Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: El_ChiCo le 28 Juin 2012 à 01:07:13
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Il y a des millions d'années que je n'ai pas posté de texte par ici, il y a aussi des millions d'années que je n'ai pas commenté de texte. Excusez-moi, c'est un peu à cause de cette thèse de ***.
Mais là, en fait, c'est surtout pour poster un mini texte en réponse à un message d'Anlor (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,729.msg101937.html#msg101937).
C'est un petit texte que j'avais écris il y a quelques années déjà. Comme un peu tout ce que je fais j'ai l'impression que ça vaut pas des masses de kopecks mais je m'en fous. Enfin allez-y quand même.
Anlor, peut-être que tu l'as déjà lu, mais je crois pas. Alors c'est spécialement pour toi.
Je refais une dernière fois le tour de ce grand appartement. Non pas qu'il soit immense, mais une fois privé de ses meubles, il prend une toute autre dimension. Comme si on lui avait retiré son âme, sa raison d'être. Comme un fruit que l'on aurait privé de son arôme sucré. Un peu moins d'un an s'est écoulé et il est maintenant temps des constats, des souvenirs ; des joies et des peines. Ici, on trouvait une table ; là c'était un piano. Il a laissé sa place à un balai que l'on s'empresse de ranger dans un placard.
Alors on se sent comme un étranger sur un champ de bataille. Impuissant, face au constat du chaos que les guerres peuvent causer. Ce n'est pourtant qu'un appartement. Bien rangé qui plus est. Mais on s'y était attaché. Il était devenu notre appartement et portait en lui notre histoire, cette histoire qui s'est effondrée tandis que l'on fermait la porte pour la dernière fois. Voilà que, privées de support matériel, toutes ces images sont maintenant reléguées au rang de souvenir.
Et puis l'on souhaite dire au revoir à ceux qui ont compté pour nous. On aimerait bien faire une liste mais le temps n'en laisse pas la possibilité. Alors on pense à ceux qui ont occupé la plus grande part de cette époque. On en rencontre certains pour les saluer, mais très vite, on est submergé par les démarches administratives.
— Je n'ai que faire de couper le gaz, l'électricité, l'eau, le téléphone… Je veux simplement rester avec vous… Encore…
Pourtant il le faut. La vie nous rappelle une nouvelle fois à ses basses considérations matérielles alors que l'on serait enclin à la poésie, à la rêverie.
Tout n'est pas que mélancolie. Lorsqu'une page tourne, une autre se découvre et l'on se plait à l'imaginer belle. Elle est propre ; elle est blanche et il ne tient qu'à nous d'en faire une œuvre d'art. Alors on tourne cette autre clé, le moteur se met en branle ; le départ est annoncé. Bien vite, les souvenirs s'estompent ; ils laissent place aux idées de conquête, et l'on se met à l'écriture de ce nouvel épisode.
Dans quelques années, on feuillettera ce livre. Rien n'aura été oublié de la table ou du piano. Jusqu'à l'interrupteur du cabinet de toilette qui fonctionnait mal.
Toutes les choses ont une fin, de même qu'elle ont un renouveau dès lors que l'on prend le temps de tourner quelques pages.
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il prend une toute autre dimension.
pour moi, et ce n'est que mon avis, prendre une tout autre dimension, c'est aller vers le mieux ...mais ce n'est pas le cas
privé de son arôme sucré.
question, est ce que l'arôme sucrée est l'âme du fruit
souvenirs ; des joies et des peines. Ici, on trouvait une table ; là c'était un piano.
beaucoup de ; c'est pas mon truc, à débattre
on se sens
sent
comme un étranger sur un champ de bataille.
curieuse comparaison
chaos que les guerres peuvent causer.
un peu fort
effondrée tandis que l'on fermait la porte pour la dernière fois.
l'histoire s'effondre s'il y a séparation. Sinon tu peux ressentir de la nostalgie mais pas d'effondrement. Le mot est fort.
on est submergé par les démarches administratives.
Il n'en faut pas beaucoup pour les submerger
faire une œuvre d'art.
tu es bien présomptueux
Tu en fais trop ou pas assez.
Sans tomber dans le mélo, tu pourrais expliquer la nostalgie qui se dégage de l'appartement.
La transition entre des mots forts, de guerre et la glorieuse nouvelle page à écrire est trop brutale.
A mon sens, le texte est trop court, pas assez fouillé.
Bon courage pour ton prochain aménagement
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Trop? non je trouve vraiment pas. C'est assez bien au contraire, en tout cas à mon avis. Je vais pas être super constructif parce que j'aime bien, même s'il est vrai que le texte n'est pas assez creusé à mon goût. Ok, il y a des souvenirs, mais si on ne les entrevoit même pas c'est un peu dommage. Remarque, ça donne une portée plus universelle au texte, il est plus facile de s'imaginer à cette place.
Sinon, pour les formalités administratives, je suis d'accord, moi non seulement elles me submergent mais en plus elles me coûtent très cher à force de trainer ^^
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Je refais une dernière fois le tour de ce grand appartement. Non pas qu'il soit immense, mais une fois privé de ses meubles, il prend une toute autre dimension. Comme si on lui avait retiré son âme, sa raison d'être. Comme un fruit que l'on aurait privé de son arôme sucré. Un peu moins d'un an s'est écoulé et il est maintenant temps des constats, des souvenirs ; des joies et des peines. Ici, on trouvait une table ; là c'était un piano. Il a laissé sa place à un balai que l'on s'empresse de ranger dans un placard.
Alors on se sens comme un étranger sur un champ de bataille. Impuissant, face au constat du chaos que les guerres peuvent causer. Ce n'est pourtant qu'un appartement. Bien rangé qui plus est. Mais on s'y était attaché. Il était devenu notre appartement et portait en lui notre histoire, cette histoire qui s'est effondrée tandis que l'on fermait la porte pour la dernière fois. Voilà que, privées de support matériel, toutes ces images sont maintenant reléguées au rang de souvenir.
Et puis l'on souhaite dire au revoir à ceux qui ont compté pour nous. On aimerait bien faire une liste mais le temps n'en laisse pas la possibilité. Alors on pense à ceux qui ont occupé la plus grande part de cette époque.
J'aime ce passage, il me parle beaucoup.
Je n'ai pas vraiment de remarques à faire, j'aime l'idée, la façon dont tu la racontes, les souvenirs que ça évoque, ... Non j'aime bien ^^
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Hello,
Désolé pour le temps de réponse à vos commentaires mais j'avais pas encore fini ma soutenance, et puis une fois que ça a été fait, il a fallu que je m'en remette :mrgreen:
Merci à tous pour vos commentaires et vos réactions.
Je n'ai pas grand chose à dire à ceux qui ont apprécié puisqu'ils partagent mon avis.
Du coup, je vais surtout répondre à Piga :)
pour moi, et ce n'est que mon avis, prendre une tout autre dimension, c'est aller vers le mieux ...mais ce n'est pas le cas
Je vois ce que tu veux dire, mais pour moi, et en l'occurrence, prendre une autre dimension, ça voulait dire prendre une autre dimension. :D
question, est ce que l'arôme sucrée est l'âme du fruit
Question, pourquoi sucrée ?
Et réponse, pour moi oui, un fruit, quand c'est pas un minimum sucré et avec du goût, c'est dégueulasse. Après, les goûts, les couleurs…
souvenirs ; des joies et des peines. Ici, on trouvait une table ; là c'était un piano.
beaucoup de ; c'est pas mon truc, à débattre
On peut effectivement en débattre, personnellement je suis un défenseur du point-virgule. C'est une ponctuation qui existe, qui a un sens et donne un rythme, ça serait dommage de ne pas l'utiliser quand on veut justement ralentir le texte.
on se sens
sent
Là, tu as complètement raison, désolé pour cette faute indigne ;)
comme un étranger sur un champ de bataille.
curieuse comparaison
Pour expliquer, moi, ça ne m'a pas paru curieux quand j'ai quitté l'appartement dont je parle ici. Je m'attache peut-être beaucoup aux choses, dont cet appartement, et quand je l'ai vu vide avant de partir, j'avais vraiment cette impression d'être un étranger, parcourant un no-mans-land, un endroit que je ne connaissais plus, dévasté… Ça n'était plus mon appartement.
Et alors laisse moi te prévenir tout de suite pour le prochain texte du genre : quand je quitterai l'appartement que j'ai maintenant, ça sera la visite d'Auschwitz…
chaos que les guerres peuvent causer.
un peu fort
Peut-être. Si je n'avais pas appuyé autant, ça serait passé inaperçu. J'ai l'impression…
C'est trop, tu as relativisé toi même en fonction de ton expérience. J'aime mieux donner plus que pas assez.
effondrée tandis que l'on fermait la porte pour la dernière fois.
l'histoire s'effondre s'il y a séparation. Sinon tu peux ressentir de la nostalgie mais pas d'effondrement. Le mot est fort.
Il y a eu séparation.
on est submergé par les démarches administratives.
Il n'en faut pas beaucoup pour les submerger
Je suis d'accord avec Nhil aussi. Les trucs administratifs, c'est super relou et ça me gonfle au plus haut point. Alors oui, je suis submergé par les démarches administratives. Rien que de prendre une enveloppe avec la facture du téléphone dans la boîte aux lettres ça me gonfle, alors quand il faut en même temps fermer le gaz, couper l'électricité, couper la ligne de téléphone et déménager l'abonnement internet, faire les trucs à la CAF, la carte grise, le truc, le bordel, oui ça me submerge.
faire une œuvre d'art.
tu es bien présomptueux
Au moins j'aurais peut-être une chance d'en faire une œuvre d'art.
Si je pars en me disant "boarf ça sert à rien de toute façon je vais faire de la merde", évidemment, je ferai de la merde.
Et puis quitte à imaginer mon futur, j'aime mieux l'imaginer prospère.
A mon sens, le texte est trop court, pas assez fouillé.
Ça, c'est très possible. Mais trop vieux (ou pas assez) pour que j'ai la motivation de le reprendre.
Cela dit, c'est toujours possible d'améliorer je le crois volontiers.
Merci en tout cas pour la lecture et l'intérêt porté ;)
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Aha, un texte de Chico c'est trop rare pour ne pas le remonter :huhu:
Je refais une dernière fois le tour de ce grand appartement. Non pas qu'il soit immense, mais une fois privé de ses Comme si on lui avait retiré son âme, sa raison d'être. Comme un fruit que l'on aurait privé de son arôme sucré.
j'aime bien l'image :)Il a laissé sa place à un balai que l'on s'empresse de ranger dans un placard.
En peu de mots, c'est évocateur
et portait en lui notre histoire, cette histoire qui s'est effondrée tandis que l'on fermait la porte pour la dernière fois. Voilà que, privées de support matériel, toutes ces images sont maintenant reléguées au rang de souvenir.
J'aime bien aussi l'idée.
— Je n'ai que faire de couper le gaz, l'électricité, l'eau, le téléphone… Je veux simplement rester avec vous… Encore…
Là ça a un peu cassé l'ambiance tant ça sonnait faut, surtout avec le tiret de dialogue :-[ Ça fait vraiment ampoulé par rapport au reste du texte
C'est doux et mignon, un peu mélancolique mais avec une note d'espoir. Du coup j'aime bien la tonalité du texte et son ton juste :)
Bon, par contre, ça fait plus "petite réflexion personnelle" que véritable texte à part entière, mais ça reste sympa dans cette optique - et pis je m'y suis pas mal reconnue vu que je vais sans doute bientôt déménager, du coup ça m'a parlé ^^
Bon, maintenant, t'en écris d'autres, na ! :P
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— Je n'ai que faire de couper le gaz, l'électricité, l'eau, le téléphone… Je veux simplement rester avec vous… Encore…
Là ça a un peu cassé l'ambiance tant ça sonnait faut, surtout avec le tiret de dialogue :-[ Ça fait vraiment ampoulé par rapport au reste du texte
C'est peut-être en trop, tu as raison… Ça sort du rythme établi avant…
Je vais l'enlever peut-être…
Et c'est bien une petite reflexion personnelle.
Ça fait un petit texte sans prétention mais agréable à lire en passant :)
Sinon merci pour le commentaire et les encouragements :)
Je pense toujours à mon défi, t'inquiète pas ;)
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— Je n'ai que faire de couper le gaz, l'électricité, l'eau, le téléphone… Je veux simplement rester avec vous… Encore…
Là ça a un peu cassé l'ambiance tant ça sonnait faut, surtout avec le tiret de dialogue :-[ Ça fait vraiment ampoulé par rapport au reste du texte
C'est peut-être en trop, tu as raison… Ça sort du rythme établi avant…
Je vais l'enlever peut-être…
En fait c'est surtout le choix du niveau de langue qui m'a gênée. Un peu trop ampoulé par rapport au reste ("je n'ai que faire..."), surtout que c'est une réplique, où on s'attend à quelqu'un chose d'un peu plus oral...
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Ah oué c'est peut-être ça…
Avec plutôt un truc du genre
« Je me moque du gaz, de l'électricité, de l'eau ou du téléphone… Je veux simplement rester avec vous… »
ça irait mieux tu penses ?
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Ouip, nettement mieux, je trouve ! :)
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A l'occasion des 9 ans du MDE je passe découvrir des textes !
J'ai bien aimé, une tranche de vie, on se reconnait tous un peu dans ce texte qui sent la nostalgie et l'espoir du renouveau !
Au plaisir de te relire
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Hey, merci pour ton passage.
J'avais oublié que j'avais posté ce petit texte, haha !
Du coup, je vois qu'il y a des suggestions qui n'ont pas été prises en compte, je vais m'occuper de corriger ça tiens :)
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Salut El Chico !
Et bon anniversaire du MDE à toi... :-[
On sent que ce texte t'a coûté à écrire... tellement que du coup je crois que tu y as mis trop de pudeur, et peut être pas assez de lacher prise sur tes émotions.
C'est dommage je trouve, y avait moyen d'en faire plus :)
Belle soirée à toi ! ^^
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Salut ! :)
au fil de la lecture...
Je refais une dernière fois le tour de ce grand appartement. Non pas qu'il soit immense, mais une fois privé de ses meubles, il prend une toute autre dimension. Comme si on lui avait retiré son âme, sa raison d'être. Comme un fruit que l'on aurait privé de son arôme sucré.
j’aime pas cette répétition
et il est maintenant temps des constats, des souvenirs ; des joies et des peines
la formulation me parait un peu bancale. J'aurais vu "être temps de + verbe" ou "le temps est venu pour + nom" peut-être ?
Il a laissé sa place à un balai que l'on s'empresse de ranger dans un placard.
si c'est bien un déménagement, même le balai on l'emmène, on remet rien dans les placards :D
Alors on se sent comme un étranger sur un champ de bataille. Impuissant, face au constat du chaos que les guerres peuvent causer. Ce n'est pourtant qu'un appartement. Bien rangé qui plus est.
hmmm, j'arrive pas trop à capter, au début j'ai cru que l'appart était vide puisque privé de ses meubles, mais du coup ça n’aurait pas de sens de dire qu'il est bien rangé :\? et pas de sens de dire que c'est le chaos d'un champ de bataille (corps partout, etc.) sachant que ça s'oppose aussi dans les images que ça me suggère : chaos d'un champ de bataille/bien rangé :\?
Mais on s'y était attaché. Il était devenu notre appartement et portait en lui notre histoire, cette histoire qui s'est effondrée tandis que l'on fermait la porte pour la dernière fois.
je préférais la narration en "je du début, ce on/nous me fait bizarre
Lorsqu'une page tourne, une autre se découvre et l'on se plait à l'imaginer belle.
se tourne, non ?
Lorsqu'une page tourne, une autre se découvre et l'on se plait à l'imaginer belle. Elle est propre ; elle est blanche et il ne tient qu'à nous d'en faire une œuvre d'art. Alors on tourne cette autre clé, le moteur se met en branle ;
répétition
Toutes les choses ont une fin, de même qu'elle ont un renouveau dès lors que l'on prend le temps de tourner quelques pages.
:) absolutely !
hop là ! tout lu !
Pour la forme, je t'ai tout mis au fil du texte, je pense que tu peux facilement fluidifier ;)
Pour le fond, j'aime bien l'idée de parler de ces instants de transition clef qu'on vit à ce genre d'occasion. des virages ou on voit encore la rue d'avant et ou on aperçoit déjà celle d'après ^^ J'aime bien ta métaphore du livre qui garde les souvenirs :)
au plaisir !
Milla
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Merci Marquise et Milla pour votre passage plein d'avis et d'idées.
Tu n'as peut-être pas tort, Marquise, quand tu dis que ça manque un peu de lâcher-prise.
Et Milla, tu fais des remarques très pertinentes je trouve, qui soulèvent des trucs que je trouve un peu moche maintenant, après relecture.
mais c'est vrai que j'avais écrit ça sur le coup il ne me restait plus que mon ordinateur, tout le reste était bourré dans la super 5 et du coup je pense qu'il y a franchement moyen d'améliorer les images et les sonorités.
En tout cas votre passage me donne envie de retravailler ce petit texte, c'est cool :)
Et sinon, pour le balais, en fait en l'occurrence c'était une location meublée, donc il y a pas mal de trucs qui partent, mais aussi pas mal de trucs qui restent, mais du coup c'est vrai que ça embrouille la lecture et les contrastes ou oppositions que j'ai voulu faire…
Je vais revoir tout ça.
Pour le reste de ton commentaire, je vais reprendre le tout au calme mais tout quasiment m'a semblé pertinent :)
Encore merci pour votre passage ;)
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Coucou,
Je n'ai pas lu les commentaires précédents. Je te livre ci-dessous quelques remarques, au fil du texte, sur cette lecture. Globalement, j'ai bien aimé ce texte, et notamment le thème abordé ^^ As-tu le projet d'en faire un texte plus long ?
Comme si on lui avait retiré son âme, sa raison d'être. Comme un fruit que l'on aurait privé de son arôme sucré.
C'est personnel, mais j'aurais mis un verbe dans la première phrase. La rupture phrases verbales / groupe de phrases non-verbales me parait un peu brutale.
Un peu moins d'un an s'est écoulé et il est maintenant temps des constats
La tournure "temps des constats", me parait curieuse
Ici, on trouvait une table ; là c'était un piano. Il a laissé sa place
Comme tu énumères des objets, le "il" qui suit n'est pas très clair. Peut-être le remplacer par un mot plus précis ?
Alors on se sent comme un étranger sur un champ de bataille. Impuissant, face au constat du chaos que les guerres peuvent causer. Ce n'est pourtant qu'un appartement.
Je trouve l'image bien trouvée. Cependant, la façon de l'amener est peut-être un peu brutale, peut-être à cause de la phrase "Impuissant, face au constat du chaos que les guerres peuvent causer.", qui amène beaucoup d'idées d'un coup. A ce moment-là, l'idée de chaos s'oppose à la vision que j'avais d'un appartement vide, le chaos évoquant plutôt pour moi un grand fatras.
Attention aussi, je pense, aux répétitions du verbe être de façon générale dans la première moitié du texte.
On en rencontre certains pour les saluer, mais très vite, on est submergé par les démarches administratives.
On passe rapidement de l'observation de l'appartement, au regret des amis, puis aux démarches administratives, dont l'arrivée est un peu brusque dans le texte, à mon avis.
— Je n'ai que faire de couper le gaz, l'électricité, l'eau, le téléphone… Je veux simplement rester avec vous… Encore…
Le choix du dialogue m'a un peu surprise, dans la mesure où il me semblerait bizarre que le personnage dise ça à ses amis, voire même qu'il le pense tel quel dans sa tête (à cause de la tournure plutôt recherchée "je n'ai que faire" et du "vous")
La vie nous rappelle une nouvelle fois à ses basses considérations matérielles alors que l'on serait enclin à la poésie, à la rêverie.
C'est sûrement un ressenti très personnel, mais cette phrase me parait un peu convenue, à cause notamment de l'expression "basses considérations matérielles", qu'on rencontre souvent
Jusqu'à l'interrupteur du cabinet de toilette qui fonctionnait mal.
Détail drôle :D je ne m'y attendais pas. Globalement, le texte manque peut-être de petits détails, d'odeurs, de couleurs,... qui le rendraient plus vivant.
Bref, je me répète, j'aime bien ce texte ! Je sais qu'il date un peu, mais je serais contente d'en lire une nouvelle version, si jamais ^^ Bon courage pour la suite !
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Hello Spes,
merci pour ton commentaire qui s'ajoute à tous ceux qui m'encouragent pour reprendre ce texte et en faire quelque chose.
Je ne réponds pas à tout faute de temps dans l'immédiat mais j'y reviendrai ;)
Juste :
On en rencontre certains pour les saluer, mais très vite, on est submergé par les démarches administratives.
On passe rapidement de l'observation de l'appartement, au regret des amis, puis aux démarches administratives, dont l'arrivée est un peu brusque dans le texte, à mon avis.
et dans la réalité aussi :mrgreen:
Jusqu'à l'interrupteur du cabinet de toilette qui fonctionnait mal.
Détail drôle :D je ne m'y attendais pas. Globalement, le texte manque peut-être de petits détails, d'odeurs, de couleurs,... qui le rendraient plus vivant.
je vois ce que tu veux dire. Ça revient à un autre commentaire fait précédemment, à propos du lâcher-prise, de pudeur et d'motions.
Je vais retravailler dans ce sens du coup.
Pour terminer l'histoire, il se trouve qu'après ce déménagement, un peu par hasard, j'ai pu récupérer l'appartement en question six mois plus tard et j'étais content de retrouver mon interrupteur des toilettes qui marchait mal :mrgreen:
En tout cas merci pour ton commentaire qui m'encourage à faire quelque chose.
Tous ces commentaires, c'est trop d'émotion :-[