Ce soir, les loups rampent jusqu'à la terre, râles et respirations à crocs ouverts, prêts à ronger les os de l'atmosphère. Ce soir, le ciel éventré et la vanité se sont regardés.J'aime beaucoup les sonorités en "ère" de ta première qui plantent bien le décor de ton texte ; beaucoup moins les rimes en "é" de la deuxième, qui font tâches, par contraste...
Cris de tripes et hurlements de l'air, l'art de mourir crache des soupirs d'éther.comme on dit : "j'aime"
Car jusqu'aux cadavres encore à l'écume de la réalité les loups rampent la bave aux lèvres, comme à toute ombre s'attache une lumière à l'opportune éternité des éclats de poussière.la syntaxe est un peu hasardeuse ici, particulièrement dans la deuxième partie. Tu t'emballes dans les associations de mots qui font chouette on dirait.
Les cieux sont morts, les cieux sont ouverts.j'ai pas pu m'empêcher de me dire que ça faisait "les cieux sont tout verts" :mrgreen:
Et les loups se déversent comme des griffes de tonnerre, prêts à dévorer les sacres et les lumières.lumière x2 ; et je trouve que la deuxième partie de ta phrase diminue un peu la première image (que je trouve très chouette au passage)
Alors j'ai couru jusqu'à la barrière, haleté jusqu'à manquer d'air, vibré, sué jusqu'à la légèreté, et les cieux sont morts et les cieux sont ouverts, comme les loups rampent jusqu'à la terre, sale et si crasse soit-elle, ils viennent planter leurs crocs dans nos autels.je n'ai pas compris ton passage au passé composé. Effet de rupture d'accord, mais c'est pas évident dans la compréhension du texte.
En fait, j'aime beaucoup moins la deuxième partie, même si je crois comprendre l'effet de tourbillon, d'affolement que tu essaie de créer en accélérant le rythme de tes phrases, je trouve que ça fait très accumulation de mots sans trop d'intérêt. (et puis y a ce "tout verts" qui revient tout le temps et ça me fait rigoler)
Alors j'ai couru dans la fracture, embrasé les plus fortes de mes postures, j'ai fermé, j'ai ouvert, des lunes, des soleils, les pulsations de ce corps à deux ailes bourdonnent sourdement dans mes oreilles, alors j'ai dansé en rond jusqu'à me fondre dans l'air, les cieux sont morts, les cieux sont ouverts, et les vents si violents soient-ils, j'ai lâché les loups dans mes asiles.
prêts à dévorer les sacres et les lumières.Dévorer les sacres, je ne sais pas pourquoi mais ça ne me plait pas beaucoup. Je trouve que l'image ne fonctionne pas trop
alors j'ai dansé en rond à me fondre en l'airdommage le "danser en rond" parce que ça casse un peu je trouve cette phrases qui pourrait être hyper puissante...