Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Kerena le 08 Août 2012 à 14:49:20

Titre: La Roue de Fortune
Posté par: Kerena le 08 Août 2012 à 14:49:20
Yahoo, la transe scriptive est de retour ! Bercée de longues années par Stephen King, il y a longtemps que je voulais écrire une nouvelle assez glauque, et le thème du  tarot s’est tout de suite imposé. C’est votre sujet sur la nuit des 100 histoires de fantômes (2008)  qui m’a inspirée. Enjoy ! =)
 
Je cours derrière Nat’, sous la pluie torrentielle. Trempés jusqu'aux os, nous rions comme des fous, impossible de courir correctement. Arrivés chez elle, nous allons chercher des serviettes pour nous sécher.
Elle et moi sommes amis depuis… Euh… Certainement depuis notre naissance. On a grandi ensemble et on est inséparables depuis maintenant seize ans. Je pensais tout savoir sur elle, des fringues qu'elle porte à la musique qu'elle écoute… Raté, elle a encore réussi à me surprendre. Comme d’habitude, on voulait passer notre mercredi après-midi dehors, à faire rebondir le ballon sur le bitume du stade communal. C’était sans compter sur les gros nuages noirs qui ont envahi le ciel dès la sortie des cours. Nous nous sommes rapidement réfugiés chez elle, alors que les premières gouttes de pluie s’écrasaient douloureusement sur les graviers. « Bon, ben je crois que pour le basket, c’est râpé », me dit-elle en riant. Incroyable comme après dix ans, son sourire provoque toujours autant de fourbi dans mon estomac. Mais il n’est pas question de le lui dire. Nat’ a un copain, et je ne compte pas m’immiscer dans leurs petites affaires (quand bien même parfois j’en aurais bien envie). Habituellement, en cas de pluie ou autres phénomènes indépendants de notre volonté, on sort un jeu de société et on se torture les neurones sur un Trivial Pursuit ou un Logo. On est comme ça avec Nat’, les jeux vidéo ça nous passionne pas trop – et puis on y joue suffisamment dans les soirées entre copains. Mais aujourd’hui, elle en a décidé autrement. « Tu veux voir un truc génial ? » qu’elle me demande avec un sourire imparable en se séchant les cheveux avec une serviette - c'est dingue comme elle est belle comme ça. Elle m’emmène dans le salon, situé sur la mezzanine. Par je-ne-sais-quel exploit architectural, ses parents ont réussi à faire installer une baie vitrée à l’étage, et honnêtement, ça en jette. Surtout par un après-midi orageux comme celui-là, où le ciel est noir d’encre et les éclairs illuminent la maison. Je ne sais même pas comment elle a pu grandir dans une maison pareille : personnellement, par des soirées comme celle qui s'annonce, j’aurai fait des cauchemars. Mais bon, on est plus des bébés hein, et je repousse l’aspect flippant de l’étage loin de mes pensées. Nat’ fouille dans un placard et en sort ce qui ressemble à un jeu de cartes, mais beaucoup plus long.
- Euh, Nat’… Tu sais que le tarot, à deux, c’est pas jouable ?
- Avec celui-là, tu aurais du mal à jouer, Lucien ! » rigole-t-elle.
Elle fait glisser les cartes hors de l’étui, avant de les éparpiller. « C’est un tarot divinatoire. J’ai retrouvé ça l’autre jour au grenier, il paraît qu’il appartenait à ma grand-mère et qu’elle s’en est beaucoup servi. Il n’y avait pas de notice avec, mais à côté, j’ai retrouvé un carnet écrit par mamie. Il y a toutes ses notes concernant le tarot. Pas mal, hein ?
- Nat’…  Tu crois vraiment à ce genre de trucs ?
- Moi ? Nan. Mais j’ai demandé à papa ce qu’il en pensait. Il a perdu sa mère très jeune, mais pour ce dont il se souvient, elle tirait souvent les cartes. Après, je ne sais pas si ses tirages se réalisaient. Mais j’ai bien envie d’essayer ! Pas toi ?
- Tu sais comment ça marche ?
- Ouais, tout est écrit dans le carnet ! Je l’ai lu hier et j’ai fait quelques tests. C’est bête comme chou. Bon ! Tu veux savoir quoi ?
- Comment ça ?
- Ben, il faut bien quelqu’un pour poser une question ! Et comme c’est moi qui sais comment ça marche, ben c’est toi qui t’y colles !
Sur le moment, je fais moins le fier. Les jeux de cartes, OK. La voyance, OK – quand ce sont les autres qui  jouent avec. Mais tirer les cartes un jour d’orage ? Alors qu’on peut imaginer que c’est je-ne-sais quelle force mystérieuse qui vous guide les mains ? L’idée n’est franchement pas rassurante. Mais merde, je suis un mec, alors je prends mon courage à deux mains et je me laisse guider. Elle prépare le jeu et me demande de réfléchir à ma question. Je ne l’exprime pas à Nat’, je ne veux pas la mettre dans l’embarras ; mais elle s’impose toute seule dans mon esprit. Je tire les quatre cartes, tandis que dehors, le bon dieu continue de taper sur ses tam-tams africains. « Eeeuuh, Nat’ ? Je ne m’y connais pas, mais l’autre squelette là, avec sa grande faux, il ne m’inspire vraiment pas !
- T’inquiète. La Lame sans Nom indique rarement la mort, juste un changement important. » Un changement ? Ca m’arrangerait bien ! Nat’ tourne frénétiquement les pages de son carnet. « Bon, alors… Tu vois, c’est écrit là. La Mort indique un changement soudain dans votre vie, que vous n’aviez pas escompté.
- Et le type à l’envers, là ? Il ne m’inspire pas non plus.
- Le Pendu. Voyons voyons…  Expiation, amour non partagé, peur panique. » Euh, ouais, là, carrément. Je ne le dis pas à Nat’, mais là ça ne m’amuse plus du tout du tout. Et puis « amour non partagé », ça veut dire quoi ? Qu’est-ce qu’il en sait ce jeu de cartes ? D’accord, elle a un copain, mais ça fait à peine trois semaines et je sais même pas si elle en est vraiment amoureuse.
-  Lucien, tu m’écoutes ? Tu tires une drôle de tête.
- Ton tarot, là… Les réponses me plaisent pas.
- Oh… Tu veux qu’on arrête ? » Elle a l’air super déçue.
- Non, on termine au moins celui-là. » Le sourire revient sur le visage de Nat’ tandis qu’un éclair illumine la pièce. « Pour la suite : l'Ermite : il incite à la prudence. Il faut que tu pèses tes actes comme on pèse ses mots. En gros, je pense que ça veut dire : réfléchis avant d'agir. Ensuite, la Roue de Fortune... Une seconde, je cherche... Ah, voilà. Du changement.
- On le saura !
- Tu veux savoir la suite, oui ou non ?
- Oui, oui...
- Je disais donc : la Roue indique la fin d'un cycle et l'envie de changement. Mais elle a aussi une part de hasard. Et enfin, dernière carte... La Justice. Elle apporte l'équilibre dans tes choix.
- Super ! Et ça veut dire quoi tout ce charabia ?
- Ça veut dire qu'en gros, tu as envie de changement mais qu'il va te falloir beaucoup de tact. Oh, attends, il y a quelque chose que je n'avais pas vu ! La Roue a une influence sur les autres cartes et ça change leur signification ! » Ah. C'est peut-être bon pour moi, ça ! « Avec la Justice... Elle apporte la souffrance. Avec le Pendu, une terrible malchance. Mon pauvre Lucien, je ne sais pas quelle était ta question, mais c'est mal parti ! »
A qui le dis-tu... Je me dis que ce ne sont que des cartes, que ça ne veut rien dire... Mais quelque part, mon cœur sonne le glas.
- Et enfin, avec l'Arcane sans Nom... » Ses yeux se sont agrandis, et plus aucun mot ne franchit ses lèvres.
- Nat' ? Ça ne va pas ? » Elle m'inquiète, et sa moue apeurée ne me rassure pas.
- Euh... Ça dit que les deux cartes ensemble indiquent la mort. »
Un terrible silence s'installe entre nous, rapidement brisé par le tonnerre qui fait trembler la baie vitrée. Nat' ramasse très vite les cartes, en haussant les épaules.
- Pfff, il lui manquait une case à mamie ! La mort... N'importe quoi ! C'est débile ces trucs, de toute façons je n'y crois pas. »
Moi non plus. Je sais qu’elle essaye de me rassurer en disant ça, mais je vois bien que son visage est blême. J'ai envie de tout lui dire, que ma question la concernait elle, et que mon sang s'est glacé dans mes veines. Je me ressaisis. Nat' a raison, c'est des histoires de grand-mère tout ça. Elle se relève pour ranger le jeu dans le placard, mais le carnet de notes lui échappe. Je me baisse pour le ramasser. En tombant au sol, il s'est ouvert, et une ligne me saute aux yeux tandis que je tends le carnet à Nat'. Parmi les mots tracés avec soin par la grand-mère, ceux-ci indiquent une phrase qui me hante aussitôt.
"Le tarot a toujours raison."

Je suis rentré à la maison dans la soirée. Mes parents notent mon air taciturne et me bombardent de questions ; mais ils se heurtent au bunker de mon mutisme. Je m’enferme dans ma chambre dès que possible et je rumine mes pensées. Je ne sais vraiment pas quoi faire. Écouter ce putain de tarot et ne rien tenter ? Je ne vais pas laisser des cartes guider ma vie, merde ! Nathalie me rend fou depuis quelques temps. Je ne m’étais pas rendu compte de ce qui m’arrivait avant le mois dernier. J’ai voulu lui parler, mais le temps que je me décide, l’autre ahuri avait déjà débarqué avec ses gros souliers. Me voilà comme un con. J’aimerais pouvoir patienter, le temps qu’ils se séparent, ce serait beaucoup plus simple. Mais voilà, je n’ai pas envie d’attendre. Et je déteste l’idée que ma vie soit toute tracée. Je ne crois pas aux prédictions, et encore moins lorsqu’elles sont faites par quelqu’un de novice. Je veux être avec Nat’, et je décide de tout faire pour.
Rasséréné par cette idée, je m’enroule dans ma couette et je cherche le sommeil, tandis que dehors, le spectacle son et lumières se poursuit jusque tard dans la nuit.

Pendant la semaine qui suit, je profite de toutes les occasions pour être seul avec elle et essayer de lui faire comprendre. Je la fais rire - je veux dire, plus que d’habitude - , je l’accompagne de plus en plus dans ses déplacements. Parfois, je me donne envie de vomir tant je deviens plan-plan. Mais bon, il faut savoir faire des concessions, hein !
A mon grand plaisir, Nat’ appelle de plus en plus souvent son copain pour décaler leurs rendez-vous. J’ai vraiment hâte qu’ils se séparent. Plus je repense au tirage de tarot, et plus cette histoire me paraît débile. Nous avons été impressionnés par l’orage au-dehors, voilà tout. D’ailleurs, depuis ce soir-là, le soleil est de retour et promène avec lui une canicule qui promet d’être longue.
Aujourd’hui, le temps accompagne la journée qui va être magnifique : c’est le dernier jour de l’année scolaire, et nos profs ont eu la splendide idée de supprimer les cours de l’après-midi pour saluer nos performances de l’année. Nos délégués ont décidé d’organiser une petite fête dans le parc près du lycée. Le seul hic de la journée, c’est que nous avons prévu de partir tous les trois : Nat’, son gorille et moi. J’avais espéré y aller seul avec elle, mais après tout, j’aurai tout mon temps pour lui parler une fois sur place. Nous avons rendez-vous à la gare, sur le quai. Je quitte la maison l’esprit léger. J’ai l’impression qu’aujourd’hui est un grand jour, celui où tout va se jouer. J’ai hâte de pouvoir lui dire.
J’arrive à la gare et lorsque je descends sur le quai, je les aperçois au loin. Je me dirige vers eux d’un pas presque bondissant, mais qui se calme très vite. Il lui tient la main d’un air un peu trop possessif à mon goût, et le regard qu’il me lance est loin d’être accueillant. Quand à Nat’… Elle a les yeux tout rouges, comme si elle avait pleuré. Ca sent la dispute… Est-ce que j’ai le droit de me réjouir ?
- Salut, Lucien. » Nat’ essaye de me sourire, mais la grimace qu’elle m’adresse est loin d’être convaincante.
- Salut, ça va ?
- Nan, ça va pas. » C’est le gorille qui a répondu à sa place. Il me regarde d’un air franchement mauvais.
- Euh… Un souci ?
- Plutôt, ouais. Je peux savoir pourquoi ma copine te voit plus souvent que moi ces derniers temps ?
- Tu es au courant que je suis son meilleur ami ? On a grandi ensemble, je te signale. » Et pan ! dans la boîte à gants. Deux à zéro, la balle au centre. Cette histoire ne va pas se régler comme je l’imaginais, mais après tout, une bonne engueulade frontale, c’est aussi bien. J’ai envie de leur prouver – à tous les deux ! – que je la connais bien mieux que lui, et que je ferai un bien meilleur copain.
- Est-ce que ça te donne le droit de me voler ma copine ?
- Nathan, s’il te plaît… » Ah, Nat’ réagit. « Oublie ça, Nathan. On est ensemble, non ? Laisse Lucien ; on va à la fête comme trois bons potes et on oublie ça, d’accord ? » Merde. Alors ça, c’était pas prévu. Pourquoi est-ce qu’elle prend sa défense, à ce lourdaud ?
- J’oublie rien du tout, Nathalie. Je croyais qu’on avait remis les pendules à l'heure ce matin ?
- Oui, mais…
- Alors laisse-moi éclaircir les choses. » Il se retourne vers moi et fait barrage de son corps. « Nathalie et moi, on est ensemble. Pigé ? Alors tu lui laisses de l’air, tu empiètes pas sur notre couple et tu vas voir ailleurs si j’y suis. »
Très honnêtement, je ne sais pas ce qui me prend. J’ai l’impression que mon corps réagit tout seul, sans entendre le long sifflement qui commence à remplir l’air. Mon poing se lève, prend de l’élan, et s’écrase sur le nez de Nathan. Son visage part en arrière. Il tente de retrouver son équilibre en reculant de quelques pas, avant de percuter Nat’, qui a son tour doit reculer sous le poids de Nathan.
Sauf que derrière Nat’, il n’y a plus rien. Son hurlement se superpose à celui du train qui approche à toute vitesse.

J’erre dans un désert sans limites. Le soleil me brûle et m’éblouit. Je ne vois pas où je vais. Je ne vois pas où je pourrais aller.
Mes parents pleurent avec moi la jeune femme qu’ils voyaient tous les jours ou presque depuis seize ans. Je leur ai raconté ce qu’il s’est passé sur le quai. Ils ont été horrifiés, mais mon père est vite venu me voir, pour me parler en tête à tête. S’ils connaissaient Nat’ depuis seize ans, l’inverse est tout aussi vrai. Ses parents me connaissent, et je dois aller les voir ; je ne peux pas les laisser dans l’incompréhension la plus totale. Je secoue furieusement la tête de droite à gauche. Je ne peux pas aller les voir, j’ai trop peur de leur regard… Mon père se redresse, l’air dur et – oui, c’est bien de la déception qui habite le fond de ses yeux. Il pensait avoir eu un fils, qui a grandi et est devenu un homme qui assume ses actes. A la place, il a devant les yeux un gamin qui se replie sur lui-même. En disant ça, il enfonce un autre poignard dans mon cœur et il le sait. Et moi, je sais qu’il a raison. Il faut que j’aille les voir. Et que je leur demande pardon.
Mon père m’emmène en voiture ; mais il va m’attendre devant la maison. J’arrive devant la porte d’entrée, et j’ai l’impression de cogner à la porte du purgatoire : je ne sais pas ce qui va me trouver de l’autre côté. C’est son père qui ouvre. Sa mine est aussi affreuse que la mienne. La mère de Nat’ est assise dans la cuisine et ne semble pas avoir assez de force pour se lever. Elle me voit et laisse échapper une exclamation :
- Lucien ! Oh, mon pauvre Lucien, ta visite me réchauffe le cœur. Comme ça a dû être dur pour toi…
Je ne peux empêcher les larmes de couler. Je n’arrive pas à leur dire. « S’ils savaient… » Son père me prend par les épaules.
- Tu sais… Ma fille a toujours été très tête en l’air, mais elle semblait savoir ce qui l’attendait. » J’aimerai pouvoir dire que mon cœur se fige, mais je n’en ai plus. Mes cordes vocales trouvent la force d’articuler :
- Comment cela ?
- Ces derniers jours, elle était assez triste et renfermée. Et en regardant dans sa chambre, on a trouvé des paquets. Un pour chaque membre de la famille, comme un testament qu’elle nous aurait laissé. Il y en a un pour toi. » Il me tend un petit carton, très léger. En le prenant, je sens des objets bouger à l’intérieur. Je le pose sur la table et relève les battants.
C’est le tarot et son livret. Une simple feuille blanche est posée par-dessus, et je reconnais l’écriture de Nat’ dans ces trois mots : « Je le savais ». Mes yeux se noient à nouveau. Le cœur serré, je prends les deux objets qu’elle m’a légués en héritage. Je les accepte, me sentant comme Tityos sur sa falaise. Mais mon supplice ne s’arrête pas là. Dans le carnet, Nat’ a glissé un marque-page. Je le connais bien, celui-là : je lui ai offert pour ses dix ans. Je ne pensais même pas qu’elle l’avait gardé. Les doigts tremblants, j’ouvre le carnet à la page gardée. Une seule phrase y est inscrite, tracée avec soin par la grand-mère.
"Le tarot a toujours raison. "
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: holden5 le 08 Août 2012 à 18:09:42
En un mot comme en cent: j'adore.
C'est fluide, les personnages sont sympathiques, la structure évoque un peu celle d'une tragédie grecque... Tu donnes suffisamment de détails pour qu'on repère les lieux et la situation mais pas trop non plus. Je ne suis pas fan fan de l'expression "depuis la genèse de nos corps", mais j'imagine que d'autres l'apprécieront peut-être.
Un bonne nouvelle!
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Jon Ho le 08 Août 2012 à 18:27:52
Pour 45 euros, je prends la machine à café.
Non plus sérieusement j'ai beaucoup aimé ton texte.
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: jackywilly le 08 Août 2012 à 22:40:16
Bonjour Karena,

Ton texte me plait bien, voici quelques remarques :

Je suis Nat’ sous la pluie torrentielle.

J'aurais mis "Je cours derrière Nat, sous la pluie torrentielle." sinon, on croit que Nat est une qualité du narrateur en langage spécial. (Je suis perturbé sous la pluie torrentielle). C'est un peu tordu comme remarque, mais c'est ce que j'avais compris.

Trempés jusqu'aux os, nous rions comme des fous, impossible de courir correctement. Arrivés chez elle, nous sommes absolument trempés.

Certainement depuis la Genèse de nos corps.

D'accord avec holden5, j'accroche pas.

son sourire provoque toujours autant de fourbi dans mon estomac.

Originale la réaction au sourire.

qu’elle me demande avec un sourire imparable en se séchant les cheveux avec une serviette - c'est dingue comme elle est belle comme ça, les cheveux tout fous.

Inutile ! Restons concis.

Surtout par un après-midi orageux comme celui-là, où le ciel est noir d’encre et les éclairs illuminent la maison par intermittences.

Les éclairs, c'est forcément par intermittence.

Nat’ fouille dans un placard et en sort ce qui ressemble à un jeu de cartes, mais beaucoup plus long.

On le sait tout de suite après.

- Tu sais comment ça marche ?
- Ouais, tout est écrit dans le carnet ! Je l’ai lu hier et j’ai fait quelques tests. C’est bête comme chou. Bon ! Tu veux savoir quoi ?

Elle l'a dit un peu plus haut.
 
- Le Pendu. Voyons voyons…  Expiation, amour non partagé, peur panique. » Euh, ouais, là, carrément. Je ne le dis pas à Nat’, mais là ça ne m’amuse plus du tout du tout. Et puis « amour non partagé », ça veut dire quoi ? Qu’est-ce qu’il en sait ce jeu de cartes ? D’accord, elle a un copain, mais ça fait à peine trois semaines et je sais même pas si elle en est vraiment amoureuse.

En quoi l'amour de Nat a un rapport avec la réponse du tarot ?

D’accord, elle a un copain, mais ça fait à peine trois semaines et je sais même pas si elle en est vraiment amoureuse.  « Lucien, tu m’écoutes ? Tu tires une drôle de tête.

La reprise du dialogue n'est pas consécutive aux réflexions de Lucien, donc à la ligne.

- Ton tarot, là… Les réponses ne me plaisent pas.

"Les réponses me font peur !"

Mais quelque part, mon cœur sonne le glas.

Sonner le glas, c'est annoncer une catastrophe, c'est inapproprié avec le cœur.
"mon cœur bat la chamade" C'est banal, mais c'est plus juste.

- Et enfin, avec l'Arcane sans Nom..." Ses yeux se sont agrandis, et plus aucun mot ne franchit ses lèvres.

La surprise n'est pas au rendez-vous.
"Elle se tu, les yeux agrandis par une horreur soudaine." Tu vois le genre. Et elle ne peut pas être simplement ennuyée ensuite.

Mais Nat' ramasse très vite les cartes, en haussant les épaules.

Il n'y a pas d'opposition.

En tombant au sol, il s'est ouvert, et une ligne me saute aux yeux tandis que je tends le carnet à Nat'. Parmi les mots tracés avec soin par la grand-mère, ceux-ci indiquent une phrase qui me hante aussitôt.
"Le tarot a toujours raison."

bunker de mon mutisme.

Bien.

Je m’enferme dans ma chambre dès que possible et je rumine mes pensées.

Je ne sais vraiment pas quoi faire. Ecouter ce putin de tarot et ne rien tenter ? Je ne vais pas laisser des cartes guider ma vie, merde !

N'abuse pas trop de la vulgarité, certes ça fait jeune, mais dans un texte littéraire ...

Et : "Subir ce putain de tarot"

Nathalie me rend fou depuis quelques temps. Je ne m’étais pas rendu compte de ce qu’il m’arrivait avant le mois dernier. J’ai voulu lui parler, mais le temps que je me décide, l’autre ahuri avait déjà débarqué avec ses gros souliers. Me voilà comme un con. J’aimerais pouvoir patienter, le temps qu’ils se séparent, ce serait beaucoup plus simple. Mais voilà, je n’ai pas envie d’attendre.

Pourquoi cette réaction soudaine alors que ça avait l'air d'aller entre eux jusque là ?

tandis que dehors, le spectacle son et lumières se poursuit jusque tard dans la nuit.

Un peu faible, l'image.

Je la fais rire (je veux dire, plus que d’habitude),

Je ne suis pas fan des parenthèses, je préfère les tiret, mais chacun son truc.

"Je la fais rire - je veux dire, plus que d’habitude - "

Plus je repense au tirage de tarot, et plus cette histoire me paraît débile. Nous avons été impressionnés par l’orage au-dehors, voilà tout. D’ailleurs, depuis ce soir là, le soleil est de retour et promène avec lui une canicule qui promet d’être longue.

Elle est déjà loin, l'histoire du tarot, ces phrases devraient arriver plus tôt.

supprimer les cours de l’après-midi pour saluer nos performances de l’année.

"pour récompenser"

J’arrive à la gare et lorsque je descends sur le quai, je les aperçois au loin. Je me dirige vers eux d’un pas presque bondissant, mais qui se calme très vite.

Utilise les raccourcis (ellipse) :
"Arrivé sur le quai de la gare, je les aperçois."

- Salut, Lucien. » Nat’ essaye de me sourire, mais la grimace qu’elle m’adresse est loin d’être convaincante.

"Salut" est enjoué, Nat dirait plutôt : "- 'jour, Lucien."

J’ai envie de leur prouver – à tous les deux ! – que je la connais bien mieux que lui, et que je ferai un bien meilleur copain.

Cette foutue manie d'en rajouter !

- J’oublie rien du tout, Nathalie. Je croyais qu’on avait remis les pendules à jour ce matin ?

Les pendules se remettent à l'heure.
 
Très honnêtement, je ne sais pas ce qui me prend. J’ai l’impression que mon corps réagit tout seul, sans entendre le long sifflement qui commence à remplir l’air. Mon poing se lève, prend de l’élan, et s’écrase sur le nez de Nathan.

N'explique des actions spontanées, les décrire suffit.

Son hurlement se superpose à celui du train qui approche à toute vitesse.

Là, c'est parfait. Pas besoin d'expliquer, on comprend parfaitement ce qui se passe. Très belle ellipse.

S’ils connaissaient Nat’ depuis seize ans, l’inverse est tout aussi vrai.

"la réciproque"

En disant ça, il enfonce un autre poignard dans mon cœur et il le sait. Et moi, je sais qu’il a raison.

Mais ! Il n'a rien dit !


je reconnais l’écriture de Nat’ dans ces trois mots : « Je le savais ».

Pas très plausible. En écrivant cela, elle se projette dans l'avenir pour faire en sorte qu'on croit à une écriture posthume ? Elle écrirait plutôt : "Je sais ce qui va m'arriver"

Bon, une tragédie bien construite. Hormis les petites remarques ci-dessus, je te donne mes idées générales sur ce que tu pourrais améliorer :

- Laisse du travail au lecteur, ne lui explique pas tout dès qu'il est capable d'imaginer ce qui se passe.
- Utilise le mot juste ainsi on ne se perd pas en conjectures.

Une écriture efficace (juste, concise) apporte bien plus au texte que de longues phrases pour - laborieusement - expliquer ce que l'on veut dire. N'hésite pas à utiliser - sans en abuser - des figures de style (Allégorie Allitération et assonance Ellipse Métonymie Oxymore Périphrase Zeugma. Il y en a bien d'autres, mais celles-ci me paraissent essentielles.)

A bientôt pour de nouvelles joutes épistolaires.
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: jackywilly le 08 Août 2012 à 22:58:55
Attention, je suis, moi-même, loin d'être parfait, mais je me soigne.
Comment ?
En lisant de bons auteurs et en analysant leur écriture. Je me laisse plus porter par le style que par l'intrigue. Une piètre intrigue bien écrite me réjouit beaucoup plus qu'une belle intrigue mal écrite. Je suis comme ça, je n'y peut rien !
Alors quand j'écris, je n'hésite pas à me relire, corriger, re-relire, re-corriger, et ce jusqu'à dix fois - voire plus - et peut-être pour en arriver à, finalement, éliminer la phrase.
Titre: Re : Re : La Roue de Fortune
Posté par: Kerena le 08 Août 2012 à 23:10:15
Waoh, ça c'est de l'épluchage pur et dur !

Citer
Bonjour Karena

C'est Kerena :mrgreen: Avec un E

Citer
J'aurais mis "Je cours derrière Nat, sous la pluie torrentielle." sinon, on croit que Nat est une qualité du narrateur en langage spécial. (Je suis perturbé sous la pluie torrentielle). C'est un peu tordu comme remarque, mais c'est ce que j'avais compris.

Exact. Après relecture, j'avoue que ça m'a perturbée aussi. Merci de me l'avoir certifié ^^

Citer
Certainement depuis la Genèse de nos corps.

D'accord avec holden5, j'accroche pas.

Bon, je vais voir pour modifier ça alors  :huhu:

Citer
Citer
son sourire provoque toujours autant de fourbi dans mon estomac.

Originale la réaction au sourire.

On appelle ça être amoureux...

Citer
Citer
qu’elle me demande avec un sourire imparable en se séchant les cheveux avec une serviette - c'est dingue comme elle est belle comme ça, les cheveux tout fous.

Inutile ! Restons concis.

Pas faux !

Citer
Citer
Surtout par un après-midi orageux comme celui-là, où le ciel est noir d’encre et les éclairs illuminent la maison par intermittences.

Les éclairs, c'est forcément par intermittence.

En effet, belle redondance  :mrgreen:
 
Citer
Citer
- Le Pendu. Voyons voyons…  Expiation, amour non partagé, peur panique. » Euh, ouais, là, carrément. Je ne le dis pas à Nat’, mais là ça ne m’amuse plus du tout du tout. Et puis « amour non partagé », ça veut dire quoi ? Qu’est-ce qu’il en sait ce jeu de cartes ? D’accord, elle a un copain, mais ça fait à peine trois semaines et je sais même pas si elle en est vraiment amoureuse.

En quoi l'amour de Nat a un rapport avec la réponse du tarot ?

Cf voir ci-desssus

Citer
Citer
- J’oublie rien du tout, Nathalie. Je croyais qu’on avait remis les pendules à jour ce matin ?

Les pendules se remettent à l'heure.

Aors là, j'avoue que j'ai bien ri ! En effet, en effet  :kei:

Citer
Citer
supprimer les cours de l’après-midi pour saluer nos performances de l’année.
"pour récompenser"

Là, je regrette, mais ma tournure de phrase est correcte =)

Citer
Citer
En disant ça, il enfonce un autre poignard dans mon cœur et il le sait. Et moi, je sais qu’il a raison.

Mais ! Il n'a rien dit !

Et le dialogue implicite au-dessus, alors ?


Merci pour toutes tes remarques, j'en ai pris bonne note =) Je corrige de suite ce qui doit l'être !
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: jackywilly le 08 Août 2012 à 23:35:25
Excuse-moi Kerena, j'ai été influencé par Karine.

Le texte appartient à son auteur, c'est donc lui qui décide ce qu'il veut écrire. Je ne faisais que suggérer mais le dernier mot lui revient, alors, je me plie à tes contre-remarques.

Bien amicalement.
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Iseult le 10 Août 2012 à 00:07:20
Kikou,

Cool une fan de Stephen King ...... j'adore :)
Sinon pour la nouvelle, perso j'étais dedans du début à la fin. Persuadé de la mort de Lucien, je n'ai pas vu venir celle de de Nat, rondement bien mené, en tout cas pour moi.
Du coup j'ai pas trop vu de faute, et pour le reste mon nez n'a pas froncé (c'est un indicateur chez moi  :D), donc agréable à lire.

Voili :)
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Dot Quote le 30 Août 2012 à 23:14:29
Plutôt inspiré, une bonne trame tout du long et une chute plus que correcte :)
Je soulignerais que les prénoms du couple se renvoient un peu trop phonétiquement. C'est probablement voulu pour souligner l'écart entre le personnage principale et les deux autres, mais ça prête à confusion.
Sinon, pourquoi ce titre ?
Titre: Re : Re : La Roue de Fortune
Posté par: Kerena le 31 Août 2012 à 00:22:04
Plutôt inspiré, une bonne trame tout du long et une chute plus que correcte :)
Je soulignerais que les prénoms du couple se renvoient un peu trop phonétiquement. C'est probablement voulu pour souligner l'écart entre le personnage principale et les deux autres, mais ça prête à confusion.
Sinon, pourquoi ce titre ?

Euh, en fait quand j'écris je prends les premiers noms qui me viennent...  :-¬? C'est vrai que ça coûte rien de changer l'un des prénoms ^^


La Roue de Fortune, c'est l'arcane numéro 10 du tarot, celle qui selon les cartes peut changer une mauvaise nouvelle en bonheur royal et un jour parfait en poisse totale...
Une vraie roue de fortune, quoi ^^
Ex : tu tires le Chariot (n°7 ) et là tu jubiles "ptin jackpot les gars !", sauf qu'après tu tires le 10 là tu cours te pendre ^^
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Dot Quote le 31 Août 2012 à 06:37:27
Cool pour le titre, ça pourrait être plus recherché, mais ça sonne bien avec la transformation de relations amis/amours en une mort tragique.

J'hésite entre deux interprétations en ce qui concerne le tarot.
- Soit le futur est réellement une branche du présent dont on peut retrouver la trace aux travers d'un jeu (ou de quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs).
- Soit la divination est le pouvoir de créer un avenir à celui qui le demande.
Je pense que les deux sont aussi crédible l'un que l'autre, du fait de la linéarité du temps.
Le processus est assez bien révelé dans ton exemple : tu tires le Chariot avant de jubiler, puis tu cours te pendre après avoir tiré le dix.

Quelle est ton opinion à ce propos là ?
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Kerena le 31 Août 2012 à 09:03:56
Pour moi, la voyance ne fait que donner des indices et des conseils. Rien n'est tracé et elle ne trace rien : elle dit simplement : "je te dis que ça va pas marcher, mais bon, si tu veux quand même essayer, ben vas-y..."

Après, plusieurs personnes de mon entourage se sont fait tirer les cartes ou lire les lignes de la main, et j'avoue que des fois j'ai été choquée...

Tout ça c'est très ambigu  ???  On peu créer un fil dans les Discutions si tu veux. On est pas vraiment hors-sujet ici, mais comme ça on aurait les avis de plus de monde ^^
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Iseult le 31 Août 2012 à 09:46:13
Kikou,

Je dirais que le futur est des branches du présent ........ selon les choix que tu fais à l'instant T, il y a une incidence sur l'avenir, par contre je ne pense que tout est tracé.
Pour cela je rejoins Kerena, le résultat des cartes ne donnent que des indices car elles partent de l'instant T, et aussi de l'interprétation qui en est faites (important aussi ;)), après tout peut arriver selon le chemin que l'on prend ;).

Edit : rhooooo les fautes  :-[
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Kerena le 31 Août 2012 à 10:08:14
Ah, merci Iseult, enfin quelqu'un qui me rejoins dans cette idée là !

Après, cette conception de l'avenir que j'avais a été complètement chamboulée par une expérience vécue par ma mère - à savoir que plus platonique comme personne, tu meurs.
Elle a travaillé toute sa vie à l'hôpital, et l'une de ses premières collègues tirait les cartes (avec un jeu de cartes à jouer basique). Ça lui prenait comme ça, de temps en temps. Un soir elle a regardé ma mère et dit : "tiens, je t'ai jamais tiré les cartes à toi ! Viens là !"
Et donc, ma mère qui avait à cette époque 25 ans a eu cette prédiction :
- elle se marierai tard - elle s'est mariée à 36 ans.
- elle aurait trois enfants - elle en voulait deux mais mon petit frère a été la dernière surprise
- et enfin, ma tante était enceinte mais elle ne le savais pas encore - ladite tante a appelé trois jours après en pleurant : elle venait tout juste de faire son test de grossesse...

Voilà...
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: OliveDuWeb le 31 Août 2012 à 14:19:40
Bonjour !


Malgré une sensation de déjà vu, j'ai trouvé ce texte bien mené, bien écrit.
La fin ne m'a pas vraiment surpris, je dois dire. Si la mort est fortement attendue, on ne peut imaginer un instant que ce soit le narrateur (sinon comment pourrait-il raconter ?), donc ma première idée était la fille. Une fois sur le quai, j'ai aussi pensé au numéro 3.

Comment s'est passé l'exercice de se mettre dans la peau d'un garçon ?
J'ai toujours été curieux des hommes qui écrivent un texte à la première personne au féminin (ou le contraire), mais je n'ai encore pas osé le faire moi-même.


Cordialement,
O.
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Kerena le 31 Août 2012 à 14:39:41
Ben, je vais aller dans les clichés, mais après avoir longtemps parlé à mon frère, on a constaté que les hommes sont quand même bien plus faciles à comprendre que les femmes. On peut dire qu'ils fonctionne de façon plus évidente.

Alors aucun souci pour se mettre dans la peau d'un homme (en plus, j'ai longtemps été du genre garçon manqué). En revanche, les hommes qui se mettent dans la peau d'une femme, chapeau !  :mafio:


Merci pour ton commentaire =)
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Eveil le 31 Août 2012 à 16:01:35
Bonjour Kerena !

J'ai aimé ton texte. :) Souvent je suis rebuté par la longueur, et là le tiens était à la limite lol. J'ai commencé et j'ai fini, ce qui n'arrive pas pour les 3/4 des autres textes "courts" que je peux lire.

L'histoire n'est pas originale, prédictions sur la mort, tout ça, mais c'est bien fait. :) Ah et il manque deux-trois mots par ci par là, je ne sais pas si les autres ont relevé.

Et qu'est-ce que ça fait du bien de lire quelque chose de simple, sans tournures à la mords-moi-le-noeud :D, pas fan du "putain" non plus.

Voili, voilou

 ::)
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Kerena le 31 Août 2012 à 16:07:01
Je prends bonne note de tes conseils =) Décidément, je n'ai pas fini de le travailler celui-là ! :mrgreen:

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rajouter quelques images

Comment cela ? Des métaphores ou des photos ?
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Eveil le 31 Août 2012 à 16:17:17
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Des métaphores
Moui voilà, ceci dit des photos c'est bien aussi, ou des dessins...

Mais c'est toi l'auteur tu fais ce que tu veux, bien entendu :mrgreen:
Titre: Re : Re : La Roue de Fortune
Posté par: Kerena le 31 Août 2012 à 16:22:41
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Des métaphores
Moui voilà, ceci dit des photos c'est bien aussi, ou des dessins...

Mais c'est toi l'auteur tu fais ce que tu veux, bien entendu :mrgreen:

En fait, ce n'est pas que je sois contre, mais je ne comprends pas où tu voudrais en ajouter. Un ptit exemple pour aider ?
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Eveil le 31 Août 2012 à 16:35:18
Peut-être à la fin par exemple, mais après comme le narrateur s'exprime un peu comme dans la vie de tous les jours, ça ferait un peu bizarre. :mrgreen:
Images ou bien jeux de mots, je suis loin d'être un spécialiste, et souvent mes images à moi sont suspectes ou hasardeuses lol. Mais si tu veux je peux essayer d'en chercher quelques unes, et je te les envoie par mp,  :)

(parce que sinon j'ai peur qu'on flood et qu'on dérive trop du texte :D)
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Dot Quote le 31 Août 2012 à 19:20:50
Iseult, Kerena : j'suis ok pour un petit fil de Discussion sur le sujet ;)

Lorsque vous dites que le futur est une branche du présent, je l'imagine bien (comme pourrait le dire Bernard Werber et son arbre des possibles). Je suis également d'accord que nos choix et actions nous permettent de voyager dans ces branches.

Ceci dit je suis convaincu que dévoiler à quelqu'un un de ses futurs possibles influe directement sur sa probabilité d'arriver. Ainsi un fils de ministre qui entend toute sa vie qu'il deviendra quelqu'un d'important à largement plus de chances de le devenir qu'un fils d'ouvrier à qui on raconte que le foot, c'est la vie (je tombe dans le cliché, certes, mais vérifiez le système scolaire français, on est en plein dedans).
D'ailleurs, et je m'éparpille un peu, mais les testes médicamenteux se font de la manière suivante :
- on donne à une population atteinte du mal à traiter un médicament en leur disant "ceci est un médicament, vous allez guérir"
- on donne à une autre population atteinte du même mal un produit inefficace en leur disant la même chose.
Et bien beaucoup guérissent malgré tout avec l'ersatz de médicament. Ah placébo, quand tu tiens notre avenir entre tes mains.

Kerena : pour l'expérience de ta mère, c'est effectivement étrange, pour ne pas dire bizarre, et bien que les deux premières puissent probablement se lire approximativement sur le visage d'une personne, j'avoue que la troisième est assez difficile à situer.
Cela me fait penser aux tachyons, ces particules imaginées mais jamais démontrées censées aller plus vite que la lumière.
Selon le référentiel étudié, elles pourraient de ce fait remonter le temps. Ainsi peut-être y a-t-il réellement des choses qui nous entourent et qui ont vu à quoi nous ressembleront plus tard...
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Milora le 09 Mai 2013 à 17:27:13
On me dit de lire, alors je lis  :huhu:

Reeemontage !

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on voulait passer notre mercredi après-midi dehors, à faire rebondir le ballon sur les graviers du stade communal.
Alors ça c'est pas facile, de dribler sur du gravier, vraiment pas  :huhu:
*mode remarques inutiles off*

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Incroyable, comme après dix ans, son sourire provoque toujours autant de fourbi dans mon estomac.
La virgule après "incroyable" me parait pas très bien placée...  :-X

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(quand bien même parfois j’en aurai bien envie)
aurais

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Habituellement, en cas de pluie ou autres phénomènes hors de notre volonté,
Hors de votre volonté ça me semble bancal. Indépendant de notre volonté, par exemple ?

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- Euh, Nat’… Tu sais que le tarot, à deux, c’est pas jouable ?
Ah ça c'est faux, il existe une variante pour deux joueurs :P

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le bon dieu continue de taper sur ses tam-tams africains.
j'adore l'image ! :)
(par contre faut une majuscule à Dieu dans ce cas-là)

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Ecouter ce putin de tarot et ne rien tenter ?
putain

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Je ne m’étais pas rendu compte de ce qu’il m’arrivait avant le mois dernier.
de ce qui m'arrivait, si je ne m'abuse

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D’ailleurs, depuis ce soir là,
soir-là

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promène avec lui une canicule qui promet d’être longue.
Aujourd’hui, le temps accompagne la journée qui promet d’être magnifique
ça fait deux fois d'affilée "qui promet d'être"
Et je trouve que la deuxième phrase est un peu bancale...

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Le seul hic de la journée,
ça fait répétition avec "journée", juste au-dessus

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Il lui tient la main d’un air un peu trop possesseur à mon goût
possessif (possesseur c'est le nom, l'adjectif c'est possessif)

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- Nathan, s’il te plaît… » Ah, Nat’ réagit.
Nat' et Nathan ?  :D

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ta visite me réchauffe le cœur.
c'est pas très naturel, comme réplique...

Sympathique ! C'est classique, mais bien mené, j'ai trouvé la lecture agréable. :)
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: ernya le 25 Novembre 2014 à 22:47:00
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Nous nous sommes rapidement réfugiés chez elle, alors que les premières gouttes de pluie s’écrasaient douloureusement sur les graviers. « Bon, ben je crois que pour le basket, c’est râpé », me dit-elle en riant.
transition un peu maladroite, je trouve

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Je ne sais même pas comment elle a pu grandir dans une maison pareille : personnellement, par des soirées comme celle qui s'annonce, j’aurai fait des cauchemars
idem, je pige pas trop la transition vu qu'avant il trouvait ça bien une maison pareille

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Mais bon, on est plus des bébés hein, et je repousse l’aspect flippant de l’étage loin de mes pensées.

louuuurd et je trouve que le "hein" fait oral parachuté


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- Nat’…  Tu crois vraiment à ce genre de trucs ?
- Moi ? Nan. Mais j’ai demandé à papa ce qu’il en pensait. Il a perdu sa mère très jeune, mais pour ce dont il se souvient, elle tirait souvent les cartes. Après, je ne sais pas si ses tirages se réalisaient. Mais j’ai bien envie d’essayer ! Pas toi ?
c'est moi ou elle ne répond pas à sa question ?

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- Tu sais comment ça marche ?
- Ouais, tout est écrit dans le carnet ! Je l’ai lu hier et j’ai fait quelques tests. C’est bête comme chou. Bon ! Tu veux savoir quoi ?
- Comment ça ?
- Ben, il faut bien quelqu’un pour poser une question ! Et comme c’est moi qui sais comment ça marche, ben c’est toi qui t’y colles !
idem

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Sur le moment, je fais moins le fier. Les jeux de cartes, OK. La voyance, OK – quand ce sont les autres qui  jouent avec. Mais tirer les cartes un jour d’orage ? Alors qu’on peut imaginer que c’est je-ne-sais quelle force mystérieuse qui vous guide les mains ? L’idée n’est franchement pas rassurante. Mais merde, je suis un mec, alors je prends mon courage à deux mains et je me laisse guider.

c'est peut-être voulu mais je ne comprends pas bien pourquoi le mec est aussi flippé de la vie

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Quand à Nat’…
Quant

Décidément, je ne suis pas convaincue par les textes du recueil  :-[
Pour celui-là, je l'ai trouvé assez classique et un peu maladroit dans ses transitions ou dans la façon de présenter les choses : on ne voit pas très bien dans quel contexte Lucien s'exprime, ni l'utilité des marques d'oralité comme "hein" ou autres, je trouve.  :-X
Je pense aussi que mal de trucs sont présentés assez rapidement, sans trop de subtilité (la Nathalie qui sort avec un Nathan, la jalousie de Nathan, le coup de l'amitié d'enfance qui se transforme, le coup de "je le savais"....).
Bref, celui-là m'a pas trop convaincue, t'as fait mieux !  :huhu:
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Kerena le 26 Novembre 2014 à 20:28:37
Heureusement que tu remontes ce texte Ernya, parce que je me rends compte que je n'avais jamais répondu à Milora  :-[

Milora :

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Alors ça c'est pas facile, de dribler sur du gravier, vraiment pas

J'y avais pas pensé  :mrgreen:

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Ah ça c'est faux, il existe une variante pour deux joueurs

Ca doit être profondément ch*ant  :mrgreen:

J'ai bien pris note des corrections/répétitions (si ça se trouve j'avais déjà corrigé mais sans répondre, je vais vérifier ça  :-[ )

Merci pour ta lecture, en tout cas. Je suis contente que ça t'aie plu  :)

Ernya :

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idem, je pige pas trop la transition vu qu'avant il trouvait ça bien une maison pareille

Effectivement. A force de relire ses textes on ne voit plus les incohérences. Je vais corriger ça.

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louuuurd et je trouve que le "hein" fait oral parachuté

Je crois que c'est un texte très "oral"  :/ Si je le remanie, je verrais si je change ça.

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c'est peut-être voulu mais je ne comprends pas bien pourquoi le mec est aussi flippé de la vie

Le tarot c'est plutôt vu comme quelque chose de mystique, alors avec l'orage dehors j'avais pensé que... Non ?  :-[

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on ne voit pas très bien dans quel contexte Lucien s'exprime

Peux-tu préciser cette idée de contexte (je comprends pas ce que tu veux dire) ? Ça m'aiderait bien à reprendre le texte  :)

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ni l'utilité des marques d'oralité comme "hein" ou autres, je trouve.  :-X

Ça, ça a été une de mes grandes "phases" d'écriture  :/ (voir la première partie des Failles, juste imbuvable) Je pense que ça va passer à la trappe, du coup.

Citer
Je pense aussi que mal de trucs sont présentés assez rapidement, sans trop de subtilité (la Nathalie qui sort avec un Nathan, la jalousie de Nathan, le coup de l'amitié d'enfance qui se transforme, le coup de "je le savais"....).

Ah, mais pour le coup les prénoms c'est juste pas mon truc  :mrgreen: Nathalie aurait pu tout aussi bien s'appeler Marie-Pierre  :mrgreen:

Faudrait que je le relise vraiment, il commence à dater ce texte  :\?

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t'as fait mieux !  :huhu:

Je peux pas dire le contraire  :mrgreen: Cependant c'est un texte auquel je suis attachée, alors oui, pourquoi pas, je l'améliorerais bien !

Merci beaucoup pour votre lecture à toutes les deux =)
Titre: Re : Re : La Roue de Fortune
Posté par: ernya le 26 Novembre 2014 à 20:45:04
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c'est peut-être voulu mais je ne comprends pas bien pourquoi le mec est aussi flippé de la vie

Le tarot c'est plutôt vu comme quelque chose de mystique, alors avec l'orage dehors j'avais pensé que... Non ?  :-[
avec la suite du texte, on comprend mieux que t'aies voulu en rajouter sur des sortes de "signes" mais à première lecture, je trouve son inquiétude un poil trop poussée

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Citer
on ne voit pas très bien dans quel contexte Lucien s'exprime

Peux-tu préciser cette idée de contexte (je comprends pas ce que tu veux dire) ? Ça m'aiderait bien à reprendre le texte  :)
ben comme t'écris à la première personne, pour moi, faut un petit contexte (pourquoi il dit Je, à qui il "parle"), bref donner un peu le cadre de la situation d'énonciation. C'est pas la même chose que quand on utilise la troisième personne et où c'est sous-entendu que le narrateur va nous raconter à nous lecteur une petite histoire. J'sais pas si c'est clair ce que je raconte...
T'écris aussi au présent presque durant tout le texte, sauf que c'est pas le même présent le "je cours" au début du texte et je "je pleure" de la fin... Y a peut-être un petit réglage à faire au niveau des temps aussi du coup : à quel moment Je s'exprime et se situe. A quoi correspond le temps verbal utilisé ? à quelle époque sommes-nous ? Revit-il le passé comme un moment présent, se revoit-il en train de courir sous la flotte ce jour-là... etc

Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Kerena le 26 Novembre 2014 à 21:47:40
En fait,je voyais ça comme une action qui se déroule au fur et à mesure de la lecture... Donc pas de souvenirs, pas de report dans le passé, ça se déroule ici et maintenant.

Alors, si par rapport à ça, il y a des choses à changer, je suis preneuse  :mrgreen:
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: ernya le 26 Novembre 2014 à 22:04:31
Ben si ça se déroule pendant un ici et maintenant pourquoi la première personne, pourquoi des marques d'oralité et pourquoi une action s'étalant sur plusieurs jours ?  :\?
Titre: Re : La Roue de Fortune
Posté par: Kerena le 26 Novembre 2014 à 23:56:11
Ce que je veux dire, c'est qu'on suit l'action au fur et à mesure qu'elle se déroule (mais je sais pas si je m'exprime bien  :-[ )