Parce qu'il en faut bien un premier, je conclus mon inscription avec cette poésie. Même si je ne considère pas cet art comme mon domaine préféré, j'aime ce texte, que je relis souvent sans pouvoir expliquer pourquoi. J'espère qu'il en sera de même pour vous. :)
Des rizières dérisoires,
Bombardées au matin,
Que j'aperçois le soir
Par la vitre du train.
Des enfants en bas âges
Et des femmes affamées
Perpétuent leur voyage,
Sans endroit où aller.
Des militaires pompeux
Entourent ces pauvres hères,
Et tuent les malheureux
Qui abhorrent cette ère.
Dans le compartiment,
Une jeune japonaise
Me regarde fixement,
Me mettant mal à l'aise.
Au milieu des hommes blancs,
Puissants et fortunés,
Elle parait tristement
Usée et accablée.
Un collier sur le cou,
Telle une chienne en laisse,
Souvent rouée de coups
Par sa vile maitresse.
Je me rends soudain compte
Que j'aimerais l'aider,
La faire fuir sa honte,
Lui vouer une destiné.
Mais au fond de mon coeur,
Je ne me sens pas prêt
A subir un malheur
Pour un acte de prêt.
Je ne peux protester
Sans me mettre en danger ;
Je la laisserais là,
Quelque soit son état...
L'égoïsme est présent en chacun d'entre nous,
Ceux qui avancent le contraire ne sont que des fous.
Réfléchissez bien à ce que vous auriez fait...
Vous voyez bien, que vous non plus, vous n'êtes pas prêts.
Pour le 'abhorrent', il y avait à la base "Immondent", mais apparemment, ce verbe n'existe pas (je l'ai lu dans le livre "Les descendants de Shannara" de Terry Brooks). Sinon il y a "déteste", plus simple.
Autrement, je ne pense pas envahir cette section de mes poèmes, il n'y a vraiment qu'une ou deux fulgurances parmi des essais ratés de jeux de mots.
Merci à vous trois. :)
Pour le 'abhorrent', il y avait à la base "Immondent", mais apparemment, ce verbe n'existe pas (je l'ai lu dans le livre "Les descendants de Shannara" de Terry Brooks). Sinon il y a "déteste", plus simple.
Autrement, je ne pense pas envahir cette section de mes poèmes, il n'y a vraiment qu'une ou deux fulgurances parmi des essais ratés de jeux de mots.
Merci à vous trois. :)
Si y a des fulgurances et que tu as envie d'en faire d'autres, c'est sûrement possible, il faut et il suffit que tu identifies ce qu'il y a de fulgurant dans tes fulgurantes et quelles ont été les conditions de production desdites fulgurances :-).
Pour "abhorrent", c'est pas abhorrent le problème, c'est tout le vers, et en fait les deux vers.
dès lors que tu dis "tuent ces pauvres hères", c'est pas évident de les renommes autrement dans le vers qui suit (à cause notamment du "ces").
les malheureux, ce sont les pauvres hères, isn't it? auquel cas c'est bizarre de les désigner d'abord par un démonstratif, puis de reparler d'eux en disant "les".
et le fait d'enchaîner avec un "qui" fait bizarre aussi. pour alléger, oriente-toi à mon avis vers un truc du genre
"des militaires pompeux
entourent ces pauvres hères
et entre leurs deux yeux
vident leurs revolvers"
lol je dis ça comme ça vient, mais enfin tu peux améliorer le truc en te débarrassant à la fois de l'enchaînement à mon avis maladroit "ces pauvres hères/les malheureux" et du "qui" (et, par dessus le marché, du "ère" qui ne colle guère. ère, c'est pour les dinosaures, le paléolithique, etc., enfin pour des périodes énormes).
;)