombrent pas dans du remplissage.
Merci pour ce moment de lecture et au plaisir
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Étonnant, original. Un petit côté Boris Vian en moins hardcore.
J'ai pensé exactement pareil ^^ Plus léger que Vian et donc un peu moins n'importe quoi, mais suffisamment délirant pour qu'on se laisse porter.
Peut-être que la fin arrive un peu vite. Sinon, j'ai adoré !
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Nan mais c'est carrément n'importe quoi ce texte, franchement, comment ne pas aimer la confiture d'abricot? :o
Bref j'ai aimé, c'est frais c'est beau c'est original. Le petit plus c'est qu'il y a quand même un peu de profondeur ( vraiment un peu hein :mrgreen: ). Finalement t'as bien fait de reprendre l'écriture, en attendant de nouveau textes de ta part.
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:coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur:
Voilàcitou.
Non, je rigole, je vais étoffer un peu quand même. :mrgreen:
J'ai absolument adoré ! C'est un texte que j'ai trouvé vraiment beau, et évitant de le prendre comme un gros délire personnel de ta part, j'ai l'impression d'avoir capté beaucoup plus d'images, de petits messages, et j'y ai vu une poésie que je n'aurais pas trouvée au premier abbord. C'est vraiment un texte coup de coeur...
Anger ne savait pas si le nuage qui flottait dans le ciel était sincèrement un cumulonimbus ou s’il faisait semblant
:D :D
A cause de la confiture dans sa tête, il marchait sans trop y penser
:coeur:
sa femme et sa fille n’étaient plus que deux petits points noirs, comme les deux petites pupilles de la plage qui le regarderaient de loin.
:o :o C'est trop chouette comme image !
Je le sais bien, se récupéra le garçon en s’époussetant, je suis le Petit Policier.
Ahaaaah, c'est trop choupi !! :aah:
J’ai dix ans, monsieur, et je sais mieux que vous comment marche le monde… !
:D :D
- C’est mon frère. Il a soufflé du verre toute sa vie. Maintenant il souffle les nuages.
:coeur: :coeur: :coeur:
A grossir et grossir si bien qu’il déborda bientôt du ciel pour atteindre la mer.
SI je mets encore une longue suite de petits coeurs, ça va pas le faire. Mais alors là.... Je suis totalement amoureuse de cette image : un nuage qui déborde du ciel...
Bref voilà, un gros BRAVO pour moi !
A pluche !
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Hey !
Je passe quand même au moins pour dire que j'ai lu et apprécié ^^ (parce que vu que ce que j'ai à dire a déjà été globalement dit, j'hésitais)
J'ai donc moi aussi beaucoup aimé, une fois passé le désarroi premier du genre WTF is that :o je me suis mis à apprécier la belle absurdité de la chose, il y a vraiment des images sympas, genre ben.. elles ont été relevées par Doc ^^
Et je trouve que même sans y voir de message derrière, il est chouette quand même. Enfin je m'exprime mal, je veux dire que j'estime qu'il se tient très bien tout seul même sans morale (même si du coup il serait aps vraiment un conte).
Et, euh, ben... j'ai la flemme d'être constructive alors voilà :mrgreen:
PS : sérieux, tu le développes un peu (ou pas, d'ailleurs) et je le vois bien dasn un prochain recueil en fait. Pas vous les gens ?
:mafio:
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J'ai trouvé ton texte vraiment bien, j'aime beaucoup se côté absurde. En le lisant j'ai eu l'impression que le style d'écriture était léger comme les nuages, simple précis, concis, avec un petit quelque chose dont je ne sais pas.
Les personnages ayant tous quelque chose de drôle, j'ai pensé à la base qu'il était dans un rêve, mais la fin était bien trouvé quoique un peu rapide. Comme Iseult, j'ai trouvé :
Tout de même ! J’ai dix ans, monsieur, et je sais mieux que vous comment marche le monde… !
Tout simplement énorme.
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Merci à tous, tous vos commentaires me font très plaisir ! C'est l'heure du "contre commentaire individuel" 8) !
Jon Ho : Merci, ça m'a fait plaisir que tu commentes mon texte, enfin j'attendais un peu ton avis, en bien ou en mal, vu que t'es le type sur lequel je met le plus un visage du fofo vu le nombre de textes et de commentaires que j'ai lu de toi (grâce à Cohues aussi). Bref, vu que j'ai constaté qu'on avait en certains points un peu le même état d'esprit, ça me fait plaisir que t'ai aimé !
Kerena : Merci ! Et le côté Vian, ça fait plaisir aussi :P !
World End Girlfriend : T'as vu ça comment direct en une phrase je pose un personnage saugrenu et tétanique ? Certains iraient dans la profondeur pendant des pages et des pages, moi bim, le coup de l'abricot.
Monsieur Freud prend la parole en se raclant la gorge :
"D'ailleurs, World End, je vous félicite de votre arret sur cette image clé que vous avez su repérer, on remarque effectivement que toute la psychologie du personnage tourne autour de ça. Que ses fondements même sont liés à un traumatisme qu'il a vécu étant jeune ayant trait à ces fameux fruits ronds et orangés.
Ainsi, au début du texte il fuit sa famille, Orange et Clémentine, fruits qui lui évoquent sans aucun doute la rondeur et l'orangitude de l'abricot traumatisant. Le périple initiatique sur la plage, vers la mort et la fuite du traumatisme presque freudien, n'aboutira à rien car les deux fruits rond et jaunâtre le regarderont toujours comme deux pupilles de la plage ! O_O Impossible ainsi de fuir une enfance traumatisante, enfance qui sera imagé par la jeunesse du policier. Et la nuage ? Complexe d'Oedipe, bien sur."
Bon, j'arrête la, mais j'ai bien aimé ton commentaire, WEG :D !
Doctor Grimm : Mais c'est super gentil ! En plus, ton avatar c'est une souris kiwi, quoi ! Merci docteur, et merci de pas juste l'avoir vu comme un délire, en fait c'est ce que voudrait, mais j'ose pas trop le réclamer ni le revendiquer, parce que je suis le premier à dire qu'un texte doit être pris tel qu'il est sans aide ni conseil extérieur, alors bon...Enfin bref, merci !
Ambriel : Ouais le truc du conte semble poser problème. C'est pas dans les fables qu'il y a des morales plutot ? Enfin oui, je crois voir ce que vous voulez dire, il faudrait sans doute un message plus clair. J'ai souvent tendance à appeler mes textes courts de ce genre la des contes, mais c'est vrai que c'est pas forcément très juste, faudrait que je trouve un autre mot peut être :P ...Si vous avez une idée !
Après le recueil, ce serait bien, ouais, mais je trouve que le plus difficile dans un recueil, c'est que l'alignement de nouvelles/textes courts ne soit pas lourd, que chaque texte soit différent et complémentaire des autres. Sinon c'est vite chiant de repartir dans un texte toutes les trois quatre pages, et je trouve que cela enlève de l'interet à chaque texte. Mais par contre, c'est vrai que c'est une idée à exploiter !
Saerdna : Merci merci ! C'est gentil !
C'est dingue le nombre de commentaires qu'on peut avoir sur ce forum, j'avais oublié ça :) !
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Lu pour le Pentacle, alors je remonte !
- Je vous déteste, Cumulonimbus.
Déjà, j'aime bien ce début ! :D
nger ne savait pas si le nuage qui flottait dans le ciel était sincèrement un cumulonimbus ou s’il faisait semblant,
xD
ce n’était pas pour que le soleil ne se laisse voiler la face par un nuage fumeux.
ne en trop
tu nous emmerde.
s en fuite
sa femme et sa fille n’étaient plus que deux petits points noirs, comme les deux petites pupilles de la plage qui le regarderaient de loin.
J'aime bien l'image !
depuis deux secondes et demi en passa à la trape.
demie trappe
Un petit garçon en tenue de policier, au loin, était à la poursuite du vieil asian. Il trébucha et s’effondra dans le foin, à dix mètres des deux hommes. Anger courut vers lui et lui chuchota précieusement, comme on manie une vérité dangeureuse :
- Hé, bonhomme ! L’âne de ce vieillard broûte la plage.
Un regard suffit pour que les deux hommes se comprennent.
- C’est du terrorisme. Soufflèrent ils de concert, a capella.
Alors là j'ai pas compris qui parlait... Et c'est "broute".
J’ai dix ans, monsieur, et je sais mieux que vous comment marche le monde… !
;D
L’asiatique répondit :
- C’est mon frère. Il a soufflé du verre toute sa vie. Maintenant il souffle les nuages.
Mais lol !
Il envellopa la plage entière,
enveloppa
Dommage pour les fautes qui gênent à la lecture, et la ponctuation des dialogues qui est partie en exil... :P
A part ça, c'est sympa. J'ai bien aimé le début et quelques répliques, mais j'ai trouvé que le délire aurait pu être poussé davantage. Là ça m'a juste fait l'effet d'un texte absurde, mais sans "liant" entre les gags, je sais pas comment dire. Je suis exigeante avec l'humour : je veux toujours qu'il serve à quelque chose, même si c'est juste à se mettre en valeur lui-même :mrgreen:
Bref, j'ai trouvé ça sympathique et j'ai souri, mais j'aurais aimé qu'il soit encore plus travaillé/abouti ^^
En tous cas, tu nous as désertés, Say ! Reviens-nous.
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La fin est marrante ! J'aime bien quand le héros prend du recul comme ça :D
Il manque un petit quelque chose au niveau de la profondeur, effectivement. Ca reste quand même un bon texte.
Si les flics étaient aussi radical IRL... ;D
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Tiens, je ne m'attendais pas à de nouveaux commentaires ! Et non, je n'ai pas déserté voyons ;) ! Disons que j' ai été...moins présent ! :P
Merci Milora et Viviane pour vos commentaires !
C'est dingue, Milora, ce que mes fautes deviennent flagrantes une fois que tu les mets dans des petites cases bleues : P ! Je corrige ça tout de suite ! Par contre, pour la ponctuation des dialogues, je vois pas trop ce que tu veux dire ><
Qu'est ce que t'as pas compris dans le dialogue entre Anger et le policier ? Qu'ils considèrent de brouter de la paille comme du terrorisme ?
Sinon, content que ça vous ai plu ! Pour le délire qui aurait dû être plus poussé, moi je trouve qu'il l'est assez. Je veux pas non plus que ça devienne juste une blague, sinon ça m'intéresse plus, c'est pas ça que je recherche !
En tout cas, merci à vous deux ! :)
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Salut
J'ai lu
Je me suis marré
J'ai réfléchi
Je me suis re-marré
J'aimerais juste rebondir sur ce qu'à dit Ernya et ta réponse
ça manque d'une morale pour un conte, l'allusion capitaliste de la fin suffit pas, je trouve. Dans l'ensemble j'aime bien les personnages, il lui manque juste une micro finalité, je trouve. Pour rendre le délire plus abouti !
Bah je pensais au départ rajouter un petit passage final dans le ciel, un tit bout de conversation entre l'asiatique et son frère qui souffle le nuage pour dire que oui, le capitalisme c'est mal et que les coutumes sont différentes d'un pays à l'autre , mais même de manière détournée, ça faisait carrément trop dit trop moraliste comme j'aime pas :P
Je pense que ce qui manque, c'est pas tant une morale mais une chute digne de ce nom
Un truc qui reste dans le délire , à la Boris Vian, comme l'ont suggéré mes voisin du dessus
Mais il manque quand même une pirouette finale, pas quelque chose qui éclaire ton texte mais plutôt qui le ...
conclu ( je suis désolé, j'ai pas d'autre mots)
En tout cas merci pour ce texte et poste donc en d'autre je les lirai, comme celui ci,avec plaisir
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Très sympa, marrant dans son absurdité.
Par contre je trouve aussi qu'il manque un petit quelque chose. Y'a certains textes "absurdes" comme celui-là, qui laissent une impression plus durable car on a moins l'impression que c'est "n"importe quoi dans le sens où tu écris ce qui te passe par la tête" mais plus "n'importe quoi mais de manière réfléchie et voulue" (oui, même H2G2).
Et surtout, le dernier paragraphe me parait expédié à vitesse grand V, encore plus que pour ton autre texte que je viens de commenter... C'est surtout ça, qui manque : une fin digne de ce nom. Si jamais tu reprends le texte, il faudrait je pense que tu réécrives le dernier paragraphe, si possible en trouvant une autre idée pour conclure, ou en tout cas que la fin fasse moins "résumé". Là, je trouve que c'est vraiment dommage, la fin n'est pas du tout dans le ton de ce qui précède donc ça gâche un peu le texte.
Alors que j'ai vraiment bien aimé le reste, même s'il pourrait être plus travaillé :)
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Kailana, je ne sais pas du tout si tu as fait exprès de citer H2G2, mais sache que pour le "n'importe quoi de manière réfléchie et voulu", concernant H2G2, t'as rien à me prouver, cette série de bouquins est une de mes principales références : P. C'est peut être même après l'avoir lu que je me suis mis à l'écriture, d'ailleurs, ça a un peu été une révélation.
Bref, en ce qui concerne le "réfléchi et voulu", effectivement, pour ce texte, c'est pas ça. Mon autre texte que tu as commenté répondrait plus à ce genre de critères à mon avis. Celui ci était au départ un simple moyen de me remettre à l'écriture, mais si je devais définir son réel intérêt pour moi, c'est avant tout la création d'images mentales. Le sens et la "morale" bruts, dans ce texte, ne m'intéressent pas trop. Je suis plus intéressé par les images qui sont crées et qui, pour moi, donnent une certaine cohérence, un petit quelque chose à l'ensemble, et finalement quasi un sens, du coup. Du coup, c'est un des textes que j'ai écrit que je préfère. Le souci est que c'est peut être un peu obscur pour le lecteur à l'arrivée. Je retiens tous vos commentaires !
Baptiste, je trouve ta formulation intéressante. Une pirouette finale est effectivement je pense, plus qu'une morale ou un délire de plus, quelque chose qui pourrait faire mieux fonctionner le texte ; ) Je pense, plutôt que de modifier celui ci, retenir ça pour mes prochains textes, parce que je compte m'y remettre. A retenir : il faut que je travaille mes fins :P !
Merci à vous deux ! :D