Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Emanon le 04 Mai 2012 à 00:17:56
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Bien... En réponde au défi de Tomoyo, qui voulait me faire écrire quelque chose sur la vie d'un nuage, de la naissance à la mort. Sachez tout de même que j'ai du mal à le poster... C'est... un peu nul, non ? -et je crois que je suis un peu passé à côté aussi ><-. Et c'est court... Et heu... Bah, voyez par vous-même.
Je suis né comme n'importe quel nuage de nos jours, concentré de souillures humaines au sein même du liquide qui m'a donné naissance. Pour être exact, je suis l'eau qui m'a mis au monde ; je suis ma mère, mon père, et même dans ma mort je resterai le même jusqu'à ma renaissance... Je suis éternel et réduit à l'état d'être vivant, je suis un cycle que vous vous plaisez à changer. Vous ne pouvez pas en dire autant, hein, pauvres humains ? Et oui, je vous observe, je vous suis de là-haut ; j'ai le paradis et votre Terre exposés à ma vue. Saviez-vous que les anges sont dénués d'intérêt ? Dans tout leur fanatisme béat, leur obsession de sainte pureté, ils ne sont rien d'autre qu'une idée, une idée fixe, figée, qui jamais ne se risque à se mouvoir, ils sont dans leur bonheur stupide presque pitoyable... Et je suis triste pour eux vous savez. Ils ne pourront jamais plus changer.
Mais vous, humains, vous ! C'est bien différent. J'erre et je vous vois, maîtres suprêmes de l'enfer que vous vous êtes construits. Êtres fascinants, incapables de vous suivre vous-même et de comprendre vos propres progrès, en permanence submergés, si faible et si têtu ! Regardez-vous, vous agissez sans vous rendre compte de vos actes et aujourd'hui, même moi je tousse de vos déchets...
Et je me laisse porter par les vents, je souffre la pollution en mon sein comme un enfant malade et vorace ; je erre je regarde, je vous méprise et vous envie. Vous savez, ce n'est pas une question de puissance, ni d'intelligence : mais vous êtes maîtres de vos âmes, vous agissez, vous. Moi que suis-je ? Multitude de gouttelettes assemblées au hasard, je reste à jamais chose sans consistance, le vent est mon seul maître et aucun de mes actes n'est dû à ma volonté... Je suis, comme vous, l'impuissance même voyez-vous ? Je naît, meurs et renaît depuis la nuit des temps sans l'avoir jamais voulu, je vis, observe et pense sans avoir jamais pu m'en empêcher... Et, comme un dieu, je suis éternel et je vous surplombe, vous me modifiez comme bon vous semble au rythme de vos avancées scientifiques...
Et au fur et à mesure, je grossis de haine et de regrets, de souffrance contenue ; vos déchets m'usent, se répandent comme la gangrène ; je me fais vieux. Le temps passe et je n'ai rien fait moi-même, par moi-même. Je redescend vers vos terres sulfureuses, attiré au sol par le poids de mes colères, j'inhale vos vapeurs délétères avec délectation, et la chaleur m'oppresse et soudain je me sens la libération approcher... Simple nuage de pluie je viens pleurer ma vie sur vos visage, je me délite, me déchire lentement ; chaque parcelle de moi prend son chemin, se cherche des nouveaux compagnons, et moi, je meurs, je rejoins fleuve et rivières, je m'écoule entre vos terres, je l'effleure de ma substance multiple...
J'étais eau et je redeviendrais eau.
Je suis vie et vous donne consistance.
Me me balade sur vos corps, entre vos cheveux déjà humide ; vous croyiez m'échapper ? Pauvres humains c'est l'amertume que je déverse sur vous aujourd'hui... Eh quoi ? L'eau c'est la vie ? La pluie, c'est poétique ?
La pluie c'est ma mort et la vie est amertume.
Je le sais, je vous vois.
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Au fait... C'est un nuage pollué. Enfin je ne sais pas si c'est utile de le préciser mais... On sait jamais.
SPOILER ALERT! :o
je resterais
Resterai
exposé à ma vue
Exposés.
qui jamais ne se risque à se mouvoir,
Le se risque + se mouvoir fait bizarre, je trouve. A voir.
Je erre
J'erre.
incapable
Incapables. Plus loin, faibles et têtus.
de puissance, ni d'intelligence : mais vous êtes maîtres de vos âmes, vous agissez, vous
Là aussi, c'est n peu bizarre. J'enlèverais la virgule entre les deux ni et mettrais plutôt un point à intelligence (en virant le mais).
Après, c'est ton texte ;)
voulu, je vis
J'aurais vu un point. Puis ce serait peut-être mieux de reprendre le je après vis.
Et, comme un Dieu
Comme Dieu ou comme un dieu ;)
Il y a de l'idée. Je ne suis pas entièrement convaincu, mais j'ai beaucoup aimé la fin du gros paragraphe (+/- à partir d'au fur et à mesure). La toute fin est un peu moins convaincante. C'est en tout cas loin d'être nul; ça mériterait même d'être un peu étoffé si tu en as l'envie.
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Hum, fautes corrigées, spoiler retiré. Je verrais pour le reste plus tard, je commence sérieusement à fatiguer... Merci beaucoup pour la réponse dans tout les cas.
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je erre je regarde, je vous méprise et vous envie.
Pourquoi par "j'erre" ? et tu devrais peut-être mettre une virgule après errer ^^
Je suis, comme vous, l'impuissance même voyez-vous ?
Bon, je chipote mais se serait bien une virgule après même ^^
Je le sais, je vous vois.
Je trouve que cette phrase est de trop, la phrase précédente serait une bonne fin ^^
Bon, j'adore ton texte, super bien raconté et je ne trouve pas que tu sois passée à côté du défi. Il nous (les Hommes) reflète bien ce petit nuage, la façon d'aborder les choses est bien réalisée, bref j'aime :)
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et même dans ma mort je resterai le même jusqu'à ma renaissance
même x2
Et oui, je vous observe,
Eh oui
Et je suis triste pour eux vous savez
faudrait une virgule avant "vous savez"
l'enfer que vous vous êtes construits.
construit (c'est l'enfer le COD, pas "vous")
incapables de vous suivre vous-même
vous-mêmes
mais j'ai pas trop compris l'idée, en fait...
si faible et si têtu !
faibles
têtus
même moi je tousse de vos déchets...
j'aime bien l'idée ^^
Par contre, ça fait vraiment beaucoup de "même", jusqu'ici
je erre je regarde,
j'erre, et virgule
Je naît, meurs et renaît
nais, renais
Je redescend
s
je me sens la libération approcher
me en trop
je m'écoule entre vos terres, je l'effleure de ma substance multiple...
si le l' renvoie aux terres, ça devrait être un "les"
De mon côté, j'avoue que j'ai vraiment pas accroché... L'idée est sympa, mais j'ai trouvé que la manière de l'amener était trop répétitive. J'ai eu l'impression qu'il se répétait beaucoup en fait. J'aurais bien voulu sentir de façon plus nette la progression de ses pensées, et qu'elles soient un peu plus variées...
Et, au niveau de la forme, j'ai pas compté mais il y a beaucoup de "même", ça donne vraiment l'impression de se répéter, du coup.
Voilà, donc je pense qu'en essayant de varier un peu les pensées du nuage et leur formulation, ça pourrait rendre mieux...
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Saaalut,
avec un peu de retard mais j'arrive!
Je suis né comme n'importe quel nuage de nos jours, concentré de souillures humaines
Allons allons, il reste de nos jours de beaux nuages bien purs sans pollution de par le monde :huhu:
et même dans ma mort je resterai le même jusqu'à ma renaissance...
J’aime bien ce passage
Je suis éternel et réduit à l'état d'être vivant
Eternel ok, mais pourquoi etre vivant ?
je suis un cycle que vous vous plaisez à changer. Vous ne pouvez pas en dire autant, hein, pauvres humains ?
ils ne peuvent pas dire qu’ils sont un cycle qu’on peut changer ? je ne comprends pas le « vous ne pouvez pas en dire autant »
j'ai le paradis et votre Terre exposés à ma vue.
:D
Saviez-vous que les anges sont dénués d'intérêt ? Dans tout leur fanatisme béat, leur obsession de sainte pureté, ils ne sont rien d'autre qu'une idée, une idée fixe, figée, qui jamais ne se risque à se mouvoir, ils sont dans leur bonheur stupide presque pitoyable..
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j’aime bien !
incapables de vous suivre vous-même
vous-mêmes
en permanence submergés, si faible et si têtu
si faibles et si têtus
je erre je regarde
j’erre
mais vous êtes maîtres de vos âmes, vous agissez, vous
ah depuis le début on sent que le nuage en a après les homme set puis finalement il les envie ?
le vent est mon seul maître
cool ! ^^
Je suis, comme vous, l'impuissance même voyez-vous ?
Bah non, pas « comme vous » vu qu’avant tu dis que les humains au moins sont maitres d’eux-mêmes
Je naît, meurs et renaît depuis la nuit des temps
Nais, renais
Et, comme un dieu, je suis éternel et je vous surplombe, vous me modifiez comme bon vous semble au rythme de vos avancées scientifiques...
La dernière partie ne colle pas avec « comme une dieu ». Donc faudrait un point après surplombe.
Je redescend vers vos terres sulfureuses
Redescends
attiré au sol par le poids de mes colères
j’aime
j'inhale vos vapeurs délétères avec délectation
surement fait exprès, mais je ne suis pas fan de la répétition du son « délé » (délétère/délectation)
je me sens la libération approcher.
Enlever le « me »
Simple nuage de pluie je viens pleurer ma vie sur vos visage
Visages
J’aime beaucoup cette phrase
je rejoins fleuve et rivières
fleuves
je m'écoule entre vos terres, je l'effleure de ma substance multiple...
soit tu mets « votre terre » soit tu mets « je les effleure »
J'étais eau et je redeviendrais eau.
Redeviendrai
Je suis vie et vous donne consistance.
Comprends pas :-\
Me me balade sur vos corps
Lol, mignon, « je »
entre vos cheveux déjà humide
humides
je mettrais « sur » et pas entre
La pluie c'est ma mort et la vie est amertume.
Je le sais, je vous vois.
Aime bien ^^
DEFI RELEVE !! \o/
Bon je te cache pas que vu le sujet, je pensais à un truc poétique tout mignon sur des nuages cotonneux souriants tout blanc. Bien mal m’en a pris !
Mais je trouve que tu t’es bien débrouillé, c’était bien comme texte. Certes j’ai souligné quelques incohérences ou incompréhensions de ma part mais dans l’ensemble j’ai bien apprécié le ton et la façon de s’exprimer du nuage. C’est assez noir mais c’est très vivant, plein de rage ou de regrets.
Il va peut être un peu vite quand même, ou se perd parfois dans ses pensées, ce qui donne l'impression que c'est trop court, dans le sens où on sait qu'il n'aime pas trop les humains, peut être qu'il les envie quand même, mais on ne sait pas grand chose de sa vie finalement... ::)
Je lirai sans aucun doute tes prochains textes ^^
Merci ! :D
arf, je viens de voir que Milora avait aussi relever les fautes |-|