Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Toluène le 03 Avril 2012 à 21:52:12
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Ndlr : Je vous présente mon tout premier texte que j'ai écrit spécialement pour mon arrivée sur le forum. J'espère vraiment que vous vous ennuierez pas trop en le lisant et qu'il n'y a pas trop de fautes d'orthographe. En tout cas moi j'ai pris beaucoup de plaisir lors de sa composition. Pour ceux qui souhaitent le lire avec Sribd c'est par ici : cliquez-moi (http://www.scribd.com/doc/87881364/Le-marchand-de-reves)
Le marchand de rêves
Dans la vie que je mène, je me considère comme un marchand de rêves. Quoique le terme de marchand soit bien mal choisi, mon solde se résume à un cerveau bien rempli.
Mais attention ! Je ne suis pas "ce" marchand de rêves, cet archétype que l'on se représente inconsciemment. Je ne suis pas de ceux qui vous vendent le bonheur ou vous vantent un produit. Je ne suis pas de celles qui s'effeuillent et s'abandonnent au gré de ces hommes. Je ne suis pas de ces substances qui se substituent à la vie. Je n'appartiens pas à ces politiques, à ces popstars, à ces acteurs, ni même à ces écrivains qui n'offrent au rêve que quelques papiers éparpillés.
Mon art consiste à faire naître une vision à partir du néant, à faire grandir cette étincelle à travers tout un chacun. Les gens viennent me consulter quand il ne leur reste que de grises heures en perspective. Somme toute, je suis loin d'être une énigme, mais on me déchiffre mal. J'agis dans l'ombre, on oublie de me citer, j'ai l'habitude.
Je suis marchand de rêves. Souvent, quand je dévoile ce presque secret , je n'obtiens en retour qu'un rictus condescendant. Quand je réussis à arracher ne serait-ce qu'un sourire d'incrédule, je me sens moins incompris.
L'autre nuit, alors que je marchais sur le quai des docks de cette ville que l'homme a tant éloigné de l'eau, on m'apostrophe : « Hey mon frère ! J'ai de la beuh, du shit, de la coke, tu trouveras pas meilleure came dans la région, moi je te vends du rêve ! »
Pas de bonsoir, aucune considération, un bien piètre concurrent, je soupirai : « Vous devriez arrêter de dealer, c'est mauvais pour votre karma. »
- Hein ? Bon t'en veux ou pas j'ai le business à faire tourner moi !
- Racontez-moi plutôt votre histoire. Ensuite, je chanterai pour vous.
Il recula d'un pas et ouvrit de grand yeux : « Toi je sais pas où tu te fournis mais ça doit vraiment être de la bonne. »
Consterné, je regardai sa silhouette s'évaporer dans le brouillard ambiant .
Ah que mon travail est dur dans ce monde amnésique ! Il ne m'avait pas compris car il ne souvenait pas. Aujourd'hui je ne suis plus que les réminiscences d'un passé glorieux où l'on pouvait offrir au monde la puissance de l'esprit humain. Cet esprit fécond que l'homme a sciemment extrait de son crâne et laissé reposer dans un pot de métal. C'est ce qu'on appelle l'ère numérique, on continue de cultiver son jardin en y plantant des fils électriques. On obtient un réseau de chiendent qui emprisonne les fantasmes, avec de moins en moins de souvenirs propres. Alors, les lumières des esprits éclairés se tarissent comme l'éclat d' un ciel étoilé que la brume atténue. Bref, la décentralisation de la mémoire laisse place à un monde vide, dénué de ce qui faisait de l'homme l' homme. Et moi, je subsiste, défenseur d'un ancien paradigme pas tout à fait obsolète même si progressivement, je m'efface.
Quelques heures plus tard, à travers une bruine naissante, je continuais pourtant à déambuler sur ces mêmes quais avec le sentiment que tout pouvait basculer d'une minute à l'autre et c'est là que je l'ai vu. C'était un reliquat de l'ancien temps, un vieil alcoolique prostré sur un banc public, une bouteille à la main, une de ces eaux de vie de clochards avec pour simple mention sur l'étiquette un grand GIN en lettres capitales. Sur sa jambe se dessinait au fur et à mesure que j'approchais une plaie purulente et gangrenée, je devinais qu'on pourrait apercevoir quelques vers si on s'y aventurait de trop près. L'homme versait quelques gouttes de son tord-boyaux sur sa blessure avec comme secret espoir de stopper l'infection, il n'obtint en retour qu'une affreuse douleur qui déchirait son visage. La pourriture était remontée bien trop haut maintenant, il ne lui restait que très peu de temps. Malgré tout le dégoût qu'il pouvait inspirer, une certaine aura émanait de son corps, se répandant autour de lui pour venir m'entourer de son voile protecteur. Contrairement aux autres, quand il me vit, il sut qui j'étais et, déplorant son état, il m'offrit son histoire. Il me raconta son enfance, le petit frère mort noyé, sa façon de décrire la scène était touchante: « Depuis, on a plus jamais revu l'eau, la mer s'est retirée, elle devait se sentir coupable. » Il enchaîna sur les études, les copines, l'apogée puis la décadence, la vie dans la rue, des sujets très personnels, d'autre moins et enfin ce sale cabot qui après des années d'amitiés s'était retourné contre son maître. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas entendu un conteur aussi doué. Il y avait là de quoi remplir tout mon étalage de marchand mais je n'en faisais rien, à lui de choisir ce qu'il léguerait.
Lorsqu'il eut fini il se pencha vers moi et me murmura : « La rue ça vous apprend à pas être radin, vous pouvez garder ce que vous voulez ! Ça y est je crois que j'ai rempli ma part du marché. » Oui, il m'avait payé, c'était à présent mon tour et je m’exécutais.
Après une ou deux minutes de préparation, j'entamais "le chant". Il ne s'agit pas d'une mélodie ordinaire mais d'une rhapsodie pour esprit qui est inscrite au plus profond de nos gènes, que tout le monde connaît et dont personne ne se souvient, c'est l'arme du marchand de rêve. Il y a de ça un demi-siècle, on s'en rappelait encore, "le chant" était transmis de bouches à ouïes attentives. Mais le monde a été chamboulé et on ne prête plus l'oreille à un vieil air millénaire. Dans notre profession, nous l'appelons le chant des songes. De simples notes qui, par magie, vous dépose dans les bras de Morphée. Cet air, c'est celui que l'on fredonne chaque soir une vingtaine de secondes avant de s'assoupir et dont on a oublié jusqu'à la première mesure le lendemain matin. D'ailleurs, les scientifiques sont formels, le cerveau prend bien soin de ne pas enregistrer ces quelques données d'avant le sommeil. Pourtant jadis, on l'a connu, et moi aujourd'hui, je suis un des derniers qui le perpétue.
Le chant des songes a une action directe sur notre inconscient, il peut prendre des formes différentes selon le type de rêves que l'interprète souhaite faire s'exprimer. Seule une personne expérimentée comme moi peut dire le maîtriser, je le nourris de ma vie passée et des récits des voyageurs à qui j'ai proposé mes services. Pour l'occasion, je choisis une rengaine nostalgique qui raviverait un instant la flamme dans ce corps ternis par les croûtes de l'existence. Le misérable s'endormit sans lutter, je ne savais pas exactement ce qu'il voyait, j'avais juste donné le coup de pouce nécessaire et son imagination était en train de se charger du reste. Je pouvais néanmoins supposer qu'il retournait auprès des siens et des êtres qui lui étaient chers. C'était pour lui l'ultime voyage, un périple dans les tréfonds de sa conscience dont il ne reviendrait jamais.
J'ai retiré mon manteau pour recouvrir son corps d'un geste presque maternel, j'ai formulé un dernier « Va en paix » empli de gratitude puis je suis parti. Les services de nettoyage l'on probablement retrouvé inerte le lendemain dans la matinée, j'étais déjà loin. C'était peut-être le dernier pour qui j'aurai exercé, le chômage technique me guette. Mais ce vieux, il m'a redonné espoir et je continue à arpenter les rues à la recherche d'âmes en quête de partage.
C'est la fin d'une ère, une nouvelle période de ma vie approche, je laisse à ceux qui le souhaitent le soin de la concevoir pour moi, car être marchand de rêves c'est aussi un peu ça.
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Souvent, quand je dévoile ce presque secret
outre que je trouve la formule assez laide, je pige pas le "presque"
- Racontez moi plutôt votre histoire. Ensuite, je chanterai pour vous.
Racontez-moi
Il recula d'un pas et ouvrit de grand yeux : « Toi je sais pas ou tu te fournis mais ça doit vraiment être de la bonne. »
où
Ha que mon travail est dur dans ce monde amnésique !
Ah
Alors, les lumières des esprits éclairés se tarissent comme l'éclat d' un ciel étoilé que la brume atténue.
promo sur les adjectifs ! :mrgreen:
Nan vraiment faudrait alléger
L'homme versait quelques gouttes de son tord-boyaux sur sa blessure avec comme secret espoir de stopper l'infection
,
secret espoir, ça fait "p'tit nègre ::)
Pour l'occasion, je choisissais une rengaine nostalgique qui raviverait un instant la flamme dans ce corps ternis par les croûtes de l'existence.
je choisis ou j'ai choisi, non ? Je trouve l'imparfait vraiment bizarre
C'était peut être le dernier pour qui j'aurai exercé, le chômage technique me guette.
peut-être
Mais ce vieux il m'a redonné espoir et je continue à arpenter les rues à la recherche d'âmes en quête de partage.
vieux, il
J'ai bien aimé le fait que les gens se racontent au marchand de rêve, le dialogue avec le dealer et la parole poétique du clodo ! Mais le personnage du marchand de rêves m'a pas plus emballée que ça, je trouve qu'il manque un peu de profondeur, enfin il m'a paru assez banal. Faudrait peut-être lui donner plus de consistance ? des émotions ? un passé ? Rajouter quelques éléments pour qu'il ait plus de présence !
Je regarderai le prochain !
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Tout d'abord, merci d'avoir commenté! J'ai corrigé les fautes que tu as relevé.
Souvent, quand je dévoile ce presque secret
outre que je trouve la formule assez laide, je pige pas le "presque"
Il y a pas grand chose à comprendre, c'est pas vraiment un secret mais en même temps personne sait ce qu'il fait donc... presque ;D (En passant, moi j'aimais bien ma tournure de phrase :-¬? )
Alors, les lumières des esprits éclairés se tarissent comme l'éclat d' un ciel étoilé que la brume atténue.
promo sur les adjectifs ! :mrgreen:
Nan vraiment faudrait alléger
Oui c'est vrai c'est limite, elle pourrait carrément gicler cette phrase.
Mais le personnage du marchand de rêves m'a pas plus emballée que ça, je trouve qu'il manque un peu de profondeur, enfin il m'a paru assez banal. Faudrait peut-être lui donner plus de consistance ? des émotions ? un passé ? Rajouter quelques éléments pour qu'il ait plus de présence !
Au départ, c'était fait exprès le côté banal et tout ça. D'ailleurs, on ne sait même pas de quel sexe il est ce marchand, il est carrément impersonnel. Je voulais en faire plus une présence, un narrateur qu'un personnage mais je l'ai trop impliqué dans l'histoire et j'ai juste réussi à en faire un héros chiant et je le regrette ça fait perdre tout son charme à l'histoire. (Ça, je viens de m'en rendre compte :( )
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Bonjour,
Comme l'a souligné Ernya, je trouve aussi que ton marchand de rêves manque de profondeur. On ne connait pas assez de lui pour que l'on puisse s'attacher à lui.
Sinon ton texte est fluide et les dialogues sont bien menés.
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Bonjour. Ton texte est fluide.J'ai bien aimé te lire. Le côté "chiant" que tu critiques renforce la nostalgie de ton personnage. Je trouve que tu ne t'en tires pas si mal. Par contre il y a quelques lourdeurs sur l'emploi des adjectifs.
Sinon on plonge dans l'errance de "ton marchand de rêve" sans difficulté. ça ferait un beau conte si tu le développes et le travailles plus.
Au fait, qui est ce?
Un griot, un rhapsode, la faucheuse, l'Ankou ... ?
"Le voyage est l'opium du rêveur"
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Merci pour ton commentaire !
Le côté "chiant" que tu critiques renforce la nostalgie de ton personnage
C'était le but recherché, mais je sais pas, moi même je ne suis pas convaincu d'avoir réussi à transmettre cette émotion.
Au fait, qui est ce?
Un griot, un rhapsode, la faucheuse, l'Ankou ... ?
Ne donner aucune information sur lui, c'était une façon de faire rêver, d'imaginer qui il pourrait être. Apparemment ça a marché puisque tu te poses la question ! Mais j'aime bien l'image du rhapsode.
Vu ce que vous m'avez tous apporté avec vos commentaires, je vais sûrement revoir l'histoire quand j'aurai le temps! (et alléger les lourdeurs)
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je viens de lire une partie du texte, je trouve ça assez stylé en tout cas.
tu réussis à être à la fois claire et précise.
je trouve ça plutôt prometteur
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Saaalut,
je me considère comme un marchand de rêves.
j'aurais mis "je suis marchand de rêves"
Je ne suis pas "ce" marchand de rêves
les guillemets ont déconcentré mes yeux et j'ai relu 3 fois la phrase pour comprendre ::)
Je ne suis pas de ceux qui vous vendent le bonheur ou vous vantent un produit. Je ne suis pas de celles qui s'effeuillent et s'abandonnent au gré de ces hommes. Je ne suis pas de ces substances qui se substituent à la vie. Je n'appartiens pas à ces politiques, à ces popstars, à ces acteurs, ni même à ces écrivains qui n'offrent au rêve que quelques papiers éparpillés.
j'ai trouvé le passage un peu long
Une fois avoir lu ton texte, je ne sais pas si le perso est si différent des pop stars et compagnie. Il chante pour créer le rêve, certes il agit par magie mais c'est aussi un peu magique de se prendre à rêver sur une musique sur youtube... ^^
Mon art consiste à faire naître une vision à partir du néant
mmm à partir du néant c'est pas très sympa pour les personnes qu'il fait rêver :\?
Somme toute, je suis loin d'être une énigme, mais on me déchiffre mal
j'aime beaucoup la phrase, mais ça me fait bizarre ici. On croit que tu vas nous parler un peu plus de ce marchand, qu'il va se raconter et en fait non.
Mais garde la phrase pour un autre texte/contexte, je la trouve vraiment bien :D
quand je dévoile ce presque secret ,
j'aime bien moi aussi ce "presque secret", ça donne un côté touchant au personnage, un peu enfantin. Je sais pas si c'est nécessaire ceci-dit, mais c'est mignon ^^
de cette ville que l'homme a tant éloigné de l'eau
c'est woù?
Pas de bonsoir, aucune considération, un bien piètre concurrent, je soupirai :
j'aurais mis un point après concurrent
« Hey mon frère ! J'ai de la beuh, du shit, de la coke, tu trouveras pas meilleure came dans la région, moi je te vends du rêve ! »
Pas de bonsoir, aucune considération, un bien piètre concurrent, je soupirai : « Vous devriez arrêter de dealer, c'est mauvais pour votre karma. »
- Hein ? Bon t'en veux ou pas j'ai le business à faire tourner moi !
- Racontez-moi plutôt votre histoire. Ensuite, je chanterai pour vous.
ce passage n'est pas cohérent d'un point de vue typographie je trouve :-\.
Soit tu mets des guillemets sans retour à la ligne, soit tu vas toujours à la ligne avec tiret sans guillemets....
Aujourd'hui je ne suis plus que les réminiscences d'un passé glorieux où l'on pouvait offrir au monde la puissance de l'esprit humain. Cet esprit fécond que l'homme a sciemment extrait de son crâne et laissé reposer dans un pot de métal. C'est ce qu'on appelle l'ère numérique, on continue de cultiver son jardin en y plantant des fils électriques. On obtient un réseau de chiendent qui emprisonne les fantasmes, avec de moins en moins de souvenirs propres. Alors, les lumières des esprits éclairés se tarissent comme l'éclat d' un ciel étoilé que la brume atténue. Bref, la décentralisation de la mémoire laisse place à un monde vide, dénué de ce qui faisait de l'homme l' homme. Et moi, je subsiste, défenseur d'un ancien paradigme pas tout à fait obsolète même si progressivement, je m'efface.
là tu m'as complètement perdue :-X. Je ne comprends pas en quoi l'air du numérique nous enlèverait les souvenirs.... ou alors tu parles d'une réalité parallèle fantastique dans laquelle les gens déchargeraient leur cerveau par câble hdmi....
Que le numérique et l'internet coupe le relationnel, ok, mais la mémoire.... je ne te suis pas
un vieil alcoolique prostré sur un banc public, une bouteille à la main, une de ces eaux de vie de clochards avec pour simple mention sur l'étiquette un grand GIN en lettres capitales. Sur sa jambe se dessinait au fur et à mesure que j'approchais une plaie purulente et gangrenée,
ah beh tu l'as pas loupé celui-là! :D
La pourriture était remontée bien trop haut maintenant
mmmm j'aurais mis l'auxiliaire avoir... parce que pour moi la pourriture avance, agit, elle a remonté la jambe... alors que si tu laisses l'auxiliaire être c'est juste un état.... et puis pour moi être remonté c'est être énervé ^^
se répandant autour de lui pour venir m'entourer de son voile protecteur.
ça me semble bizarre ce voile protecteur... un voile qui t'attire non?
Il me raconta son enfance, le petit frère mort noyé
sérieux il a trinqué ><
« La rue ça vous apprend à pas être radin, vous pouvez garder ce que vous voulez ! Ça y est je crois que j'ai rempli ma part du marché.
sinon le marchand aurait dû oublier certains passages que le vieux lui avait raconté?
Dans notre profession, nous l'appelons le chant des songes
ou le chant du cygne... :relou:
De simples notes qui, par magie, vous dépose dans les bras de Morphée.
déposent
Cet air, c'est celui que l'on fredonne chaque soir une vingtaine de secondes avant de s'assoupir et dont on a oublié jusqu'à la première mesure le lendemain matin.
j'aime beaucoup l'idée ^^
D'ailleurs, les scientifiques sont formels, le cerveau prend bien soin de ne pas enregistrer ces quelques données d'avant le sommeil
pas indispensable je trouve, ça répète la phrase d'avant
un instant la flamme dans ce corps ternis
terni
« Va en paix » empli de gratitude puis je suis parti. Les services de nettoyage l'on probablement retrouvé inerte
vas / ont
Alors je suis un peu mitigée. Enfin sur la forme c'est très bien, hein, tu écris bien, je n'ai accroché nulle part et je n'ai pas été gênée par les adjectifs.
C'est le contenu pour moi, j'ai du mal. J'aime l'idée du marchand de rêves, du fait qu'il nourrisse sa magie de l'expérience de chacun, des récits, le fait que la magie se nourrisse d'inspiration finalement. J'aime le fait que ce marchand apaise les gens.
Après c'est tout le contexte comme quoi il n'a plus sa place, comme quoi personne ne requiert plus ses services. Déjà, c'est un "métier" dont personne n'est au courant tu le dis au début, de plus de toute évidence les gens savent qui il est que quand ils en ont besoin, et enfin, peu importe l'époque, les générations, on aura toujours besoin de se confier. Alors oui peut être qu'il finira par exercer par internet le marchand, mais il fera son boulot de la même manière, et le vieux n'aura pas été le dernier qu'il aura aidé.
Et ce truc sur la mémoire qui disparait.... ça bug pour moi, je tique.
Donc voilà, des passages comme ça qui m'ont paru ne pas coller à l'histoire.
Sinon je répète, j'aime l'idée, le perso et la rédaction!!
Merci pour ce texte :D
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Merci pour cette analyse détaillée Tomoyo!
de cette ville que l'homme a tant éloigné de l'eau
c'est woù?
Je sais pas, mais je trouvais que ça renforçait le rêve :D
ce passage n'est pas cohérent d'un point de vue typographie je trouve :-\.
Soit tu mets des guillemets sans retour à la ligne, soit tu vas toujours à la ligne avec tiret sans guillemets....
Oui effectivement je me suis un peu embrouillé, faudra que je corrige (je suis pas bon pour insérer un dialogue...)
là tu m'as complètement perdue :-X. Je ne comprends pas en quoi l'air du numérique nous enlèverait les souvenirs.... ou alors tu parles d'une réalité parallèle fantastique dans laquelle les gens déchargeraient leur cerveau par câble hdmi....
Que le numérique et l'internet coupe le relationnel, ok, mais la mémoire.... je ne te suis pas
Alors, j'ai pas été très clair là dessus c'est vrai, j'ai carrément oublié de justifier pourquoi le numérique retire les souvenirs donc c'était assez dur de comprendre. En fait je ne pourrai pas citer mes sources, mais j'ai lu que l'utilisation des ordinateurs fait que on a progressivement une perte de la cognition. Parce qu'on a plus besoin d'apprendre, il suffit de demander à google, pour les souvenirs c'est un peu pareil, on va sur facebook. C'est caricatural, mais l'effort d'apprentissage n'est plus le même qu'il y a 50 ans où, si on avait besoin d’avoir accès à une information, on devait l'apprendre. On pouvait aussi aller à la bibliothèque, mais c'était pas simple.(Certains scientifiques disent que c'est en partie la cause de l'augmentation des cas d'Alzeimer dans la population) Donc, étant donné que le marchand fonctionne au souvenir qui sont dans le crâne de l'individu, il est au chômage technique.
se répandant autour de lui pour venir m'entourer de son voile protecteur.
ça me semble bizarre ce voile protecteur... un voile qui t'attire non?
Va pour un voile attracteur alors ;D
« La rue ça vous apprend à pas être radin, vous pouvez garder ce que vous voulez ! Ça y est je crois que j'ai rempli ma part du marché.
sinon le marchand aurait dû oublier certains passages que le vieux lui avait raconté?
Non, il l'aurait pas oublié, mais il aurait pas pu s'en servir. C'est une genre d'info sécurisée !
En conclusion c'est quand même fou la différence de ressentis entre les lecteurs, personne ne l'a compris pareil ! :D C'est sympa de pouvoir lire tout plein de commentaires différents, je vais pouvoir m'améliorer.
PS : Je corrigerai bientôt les fautes d'orthographes que tu m'a signalée Tomoyo
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Coucou !
J'ai plutôt aimé la lecture de ton texte, fluide dans son style. L'idée de ce marchand impersonnel rend au texte un côté poétique et rêveur. Mais je le trouve trop statique, faisant le constat que cette ère efface les souvenirs et tout. Moi j'aurai vu une sorte de confrontation avec cette entité numérique, comme un sorte de combat. Enfin, c'est mon délire perso.
En tous cas, c'est bien pour un début, bonne continuation !