L'histoire fut écrite en moins de deux heures sur la musique de Basil Poledouris pour Conan le Barbare, mais la correction elle, prit plus de temps. Mon exercice préféré, je ne savais ni le milieu, ni la fin, ni le titre, quand j’ai écrit l’histoire. Je me suis juste laissé envouter par la musique que j’affectionne beaucoup. De temps en temps, l’esprit sombre, de guerre laisse place à une atmosphère détendue et calme, bien que pendant un temps très bref, cela correspondait à l’ambiance de la musique pour moi. Je suis très fier de ce texte, mais je suis sûr qu'il reste énormément de fautes, ayant des lacunes en français et étant un novice en écriture. (De plus j'ai perdu mon Bescherelle) Je sais que je n'ai pas commenté beaucoup de texte et je m'en excuse, mais je ne sais pas vraiment commenté :-[ .
Edit : J'espère que cela convient mieux comme cela. J'ai vraiment des problèmes d'écriture et j'aimerai vraiment pouvoir m'entrainer.
Edit 2 : Entièrement réécrite et réarranger selon vos précieux conseilles, j'espère que cette version vous plaira, j'ai aimé l'écrire.
CYCLE
«Le cavalier était à l’affût. En venant, il avait aperçu de la fumée près de son village, et cela l’inquiétait énormément. L’homme était grand, et plus fort que la plupart des gringalets de l’armée du roi, qui n’avait jamais combattu. Il portait une cotte de maille brillante en dessous d’une simple tunique déchirée par la guerre. Alors que dans son dos, il n’y avait pas de cape, mais une belle épée assez grande de onze pieds. Certains en aurait déduit que c’était un espadon, mais la taille était légèrement plus grande et l’arme plus lourde. Le pommeau abritait un joyau rouge qui luisait dans le noir. L’enchantement du joyau était en fait le cadeau d’un ensorceleur, dont la vie fut sauvée par notre héros. Le cheval lui, était un pur-sang, un des derniers de sa race. Il était tellement vif, que les ennemis le voyaient rarement arriver.
En s’approchant près de la ville, le guerrier eut un horrible sentiment. Tout le village était en ruine, et les rues étaient jonchées de cadavres encore fumant. La plupart des maisons était détruites et la fumée omniprésente de cette scène lugubre brouillait la vue de tout homme se trouvant dedans. Des yeux, il cherchait sa maison, sa famille. Dans les décombres d’une des maisons, il trouva le bras d’un jouet de soldat, ainsi qu’un petit poing squelettique. En retirant quelques décombres sur le corps de l’enfant, il confirma ce qu’il craignît. Là, au milieu des ruines, son fils gisait inerte. Le guerrier serra les poings, tellement fort que du sang commençait à couler et il ne voulait que la vengeance. En regardant dans la maison, il vit sa femme. Morte elle aussi, à semi-brûler par le feu infernal d’un nécromancien, car le père de famille savait qui était le tueur, et s’était bel et bien un nécromancien.
Avec les quelques bouts de bois qui trainait par terre, il en fit une croix, dans lequel il inscrivit des noms et des dates. Au pied, il y déposa délicatement ses deux plus chers proches, et pria. Ses prières parlaient de vengeance et de courage. Il ne chercha pas à prier pour le salut des âmes de sa famille. Après la fin de l’enterrement, l’homme enfourcha sa monture, et se mit au galop. L’enfer derrière lui, la mort devant, il força son cheval à aller de plus en plus vite, mais celui si était déjà à son maximum.
Le cavalier connaissait déjà le meurtrier. C’était un vieil homme sénile et gras, qui pensait pouvoir ramener des morts à la vie. Certains le qualifiaient de nécromancien, mais notre héros n’y croyait guère. Il croyait au courage, à la mort, au carnage, mais pas au sacrifice ni à la magie. Son cœur battait très fort, tellement fort que quelques fois il pensait qu’une troupe de barbare le suivait en entamant un chant funèbre sur leurs tambours de guerres. Dans le ciel, la boule de feu descendit lentement quand celle de glace montait entourée d’un million d’âmes célestes. Enfin à la première lueur de l’aube il apercevait la désolation. Le magnifique château qui avait été autrefois pleine de vie, était maintenant détruit. Le guerrier descendit rapidement de sa monture.
En avançant sur les herbes mortes, le guerrier réfléchissait à un moyen de franchir les obstacles. Il arriva en quelques secondes vers les grosses grilles de fer avec son plan, et commença à l’escalader. Avec un peu de chance, l’ermite qui y habitait ne regarderait pas à travers sa fenêtre. La chance était avec lui, l’homme ne le regardait pas, mais à la place, deux visages fins et blancs regardaient à travers la fenêtre crasseuse. Il reconnut un petit garçon apeuré et une femme osseuse, il ne savait pas qui ses gens étaient pour rester près du meurtrier, mais peu lui importait ? Quelques secondes après les avoir vu, il était déjà de l’autre côté. La dernière résistance entre sa proie était devant lui, pas pendant longtemps, mais elle était là. En un coup d’épée, la porte vola de ses gonds, et atterris sur le tapis. Il s’en servit de passerelle pour ne pas toucher le sol.
Alerté, un homme corpulent et chauve fit éruption dans la pièce. Enfin ! C’était lui, l’homme qui devait mourir, l’assassin ! Il avait tué son fils ! Il avait tué sa femme ! Il va le tuer ! Sans que l’homme puisse faire un geste, notre héros bondit et le décapita. Sa grosse tête ronde roula lentement dans le sol, et avec satisfaction le guerrier cracha sur sa victime. Il aurait bien voulu le faire souffrir comme il avait souffert. Il aurait voulu le découper, le déchirer, l’écartelé ! Il aurait voulu anéantir tout son être et tout son univers !
En sortant, il revit les deux têtes qui l’avaient regardé du haut de la vitre sans teint. Avec un rugissement de satisfaction, il pointa le ciel en injuriant son ennemi trépassé. Ainsi après quelque secondes de vulgarité, il se souvint de pourquoi il l’avait assassiné !
Une douleur l’envahit. Pourquoi n’est-il pas mort dans ce combat ! Le jeune homme avait tué le vieillard, et pourtant, c’était lui qui avait gagné. L’ainé avait détruit tout ce qui faisait la vie de son cadet. Des larmes se mêlèrent aux insultes de plus en plus complexes du jeune guerrier. Puis aux jurons adressés aux dieux, qui ne l’avait pas pris avec le reste du village. Pourquoi il était le seul à rester ? Pourquoi il était le seul à vivre ? Pourquoi il était le seul à souffrir ? Il devait abandonner la vie, malgré ses croyances il devait mourir, il voulait les rejoindre. Que restait-il dans cette vie ? La mort ! La souffrance ?
La magie ? Cette arme capricieuse pouvait sauver ses proches ? Pouvait-il, revenir dans ce monde ? Arrêter de souffrir ? Devenir enfin celui qu’il voulait être ? Oui ! Il le pouvait ! Restaurer son clan, sa famille ! Ressusciter les êtres les plus chères de sa vie ! Reprendre sa vie ! Celle qui s’était arrêté à cause d’une atrocité sans nom !
Mais la magie nécrotique est celle des plus morbides ! Les sacrifices et les dons du sang que nécessitaient les rituels était énorme ! Mais tant pis, si il devait vendre son âme au diable pour sauver les jeunes innocents autant en passer par là ! Et par l’enfer ! Pendant près d’une vingtaine d’années l’homme avait essayé de maitriser la puissance mortelle. Il avait dû troquer ses cheveux et ses muscles pour une grosse bedaine grasse. Il avait dû s’exiler et vivre en ermite pour pouvoir apprendre les sorts interdits.
Enfin, après un village décimé et des centaines de morts, il avait pu sauver sa famille. Les deux le regardaient ne sachant que faire. Son fils n’avait pas grandi, sa femme pas vieillit, ils restaient comme dans ses souvenirs. Mais lui ? Qui était-ce ? Un homme maléfique et particulièrement gras, qui avait profité de ses temps libres pour lire et vieillir. Oui, il était vieux, oui il avait fait des actions horribles. Mais au moins, le diable ne lui avait pas pris son âme. Pas encore !
Après avoir vécu quelques jours avec sa famille, un homme s’approcha de sa demeure, un jeune guerrier, qui avait à peu près l’âge que son fils aurait dû avoir. D’ailleurs, le visage de ce dernier ainsi que celui de sa mère regardaient l’homme grimpé le vieux bâtiment qui tombait en ruine. Avec un dernier regard à sa famille, notre héros parti accueillir comme il se doit leur invité ! Avec une démarche lourde il franchit les escaliers et descendit à l’entrée où un grand fracas se fit entendre.
Une fois en bas, le guerrier sauta sur lui. Le temps semblait long, très long. L’arme arriva lentement vers le cou du nécromancien, retenu par une main forte qui finissait un bras et des pectoraux d’une rare puissance. En dessous de sa tunique, on peut apercevoir une cotte de maille, comme celle que l’homme portait avant de se plonger dans les arcanes sombres. D’ailleurs, elle braillait plus que la sienne, car des larmes avaient coulé dessus et reflétaient sa peine.
Il y en avait aussi dans ses yeux, un mélange de colère de haine, ainsi que de la tristesse. L’homme avait déjà vu ses yeux ? Mais où ? Son visage en lui-même reflétait une innocence brisé. L’épée lui érafla le cou. Alors, il était mort ? Des larmes roulaient le long de ses joues. Si près du but… Trop près du but ! La famille parfaite qu’il voulait, il ne l’aurait jamais. L’épée lui entra profondément dans le cou. Peut-être que le diable, prenait ce qu’il devait avoir. Une profonde injustice ! La lame atteignit son os. Ou peut-être qu’après être mort psychologiquement, il devait mourir physiquement ? La lame traversa l’autre moitié de sa tête. Ou peut-être…
Sa tête roula le long de la salle. Le guerrier, sorti après avoir craché sur notre défunt héros et cria sa victoire, puis sa défaite. Gisant dans le sang, le vieil homme avait expiré depuis bien longtemps. Ca tête ronde dodelinait et descendait les marches une à une, guidé par la violence du bourreau. A la fin de sa descente, la tête s’arrêta grâce à la porte légèrement surélevé, et nous pouvons enfin voir son expression. Ce n’était pas une expression d’horreur, mais de compassion.»