Coucou vous ! :mrgreen:
C’est le premier texte que je poste ici et c’est en même temps le premier texte d’écriture automatique que j’écris… Je crois que ça date d’il y a quelques jours. C’était le soir, je ne savais pas vraiment quoi faire donc j’ai pris une feuille et un stylo et voilà ^^. Il n’y a pas réellement de fond et ce n’est ni travaillé ni réfléchi parce que justement, ça porte bien son nom, c’est automatique … :D
Je ne sais pas si c’est vraiment utile de poster de l’écriture automatique…(parce que c’est pas le genre de chose intéressant à commenter…)
Soyez sans pitié quand même ! ^^
La toile
Les coloris s’écrasent sur la toile. Des pigments vulgairement badigeonnés viennent s’y agglutiner. Cette toile, tu n’as pas le droit de l’abandonner. Parce que tu es le seul artiste capable de démaquiller des papillons et de les rendre encore plus beaux sans couleurs, tu n’as pas le droit de l’abandonner. Ton travail est acharné, tu recherches cette perfection insaisissable. J’espère seulement que tu ne passeras pas à côté. Les pinceaux entament leur danse endiablée. Cette danse, tu l’as commencée. Je veux que tu l’achèves. Je ne sais pas comment tu dois t’y prendre. Tu peux inventer des couleurs, ça fera peut-être sensation. Beige pourpre, bleu moiré, jaune violacé, innove. Dessine des libellules vermeille, esquisse des traits, revois les textures, nuance les tons, réchauffe les teintures, précise les contours, débrouille-toi pour piquer la curiosité du spectateur. Les effets doivent être retenus. Ébauche des croquis, taille et retaille tes crayons. Traîne le graphite sur ta toile. Je veux entendre ton crayon crisser sur le papier. Trouve le sujet. Gomme tes fioritures, retravaille tes portraits, trouve l’étincelle. Embrase ton public. Donne-toi, consume ton imagination, assèche-la. Je veux voir du grand art. N’abandonne pas. Cette valse picturale devra bien se terminer. Arrange-toi pour m’emprisonner dans ta toile. Je veux être saisie en la regardant, au point d’y être projetée. Gaspille ton énergie là-dedans, entête-toi bon dieu. Jubile, extase-toi, je ne sais pas, trouve un moyen pour ne pas abandonner cette fois. Tes gestes, je les épie : je les veux parfaits, mesurés, calculés. S’il le faut, pousse des cris, arrache toi les cheveux, creuse-toi l’âme. Ton œuvre ne sera pas oubliée. Elle sera contemplée, mais jamais dépassée. Plus de fausse harmonie, banni l’artiste déréglé qui sommeille en toi. Plus de peinture vieillie, fouille dans ton esprit pour créer la toile. Ton tableau va solidement s’ancrer dans le temps. Persévère, cherche, explore, teste, produit, n’abandonne pas. J’exige un résultat sans précédent. Du jamais vu. Je veux voir le tableau exploser. Je veux que le peintre se réveille, peigne, dépeigne et repeigne. Tu dois être hypnotisé par ta toile, ta création. Je veux que tu parviennes à l’aboutissement que tu espères. Saisis ta chance, maintenant. Tu n’as pas intérêt à laisser une œuvre de plus inachevée. Atteins le paroxysme de la folie, si ça peut t’aider. Mets ton âme dans ce tableau, vis-le. Je t’impose le succès. Pas le droit à l’échec. Je t’interdis d’abandonner.