Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Tomoyo le 18 Mars 2012 à 21:10:00

Titre: [Défi] Vie posée
Posté par: Tomoyo le 18 Mars 2012 à 21:10:00
Saaalut,

Ce texte fait suite à un défi que m’a lancé Meilhac :

Citer
Tomoyo : je te défie de raconter l'histoire d'une œuvre d'art (un disque, un livre, une peinture, un film, une sculpture, une bédé) à la première personne du singulier   .

Alors Meilhac, l’histoire d’une vie c’est looooooong ! En même temps tu ne savais pas que j’avais tendance à ne jamais pouvoir m’arrêter… les textes courts c’est quasiment impossible pour moi… ><
Sinon, j’espère que tu ne voulais pas une œuvre connue (style Joconde), parce que sinon j’ai fait un beau (bel ? ben tiens avec le « h » je sais pas…) hors sujet :D

Bref, juste pour prévenir tout un chacun : j’ai une écriture simpliste, ça casse pas trois pattes à un canard, j'ai bien peur que ce soit...enfin... j’espère juste que les braves qui liront ne s’ennuieront pas… :D

PS : malheureusement pour toi, t’es obligé de le lire Meilhac, au moins pour me valider le défi !  >:D



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Vie posée




Encore cette chanson. Depuis ce matin elle l'écoute en boucle, l'agrémentant de quelques sons approximatifs partant dans les aigus en plein milieu. "With our eyes wide open, we... With our eyes wide open, we...". Ca n'arrête pas. Elle a toujours eu besoin d’un fond musical pour se motiver. Quoique, elle est toujours motivée, non je crois finalement que le fond musical c'est juste pour accomplir sa tâche avec entrain.
C'est insupportable. Mais j'en ai l'habitude, elle n'en est pas à sa première tentative d'usure prématurée de ma patience.


Je connais Julie depuis ses cinq ans, époque à laquelle elle m'a créé. Depuis, j'ai pas mal bougé dans la maison, mais je n'ai jamais été très loin de celle qui, un mercredi après-midi, me façonna en pâte-à-sel et me peignit avec application.
Elle avait cinq ans, on peut donc m'imaginer une apparence bancale. Mais les génies de l'Art sont partout, parfois même dans une cuisine. Julie n'a jamais été un génie ; ainsi, je ne ressemble à rien de franchement existant sur Terre. Enfin pour le moment. Des chercheurs trouvent de nouvelles espèces chaque année... bon, la mienne est peut-être un cap d'ouverture d'esprit que la nature n'a pas encore franchi. Mais puisque Julie m'a inventé, j'existe.
Son âge explique mon aspect boursouflé, ridicule, jaune et rose. Mais il faut reconnaître un avantage précieux à ceci : comme toute œuvre créée nait avec la conscience de son créateur, je suis donc né à cinq ans, et non pas adulte comme la plupart des sculptures ou tableaux exposés de par les musées et galeries. J'ai donc grandi avec Julie.

Je me souviens parfaitement quand j'ai compris que je commençais à exister. Au début je voyais un pinceau lumineux balayer des pas de danse au loin, dans le noir. Je le regardais onduler et flâner. Puis la danse s'accéléra et la lumière devint plus blanche. Bientôt le pinceau fondit sur moi pour m'emporter dans une vague étincelante. La lumière s'apaisa et c'est là que je la vis pour la première fois. Deux grands yeux verts, ronds comme... en fait comme c'était la première image que j'ai eue du monde, elle est devenue ma référence. Les billes sont rondes comme les yeux de Julie, les jeunes feuilles de chênes sont peintes à l'iris de Julie et le cristal sonne comme le rire de Julie.
Elle ouvrait la bouche et semblait d'une concentration extrême. Elle tenait à la main un bout de pâte qu'elle s'appliquait à rouler en boule. Mon corps. Elle mouilla avec le doigt la boule et vint la coller à ma tête. Ses sourcils restèrent froncés tout le temps de fixation des boudins pâteux.
Son sourire, quand je fus terminé, éclata d'un tel naturel, d'une telle vérité, que je compris immédiatement que ma venue au monde était liée à cet instant. Je suis né pour que ce sourire existe. C'est peut-être éphémère et dérisoire pour certains, mais je crois que chaque instant peut être éternel du moment qu'il est essentiel pour quelqu'un.
La fierté de Julie s'exprima ensuite à grands coups de "Maman ! viens voir !".
Sa mère, qui s'affairait à préparer des crêpes, s'est approchée de la table sur laquelle Julie "travaillait".
- Ouh, mais c'est très joli ça ma chérie, on va vite le mettre au four, tu pourras le peindre après, avait-elle dit sur un ton tellement doux qu'elle m'avait conquis à son premier souffle.
- Ça ressemble, hein?
- Ça ressemble très certainement à ce que tu as voulu faire ma chérie. C'est un pingouin? avait tenté la mère.
- Une licorne! s'était alors exclamée Julie, mi-enthousiaste, mi-contrariée.
C'est très exactement là que j'ai perdu une patte, d'effroi.
A vrai dire je n'avais aucune idée de ce à quoi je pouvais ressembler, mais ayant la conscience de Julie, je savais à quoi ressemblait un pingouin et à quoi ressemblait une licorne. Pouvoir confondre les deux ne signifiait qu'une chose : j'étais sacrément raté.
Julie ne s'est pas démontée et m'a recollé.
Je suis ensuite parti au four.
A travers la vitre je voyais ses grands yeux me fixer avec... oui, j'avais l'impression que c'était avec amour. Je m'appliquais donc à cuire et dorer pour qu'elle m'aime encore plus.
En fin d'après-midi j'étais à nouveau sur la table de la cuisine et Julie s'attaquait à moi avec tout un attirail de peintures, pinceaux et petits pots en verre remplis d'eau.
Licorne, animal imaginaire... on peut considérer qu'aucune couleur n'est vraiment imposée... Je me suis ainsi retrouvé rose avec la corne et la queue jaunes. On pourrait naturellement se poser la question de la crinière, mais je n'en avais pas.
Le père de Julie est rentré du travail alors qu'elle me regardait sécher depuis déjà deux minutes.
- Ça va Ju ? avait-il lancé avant de lui faire un bisou sur le front
- Regarde papa, il est beau hein ? lui avait-elle répondu sans même le regarder.
- Ah ça oui, mais les pingouins ne sont pas roses, tu le sais Ju.
- Mais c'est une licorneuuh ! s'était-elle emportée.
Je crois bien qu'à ce moment-là j'ai pleuré une goutte de magenta dilué.
- Ju, tu lui as collé des pieds directement sur un gros corps et il a un bec...
- Mais c'est sa corneuuh, avait-elle rouspété avant de croiser les bras en boudant.
- D'accord, d'accord, avait fini par soupirer le père avant de rejoindre sa femme qui riait doucement.
La solitude de l'artiste ? Je crois surtout qu’on ne parle pas assez du désespoir de l'œuvre...
Au bout d'une minute elle avait oublié qu'elle devait bouder et s'était remise à m'admirer – ou peut-être à s'admirer ? – les yeux dépassant à peine du plateau de la table. J'avais oublié moi aussi que j'étais quasiment abstrait et je façonnais mon âme par son regard.
- Tu vas t'appeler Lili, avait-elle chuchoté.
Disons-le ouvertement, j'ai beaucoup souffert du fait d'être rose et de m'appeler Lili alors que j'étais une licorne mâle. C'est Julie qui m'a dit que j'étais un garçon, parce qu'elle me faisait épouser ses petits poney qui étaient toutes des "filles".
Souffrance essentiellement due aux moqueries des dessins du frigo, des peintures encadrées, des contrôles de dessin, et de tout ce qui a pu être créé par Julie et sa petite sœur les années suivantes.
La pire de tous, ce fut ce dessin que Julie fit en quatrième. Le sujet était « dessiner une émotion », elle avait choisi la peur. Résultat, ce gribouillis représentait une tête difforme et verte qui tirait une langue trois fois grande comme le reste du visage, les yeux exorbités. Sa laideur était telle que je pense qu’elle sert maintenant d’illustration au mot « horreur » dans le Petit Larousse. Mais ma relation conflictuelle avec elle n'était pas due à son aspect : comme ni Julie ni sa sœur n’avaient jamais eu le moindre talent artistique, nous étions tous moches, nous les œuvres de la maison, et nous le savions.
Non, ce dessin, c’était plus que quelques coups de crayons ratés imbibés de gouache, c’était une vile créature des enfers : moqueuse, fourbe, mesquine.
A sa décharge, elle n’a pas été créée au meilleur de la forme de Julie il faut bien le reconnaître.
De fait, même si elle s’était donné le titre de Médusa et prenait ses grands airs, nous l’appelions tous Neuf, nom que lui avait tatoué le professeur d’arts plastiques en bas à droite. Ça l’horripilait, ça me comblait. Les plaisirs simples parfois...
Neuf avait été punaisée au mur de la chambre de Julie pendant près de trois ans, juste au-dessus de l’étagère sur laquelle j’étais posé. J’ai subi sa mauvaise humeur, son obsession de la critique acide, ses réflexions politiques – politique étant ici un terme générique à prendre avec précaution : « de toute façon on est dirigé par des gars en costard qui ne savent même pas qui on est » du lourd, du puissant, à analyser prudemment  – et surtout son attitude désobligeante vis-à-vis de ma personne. Les attaques sur le physique, c’est un peu facile.
- Hé, Lili, t'as jamais songé à te laisser tomber de l'étagère ? Juste pour mettre un terme à ça.
- Nan, je préfère occuper mon temps plus intelligemment, en t'imaginant avec des moustaches par exemple.
-  Ah, les moustaches, attribut mâle qui te ferait du bien, c'est normal que tu en rêves.
Ou bien :
- Hé, Lili, j'ai une barbe-à-papa au téléphone, elle voudrait que tu lui rendes sa couleur maintenant.
- Dis-moi Neuf, ça te chatouille pas dans le verso? J'ai entendu dire que le mur avait des champignons, avec un peu de chance d'ici la fin de l'hiver t'auras moisi.
- Oui, mais je ne serai toujours pas rose, je mourrai dans la dignité moi.
Ou encore :
- Hé, Lili, j'ai bien réfléchi, même en Pokémon t'aurais été ridicule en fait.
C'était sans fin.
En règle générale, j’ai eu beaucoup de mal avec les œuvres de Julie créées entre ses quatorze et dix-sept ans. Et il y en a eu pas mal, car l’ordre des choses veut, de toute évidence, que les périodes ingrates soient source d’inspiration. Le temps saura donner toute l’importance que ces créations méritent de recevoir. D’ailleurs certains poèmes de cette époque ont fini dernièrement à la corbeille, non sans une certaine émotion pour ma part.
« Le noir de mon cœur bat au rythme de mon angoisse
Mélancolie et rancœur dans mon âme se froissent
Je crie si fort en silence que mes veines se cristallisent
Je me fige devant l’inertie que même ma colère ne brise »
Qu’on le veuille ou non, cette strophe, bien qu’assez déprimée au quotidien, et ratée comme tout le reste, avait un bon fond et sa perte fut un déchirement pour moi, enfin surtout pour elle, mais ce serait un humour bien mal placé.
Julie l’a jetée il y a deux jours. Un sac poubelle entier s’est retrouvé plein d’écrits de son bureau. Depuis une semaine, c’est place nette dans la chambre.


Miracle, elle a changé de chanson ! Ah... ça faisait longtemps tiens, du Mylène... elle va chanter c'est obligé. Enfin chanter, ça me fait de la peine pour ce verbe de l'utiliser dans un tel contexte. Et voilà... "Nager dans les eaux troubles..". L'avantage de l'anglais c'est que Julie n'y comprenant rien, on évite ses vocalises.


Aparté, fidèle défaut.
Je disais donc, j’ai grandi avec Julie. Quand elle m’a terminé, j’ai été exposé dans le salon, sur le buffet principal, lieu vitrine pour toute composition familiale. J’y ai eu droit deux ans entiers, un honneur. Parfois, j’étais réquisitionné par Julie pour les besoins d’une histoire rocambolesque avec ses poneys, ses Barbies et une dînette, mais je revenais toujours sur mon piédestal. J’étais l’attraction quand grand-mère, une tante ou même le voisin venait à passer.
Ces deux années m’ont permis d’être au centre de la vie de la maison.
En effet, le salon donnait sur la salle-à-manger et sur la cuisine à l’américaine. J’avais vue sur la terrasse à travers la baie vitrée et sur le hall d’entrée de l’autre côté.
J’ai pu voir la mère de Julie danser en préparant des gratins sur des rythmes latins, regarder des dessins animés en boucle, participer aux dîners, surveiller Julie jouant sur la terrasse, apprendre à lire avec elle sur la table du salon en face du buffet, m’extasier devant les changements de saisons et leurs effet sur le cerisier du jardin.
Cette période se résume assez simplement : j’étais la fierté de Julie, je faisais partie de tous ses jeux, j’étais exposé par la famille, j’ai acquis mon statut d’œuvre préférée.

Je suis ensuite passé sur le comptoir qui séparait la cuisine du salon. J'ai bien senti que j'étais rétrogradé, là, à côté de la corbeille à fruits, mais peu importe. La famille avait beau commencer à m'oublier, Julie, elle, m'aimait toujours. Et puis si l'on regarde le bon côté des choses, je me suis rapproché du réfrigérateur où était exposé Gragouille.
Gragouille était un dessin que la petite sœur de Julie avait fait à quatre ans. Il ressemblait à une sorte de gros monstre avec un seul œil et plein de coups de feutres un peu dans tous les sens, sans forme réellement définie. Sa créatrice ne savait pas dire gargouille, elle disait tout le temps gragouille, mot qu'elle utilisait pour tout ce qui pouvait être une menace. La plupart des chiens étaient donc des gragouilles. Bref, une fois son œuvre achevée, elle avait couru vers sa mère, attrapé sa jambe en tendant la feuille et répété "Gragouille, Gragouille".
Nous sommes très vite devenus amis. Trois ans d'écart, mais tous deux créés par de jeunes mains naïves.
Je me souviens qu'un jour de novembre, des années plus tard, alors que le vent faisait trembler la baie vitrée, que le ciel était gris et que personne n'était encore à la maison, Gragouille m'a parlé d'un air grave.
- Tu sais Lili, j'ai beau ressembler à un monstre, je n'en suis pas un.
- Je sais bien, en témoignent tes magnets en forme de nounours, avais-je répondu sur le ton de la plaisanterie.
- J'ai été créé par une âme de rêves et de jeux, et toi aussi, avait-il continué, l'air de plus en plus solennel.
- En effet.
- Je suis content parfois de ne pas avoir été dessiné dans une recherche du beau, mais juste dans un instant de vie, sans réflexion. Je suis un instant de vie de Laura, et je pense que ça a du sens. Je sais que tu ressens la même chose envers sa sœur.
Nous n'appelons jamais les autres humains par leur prénom, juste notre créateur. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Ce n'est pas une règle, c'est un fait. Aucun autre humain n'a vraiment d'importance je crois.
- Et je suis content que justement tu ressentes la même chose, avait-il continué. Les nouvelles œuvres n'ont plus cette vision. Elles naissent en colère et disparaissent rapidement.
- L'adolescence, rébellion vis-à-vis des créateurs.
- J'essaie simplement de te dire que je suis heureux que tu sois là, que tu existes, je t'aime vieux.
Il n'y eut jamais plus dans tout l'univers – du moins dans mon univers – de silence plus éloquent que celui qui suivit cette conversation. Nous regardions tous les deux le cerisier balancer au gré des bourrasques, sur le fond sonore de la trotteuse de la pendule.
Tout ça pour dire que Gragouille, c'est mon meilleur ami.

Mais reprenons dans l'ordre : mes trois ans sur ce fameux comptoir de cuisine. Trois années de franches rigolades. Avec Gragouille nous étions encore jeunes, nous nous amusions d'un rien. Pendant pas mal de temps notre principale occupation était de commenter tout ce que faisaient les humains. Le fait que nous puissions entendre tout ce qu'ils disaient alors qu'eux non, était source continuelle de rire, paris ou sarcasmes. Comme eux le faisaient devant la télévision "Ah, quelle andouille celui-là!", "Mais cours!", "Non, ne lui dis pas ça, il sort avec l'autre nana!".
De notre coté ça donnait "je te parie que le lait va déborder", "Quel débile, ses clefs sont sur le buffet, il peut bien les chercher dans sa veste et engueuler sa femme, tiens", "ce livreur a quelque chose de Baloo je trouve".
Cet amusement s'est arrêté quand Julie avait neuf ans. Ce jour-là, je la regardais jouer sur la terrasse avec son skateboard. Elle était bien protégée, casque, genouillères, coudières. La panoplie. D'ailleurs, le père, confiant, ne la surveillait pas, il était affairé au barbecue.
Au début elle faisait des allers-retours un peu maladroits, en tombant assez rarement cependant. Puis, il lui est venu une idée stupide, qu'ont tous ceux possédant une planche-à-roulettes tôt ou tard : elle s'assit sur la planche et se laissa pousser par sa sœur.
J'ai crié au père de se retourner, j'ai crié "Non Julie !". Ne pas être entendu des humains n'est pas amusant, c'est la pire malédiction de l'œuvre.
Ce que je redoutais arriva. Julie tenait la planche à deux mains sous ses fesses. A un moment elle fit "Sans les mains!", puis sentant la perte d'équilibre, elle voulut rapidement se rattraper et elle mit la main au sol. Puis roula dessus.
La baie vitrée était ouverte, j'ai entendu les os craquer ; j'ai entendu le hurlement, les larmes, la panique de la petite sœur qui croyait avoir fait une bêtise, la précipitation de la mère, le grondement du père, la course à la voiture avec Julie dans ses bras.
A partir de ce moment, j'ai commencé à saigner en dedans. Je ne pourrais jamais protéger l'être le plus cher à mes yeux. Cette évidence m'est tombée dessus. J'ai surement grandi ce jour-là.
Je n'ai plus jamais ri du fait qu'on ne pouvait pas communiquer avec les humains.
Deux phalanges cassées.
Le père fut tellement bouleversé que le soir même il fracassa le skateboard sur le mur extérieur de la maison. Cela eut pour résultat de faire sauter le crépis, de casser la planche en deux, de le soulager un peu, et de me faire sourire : je rêvais de le faire depuis le début de l'après-midi.


Ce n'est pas que je compte, mais depuis ce matin, c'est le deuxième sac poubelle qu'elle remplit et jette. J'ai l'impression qu'elle se débarrasse de bouts de vie. Peut être que c'est ce qu'on fait naturellement quand on part.
Son va et vient m'hypnotise, me renvoyant inexorablement aux images de ces bouts de vie.


Je suis parti dans la chambre de Julie pour ses dix ans, quand sa mère a eu fini de repeindre sa chambre en rose. Je collais parfaitement à l'ambiance. Peut-être que la mère avait planifié tout cela exprès, pour me sortir de la cuisine d'ailleurs.
Heureusement, entre œuvres, nous n'avions pas tellement besoin de proximité pour communiquer. Ça me permettait de savoir ce qui se passait dans les pièces principales par l'intermédiaire de Gragouille, resté sur le frigo.
Depuis lors, je suis resté dans cette chambre, mis à part six mois autour des seize ans de Julie, où elle avait décidé que rien de "gamin" ne devait pénétrer son antre. J'étais ainsi reparti à la cuisine.
Dieu merci, cela lui est vite passé.
Etre dans la chambre de Julie, c'est mon bonheur.
J'ai longtemps été sur sa table de chevet avant de partir sur l'étagère. J'ai lu Harry Potter avec elle, révisé les cours d'histoire, récité le monologue de Don Diègue, écouté ses amours racontées à ses copines, enduré les musiques en mode "repeat".
"Le papa pingouin", allez, ça va trente minutes ; trois semaines, ça dévient un exemple de plus à la définition de torture dans Wikipédia. Mais, de Charybde en Scylla, de Ilona en Inna... Les chansons d'enfants, c'est saoulant mais c'est mignon. Quand elle est passée à Britney Spears, Black Eyed Peas, puis Dance aux paroles lascives, là, j'ai pleuré mon idole. Ma Julie qui ondulait de manière suggestive... des images difficiles à supporter.
Elle s'amusait, reproduisait les clips, et puis, elle a compris. Ce fut progressif, mais inexorable.
Elle a ouvert la porte de sa chambre à son premier petit copain à quinze ans. Que des bisous baveux, mais quand même... des bisous baveux. D'autant plus qu'il est impossible de se détourner. Et puis ce bruit d'aspiration ! Rah ! Si au moins il avait eu de la conversation, si au moins il avait dit autre chose que "Ouais", "cool", "ça claque", "Tsss, nawak", "genre", avec un rire gras qui perdait de temps à autre sa tessiture.
Je n'ai aimé aucun copain de Julie.
Sachant que Julie est mon monde, je n'aime pas particulièrement l'idée que quelqu'un veuille se l'accaparer.
Cependant, l'un d'entre eux a trouvé grâce à mes yeux, au moins le temps du doute.
Julie avait dix-huit ans. Cela faisait déjà plusieurs fois qu'il venait, passait des heures à parler films ou musiques avec Julie, l'embrassait en la tenant bien près – beaucoup trop près – du corps, puis repartait, légèrement frustré, à ma grande satisfaction.
Un jour toutefois, il est venu avec un présent pour Julie. Une chanson. Il avait amené guitare et partition et avait chanté. Sa voix ne m'a pas touché plus que ça, et les paroles étaient assez banales, mais l'intention, la volonté inspirée, peut être même le sentiment amoureux,  avait donné naissance à une œuvre dotée d'une sensibilité étonnante.
Brume était le titre de la partition. C'était son nom. Brume.
Elle est restée sur le bureau tout le temps que Julie est sortie avec ce garçon, un an.
Et Brume, c'est mon grand amour.

Avec Gragouille, nous avions une idée assez figée sur l'âme des œuvres. Il nous paraissait évident que si une œuvre est créée sans but, juste pour l'amusement, la détente, l'envie, alors l'âme était pure. Par exemple, Gragouille et moi. Il ne faut pas nous blâmer, nous étions nous aussi en pleine adolescence, nous simplifiions la plupart des schémas de vie en affirmant que nous savions, jusqu'au jour où "Attends, et si...". Nous nous basions juste sur l'empirisme. Les œuvres d'enfance, les poèmes privés, les gribouillis sur feuilles de brouillon de maths, nous ressemblaient : vision du monde à travers les yeux du créateur, amour pour lui, envie démesurée de son bonheur, de sa présence.
Et puis, il y a les autres.
Les créations "pour", ou "dans le but de". Il s'agit des dessins pour le cours d'art plastiques, des poèmes écrits pour un copain, de textes rédigés pour rendre compte du système politique, d'une pétition, d'une peinture pour la meilleure amie etc.
Ces œuvres n'étaient pas refermées sur le créateur. Elles étaient destinées.
Avec Gragouille, nous avons toujours eu du mal à nous entendre avec. Leur attachement au créateur était bien moindre, elles parlaient d'autres humains, elles avaient des pensées pour eux, elles étaient animées de passions (colère, amour, révolte, contrainte). Leurs caractères étaient vraiment différents, ils nous échappaient complètement, et par conséquent, nous pensions qu'ils étaient moins dignes, moins légitimes que nous-autres.
Brume était de ce genre-là.
Elle est arrivée, a été lue, chantée, jouée, puis a été posée sur le bureau.
En juste cinq minutes j'ai été conquis. Balayées toutes mes idées. Sur le coup, j'ai cru au coup de foudre, comme Julie en parlait à ses amies. Sa douceur, son souffle murmuré, ses mots amoureux, l'encre qui luisait sur les notes pleines de la partition. Tout en elle trouvait regard amoureux chez moi.
Evidemment, quand Julie s'est séparée de l'empafé (je passe sous silence le pourquoi du choix de ce mot, mais c'est justifié), Brume disparut dans un sac elle aussi.
Avec du recul, j'ai finalement compris pourquoi j'ai passé un an totalement envoûté par elle. Elle avait été créée par un autre, mais pour Julie. Tout ce qu'elle transparaissait, c'était l'amour pour Julie.
Autant chaque œuvre créée par Julie (dans ma catégorie) ressemblait à Julie, autant une œuvre créée pour Julie, ce n'était pas Julie, c'était l'amour de Julie. Comment ne pas tomber amoureux de l'amour ? D'autant plus l'amour de ma créatrice.
Evidemment j'ai compris bien trop tard tout ceci. Enfin trop tard... disons que j'ai d'abord passé quelques mois à pleurer sa disparition avant de me rendre compte de tout ça.
Gragouille n'a jamais compris, lui. Son heure viendra je pense. La sœur de Julie a maintenant dix-huit ans. Le coup d'un bracelet fait main, ou d'un poème écrit par un petit copain ne va pas tarder. Et je me marrerai bien de le voir transi d'amour pour un scoubidou.

Et voilà, maintenant Julie a vingt ans, je la regarde toujours vivre depuis mon poste vigie, heureux de faire partie de son monde.
Alors quand je vois ma Julie jeter de vieux vêtements, faire des cartons de livres, de bibelots, quand je la vois empaqueter sa vie, sur "c'est une belle journée", je me dis qu'avec Gragouille, nous avons été bien présomptueux.
Quand, étant des créations d'enfants, vous existez toujours après les quinze ans de vos artisans, c'est que vous êtes spécial. C'est ce qu'on pensait avec Grag. Après tout, nous sommes vraiment moches, surtout lui, et pourtant nous sommes toujours là.
Le nombre de fois que la mère a voulu jeter Gragouille s'est perdu dans la boucle de l'infini depuis longtemps.
Tiens, encore la semaine dernière.
- Laura m'a encore sauvé aujourd'hui, avait dit Grag mardi matin.
- La mère t'avait encore détaché ?
- Je crois que maintenant elle essaie au moins une fois par an, juste pour voir.
- Comment a réagi la sœur de Julie ?
- Laura a discuté calmement avec sa mère en argumentant chaque point : "MAMAAAAAN, IL EST OUU ?"
Ça me fait rire à chaque fois. Ça ressemble tellement à la sœur de Julie. C'est une pile, elle saute, elle crie quand elle est contente, quand elle est en colère, quand elle cherche son portefeuille, quand sa série préférée commence, etc. Très...vivante.
- Ah, c'était donc pour toi. On a tous entendu ce passage là. Il y a eu aussi "MAIS MERDE T'ABUSES", mais tu comprends que ce sont des phrases assez habituelles, impossible de déterminer le sujet.
- Elle m'a remis elle-même sur la porte du frigo avec les magnets. Elle a dit "Gragouille c'est une partie de moi, si tu l'enlèves, c'est que je ne suis plus ici"
Quand j'y repense, il a dû pleurer de joie.
Julie n'a jamais rien dit de tel. Elle s'exprime beaucoup moins aussi, plus calme en un sens.
Bref, nous nous pensions donc immortels.
Depuis hier je doute vraiment de plus en plus.
Elle jette beaucoup de choses et met le reste en carton. Mon tour va venir. D'ici peu elle va en venir à l'étagère.
Elle a eu son DUT en juin dernier. A la rentrée elle part pour Bordeaux, en école d'ingénieur. Ils ont fait une fête quand ils ont su pour son admission. J'étais content moi aussi, mais pas tant que ça. Elle part. C'est la fin. Oublié ou jeté.
Soyons réalistes, elle rejoint la grande ville, elle aura un tout petit appartement, sa vie indépendante, vie d'adulte, la probabilité qu'elle s'encombre d'une licorne-pingouin rose en pâte-à-sel s'approche du nombre de mes sabots : zéro.
Du coup, je suis là, à me désespérer de ses habitudes musicales, alors que d'ici peu, soit je les regretterai, soit je ne serai plus. Là, à me remémorer ma vie avec Julie, ma vie pour Julie... ma vie est Julie.
Gragouille ne dit rien depuis ce midi, il a compris lui aussi.
Bon, elle a fini le bureau. Je crois que les étagères sont les prochains objectifs.
Oh non, elle a mis "Beautiful disaster"... non seulement c'est le genre de musiques qu'on entend quand le héros quitte l'héroïne, lui sur le quai, elle, le front collé sur la vitre du train qui pleure de pluie, mais en plus ce titre ne présage rien de bon.
- Gragouille, mon pote, ça y est, c'est le moment!
Evidemment, il ne répond pas.
Elle tend sa main vers moi, je voudrais fermer les yeux, c'est déjà bien d'essayer.
"such a beautiful disaster"
...
Elle me regarde. Mon dieu, depuis quand ne m'avait-elle pas regardé ainsi? Je me perds totalement. Elle me sourit. Julie...
Elle me plonge dans un contenant. C'est le carton.
L'improbable se produirait-il? Les statistiques, c'est que du vent.
- Les stats c'est que du vent Grag!
Je l'entends rire. Je ris aussi, je ris comme j'ai jamais ri.
Demain, je serai à Bordeaux.




Passerai-je sous silence que le nouveau copain de Julie s'est débrouillé le lendemain pour me briser, en calant le micro-ondes pile là où j'étais sur le coin cuisine ?
Le point positif c'est qu'il y a un froid entre eux maintenant.
Heureusement que les œuvres ne meurent pas quand elles sont en mille morceaux. Non, nous mourons quand ceux pour qui nous existons ne nous veulent plus.
Avec application, Julie a mis de la colle sur mes boudins pâteux, comme à ses cinq ans.
Une fois fini, elle a juste dit "Ju-lili "
Je suis éternel.


Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: FleurdeSel le 19 Mars 2012 à 16:46:57
J'ai adoré ce texte ! Du début à la fin !
Je ne me suis pas du tout ennuyée,  l'humour vient relever le récit, et beaucoup de tendresse s'en dégage.
J'ai trouvé les personnages crédibles et sympathiques (ça fait un peu la famille bisounours quand même, mais après tout, les personnages n'ont pas tous besoin d'être des être torturés).

Il n'y a que le titre qui me gêne : je ne comprends pas trop le choix de l'anglais.
Et aussi les premières phrases du tout dernier paragraphe que je ne trouvent pas très heureuses.

J'aime bien ton écriture : elle est simple, imagée et bien balancée (je sais pas si tu me comprends lol).
Donc voilà, pour moi c'est un coup de cœur  :coeur: .
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Tomoyo le 19 Mars 2012 à 22:36:37
Ah beh ça c'est un gentil commentaire!!  :D
Merci bien Fleur, si tu t'es pas ennuyée, je suis comblée ^^

Citer
J'ai trouvé les personnages crédibles et sympathiques (ça fait un peu la famille bisounours quand même, mais après tout, les personnages n'ont pas tous besoin d'être des être torturés).
ça c'est un vrai défi pour moi, les personnages tourmentés, noirs etc.  :D "bouh je suis un être plein de féluuuures, je ne dis pas ce que je pense, on me devine à peine ><" voilà tout ce que je peux faire dans ce domaine  :mrgreen:

Citer
Il n'y a que le titre qui me gêne : je ne comprends pas trop le choix de l'anglais.
Et aussi les premières phrases du tout dernier paragraphe que je ne trouvent pas très heureuses.
Ah ben euh, je sais pas, j'aime bien le mot anglais. Je peux bien le changer, je ne sais jamais quoi mettre en titre, je n'y suis pas du tout attachée ^^
Pour les dernières phrases, je sais pas, à voir, ça me choque pas spécialement vu que c'est sorti dans la foulée du reste, mais s'il faut je peux changer ça, tu n'es pas trop difficile  :D

Citer
J'aime bien ton écriture : elle est simple, imagée et bien balancée (je sais pas si tu me comprends lol).
Donc voilà, pour moi c'est un coup de cœur  :coeur: .
mais comment c'est trop cool ça :-\
mici de beaucoup plein  :-[

(je te soupçonne ceci-dit d'avoir lu tout ça dans des conditions suspicieuses : après une camomille trop chargée par exemple :huhu:)
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Loïc le 20 Mars 2012 à 07:19:37
J'ai lu hier et j'avais adoré également, c'est tout mignon :)
Je me rappelle juste qu'au début qu'il y a un certain nombre de fautes d'orthographe et de lourdeurs.
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Jezy le 21 Mars 2012 à 13:56:04
Cool, vive les défis !

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non je crois finalement que le fond musical c'est juste pour accomplir sa tache avec entrain.
ha c'est bête, après le pour j'attendais un truc plus percutant

me façonna en pâte-à-sel et me peint avec application.
J'aime bien le "avec application" ! Par contre j'ai l'impression que le "me façonna en pâte à sel" est un mauvais raccourci. Genre j'aurai vu "me façonna, bonhomme de pâte à sel, et...". Mais c'est vraiment personnel, donc bon.

Mais ce serait ouvrir à nouveau le débat sur l'imagination de l'homme versus imagination de la nature. Mon intime conviction reste que l'homme n'est capable d'imaginer que dans la limite des propositions faites par la nature. De fait, tout ce que l'homme croit inventer, existe depuis longtemps, au moins en partie. Puisque Julie m'a inventé, alors j'existe.
A part la dernière phrase, je trouve que tout le reste est un paragraphe compliqué qui ne sert pas à ton histoire. Perso j'ai rien suivit, et j'irai jusqu'à te conseiller de supprimer ce passage (sauf la dernière phrase, qui en jette !)

J'aime bien le concept de "je suis né avec l'âge de mon créateur". Je trouve ça trop chelou, mais super original comme idée.
Pareil pour le "elle fut la première image que je vis, donc c'est ma référence pour tout le reste". C'est tout bête, mais diablement efficace, et ça m'a bien plu !

Mais je crois que chaque instant peut être éternel du moment où il est essentiel pour quelqu'un.
Du moment "qu'il" est essentiel ?

C'est très exactement là que j'ai perdu une patte, d'effroi.
MDR

Licorne animal imaginaire...
Manque une virgule non ?

on peut donc considérer qu'aucune couleur n'est vraiment imposée...Je me suis donc retrouvé rose avec la corne et la queue jaunes.
Répétition de "donc" pas top.

La solitude de l'artiste? Je crois surtout qu’on ne parle assez du désespoir de l'œuvre...
Nice !

Disons-le ouvertement, j'ai beaucoup souffert du fait d'être rose et de m'appeler Lili alors que j'étais une licorne mâle.
XD Excellent !


Pour les dialogues avec Neuf, je te conseillerai d'inverser le "ou bien" et le "ou encore".

J'aime bien le passage ou il raconte sa vie sur le buffet, c'est sympa.

Hop, je dois filer, mais j'ai lu jusqu'a Gragouille et jusque là je dois dire que le texte est vraiment bien, bien écrit et  bien dans l'histoire qui est prenante, donc je finirai après mais c'est vraiment sympa !

A suivre...







Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: jess le 22 Mars 2012 à 12:01:56
J'ai souri, j'ai été émue. Tu asune écriture simple mais pas simpliste, ce qui te rends agréable à lire. Un texte riche en émotions, bien construit. J'ai vraiment aimé. Comme cela a été dit avant je ne vois pas très bien le lien avec le titre anglais peux tu nous expliquer ton choix?
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Tomoyo le 22 Mars 2012 à 19:23:19
@Loïc :
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J'ai lu hier et j'avais adoré également, c'est tout mignon :)
Je me rappelle juste qu'au début qu'il y a un certain nombre de fautes d'orthographe et de lourdeurs.
mici!  :D
Lourdeurs ça m'étonne pas tellement, mais fautes d'orthographes.... j'ai beau relire je les vois pas... :-\ faudrait pas que je laisse des horreurs, help...

@Jezy :
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ha c'est bête, après le pour j'attendais un truc plus percutant
je peux te mettre plein de trucs à la place de "accomplir sa tache avec entrain" mais pour une fois j'ai voulu être sage :D

Citer
Par contre j'ai l'impression que le "me façonna en pâte à sel" est un mauvais raccourci.
mmmm :\? c'est pas un raccourci, elle faisait de la pâte à sel.... si elle avait fait du plâtre j'aurais dit "me façonna en plâtre"....
T'aurais voulu ça plus joli? plus imagé? je sais pas...

Citer
A part la dernière phrase, je trouve que tout le reste est un paragraphe compliqué qui ne sert pas à ton histoire. Perso j'ai rien suivit, et j'irai jusqu'à te conseiller de supprimer ce passage (sauf la dernière phrase, qui en jette !)
je suis complètement d'accord, j'ai changé d'idée de personnalité de Lili en cours de route et ça c'est des réminiscences de son côté "je me perds dans mes raisonnements"
Je supprimerai  :mrgreen:

Citer
Du moment "qu'il" est essentiel ?
ah beh ça... sûrement, mais ça veut dire que je fais la faute tout le temps....  :-\

Citer
Manque une virgule non ?
Elle a dû tomber... c'est que ça agrippe mal sur mes textes ces choses là  |-|

Citer
Répétition de "donc" pas top.
Pour les dialogues avec Neuf, je te conseillerai d'inverser le "ou bien" et le "ou encore".
je corrige!

Citer
J'aime bien le passage ou il raconte sa vie sur le buffet, c'est sympa.
c'est marrant... c'est le passage où je me suis le moins amusée à écrire  ^^

Citer
Hop, je dois filer, mais j'ai lu jusqu'a Gragouille et jusque là je dois dire que le texte est vraiment bien, bien écrit et  bien dans l'histoire qui est prenante, donc je finirai après mais c'est vraiment sympa !
Ah beh bravo! si jamais t'aimes pas la fin? Je me fais une joie que ça t'ait plu et en fait ça t'a plu qu'à moitié..... :huhu:

En tout cas, merci pur ta lecture, ça me fait plaisir  :D

@Jess

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J'ai souri, j'ai été émue. Tu as une écriture simple mais pas simpliste, ce qui te rends agréable à lire. Un texte riche en émotions, bien construit. J'ai vraiment aimé.
:-[ c'est cool  :-[

Citer
Comme cela a été dit avant je ne vois pas très bien le lien avec le titre anglais peux tu nous expliquer ton choix?
Comme j'ai dit, j'ai jamais d'idées pour un titre...
en gros il y a eu pour ce texe :
- Ma vie : être une oeuvre
- L'oeuvre de ma vie
- Lili
- Défi 01
- Oeuvre majeure
- Titre
- Chef d'oeuvre
- Masterpiece

Juste parce que j'aime le son en anglais, mais comme tu peux le voir, c'est jamais très fixé... je peux le changer ^^

Merci d'avoir lu ce texte  :D
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Aube le 22 Mars 2012 à 20:25:48
Superbe, j'ai adoré. Je suis pas trop du genre à laisser fondre mon coeur au soleil de la niaiserie mais là franchement chapeau bas, et l'humour dosé savament relève le tout jusqu'à la qualité "excellente'.
Bonne continuation.
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Jezy le 23 Mars 2012 à 16:02:26
Gnagnagna, je finis quand même, non mais !

Citer
Je suis un instant de vie de Laura, et je pense que ça a du sens. Je sais que tu ressens la même chose envers la sœur de Laura.
Ho !!! Laura et Julie ?! Mais… …. …. Matthias ? C’est toi ?

Citer
puis sentant la perte d'équilibre, elle voulut rapidement se rattraper et elle mit la main au sol. Puis roula dessus.
La baie vitrée était ouverte, j'ai entendu les os craquer ;
Niveau cohérence, j’ai un peu de mal. D’abord parce que si j’étais assise sur un skate, je crois que je poserai la main doigts vers l’extérieure, et donc que je me la raperai, que je tomberai du skate, mais pas que je roulerai dessus.
Ensuite, à moins que la fille soit obèse, je me demande si son poids suffirai pour lui briser les os… Je sais qu’on m’a déjà marché sur les doigts sans que ça me les casse, et pourtant les adultes sont plutôt lourds pour une main d’enfant.
Voilà voilà…
Citer
le grondement du père, la course à la voiture avec Julie dans les bras du père.
Dans « ses » bras, pour éviter la répétition ? Avec le contexte on se doute de toute façon.

Citer
Sept phalanges cassées.
Mais c’est impossible, les roues ne sont pas assez large ! Et poing fermé, la roue n’aurait pas pu rouler dessus. Non, je te conseille le vélo si tu veux un accident plus convaincant lol. Perso je me suis coincé la cheville dans les rayons de la roue arrière en grimpant derrière une grande cousine, bon ba quand on a arrêté le vélo ma cheville était… bizarre…

Citer
Son va et vient m'hypnotise me renvoyant inexorablement aux images de ces bouts de vie.
Virgule après « hypnotise » ?

Citer
Mais, de Charybde en Scylla, de Ilona en Inna .
Point de suspension à la fin ?

Citer
Ça ne me semble pas si étonnant que ça sachant que Julie est mon monde, je n'aime pas particulièrement l'idée que quelqu'un veuille se l'accaparer.
Je crois que tout ce qui est avant « sachant que », tu peux le virer. Ta phrase n’en seras que plus fluide ;)

***

Han ! Quelle fin mes enfants ! C’est digne des contes de Père Castor ! Tomo, ton histoire je l’adore ! (Et je dis pas ça souvent  ><).
Elle est un peu longue pour une nouvelle, c’est mon seul point négatif. Faudra soit la remanier en novella, soit la raccourcir en vraie nouvelle. Mais en tout cas, elle a un sacré potentiel !

Et j’en profite pour répondre à tes réponses lol :

- Etre sage, c’est nul. Change la fin de ta phrase, et fais nous triper, non mais !

- En fait par raccourci je  voulais dire, façonner je le vois pas avec « en + … » juste derrière, niveau sonorité je trouve ça bof, et du coup j’aurai séparé le « en pate a sel » du « façonnait ».

- Je comprends pour les virgules, en générales elles se baladent jamais où il faut dans les textes, ou alors elles partent en catimini juste quand il faut pas.

- Le passage avec le buffet est plus vague, il n’y a pas d’anecdote précise, c’est peut etre pour ça. Mais ca rend bien dans ton texte d’alterner passage précis et période plus floue.

Haaaaaaaaaaaa Tomoyo, je sens que je vais bien t’aimer, ton style est cool, tu as de l’humour et de l’imagination à revendre !
Te voilà repérée niark niark niark.
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Tomoyo le 24 Mars 2012 à 17:58:50
Citer
Ho !!! Laura et Julie ?! Mais… …. …. Matthias ? C’est toi ?
Barnabé et Mimosa, mes amis, quelle joie de vous accueillir! n'ayez crainte nous serons serrés mais les verres seront pleins. Oui, Jezy a amené du monde, je ne sais pas qui c'est je ne sais même pas à qui elle parle... mais de toute évidence, elle se comprend, alors laissons-la discuter... l'important c'est que les cookies soient sur la table :huhu:

Citer
Niveau cohérence, j’ai un peu de mal. D’abord parce que si j’étais assise sur un skate, je crois que je poserai la main doigts vers l’extérieure
j'ai envie de dire, si je faisais du vélo je crois que je ne mettrais pas ma cheville dans les rayons   :-¬?
Sinon, oui on se casse les doigts quand on est assis sur une planche et qu'on roule sur sa main. Enfin, c'est pire, on écrase les doigts... les phalanges se brisent et les doigts sont ...plats pendant un moment.
Ceci dit l’anecdote (enfin, le gravissime accident :huhu:) ne m'est pas arrivée, mais c'est parce que je faisais du roller  ::)
Mais c'est arrivé à des gens de mon entourage, j'étais petite, impressionnable, j'ai jamais pu regarder un skate sans y voir des doigts d’ordinaire boudinés, tout aplatis....

Citer
Non, je te conseille le vélo si tu veux un accident plus convaincant lol.
>< >< je remanierai l'accident, mais je garde mon skate!

Citer
    Sept phalanges cassées.

Mais c’est impossible, les roues ne sont pas assez large !
J'ai quand même relu par acquis de conscience mais.... en effet, j'ai bien mis sept.... manque les trois tibias et les 6 ménisques .... je vais peut être mettre deux  |-|

Citer
Point de suspension à la fin ?
:D je vais pas me faire prier, pour une fois qu'on me les demande!!! youpla je vais de ce pas les rajouter

Citer
Je crois que tout ce qui est avant « sachant que », tu peux le virer. Ta phrase n’en seras que plus fluide ;)
yoki captain

Citer
Han ! Quelle fin mes enfants ! C’est digne des contes de Père Castor ! Tomo, ton histoire je l’adore ! (Et je dis pas ça souvent  ><).
Heureusement que tu n' as pas fini ta phrase sur "père castor" j'aurais pas su comment l'interpréter!
Ben écoute si t'as aimé, franchement, ça me fait plaisir!  :D (ton épique, regard vers l'infini : "Tout ceci n'aura pas été vain")

Citer
Elle est un peu longue pour une nouvelle, c’est mon seul point négatif. Faudra soit la remanier en novella, soit la raccourcir en vraie nouvelle. Mais en tout cas, elle a un sacré potentiel !
Ah non, impossible de la raccourcir! si tu savais comment je me suis bridée pour pas que ça se finisse en 25 pages cette chose! Sérieux, 7 pages, c'est un exploit pour moi de faire aussi court.
Et puis c'est pas une nouvelle, c'est un défi  :huhu:
Mais ça me touche que tu y vois quelque chose là-dedans :-[

Citer
- Etre sage, c’est nul. Change la fin de ta phrase, et fais nous triper, non mais !
je vais voir  ::)


Citer
- En fait par raccourci je  voulais dire, façonner je le vois pas avec « en + … » juste derrière, niveau sonorité je trouve ça bof, et du coup j’aurai séparé le « en pate a sel » du « façonnait ».
mmmmmmmmmmm (ça veut pas dire "nan" mais ça veut pas dire non plus "ok chuis convaincue", en pourparlers avec moi-même pour une durée indéterminée)

Citer
Te voilà repérée niark niark niark.
suffit que je mette mon costume de fougère et je me fonds dans le décor, jamais tu me retrouveras....pas la peine de raconter une blague pour voir quelle fougère rit, elles se marrent toutes

Merci Jezy, tes remarques ont été pertinentes et ton enthousiasme apprécié :-[
mici :D



Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: ernya le 24 Mars 2012 à 22:22:11
Citer
Quoique, elle est toujours motivée, non je crois finalement que le fond musical c'est juste pour accomplir sa tache avec entrain.
tâche

Citer
C'est insupportable. J'en ai l'habitude cependant, elle n'en est pas à sa première tentative d'usure prématurée de ma patience.
je trouve que le "cependant" passe pas trop, qu'il fait pas très naturel dans la phrase. Un simple "Mais j'en ai l'habitude" me semble plus coulant.   :P

Citer
Certes, il est très facile d'imaginer que je ne ressemble à rien étant donné l'âge peu avancé de ma créatrice quand elle m’a composé.
là, je trouve que tu pourrais donner à ton idée (je ressemble à rien) plus de dynamique. Le "certes", ça fait très dissert, ça fait trop sérieux pour la situation. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire, aller plus vite à l'essentiel "elle avait quatre ans donc je ressemble à rien", quelque chose de plus concis quoi !

Citer
Mais les génies de l'Art sont partout, parfois même dans une cuisine...
je me demande si un point n'aurait pas plus d'impact ? Enfin, ça me semble évident que certains plats sont des chef-d'oeuvre :mrgreen:

Citer
Julie n'a jamais été un génie ; ainsi ce n'est pas totalement faux, je ne ressemble à rien de franchement existant sur Terre.
tu vois cette phrase, je la trouve lourde et peu utile. Plutôt que tenter de nuancer pour finalement revenir à l'idée que la créatrice l'a raté, ton personnage ferait mieux d'enfoncer sa créatrice tout de suite. Parce que là le "ainsi ce n'est pas totalement faux", on dirait moi dans mes très mauvais moments de non-inspiration pour mon mémoire :mrgreen:

Citer
Enfin pour le moment. Des chercheurs trouvent de nouvelles espèces chaque année... bon, la mienne est peut-être un cap d'ouverture d'esprit que nature n'a pas encore franchi. D'ailleurs peut-être que si ces scientifiques l'envisageaient, mon espèce existerait. Puisque Julie m'a inventé, alors j'existe.
là aussi, je trouve que ça manque de dynamique. Enfin je trouve ça trop sérieux en fait. C'est dommage de donner de telles pensées à de la pâte à sel, c'était rigolo la pâte à sel !

Citer
Mais je m'écarte du sujet. La digression est devenue une occupation que j'ai réussie à mener jusqu'à la maîtrise parfaite.
pas convaincue ! Diderot, voilà le maître de la digression.  :-¬?

Citer
Les billes sont rondes comme les yeux de Julie, les jeunes feuilles de chênes sont peintes à l'iris de Julie et le cristal sonne comme le rire de Julie. Si on réfléchit bien, l'univers, c'est Julie.
je trouve ça mignon ! Mais du coup la dernière phrase bien gâcher tout le côté mignon.

Citer
C'est peut être éphémère et dérisoire aux yeux de certains.
peut-être

Citer
Mais je crois que chaque instant peut être éternel du moment qu'il est essentiel pour quelqu'un.
oui, du coup je trouve ça pas très joli de le dire. En fait j'ai l'impression que tu veux trop expliquer, trop prendre au sérieux ce que tu dis, trop le justifier. Je sais que tu es capable de beaucoup de poésie et de très belles images, laisse-toi aller !

Citer
Je m'appliquais donc à cuire et dorer pour qu'elle m'aime encore plus.
là c'est mieux, tu vois !

Citer
Disons-le ouvertement, j'ai beaucoup souffert du fait d'être rose et de m'appeler Lili alors que j'étais une licorne mâle.

voilà , on y est !!

Citer
Neuf avait été punaisée au mur de la chambre de Julie pendant près de 3ans,
en lettres^^

Citer
Ce jour là, je la regardais jouer sur la terrasse avec son skateboard.
jour-là

Citer
Au début elle faisait des allers-retours un peu maladroits, en tombant assez rarement cependant. Puis, il lui est venu une idée stupide, qu'ont tous ceux possédant une planche-à-roulettes tôt ou tard : elle s'est assise sur la planche et se laissait pousser par sa sœur.
y a un problème de temps, je pense. Je bloque sur le "se laissait"

Citer
D'autant plus que, nous œuvres, nous sommes immobiles - surprenant n'est-ce pas? -, donc impossible de se détourner.
du coup, ça fait pas vraiment sourire, autant juste donner l'info importante : il peut pas se détourner.

J'ai bien aimé ! Ca m'a rappelé Toy Story, xD.
Dans l'ensemble je trouve ça fluide, intéressant, mignon, juste les passages que j'ai relevés où j'ai l'impression que t'en fais trop dans le sérieux, à mon avis tu devrais couper un peu dans cette partie-là ! Sinon voilà j'ai bien aimé et j'attends le prochain avec hâte ! ^^
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Tomoyo le 25 Mars 2012 à 13:57:06
yop,

J'ai corrigé les fautes et expressions bancales tout comme t'as dit  :D

Citer
Citer
Citer
    Certes, il est très facile d'imaginer que je ne ressemble à rien étant donné l'âge peu avancé de ma créatrice quand elle m’a composé.

là, je trouve que tu pourrais donner à ton idée (je ressemble à rien) plus de dynamique. Le "certes", ça fait très dissert, ça fait trop sérieux pour la situation. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire, aller plus vite à l'essentiel "elle avait quatre ans donc je ressemble à rien", quelque chose de plus concis quoi !
mmm le truc c'est que mon perso parle comme ça... enfin j'ai vu que tu as relevé plusieurs fois ce genre de lourdeurs, que je reconnais. Le souci vient surement du fait que c'est la première fois que j'écris à la 1ere personne et du coup je l'ai fait parler comme un ... conférencier parfois... entre le "bah la loose" et le "je considère qu'étant donné le contexte de ma création blabla"... Je vais essayer de corriger ça :huhu:

Citer
   
Citer
Mais les génies de l'Art sont partout, parfois même dans une cuisine...
je me demande si un point n'aurait pas plus d'impact ? Enfin, ça me semble évident que certains plats sont des chef-d'oeuvre :mrgreen:
ça c'est marrant, parce que je ne l'ai pas du tout dit dans ce sens  :D Mais j'aime bien ton sens, du coup j'ai mis le point.
Au début la phrase était plus longue, j'ai raccourci, le petit bout est resté, mais le sens c'était en gros "le génie peut être partout, parfois dans une cuisine un mercredi aprem à 15h sur une table couverte de farine et d'ustensiles"... bref, comme ta version fait échos chez moi ( :bonpublic:), ça m'a plu ^^

Citer
Parce que là le "ainsi ce n'est pas totalement faux", on dirait moi dans mes très mauvais moments de non-inspiration pour mon mémoire :mrgreen:
On en revient à ce que j'ai dit plus haut. Je nuancerai (encore)  juste en disant que je parle comme ça au quotidien  :D
Je réalise donc que je parle comme tes bouts de mémoire non inspirés.... :-\ (ça fiche un coup |-|)

Citer
là aussi, je trouve que ça manque de dynamique. Enfin je trouve ça trop sérieux en fait. C'est dommage de donner de telles pensées à de la pâte à sel, c'était rigolo la pâte à sel !
Non mais si j'étais sérieuse et appliquée dans ce que je fais, je remanierais ce passage qui, comme j'ai expliqué à Jezy, faisait partie de ma 1ere lancée où Lili n'avait pas la même personnalité et s'embourbait dans des machins de réflexion. Il m'a saoulé alors j'ai changé de perso en cours (bam sentence, toi tu meurs, NEXT) de route mais en effet c'est pas cohérent :huhu:

Citer
pas convaincue ! Diderot, voilà le maître de la digression.  :-¬?
Pareil faut que j'enlève, le paragraphe du dessus faisait 1.5pages au début, c'est pour ça, ça digressait pas mal......
Non mais à force, je vais vraiment le reprendre ce passage :\?

Citer
   
Citer
Les billes sont rondes comme les yeux de Julie, les jeunes feuilles de chênes sont peintes à l'iris de Julie et le cristal sonne comme le rire de Julie. Si on réfléchit bien, l'univers, c'est Julie.

je trouve ça mignon ! Mais du coup la dernière phrase bien gâcher tout le côté mignon.
Je sais pas si Lili veut être mignon... il raconte et réfléchit en même temps... mais je peux bien enlever cette phrase ^^

Citer
oui, du coup je trouve ça pas très joli de le dire. En fait j'ai l'impression que tu veux trop expliquer, trop prendre au sérieux ce que tu dis, trop le justifier. Je sais que tu es capable de beaucoup de poésie et de très belles images, laisse-toi aller !
mdr, c'est gentil! Tu ne sais pas à quoi tu t'exposes enm me demandant de me laisser aller ::)
Pour en revenir à la phrase, pour le moment je la laisse, Lili aime bien faire son sérieux des fois. Il y a qu'à voir comment il réagit quand Julie se casse les doigts, c'est pas si grave mais on dirait sa fin du monde. Il a un côté très "plein" d'une mission vis-à-vis de Julie, du coup de temps à autre, il devient sombre et sérieux. Enfin sombre... disons qu'il plisse un peu les sourcils.  :huhu:

Citer
Citer
Citer
    Neuf avait été punaisée au mur de la chambre de Julie pendant près de 3ans,

en lettres^^
Celle-là chuis verte! sérieux, je me suis super concentrée pour pas mettre "9" tout le long et BAM je me vautre sur un 3.....  ><

Citer
J'ai bien aimé ! Ca m'a rappelé Toy Story, xD.
Dans l'ensemble je trouve ça fluide, intéressant, mignon, juste les passages que j'ai relevés où j'ai l'impression que t'en fais trop dans le sérieux, à mon avis tu devrais couper un peu dans cette partie-là ! Sinon voilà j'ai bien aimé et j'attends le prochain avec hâte !
Cool si t'as bien aimé! ça me fait plaisir!
Le prochain.... mmm je poste pour les défis ou les AT, donc faut me défier  :D

Merci d'avoir pris le temps de tout lire!  :)

Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Almeus le 25 Mars 2012 à 20:44:07
J'ai adoré ! De la façon dont tu amène les oeuvres à la vie, leur façon de s'exprimer, leur regard sur ce qui les entoure  :coeur: et aussi :

Citer
- Mais c'est une licorneuuh! s'était-elle emportée.
Citer
Bref, une fois son œuvre achevée, elle avait couru vers sa mère, attrapé sa jambe en tendant la feuille et répété "Gragouille, Gragouille".
Je suis redevenu enfant pendant un instant  ::)

Citer
- Je suis content parfois de ne pas avoir été dessiné dans une recherche du beau, mais juste dans un instant de vie, sans réflexion. Je suis un instant de vie de Laura, et je pense que ça a du sens. Je sais que tu ressens la même chose envers la sœur de Laura.

Ça m'a aussi rappelé Toy Story, surtout le 2 ! Toy Story, c'est une référence absolue  :mrgreen:
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Tomoyo le 25 Mars 2012 à 21:48:27
@Aube :
Oua, ça c'est un commentaire qui fait super plaisir  :-[ (désolée de le voir si tardivement)
Je sais pas trop quoi dire d'ailleurs :-\...  merci  ::)

@Almeus
 :D mici!
Par contre j'ai jamais vu Toys Story... et là j'ai l'impression que ça manque à ma culture :relou:
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Milora le 25 Mars 2012 à 22:18:37
Citer
Depuis ce matin elle l'écoute en boucle, l'agrémentant de quelques sons approximatifs partant dans les aigus en plein milieu.
Je trouve que le double participe présent sur la phrase d'attaque, ça alourdit au lieu d'entraîner le lecteur, c'est dommage...

Citer
elle n'en est pas à sa première tentative d'usure prématurée de ma patience.
:D

Citer
Je connais Julie depuis ses cinq ans, époque à laquelle elle m'a créé. Depuis, j'ai pas mal bougé dans la maison, mais je n'ai jamais été très loin de celle qui, un mercredi après-midi, me façonna en pâte-à-sel et me peint avec application.
oh, j'aime l'idée :)

Citer
Elle avait cinq ans, on peut donc imaginer que je ne ressemble à rien. Mais les génies de l'Art sont partout, parfois même dans une cuisine. Julie n'a jamais été un génie ; ainsi, je ne ressemble à rien de franchement existant sur Terre. Enfin pour le moment. Des chercheurs trouvent de nouvelles espèces chaque année... bon, la mienne est peut-être un cap d'ouverture d'esprit que nature n'a pas encore franchi. Mais puisque Julie m'a inventé, alors j'existe.
Je trouve le passage tout mimi, mais deux petits détails m'ont faite tiquer :
- deux fois "génie" (je n'arrive pas à voir si c'est une mise en parallèle ou si c'est une répétition...)
- puisque + alors ça me semble un peu redondant

Citer
Mais il faut reconnaître un avantage précieux à tout ceci : comme toute œuvre créée nait avec la conscience de son créateur
tout/toute

Citer
Deux grands yeux verts, ronds comme... en fait comme ce fut la première image que j'ai eue du monde, elle est devenue ma référence. Les billes sont rondes comme les yeux de Julie
C'est joli ! :)

Citer
et semblait d'une concentration extrême.
ça se dit, ça ?

Citer
Elle mouilla avec le doigt la boule
Dit dans cet ordre ça me fait vraiment bizarre... mouilla la boule avec le doigt ?

Citer
C'est peut-être éphémère et dérisoire aux yeux de certains.
Je trouve que l'expression est répétitive avec l'insistance sur les yeux, plus haut...

Citer
La fierté de Julie s'exprima ensuite à grands coups de "Maman! viens voir!".
Hihi, j'adore la formulation :D Par contre il faut un espace avant les !

Citer
Sa mère, qui s'affairait à préparer des crêpes, est venue s'approcher de la table sur laquelle Julie "travaillait".
- Ouh, mais c'est très joli ça ma chérie, on va vite le mettre au four, tu pourras le peindre après, avait-elle dit sur un ton tellement doux qu'elle m'avait conquis à son premier souffle.
Je trouve bizarre cette alternance de temps. Tu commences au passé-composé, puis passes au passé-simple, et là, re-passé composé avec du plus-que-parfait. Autant la première transition est bien passée, autant là j'ai tiqué.

Citer
C'est très exactement là que j'ai perdu une patte, d'effroi.
MDR

Citer
A vrai dire je n'avais aucune idée de ce à quoi je pouvais ressembler, mais ayant la conscience de Julie, je savais à quoi ressemblait un pingouin et à quoi ressemblait une licorne. Pouvoir confondre les deux ne signifiait qu'une chose : j'étais sacrément raté.
:D

Citer
Je m'appliquais donc à cuire et dorer pour qu'elle m'aime encore plus.
C'est meugnon ^^ Par contre, c'est pas "m'appliquai" (passé simple, plus qu'imparfait ?)

Citer
Licorne, animal imaginaire... on peut considérer qu'aucune couleur n'est vraiment imposée...Je
Si : le rose invisible :mrgreen: Par contre, il manque un espace avant le "Je"

Citer
Je crois bien qu'à ce moment-là j'ai pleuré une goutte de magenta dilué.
trop joli ^^

Citer
Disons-le ouvertement, j'ai beaucoup souffert du fait d'être rose et de m'appeler Lili alors que j'étais une licorne mâle.
mdr xD

Citer
De fait, même si elle s’était donné le titre de Médusa et prenait ses grands airs, nous l’appelions tous Neuf, nom que lui avait tatoué le professeur d’arts plastiques en bas à droite.
J'adore xD

Citer
Ou bien,
Deux points au lieu de la virgule.

Zut, pas le temps de finir ; lirai la suite demain !


Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Milora le 26 Mars 2012 à 20:24:55
Je continue :

Citer
sa perte fut un déchirement pour moi, enfin surtout pour elle, mais ce serait un humour bien mal placé.
Lol xD

Citer
Enfin chanter, ça me fait de la peine pour ce verbe de l'utiliser dans un tel contexte.
Muarf. Pauvre Julie, elle est pas gâtée  :D

Citer
La plupart des chiens étaient donc des gragouilles.
xD

Citer
Je suis un instant de vie de Laura, et je pense que ça a du sens. Je sais que tu ressens la même chose envers la sœur de Laura.
répétition : Laura x2. Je comprends à la justification qui suit, mais ça fait pas joli à l'oreille pour autant... "sa soeur" ?

Citer
Tout ça pour dire que Gragouille, c'est mon meilleur ami.
J'aime beaucoup la tendresse implicite qui sous-tend tout ton texte :)

Citer
Ce n'est pas que je compte, mais depuis ce matin, c'est le deuxième sac poubelle qu'elle remplit et jette. J'ai l'impression qu'elle se débarrasse de bouts de vie. Peut être que c'est ce qu'on fait naturellement quand on part.
Ouille, je sens venir une fin que je vais pas aimer...

Citer
Je suis parti pour la chambre de Julie pour ses dix ans
pour x2

Citer
J'ai lu Harry Potter avec elle,
En italique.

Citer
révisé les cours d'histoire
c'est bien  :huhu:

Citer
ça dévient un exemple de plus à la définition de torture dans Wikipedia
e

Citer
Et je me marrerai bien de le voir transis d'amour pour un scoubidou.
:D

Citer
Le nombre de fois que la mère a voulu jeter Gragouille s'est perdu dans la boucle de l'infini depuis longtemps.
joli :) !

Citer
comme a ses cinq ans.
à



Ok, je jetterai plus jamais mes vieux gribouillis  ;D
J'ai vraiment bien aimé cette histoire ! J'ai trouvé que la façon d'écrire était parfois un peu rapide, qu'elle pourrait être peaufinée (surtout au début avec le truc bizarre sur les temps). Mais il y a de jolies images, un bon rythme, on ne s'ennuie pas.
Et l'idée est  :coeur: J'adore le narrateur, et Gragouille. Le passage du départ de Julie est un peu prévisible, mais c'est pas grave, c'est choupi. J'aime beaucoup le ton tendre, nostalgique mais joyeux, qui se dégage du texte, avec cette impression d'une vie vécue en accéléré.

Bref, j'ai vraiment bien aimé ! :) :) :)


EDIT : Par contre, moi non plus j'aime pas trop le titre  :-X
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Meilhac le 03 Avril 2012 à 23:42:01
salut
c'est moi qui avais lancé le défi à tom
j'avais lu y a quelques jours une partie, je viens de relier
décidément c'est pas mal
j'aime bien au début l'enchaînement des quatre adjectifs (je me souviens selement les eux derniers :jaune et rouge, ou quelque chose comme ça  :mrgreen: )
j'aime bien licorneuuh, c'est bien dosé, ça met dans l'ambiance "lardon" (ou "moutard", ou "morveux", selon les terminologies) sans être reu-lou du tout.

la phrase "chauqe instan tes tun instant d'éternité si il a de l'importance pour quelqu'un" est un peu didactico-lourdingue, je cros que je l'enlèverais  ^^

je suis fan de la scène où l'objet est en train de cuire dans le four, où il voit à travers la vitre la gamine. par contre j'enlèverais le "donc" (elle m'aime "donc" je fais un effort pour bien dorer. pas très convaincant. ou alors il faut carrément développer).

tom, à mon avis le titre c'est important, si tu en trouves un mieux, ce sera bon signe.

je suis d'acc' avec les autres, y a une espèce d'équilibre dans ton style qui fait que ça se lit bien (comme d'ailleurs tes posts; c'est le même style en gros :=)).

vivent les défis ! yo ! (tomo) yo !
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Néon le 04 Avril 2012 à 10:33:19
Je vais ajouter au concert de louanges. C'est un très beau texte. Tu as un vrai potentiel. C'est le genre d'écriture qui devrait t'attirer des ribambelles de lecteurs touchés au coeur. Tu es très forte pour l'animisme, et j'y retourne du coup : Fante, tu vas adorer, c'est une figure qu'il pratique énormément. Il y a des passages vraiment bien sentis. Le coup de "l'empaffé" avec la parenthèse qui n'explique rien, ça c'est génial, même si c'est évidemment pas le passage le plus poétique, mais ce genre de procédés est excellent ; du coup je te livre une de mes phrases préférées de Vialatte, cette phrase est un des trucs auxquels je pense le plus quand j'écris : en fait il décrit un chat, dit qu'au bout du chat il y a une queue, et au bout de la queue, plus rien, et il ajoute "mais l'imagination travaille". L'IMAGINATION TRAVAILLE. C'est de la sorcellerie.

Bon, toi, j'crois qu'y faut pas qu't'arrêtes d'écrire.
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Tomoyo le 04 Avril 2012 à 22:42:34
@Milora
ton énoooorme post s'en est pris à ma vaillance, mais allez hop, je retrousse mes manches !

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Je trouve que le double participe présent sur la phrase d'attaque, ça alourdit au lieu d'entraîner le lecteur, c'est dommage...
j'étais sure que cette phrase accrocherait, c'est bizarre que ça n'ait pas été mentionné avant, mais je sais pas si je la retoucherai, je l'aime bien comme ça...

Citer
Je trouve le passage tout mimi, mais deux petits détails m'ont faite tiquer :
- deux fois "génie" (je n'arrive pas à voir si c'est une mise en parallèle ou si c'est une répétition...)
- puisque + alors ça me semble un peu redondant
oui génie est mis deux fois exprès "ouais des fois il y a des génies. Et Julie, ben c'est pas un génie"
Je crois avoir changé le puisque et alors à ma 1ere lecture de ton post... en règle général je crois avoir corrigé tout ce que tu as soulevé (tu vois un peu comme je t'écoute avec application et tout  :huhu:)

Citer
   
Citer
et semblait d'une concentration extrême.

ça se dit, ça ?
tu préfères d'une extrême concentration? enfin je dis les deux en tout cas....

Citer
Je trouve bizarre cette alternance de temps. Tu commences au passé-composé, puis passes au passé-simple, et là, re-passé composé avec du plus-que-parfait. Autant la première transition est bien passée, autant là j'ai tiqué.
je ne suis pas convaincue par ton tiquage vu que je n'ai pas tiqué et qu'en relisant je ne tique toujours pas alors je ne sais comment interpréter un tiquage d'autrui sans vivre le tiquage de l'intérieur pour savoir détiquer tout ceci :huhu:

Citer
   
Citer
sa perte fut un déchirement pour moi, enfin surtout pour elle, mais ce serait un humour bien mal placé.

Lol xD
ah beh je savais pas si elle passerait celle-là! elle est quand même bien lourde  :D

Citer
Citer
    La plupart des chiens étaient donc des gragouilles.

xD
j'ai pas pu m'empêcher :huhu:

Citer
J'aime beaucoup la tendresse implicite qui sous-tend tout ton texte :)
chuis super tendre c'est pour ça ;x

Citer
J'ai trouvé que la façon d'écrire était parfois un peu rapide, qu'elle pourrait être peaufinée
arf je suis découverte... j'écris à la volée, je corrige juste les fautes d'orthographe ou de frappe... c'est pas faux, je passe rarement du temps sur l'écriture, c'est mon problème majeur. C'est pas le seul, loin s'en faut, mais c'est celui que je me traine depuis le CP. J'écris des pages et des pages, puis quand je suis arrivée au bout de mon histoire, je passe à une autre, et le peaufinage pouf pouf disparu \o/

Le passage du départ de Julie est un peu prévisible, mais c'est pas grave, c'est choupi.
ben au début j'avais prévu une belle mort (idée prévisible 2) et puis j'ai pas pu, comme d'hab, ça collait pas, donc je suis revenue à l'idée préconçue 1

Citer
EDIT : Par contre, moi non plus j'aime pas trop le titre  :-X
bon va vraiment falloir que j'y réfléchisse c'est ça??
1 - Une histoire (Maupassant a osé en même temps avec "une vie"....  :mrgreen:)
2 - Oeuvre majeure (j'aime l'idée que Lili soit L'oeuvre de Julie, d'où le Masterpiece)
3- Immobile/ Posé
4- .... je sais pas..... ça m'inspire pas du tout

Merci pour tous ces commentaires, comme je sais que tu sais tout, je prends tout ce que tu dis comme parole d'évangile  :huhu: (oui ou presque....)

@Meilhac

wééééé t'as lu!!!!
i am défi-freeeeeeee \o/

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la phrase "chauqe instan tes tun instant d'éternité si il a de l'importance pour quelqu'un" est un peu didactico-lourdingue, je cros que je l'enlèverais  ^^
J'ai bien vu que cette phrase en chatouillait plus d'un, mais ça me plait bien que Lili ait des réflexions un peu solennelles ou sentencieuses....

Citer
tom, à mon avis le titre c'est important, si tu en trouves un mieux, ce sera bon signe.
n'hésitez SURTOUT PAS à proposer hein, parce que je voudrais que le titre se rapporte au sujet du défi et pas au texte, donc je ne voudrais ni lili, ni licorne ni rien, juste quelque chose en rapport avec la vie d'une oeuvre.... je devrais appeler ça "la vie d'une oeuvre"  |-|.....

Citer
comme d'ailleurs tes posts; c'est le même style en gros :=)
bah bah bah, je suis pas tendre dans mes posts, un vrai requin, vachement intimidante et tout ><

Merci pour ta lecture!! je sais je t'ai menacé et tout, mais c'est sympa  :D


@Néon
Citer
C'est un très beau texte. Tu as un vrai potentiel
cool  ::)
Après on pourrait discuter de l'expression "avoir du potentiel" que je regarde suspicieusement mais je prends le compliment  et je le garde dans une boîte à bonheurs que j'ouvre égoïstement de temps à autre

Citer
Fante, tu vas adorer, c'est une figure qu'il pratique énormément
j'y songe j'y songe, mais il parait que je dois lire aussi Jasper Frode, donc Fante s'ajoute à une liste.

Citer
L'IMAGINATION TRAVAILLE. C'est de la sorcellerie.
Dieu merci la mienne s'amuse  ::)
Non mais je comprends bien, et je trouve que l'imagination rend heureux.

Citer
Bon, toi, j'crois qu'y faut pas qu't'arrêtes d'écrire.
j'avais pas lu le "pas" au début mdr
ça tombe bien, ça me va bien d'écrire  :D

C'est très gentil tout ce que tu as dit!


merci de vos comm'!



Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Néon le 04 Avril 2012 à 22:46:42
Oh la la, Jasper j'avais trouvé ça très drôle les premières pages, et puis j'ai vite arrêté, c'est "fumeux", je trouve que ça fait mauvais Vian. Mais bon, essaie toujours, tu me diras...
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: Néon le 05 Avril 2012 à 00:20:01
Un détail, mais bon t'aimes pas trop retravailler tes textes, alors je sais pas si c'est utile : ta seconde phrase, que tu trouves un peu longue, c'est juste qu'il y a deux participes présents dedans. C'est facile à faire sauter ça. Mais je crois que tu comptes plus trop toucher à ce texte... So... keep going.
Titre: Re : [Défi] Masterpiece
Posté par: pierrot le 06 Avril 2012 à 10:54:50
ça y est je suis animiste! J'ai adoré
C'est cool. ça m'a rappelé les "œuvres" de ma fille. C'est vrai qu'elles ont quelques choses de vivant et un côté sacré.
Échange masque en pâte à sel contre gragouille. Discrètement bien sur.
A +
Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: colinep11 le 29 Avril 2012 à 11:46:35
Sa mère, qui s'affairait à préparer des crêpes, est venue s'approcher de la table sur laquelle Julie "travaillait".
Je trouve que de mettre "travailler" entre guillemets est maladroit parce que pour Julie, c'est un vrai projet qui lui tient à coeur (d'après ton texte et comment je le vois) donc pour elle, je pense, c'est un "vrai" travail.

Citer
j'étais sacrément raté. [...] Je me suis ainsi retrouvé rose avec la corne et la queue jaunes. On pourrait naturellement se poser la question de la crinière, mais je n'en avais pas.
Je trouve ça déplacé de pouvoir déterminer chaque partie du corps si sa sculture est "sacrément raté"  ???

Je pense que tu devrais expliquer le nom de "l'horreur" de Julie : Neuf. Parce qu'on se demande pourquoi ce nom et rester sans réponse c'est légèrement frustrant je trouve ; enfin, c'est un détail...

Citer
regarder des dessins animés en boucle – Disney forever –
Je trouve que ça fait un peu trop et ce n'est pas vraiment nécessaire :/

J'adore au début on ne comprend pas vraiment qui est le narrateur puis ça vient après, c'est très bien maîtrisé, je trouve ^^ Et j'adore l'oeuvre, la globalité, l'idée qu'elle dégage. De belles choses en sont émise, elle est un peu moralisatrice, j'aime bien !  :D
Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Tomoyo le 29 Avril 2012 à 17:14:59
@Pierrrot
mici bien  :-[

@Coline

Citer
Je trouve que de mettre "travailler" entre guillemets est maladroit parce que pour Julie, c'est un vrai projet qui lui tient à coeur (d'après ton texte et comment je le vois) donc pour elle, je pense, c'est un "vrai" travail.
pas faux. C'est juste que  j'entends le narrateur dire "travailler" sur un autre ton, du coup c'est pour ça qu'il est entre guillemets. A-t-il tort ou pas je ne sais, en tout cas c'est comme ça qu'il le dit  ::) (oui je sais , on dirait que le perso est indépendant de tout contrôle de ma part, mais parfois c'est un peu ça).

Citer
Je trouve ça déplacé de pouvoir déterminer chaque partie du corps si sa sculture est "sacrément raté"  ???
Il est raté mais la petite avait quand même une idée générale, elle sait qu'une licorne ça a  un corps, une queue, une corne. Après je prefère que chacun se la représente comme il veut, mais pour moi, c'est un gros boudin rose avec des petites boules pour les membres, un truc plus fin au milieu de ce qui devait etre la tete et un autre boudin derriere, servant de queue.

Citer
Je pense que tu devrais expliquer le nom de "l'horreur" de Julie : Neuf. Parce qu'on se demande pourquoi ce nom et rester sans réponse c'est légèrement frustrant je trouve ; enfin, c'est un détail...
ah t'as dû passer à côté mais c'est expliqué  ^^
"nous l’appelions tous Neuf, nom que lui avait tatoué le professeur d’arts plastiques en bas à droite"
c'est juste qu'elle a eu 9/20 avec ce dessin, c'est pour ça

Citer
   
Citer
regarder des dessins animés en boucle – Disney forever –

Je trouve que ça fait un peu trop et ce n'est pas vraiment nécessaire :/
ok j'enlève  ;)

Citer
J'adore au début on ne comprend pas vraiment qui est le narrateur puis ça vient après, c'est très bien maîtrisé, je trouve ^^ Et j'adore l'oeuvre, la globalité, l'idée qu'elle dégage. De belles choses en sont émise, elle est un peu moralisatrice, j'aime bien !  :D
huhuhu ça me fait plaisir  :D
Je pensais pas que Lili pouvait être moralisateur, mais en même temps ça ne m'étonne pas de lui  ::)

au plaisir! et merci encore!
Titre: Re : Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: colinep11 le 29 Avril 2012 à 19:01:55
@Coline

Citer
Citer
Je pense que tu devrais expliquer le nom de "l'horreur" de Julie : Neuf. Parce qu'on se demande pourquoi ce nom et rester sans réponse c'est légèrement frustrant je trouve ; enfin, c'est un détail...
ah t'as dû passer à côté mais c'est expliqué  ^^
"nous l’appelions tous Neuf, nom que lui avait tatoué le professeur d’arts plastiques en bas à droite"
c'est juste qu'elle a eu 9/20 avec ce dessin, c'est pour ça
Ah oui...  :-[ Je n'ai rien dis alors  ;D

Ohh ben de rien, tout le plaisir était pour moi ^^
Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: holden5 le 16 Juillet 2012 à 16:13:55
Très beau texte... j'avais une boule dans la gorge à la fin!  :'(. Non, en fait, j'avais une boule dans la gorge tout le long, je crois. L'idée est génialissime, le traitement impeccable, de quoi donner des complexes... ><
Le fait de limiter le point de vue à un objet immobile...ça donne au défilement du temps quelque chose de vraiment très émouvant. Et le contraste entre les propos très profond et la figurine de pâte à sel, c'est tout simplement...  |-| révoltant de bon goût.


 
Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Tomoyo le 28 Juillet 2012 à 08:39:59
 :mrgreen:

@Holden
Eh beh! entre ce commentaire et le fait que tu prévoies de me faire un chèque, je vois bien que tu fais tout pour devenir mon chouchou  :huhu:
En tout cas ça m'a fait très plaisir ce que tu as dit  :D (même si ça me parait un peu fort quand même  :\?). Merci d'avoir lu  :-[
Au plaisir jeune homme!

@Songe
allons allons, il ne fait que 7 pages ce défi, on a droit à 15 pages dans la section textes courts  :huhu:
Tu vas voir le prochain que je posterai en fera quasi 15 je pense, là tu vas pleurer  >:D
Non mais plus sérieusement, j'ai bien vu qu'il valait mieux couper son texte.... je prends note  :relou:
 Et puis sinon mici de beaucoup de ton comm  :D
ça me fait surtout plaisir si tu ressors tes vieilles pâtes à sel de tes cartons :huhu:

Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: holden5 le 31 Juillet 2012 à 17:32:59
 
Citer
ça dévient un exemple
 
devient, non? (ah ah, j'ai enfin trouvé quelque chose à redire à ce texte)

Citer
Eh beh! entre ce commentaire et le fait que tu prévoies de me faire un chèque, je vois bien que tu fais tout pour devenir mon chouchou 
il faut bien que je préserve mes lecteurs!   :P

 


Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Kerena le 31 Juillet 2012 à 19:33:06
Coucou ! Je me réveille peut etre tard pour lire ce sujet mais bon...

J'ai bien aimé aussi ! Ca fait tout bizarre de voir la vie d'une famille racontee par un morceau de pâte à sel, mais en même temps ça paraît très naturel.

C'est vrai que c'est un peu bizounours, mais ayant moi-même conservé quelques "oeuvres" de mon enfance, je peuux comprendre le principe ^^

Bref, un texte très "frais" et sympa comme tout.
Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Elhora le 03 Septembre 2012 à 14:01:49
Il n'est jamais trop tard...  ;D Donc je fais remonter ton texte (qui commence à dater...)

Je me perds en compliments?  :coeur: Bon, ça a déjà été fait, je vais essayer d'éviter trop de redondance.

C'est effectivement très fluide et ça se lit très bien malgré la longueur. Je dirais même que c'est assez impressionnant parce qu'au final, il ne se passe pas grand chose et que tu nous tiens du début à la fin.  _/-o_

Bienvenue dans le monde de Tomoyo, tout doux, harmonieux, tendre et piquant quelques fois. Tu nous décris parfaitement l'harmonie d'une famille aimante où chaque personnalité a sa place, où les créations les plus simples se transforment en regard maternant et amoureux. C'est extrêmement joli, doux et drôle aussi.  Je n'ai pas non plus vu les Toy Story mais j'imagine très bien cette nouvelle en dessin animé court de Pixar. Ils font ça très bien et l'ambiance convient parfaitement. Comme ici (http://www.youtube.com/watch?v=w8lBDbgq65c&feature=related)

J'ai aimé:

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Bientôt le pinceau fondit sur moi pour m'emporter dans une vague étincelante. La lumière s'apaisa et c'est là que je la vis pour la première fois. Deux grands yeux verts, ronds comme... en fait comme ce fut la première image que j'ai eue du monde, elle est devenue ma référence. Les billes sont rondes comme les yeux de Julie, les jeunes feuilles de chênes sont peintes à l'iris de Julie et le cristal sonne comme le rire de Julie.
:coeur:

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Je suis né pour que ce sourire existe.

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La solitude de l'artiste? Je crois surtout qu’on ne parle assez du désespoir de l'œuvre...
Absolument!  :huhu:

Citer
- Hé, Lili, t'as jamais songé à te laisser tomber de l'étagère? Juste pour mettre un terme à ça.
- Nan, je préfère occuper mon temps plus intelligemment, en t'imaginant avec des moustaches par exemple.
-  Ah, les moustaches, attribut mâle qui te ferait du bien, c'est normal que tu en rêves.
Ou bien :
- Hé, Lili, j'ai une barbe-à-papa au téléphone, elle voudrait que tu lui rendes sa couleur maintenant.
- Dis-moi Neuf, ça te chatouille pas dans le verso? J'ai entendu dire que le mur avait des champignons, avec un peu de chance d'ici la fin de l'hiver t'auras moisi.
- Oui, mais je ne serai toujours pas rose, je mourrai dans la dignité moi.
J'aime beaucoup ce dialogue. Il fait vivre l'ambiance, il nous plonge dans l'univers des oeuvres. On sort des tergiversations de Lili pour rentrer dans le relationnel. C'était essentiel et très bien vu.

Citer
A partir de ce moment, j'ai commencé à saigner en dedans. Je ne pourrais jamais protéger l'être le plus cher à mes yeux.

C'est très beau. C'est ce que doit ressentir une maman pour son enfant.  ^^

Citer
Avec Gragouille, nous avions une idée assez figée sur l'âme des œuvres. Il nous paraissait évident que si une œuvre est créée sans but, juste pour l'amusement, la détente, l'envie, alors l'âme était pure. Par exemple, Gragouille et moi. Il ne faut pas nous blâmer, nous étions nous aussi en pleine adolescence, nous simplifiions la plupart des schémas de vie en affirmant que nous savions, jusqu'au jour où "Attends, et si..". Nous nous basions juste sur l'empirisme, les œuvres d'enfance, les poèmes privés, les gribouillis sur feuilles de brouillon de maths, nous ressemblaient : vue du monde à travers les yeux du créateur, amour pour lui, envie démesurée de son bonheur, de sa présence.
J'aime bien cette idée de la pureté qui se donne. c'est très toi!  ;D

Citer
- Laura m'a encore sauvé aujourd'hui, avait dit Grag mardi matin.
- La mère t'avait encore détaché ?
- Je crois que maintenant elle essaie au moins une fois par an, juste pour voir.
- Comment a réagi la sœur de Julie?
- Laura a discuté calmement avec sa mère en argumentant chaque point : "MAMAAAAAN, IL EST OUU?"
J'aime aussi beaucoup ce passage très vivant de cette jeune femme qui refuse de se séparer de son âme d'enfant, d'une partie de son enfance qui la constitue encore.

Citer
Non, nous mourons quand ceux pour qui nous existons ne nous veulent plus.
Avec application, Julie a mis de la colle sur mes boudins pâteux, comme à ses cinq ans.
Une fois fini, elle a juste dit "Ju-lili "
Je suis éternel.

C'est chou   ;D

Donc, tu l'auras compris, j'ai beaucoup aimé ton texte très touchant et très "bisounours"  :P

Je rejoins Ernya sur sa critique et sur le fait que tu essayes de te "lâcher un peu".

Maintenant, et si tu l'acceptes  ^^, je te défis d'écrire un texte qui mettra en scène la colère et la jalousie. Tu nous emmènera également voir l'océan.
Le reste : à ta guise!

Tiens moi au courant si tu acceptes.

Je te  :oxo: et merci pour cette douce lecture.

NB : Pour se remonter le moral, lisez un texte de Tomoyo!  :coeur:







Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Sixte le 03 Septembre 2012 à 15:24:23
J'avais lu ce texte il y a plusieurs mois mais j'avais pas commenté, donc je profite qu'Elhora l'ait remonté.
En fait, j'ai pas grand chose à dire, si ce n'est que je l'ai trouvé plein d'une poésie délicate, et puis, l'idée que les œuvres d'art sont le reflet de leur créateur quand il les fabrique :  :coeur:

Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Tomoyo le 13 Septembre 2012 à 12:02:44
j'avais pas vu vos commentaires  désolée!   :-¬?

@Elhora
Citer
(qui commence à dater...)
mais qu'est-ce que ça veut dire  |-|
j'ai un rythme de posts très tranquille :huhu:

Citer
parce qu'au final, il ne se passe pas grand chose
je me reconnais totalement là dedans

Citer
Bienvenue dans le monde de Tomoyo, tout doux, harmonieux, tendre et piquant quelques fois.
et voilà, mon image de personne dure et charismatique en prend encore un coup

Citer
Je rejoins Ernya sur sa critique et sur le fait que tu essayes de te "lâcher un peu".
je crois que ce que vous appelez "se lacher" ressemble chez moi à un absurde en mi bémol qui hulule le soir assis sur un toit en tuiles picons :huhu:
et du coup je sais pas si c'est souhaitable...

Citer
Maintenant, et si tu l'acceptes  ^^, je te défis d'écrire un texte qui mettra en scène la colère et la jalousie. Tu nous emmènera également voir l'océan.
Le reste : à ta guise!
si tu le postes au bon endroit j'accepterai  :huhu:
mais comme ça ne ressemble en rien à ce que je peux écrire de moi-même, j'ai de grosses craintes sur le résultat..

Citer
NB : Pour se remonter le moral, lisez un texte de Tomoyo!  :coeur:
euh, sauf quand le sujet porte sur la colere et la jalousie non? quoique je peux dire que Colere et Jalousie sont deux bébés labrador :\?

mici beaucoup en tout cas :D

@Sixte
Ah sixte, ma presque âme soeur de lecture (cf. l'histoire du Chat de Xera)  ::)
Merci d'avoir lu et si ça t'a plu ben écoute, ça me fait plaisir  :-[

mici encore ++   :)



Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Zacharielle le 26 Mai 2013 à 14:47:44
Hello Tomoyo!
J'étais passée à côté de ce texte. Merci au Tournoi de le faire remonter^^

Citer
Elle ouvrait la bouche et semblait d'une concentration extrême.
ça se dit, être d'une concentration ?! c'est pas plutôt "et semblait extrêmement concentrée" ?

Citer
Elle mouilla avec le doigt la boule et vint la jointer à ma tête.
je connaissais pas jointer x) c'est purement personnel mais je trouve ce mot vraiment affreux xD

Citer
C'est peut-être éphémère et dérisoire pour certains. Mais je crois que chaque instant peut être éternel du moment qu'il est essentiel pour quelqu'un.
je ne comprends pas trop ce point en fait, une virgule aurait suffit non ?
mais sinon c'est tout choupi comme phrases :]

Citer
Sa mère, qui s'affairait à préparer des crêpes, est venue s'approcher de la table sur laquelle Julie "travaillait".
était venue ?

Citer
- Ça ressemble très certainement à ce que tu as voulu faire ma chérie. C'est un pingouin? avait tenté la mère.
- Une licorne! s'était alors exclamée Julie, mi-enthousiaste, mi-contrariée.
AHAH

Citer
Je m'appliquais donc à cuire et dorer pour qu'elle m'aime encore plus.
xD

Citer
La solitude de l'artiste? Je crois surtout qu’on ne parle assez du désespoir de l'œuvre...
bien trouvé !

Citer
- ou peut-être à s'admirer? -
espace avant le point d'interrogation

Citer
Sa laideur était telle que je pense qu’elle sert maintenant d’illustration au mot « horreur » dans le Petit Larousse
lol

Citer
De fait, même si elle s’était donné le titre de Médusa et prenait ses grands airs, nous l’appelions tous Neuf, nom que lui avait tatoué le professeur d’arts plastiques en bas à droite.
mdr

Citer
Ça l’horripilait, ça me comblait. Les plaisirs simples parfois...
pas convaincue de l'utilité de la deuxième phrase

Citer
Miracle, elle a changé de chanson!
idem, espace devant les points d'exclamation ;)

Citer
Parfois, j’étais réquisitionné par Julie pour les besoins d’une histoire rocambolesque avec ses poneys, ses Barbies et une dînette
mdr

Citer
- J'ai été créé par une âme de rêves et de jeux, et toi aussi, avait-il continué, l'air de plus en plus solennel.
il a l'air chiant !

Citer
Je suis un instant de vie de Laura, et je pense que ça a du sens.
ça commence à devenir perturbant. Une fille qui s'appelle Julie (et qui n'a aucun talent artistique) et dont la petite sœur s'appelle Laura... xD

Citer
- L'adolescence, rébellion vis à vis des créateurs.
vis-à-vis

Citer
Le père fut tellement bouleversé que le soir même il fracassa le skateboard sur le mur extérieur de la maison.
EUH un peu violent le mec xD

Citer
Peut être que la mère avait planifié tout cela exprès, pour me sortir de la cuisine d'ailleurs.
mdr il est parano

Citer
Soyons réalistes, elle rejoint la grande ville, elle aura un tout petit appartement, sa vie indépendante, vie d'adulte, la probabilité qu'elle s'encombre d'une licorne-pingouin rose en pâte-à-sel s'approche du nombre de mes sabots : zéro.
buh

Citer
Les statistiques, c'est que du vent.
- Les stats c'est que du vent Grag!
ouais !!!

Je suis pas méga convaincue par la 2e fin. Elle apporte pas grand chose je trouve.


Sinon, dans l'ensemble : ça se lit comme du petit lait x) C'est tout frais, tout simple, bien raconté, fun... Et puis original quand même, une histoire racontée par une licorne en pâte à sel, c'est pas commun... ! Merci, j'ai passé un très bon moment de lecture !
Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: J A Buendia le 27 Mai 2013 à 01:29:14
Chouette! Très chouette!
J'aime ton style simple sans fioritures, sans lourdeurs, sans vocabulaire alambiqué...
Ca ressemble parfois un peu trop à du 'j'écris comme je parle", et ça mériterait parfois d'être retravaillé, mais c'est quand même fluide et agréable à lire.
Le danger de ce genre d'écriture, c'est la multiplication des "et", "ainsi", "mais".... etc. Avec des phrases plus courtes, on perd en mots parasites, et on gagne en fluidité. Enfin, je crois...

Mais la simplicité du phrasé n'enlève rien à au fond.
C'est vrai que ça fait un peu famille Ricoré, même avec le "merde, t'abuses" (qui m'a bien fait rire, du coup)!
J'ai moins accroché sur le passage "théorie des objets d'art". Un peu trop lourd par rapport au reste.
Et le cassage, (la cassure?), enfin la destruction du pingouin/licorne par le chéri indélicat n'est pas assez claire. Il faudrait un truc plus percutant, du genre "ce couillon de petit copain a trouvé le moyen de me briser en faisant passer ça pour un accident"... La phrase est trop bizarrement tournée pour que l'on comprenne tout de suite les faits...

En tout cas, c'est frais, c'est positif, c'est du vécu, c'est CHOUETTE!
Merci!
Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: ernya le 08 Janvier 2015 à 19:23:55
Salut, le pingouin !

Je te relis pour le recueil. C'est parti.

Citer
Encore cette chanson. Depuis ce matin elle l'écoute en boucle, l'agrémentant de quelques sons approximatifs partant dans les aigus en plein milieu. "With our eyes wide open, we... With our eyes wide open, we...". Ca n'arrête pas. Elle a toujours eu besoin d’un fond musical pour se motiver. Quoique, elle est toujours motivée, non je crois finalement que le fond musical c'est juste pour accomplir sa tâche avec entrain.
C'est insupportable. Mais j'en ai l'habitude, elle n'en est pas à sa première tentative d'usure prématurée de ma patience.
j'ai un peu de mal avec ce début. Je le trouve un peu faible et un peu déjà-vu (en particulier les revirements "quoique", "mais j'en ai l'habitude"). Je me demande si tu ne pourrais pas le raccourcir voire carrément le supprimer parce que le paragraphe qui suit avec le "on peut donc imaginer que je ne ressemble à rien" a beauuuucoup plus de gueule, trouve-je.

Citer
Je disais donc que Julie avait cinq ans,

utile cette répétition ? je trouve que ça enlise le texte

J'aime bien l'idée de la sculpture qui grandit !

Citer
Je suis né pour que ce sourire existe.

 :coeur:

Citer
C'est peut-être éphémère et dérisoire pour certains. Mais je crois que chaque instant peut être éternel du moment qu'il est essentiel pour quelqu'un.
|-|
mais nan tu gâches toute la poésie là !! on le comprend tout seul, on n'a pas cinq ans, nous  :-¬?

Citer
- Ça ressemble très certainement à ce que tu as voulu faire ma chérie. C'est un pingouin? avait tenté la mère.
- Une licorne! s'était alors exclamée Julie, mi-enthousiaste, mi-contrariée.
:D

Citer
- Hé, Lili, j'ai bien réfléchi, même en Pokémon t'aurais été ridicule en fait.
:D

Citer
Miracle, elle a changé de chanson! Ah... ça faisait longtemps tiens, du Mylène... elle va chanter c'est obligé. Enfin chanter, ça me fait de la peine pour ce verbe de l'utiliser dans un tel contexte. Et voilà... "Nager dans les eaux troubles..". L'avantage de l'anglais c'est que Julie n'y comprenant rien, on évite ses vocalises.
hm retour à l'humour qui, pour moi, tombe un peu à plat (surtout avec cette imitation de l'oral que tu n'utilises pas dans le reste du texte)


Citer
Aparté, fidèle défaut.
c'est bien de le remarquer mais euh bof quoi

Citer
Mais, de Charybde en Scylla,de Ilona en Inna..
:D

Citer
peut être même le sentiment amoureux,  avait donné naissance à une œuvre dotée d'une sensibilité étonnante.
peut-être

Relecture plus qu'agréable. Je l'aime bien, ce texte. Il est assez drôle et aussi assez touchant. Je pense quand même qu'avec des petites coupes, il aurait encore plus de gueule  ;)
Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Kailiana le 04 Février 2015 à 16:39:13
Commentaire un peu rapide car je manque de temps donc je ne fais pas dans les détails, mais : je suis bien contente de l'avoir lu pour le recueil, j'étais passée à côté ! il est tout mignon/tendre/drôle, j'ai beaucoup aimé. Par-ci par-là je crois avoir repéré quelle formulation qui pourrait être améliorée, mais rien de très flagrant. j'ai passé un bon moment de lecture, merci !
Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Ninève le 03 Mars 2015 à 15:46:59
Hello !

Je passe par ici pour vérifier notre osmose  ^^

Citer
Quoique, elle est toujours motivée, non je crois finalement que le fond musical c'est juste pour accomplir sa tâche avec entrain.
Une lègère reformulation serait bienvenue, parce qu'à l'oral ça passerait bien, mais à l'écrit le placement des virgules rend plus compliqué la compréhension exacte du sens de la phrase. 

Citer
Mais j'en ai l'habitude, elle n'en est pas à sa première tentative d'usure prématurée de ma patience.
C'est un peu répétitif à cause du "en". Tu pourrais enlever le premier. "Mais j'ai l'habitude" ça passe.

Citer
Elle avait cinq ans, on peut donc imaginer que je ne ressemble à rien. (...) ainsi, je ne ressemble à rien de franchement existant sur Terre. (...) Je disais donc que Julie avait cinq ans, ce qui explique mon aspect boursouflé, ridicule, jaune et rose.
J'ai une impression diffuse de répétition, et d'ailleurs jusqu'à la fin du paragraphe avec les "Julie" qui reviennent souvent. 

Citer
que nature n'a pas encore franchi
Peut-être "Nature" avec une majuscule ? Ou alors "la nature".

Citer
Je me souviens parfaitement quand j'ai compris que je commençais à exister.
"du moment où j'ai compris" ? Non ?

Citer
Deux grands yeux verts, ronds comme... en fait comme ce fut la première image que j'ai eue du monde, elle est devenue ma référence. Les billes sont rondes comme les yeux de Julie, les jeunes feuilles de chênes sont peintes à l'iris de Julie et le cristal sonne comme le rire de Julie.
J'aime, j'aime, j'aime  :coeur: Beaucoup !  :)

Citer
Elle ouvrait la bouche et semblait d'une concentration extrême. Elle tenait à la main un bout de pâte qu'elle s'appliquait à rouler en boule. Mon corps. Elle mouilla avec le doigt la boule et vint la jointer à ma tête. Ses sourcils restèrent froncés tout le temps de fixation des boudins pâteux.
Tout à l'heure tu dis que ta conscience a débuté quand elle t'a peint (tu parle de pinceaux, tout ça). Et la tu parles du façonnage du corps. Ya un problème de chronologie, non ?

Citer
Je suis né pour que ce sourire existe. C'est peut-être éphémère et dérisoire pour certains. Mais je crois que chaque instant peut être éternel du moment qu'il est essentiel pour quelqu'un.
Ohhhh j'aime aussi  :coeur:

Citer
est venue s'approcher de la table 
Soit "est venue près de la table", soit "s'est approchée de la table". Là ça parait pas correct.

Citer

- Ça ressemble, hein?
- Ça ressemble très certainement à ce que tu as voulu faire ma chérie.
Ah ah ! Super, faut que je retienne cette réponse  ^^

Citer
C'est très exactement là que j'ai perdu une patte, d'effroi.
A vrai dire je n'avais aucune idée de ce à quoi je pouvais ressembler, mais ayant la conscience de Julie, je savais à quoi ressemblait un pingouin et à quoi ressemblait une licorne. Pouvoir confondre les deux ne signifiait qu'une chose : j'étais sacrément raté.
Hi hi, j'adore ! :viviane:

Citer
alors qu'elle me regardait sécher depuis déjà deux minutes.
Bel exploit, je reconnais !  ;)

Citer
Je crois bien qu'à ce moment-là j'ai pleuré une goutte de magenta dilué.

Et je crois bien qu'à ce moment là je suis morte de rire !  ;D

Citer
Mais au bout d'une minute elle avait oublié qu'elle devait bouder
Tout à fait ça. Sauf que le "mais" de départ est un peu moche.

Citer
Disons-le ouvertement, j'ai beaucoup souffert du fait d'être rose et de m'appeler Lili alors que j'étais une licorne mâle.
C'est marrant, mais... cette oeuvre n'est pas censé être né par et avec la conscience de Julie ? Et ainsi la comprendre parfaitement ? Et donc, accepter totalement le fait qu'une licorne mâle peut tout à fait être rose et s'appeler Lili ?

Citer
Souffrance essentiellement due aux moqueries des dessins du frigo, des peintures encadrées, des contrôles de dessin, et de tout ce qui a pu être créé par Julie et sa petite sœur les années suivantes.
Là OK, mais alors plus dans le sens "je m'assume comme je suis mais je souffre du regard des autres" que dans le sens "eh oh non hein, chui un mec moi, j'veux être bleu et m'appeler Marcel !"

Citer
Sa laideur était telle que je pense qu’elle sert maintenant d’illustration au mot « horreur » dans le Petit Larousse.
Mais LOL quoi  :mrgreen:

Citer
ma relation conflictuelle avec elle
Jusque là tu parle du "dessin", donc "il".

Citer
nous l’appelions tous Neuf, nom que lui avait tatoué le professeur d’arts plastiques en bas à droite.
Pas mal !

Citer
Ça l’horripilait, ça me comblait. Les plaisirs simples parfois...
Très très "pas mal" !!  ;D

Citer
ses réflexions politiques – politique étant ici un terme générique à prendre avec précaution : « de toute façon on est dirigé par des gars en costard qui ne savent même pas qui on est » du lourd, du puissant, à analyser prudemment  –
Hu hu   ^^

Citer
Les attaques sur le physique, c’est un peu facile.
Mouais, m'enfin c'est ce que fait Lili envers Médusa aussi (cf illustration du Petit Larrousse), et même envers lui-même (ne veut pas être rose).

Citer
- Hé, Lili, j'ai bien réfléchi, même en Pokémon t'aurais été ridicule en fait.
J'adore celle-là !

Citer
D’ailleurs certains poèmes de cette époque ont fini dernièrement à la corbeille, non sans une certaine émotion pour ma part.
Non, mais non, quoi ! Pas les poèmes d'adolescence ! Toute sa vie on est amusée de les relire, et elle pourra les donner à ses enfants, ça a une vraie valeur émotionnelle pour l'héritage !  ;)

Citer
Je crie si fort en silence que mes veines se cristallisent
Hu hu  :P

Citer
Un an d'écart
Humpf, non, pas comme je l'ai compris.
Lili est "né" à 5 ans et Gragouille est "né" à 4 ans, âge de leurs crétrices au moment de la création. Mais la création elle-même n'a pas eu lieu le même jour...
Admettons que la soeur de Julie a 2 ans de moins qu'elle (je dis au pif), et bien elle avait 3 ans quand Lili a été créé. Donc quand Gragouille a été créé, Lili existait depuis un an déjà et en avait donc 6 (tu dis que Lili grandit en même temps que Julie). Donc ça fait 2 ans d'écart. Tu me suis ?
Donc voilà, tu dois déterminer la différence d'âge ente Julie et sa jeune soeur et faire ton calcul à partir de ça :)

Citer
- Je suis content parfois de ne pas avoir été dessiné dans une recherche du beau, mais juste dans un instant de vie, sans réflexion. Je suis un instant de vie de Laura, et je pense que ça a du sens. Je sais que tu ressens la même chose envers sa sœur.
Bonjour, philosophie  :mafio:

Citer
Ce que je redoutais arriva. Julie tenait la planche à deux mains sous ses fesses. A un moment elle fit "Sans les mains!", puis sentant la perte d'équilibre, elle voulut rapidement se rattraper et elle mit la main au sol. Puis roula dessus.
La baie vitrée était ouverte, j'ai entendu les os craquer ; j'ai entendu le hurlement, les larmes, la panique de la petite sœur qui croyait avoir fait une bêtise, la précipitation de la mère, le grondement du père, la course à la voiture avec Julie dans ses bras.
Ben mince, j'ai eu des frissons tout partout.  :-\

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"Le papa pingouin", allez, ça va trente minutes ; trois semaines, ça dévient un exemple de plus à la définition de torture dans Wikipédia.
Han ! Le Papa Pingouin !!!!  :o Mais, à 16 ans sérieux ??
J'avoue avoir un petit faible pour le Ragga des Pingouins moi  :coeur:  :-¬?

Citer
Brume était le titre de la partition. C'était son nom. Brume.
Elle est restée sur le bureau tout le temps que Julie est sortie avec ce garçon, un an.
Et Brume, c'est mon grand amour.
*soupirs*  :coeur:

Citer
Nous nous basions juste sur l'empirisme, les œuvres d'enfance, les poèmes privés, les gribouillis sur feuilles de brouillon de maths, nous ressemblaient : vue du monde à travers les yeux du créateur, amour pour lui, envie démesurée de son bonheur, de sa présence.
Il manque pas un morceau, un verbe quelque part  ?

Citer
nous avons toujours eu du mal à nous entendre avec.
Ca par contre c'est moche, comme formulation.

Citer
En juste cinq minutes j'ai été conquis, balayées toutes mes idées.
J'aime la structure mais je mettrais un point à la place de la virgule.

Citer
je passe sous silence le pourquoi ce choix de mot
"le pourquoi du choix de ce mot" ou "pourquoi ce choix de mot"

Citer
Autant chaque œuvre créée par Julie (dans ma catégorie) ressemblait à Julie, autant une œuvre créée pour Julie, ce n'était pas Julie, c'était l'amour de Julie. Comment ne pas tomber amoureux de l'amour ?
Tomoyo, ma philosophe favorite !  8)

Citer
Et je me marrerai bien de le voir transis d'amour pour un scoubidou.
Ha ha ha  :mrgreen:

Citer
Après tout, nous sommes vraiment moches, surtout lui
:mrgreen: :mrgreen:

Citer
Le nombre de fois que la mère a voulu jeter Gragouille s'est perdu dans la boucle de l'infini depuis longtemps.
Chouette idée mais mal tournée, ou alors il faut une virgule quelque part.

Citer
Elle part. C'est la fin. Oublié ou jeté.
Ca fonctionne dans ton histoire, mais dans l'absolu je dirai "pas forcément". J'ai mes propres Lili, qui ont longtemps été sur mon étagère, jusqu'à quitter le nid familial. A ce moment là, inenvisageable de les jeter, mais pas possible de les amener pour plein de méga bonnes raisons (ça n'a rien de "cool" d'afficher un Lili dans son salon quand on a 20 ans ; et je n'avais aucun lieu de stockage). Du coup, ils ont rejoint le carton de décos de Noël, et ma mère les ressort chaque décembre, les plaçant au pied du sapin, et ils ont leur heures de gloire pendant quelques semaines. D'autant plus depuis que mes enfants commencent à bien comprendre, et ont réalisé que c'était mes créations, faites avec mes petites mains de quand j'avais leur âge  :) Bref, ni jeté, ni oublié  ;)

Citer
soit je ne serai plus. Là, à me remémorer ma vie avec Julie, ma vie pour Julie... ma vie est Julie.
c'est fait exprès le point après "plus" ? Ca sonne bizarre écrit comme ça.

Citer
la vitre du train qui pleure de pluie
:coeur:

Citer
Passerai-je sous silence que le nouveau copain de Julie s'est débrouillé le lendemain pour caler le microonde dans le nouveau coin cuisine pile là où j'étais et d'ainsi me briser ?
"micro-ondes"
Entre virguler "le lendemain" serait pas mal.
Une autre virgule après "cuisine", une autre après "j'étais"
"et ainsi me briser"

Citer
Le point positif c'est qu'il y a un froid entre eux deux maintenant.
On comprend bien de qui tu parle, le "deux" est superflu.



Voilà, voilà.
Que dire... ?
J'adoooooooooooooooooooooooore !  :mrgreen:
C'est super bon, super juste, super vrai, super drôle !  ;)
Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Tomoyo le 04 Mars 2015 à 22:36:58
Aie, pas sympa de ma part, j'avais loupé plusieurs commentaires, et après j'avoue que quand mon texte repart dans les limbes, j'aime bine l'y laisser  :P

@Zach

Citer
ça se dit, être d'une concentration ?! c'est pas plutôt "et semblait extrêmement concentrée" ?
je m'étais pas posée la question... moi ça me choque pas, mais c'est normal vu que je dis... je vais laisser, sauf si ça m'est à nouveau remonté  ^^

Citer
je ne comprends pas trop ce point en fait, une virgule aurait suffit non ?
en effet, vais y mettre une virgule

Citer
Citer
     Ça l’horripilait, ça me comblait. Les plaisirs simples parfois...

pas convaincue de l'utilité de la deuxième phrase
tu vois, autant j'ai corrigé tout ce que tu as dit précédemment car j'étais d'accord, autant là, c'est le genre de correction qui m'est égale mais où j'ai pas d'avis franc. Du coup, le laissé-je ou pas... :\?

Citer
Citer
    - J'ai été créé par une âme de rêves et de jeux, et toi aussi, avait-il continué, l'air de plus en plus solennel.

il a l'air chiant !
il est sérieux, c'est différent  :-¬?

Citer
ça commence à devenir perturbant. Une fille qui s'appelle Julie (et qui n'a aucun talent artistique) et dont la petite sœur s'appelle Laura... xD
ce doit être tout personnel j'imagine. Aurais-tu une soeur qui s'appelle Laura ? (j'insinue pas que tu sais pas dessiner hein !)

Citer
Je suis pas méga convaincue par la 2e fin. Elle apporte pas grand chose je trouve.
oh  :( je l'aime bien moi... :(

Citer
Sinon, dans l'ensemble : ça se lit comme du petit lait x) C'est tout frais, tout simple, bien raconté, fun... Et puis original quand même, une histoire racontée par une licorne en pâte à sel, c'est pas commun... ! Merci, j'ai passé un très bon moment de lecture !
c'est gentil  :D merci d'être passée

@JA Buendia
Je ne sais si tu passes encore dans le coin, mais merci pour ton commentaire qui est très juste je pense, c'est vrai que j'écris plutôt comme je parle et que je tourne autour des mêmes pauvres mots de vocabulaire tout le temps  :P
Je reverrai la phrase de la fin, ça fait plusieurs personnes qui la trouvent mal tournée  :\?
Merci de ta lecture  :)

@Ernya
Deux passages Ernya ! Promis je vais essayer de m'appliquer sur tes remarques  :huhu:

Citer
j'ai un peu de mal avec ce début. Je le trouve un peu faible et un peu déjà-vu (en particulier les revirements "quoique", "mais j'en ai l'habitude"). Je me demande si tu ne pourrais pas le raccourcir voire carrément le supprimer parce que le paragraphe qui suit avec le "on peut donc imaginer que je ne ressemble à rien" a beauuuucoup plus de gueule, trouve-je.
ça commence bien xD
Je voulais commencer dans le présent avant de commencer à raconter "il était une fois ma vie". Le supprimer m'embête donc. Il ne me reste qu'à reformuler ça veut dire ?
si je mets juste deux lignes genre "Elle chante. Depuis ce matin, elle s’agite et elle chante, comme toujours. La même musique pour fond de vie, le mode repeat en arme de poing." ça va ?

Citer
utile cette répétition ? je trouve que ça enlise le texte
très juste

Citer
   
Citer
C'est peut-être éphémère et dérisoire pour certains. Mais je crois que chaque instant peut être éternel du moment qu'il est essentiel pour quelqu'un.

|-|
mais nan tu gâches toute la poésie là !! on le comprend tout seul, on n'a pas cinq ans, nous  :-¬?
Mais oui mais... t'es la seule que cette phrase embête  :s (mais je vois que ça t'embêtait déjà avant, donc tu restes cohérente  :huhu:).
j'admets que c'est un peu bons sentiments, père castor explique la vie, mais sans autre réclamations, je crois que je vais laisser  :-[

Citer
hm retour à l'humour qui, pour moi, tombe un peu à plat (surtout avec cette imitation de l'oral que tu n'utilises pas dans le reste du texte)
je pensais utiliser l'oral partout  :mrgreen: non mais je pensais que les parties au présent étaient moins euh récit quoi.
ceci dit, pour être cohérente avec le changement de la 1ere phrase que j'ai proposé ci dessus, je suis obligée de changer celle là aussi, je te propose :
"Elle a changé de chanson. Ca apaise l’irritation auditive pour un temps. D’ici quelques boucles du même air et de nombreuses fausses notes, mon eczéma intériorisé devrait chatouiller de nouveau ma contrariété.  "
ou un truc du genre

Citer
Relecture plus qu'agréable. Je l'aime bien, ce texte. Il est assez drôle et aussi assez touchant. Je pense quand même qu'avec des petites coupes, il aurait encore plus de gueule  ;)
je ne sais pas couper  ::) j'ai le problème inverse même, mais je t'ai écoutée au mieux  :noange:
Merci d’être repassée  :mrgreen:

@Kail
Merci à toi d'être venue lire ! Contente si ça t'a été agréable  :D

@Ninève

Citer
Je passe par ici pour vérifier notre osmose  ^^
malheureuse, l'osmose de l'âme va plus loin que les textes  :lecon:

Citer
ne lègère reformulation serait bienvenue, parce qu'à l'oral ça passerait bien, mais à l'écrit le placement des virgules rend plus compliqué la compréhension exacte du sens de la phrase. 
cf reponse à Ernya, je propose de changer le début vu que ça plaisait pas trop.

Citer
Citer
    Elle avait cinq ans, on peut donc imaginer que je ne ressemble à rien. (...) ainsi, je ne ressemble à rien de franchement existant sur Terre. (...) Je disais donc que Julie avait cinq ans, ce qui explique mon aspect boursouflé, ridicule, jaune et rose.

J'ai une impression diffuse de répétition, et d'ailleurs jusqu'à la fin du paragraphe avec les "Julie" qui reviennent souvent. 
Alors ça s'explique très simplement : je repère à 10 000 mots à l'avance les répétitions de ce que je lis, mais pour qu eje voie les miennes, il faut que j'oublie mon texte, ce qui peut prendre quelque temps... Et deuxième explication, je m'exprime pauvrement donc je répète... Et troisième explication, j'ai rédigé toute ma vie des devoirs puis maintenant des compte rendus sous la formes de "Comme... étant donné... par ailleurs.... donc... ainsi... par conséquent" hyper carré, j'ai tendance, à l'oral également à utiliser ces mots à outrance.
Bref, j'ai fait de petites modif sur le paragraphe pour gommer un peu ton impression, mais comme toute gomme (surtout le coté bleu qui était censé effacer l'encre...), il reste des traces  :huhu:

Citer
Peut-être "Nature" avec une majuscule ? Ou alors "la nature".
ah oui il manque le la  ::)

Citer
Citer
    Je me souviens parfaitement quand j'ai compris que je commençais à exister.

"du moment où j'ai compris" ? Non ?
tu vois, c'est là qu'on voit qu'on est en osmose  :lecon:. C'est avec ce texte que j'ai appris qu'on disait "du moment que" (on me l'a commenté en correction), moi aussi je dis(ais) du moment où (oui parce qu'à l'oral j'ai toujours pas corrigé ce travers  :huhu:)

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Tout à l'heure tu dis que ta conscience a débuté quand elle t'a peint (tu parle de pinceaux, tout ça). Et la tu parles du façonnage du corps. Ya un problème de chronologie, non ?
nope, la danse des pinceaux c'est le ballet lumineux qu'il voit avant de "naitre" c'était une image, pas de vrais coups de pinceaux  :-¬?

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C'est marrant, mais... cette oeuvre n'est pas censé être né par et avec la conscience de Julie ? Et ainsi la comprendre parfaitement ? Et donc, accepter totalement le fait qu'une licorne mâle peut tout à fait être rose et s'appeler Lili ?
ah ça doit être mal exprimé, c'est la conscience de quelqu'un de l'age de celui qui crée, la même conscience qu'un enfant de cinq ans  :-\.

Citer
Jusque là tu parle du "dessin", donc "il".
mais Medusa (ou Neuf) est une fiiiiiiiille  :kei:

Citer
Mouais, m'enfin c'est ce que fait Lili envers Médusa aussi (cf illustration du Petit Larrousse), et même envers lui-même (ne veut pas être rose).
Oui mais il a quoi, 10 ou 12 ans ? (conscience) donc c’est tout à fait admissible qu’il ait le type de comportement qu’il critique :huhu:, et puis il a ce comportement parce qu’elle a commencé  :P

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Non, mais non, quoi ! Pas les poèmes d'adolescence ! Toute sa vie on est amusée de les relire, et elle pourra les donner à ses enfants, ça a une vraie valeur émotionnelle pour l'héritage !  ;)
so true :mrgreen:
mais faut les cacher quand même hein, plaisir secret et individuel   :relou:

Citer
Humpf, non, pas comme je l'ai compris.
Lili est "né" à 5 ans et Gragouille est "né" à 4 ans, âge de leurs crétrices au moment de la création. Mais la création elle-même n'a pas eu lieu le même jour...
Admettons que la soeur de Julie a 2 ans de moins qu'elle (je dis au pif), et bien elle avait 3 ans quand Lili a été créé. Donc quand Gragouille a été créé, Lili existait depuis un an déjà et en avait donc 6 (tu dis que Lili grandit en même temps que Julie). Donc ça fait 2 ans d'écart. Tu me suis ?
Donc voilà, tu dois déterminer la différence d'âge ente Julie et sa jeune soeur et faire ton calcul à partir de ça :)
Julie et Laura ont deux ans d'écart (c'est dit meudame!) donc ok, Gragouille et Lili ont 3ans d'écart  :huhu:

Citer
Han ! Le Papa Pingouin !!!!  :o Mais, à 16 ans sérieux ??
mais non, il est allé dasn la chambre de Julie quand elle avait 10ans ! (tu m'obliges à relire mon texte  ><)

Citer
Citer
    Nous nous basions juste sur l'empirisme, les œuvres d'enfance, les poèmes privés, les gribouillis sur feuilles de brouillon de maths, nous ressemblaient : vue du monde à travers les yeux du créateur, amour pour lui, envie démesurée de son bonheur, de sa présence.

Il manque pas un morceau, un verbe quelque part  ?
nope. Mais j'ai ajouté un point et remplacé vue par vision  :huhu:

Citer
Tomoyo, ma philosophe favorite !  8)
cette grosse blague  :kei:

Citer
Ca fonctionne dans ton histoire, mais dans l'absolu je dirai "pas forcément". J'ai mes propres Lili, qui ont longtemps été sur mon étagère, jusqu'à quitter le nid familial. A ce moment là, inenvisageable de les jeter, mais pas possible de les amener pour plein de méga bonnes raisons (ça n'a rien de "cool" d'afficher un Lili dans son salon quand on a 20 ans ; et je n'avais aucun lieu de stockage). Du coup, ils ont rejoint le carton de décos de Noël, et ma mère les ressort chaque décembre, les plaçant au pied du sapin, et ils ont leur heures de gloire pendant quelques semaines. D'autant plus depuis que mes enfants commencent à bien comprendre, et ont réalisé que c'était mes créations, faites avec mes petites mains de quand j'avais leur âge  :) Bref, ni jeté, ni oublié  ;)
les miennes de créations ont disparu, évidemment mes soupçons se portent sur maman qui n'a jamais été très sentimentales des choses  :relou:, genre "oh quel joli dessin ma chérie", et hop on arrache le dessin précédent, on le met à la poubelle, et on met à la place le nouveau  :huhu: Donc le "jeté" me semble tout à fait probable.

Citer
Citer
    soit je ne serai plus. Là, à me remémorer ma vie avec Julie, ma vie pour Julie... ma vie est Julie.

c'est fait exprès le point après "plus" ? Ca sonne bizarre écrit comme ça.
oui c'est fait exprès, le "là" renvoie au premie rlà de la phrase que tu as tronquée dans ta citation et que j'ai la flemme d'aller chercher   :-¬?

Merci pour ta lecture et toutes tes corrections, je suis contente que tu aies aimée  :D
Titre: Re : Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Ninève le 05 Mars 2015 à 10:26:01
[quote ]
malheureuse, l'osmose de l'âme va plus loin que les textes  :lecon: [/quote]

 ;D C'est très vrai  ;D

Citer
mais comme toute gomme (surtout le coté bleu qui était censé effacer l'encre...), il reste des traces  :huhu:

Hi hi  :D

Citer
"du moment où j'ai compris" ? Non ?
tu vois, c'est là qu'on voit qu'on est en osmose  :lecon:. C'est avec ce texte que j'ai appris qu'on disait "du moment que" (on me l'a commenté en correction), moi aussi je dis(ais) du moment où (oui parce qu'à l'oral j'ai toujours pas corrigé ce travers  :huhu:) [/quote]

Et bien, euh, en fait, je ne suis pas d'accord.  :-¬?
"du moment que" et "du moment où" ont deux significations différentes.
Du moment où : à partir de
Du moment que : si, à condition que
Dans ton cas précis, il serait peut-être même grammaticalement encore plus juste d'écrire "à partir du moment où j'ai compris".  ;)
M'enfin, je ne suis pas une pro de la grammaire et il y a peut-être une règle quelque part, que je n'ai pas trouvé, et qui dit autre chose. Je suis toujours preneuse de nouvelles connaissances, donc si tu as des infos je prend  :)

Citer
nope, la danse des pinceaux c'est le ballet lumineux qu'il voit avant de "naitre" c'était une image, pas de vrais coups de pinceaux  :-¬?
Ah d'accord  :) je n'avais pas perçu ça comme ça.

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ah ça doit être mal exprimé, c'est la conscience de quelqu'un de l'age de celui qui crée, la même conscience qu'un enfant de cinq ans  :-\.
Ah mais oui, bien sûr ! Désolée.

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Jusque là tu parle du "dessin", donc "il".
Vi vi vi, mais dans ta phrase, syntaxiquement ça fait bizarre.

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Oui mais il a quoi, 10 ou 12 ans ? (conscience) donc c’est tout à fait admissible qu’il ait le type de comportement qu’il critique :huhu:, et puis il a ce comportement parce qu’elle a commencé  :P
Ah oui, carrément. En fait t'as raison  ;)

Citer
mais non, il est allé dasn la chambre de Julie quand elle avait 10ans ! (tu m'obliges à relire mon texte  ><)
Hannnnn d'accord ! Mais c'est pas hyper clair...

Citer
Citer
Il manque pas un morceau, un verbe quelque part  ?
nope. Mais j'ai ajouté un point et remplacé vue par vision  :huhu:
Parfait, carrément plus clair.


Citer
les miennes de créations ont disparu, évidemment mes soupçons se portent sur maman qui n'a jamais été très sentimentales des choses  :relou:, genre "oh quel joli dessin ma chérie", et hop on arrache le dessin précédent, on le met à la poubelle, et on met à la place le nouveau  :huhu: Donc le "jeté" me semble tout à fait probable.
Oui, oui, le "jeté" est complètement probable :) D'ailleurs je te l'ai dit, ça fonctionne dans ton histoire. je dis juste que ce n'est pas toujours le cas et j'en profitai pour te raconter mon anecdote.
Je suis l'inverse de ta mère, je garde tout ce qui me semble un peu important concernant mes enfants. Du coup, j'ai des cartons remplis de souvenirs et..; ça prend de la place !!  :P

Bon, sinon désolée d'avoir fait remonter ton topic que tu étais bien contente de voir s'enfoncer dans les archives  ;D
mais il a un super potentiel, alors voilà quoi  :P
Titre: Re : Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: Milora le 05 Mars 2015 à 11:58:34
Aie, pas sympa de ma part, j'avais loupé plusieurs commentaires, et après j'avoue que quand mon texte repart dans les limbes, j'aime bine l'y laisser  :P

De toute façon, vu qu'il fera partie du troisième recueil du best-of du MDE (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,15836.0.html), ça n'aurait pas duré  :-¬?
Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: MillaNox le 25 Mai 2015 à 15:59:51
Hey !
Depuis le temps que je voulais lire ce texte, me voilà...

au fil de la lecture...
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Depuis, j'ai pas mal bougé dans la maison, mais je n'ai jamais été très loin de celle qui, un mercredi après-midi, me façonna en pâte-à-sel et me peint avec application.
peignit

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bon, la mienne est peut-être un cap d'ouverture d'esprit que la nature n'a pas encore franchi.
:D

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Mais puisque Julie m'a inventé, j'existe.
:huhu:

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J'ai donc pu grandir avec Julie.
la formulation est lourde. "j'ai donc grandi avec Julie ?"

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en fait comme ce fut la première image que j'ai eue du monde, elle est devenue ma référence. Les billes sont rondes comme les yeux de Julie, les jeunes feuilles de chênes sont peintes à l'iris de Julie et le cristal sonne comme le rire de Julie.
^^ sympa ça

Citer
Sa mère, qui s'affairait à préparer des crêpes, est s'est approchée de la table sur laquelle Julie "travaillait".
en trop

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Le père de Julie est rentré du travail alors qu'elle me regardait sécher depuis déjà deux minutes.
:D

Citer
- Regarde papa, il est beau hein?
pourquoi elle parle au masculin ? :\? puisqu'elle dit que c'est une licorne ? après ej vois bien que le narrateur se ocnsidère comme masculin... tu nous reserves un truc ? :\?

Citer
La solitude de l'artiste ? Je crois surtout qu’on ne parle assez du désespoir de l'œuvre...
manque "pas"

Citer
Disons-le ouvertement, j'ai beaucoup souffert du fait d'être rose et de m'appeler Lili alors que j'étais une licorne mâle. C'est Julie qui m'a dit que j'étais un garçon, parce qu'elle me faisait épouser ses petits poney qui étaient toutes des "filles".
ah, voilà l'explication ! bon mais c'est très cliché fille rose / garçon bleu et hétéro centré tout ça !  :(

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comme ni Julie ni sa sœur n’avaient jamais eu le moindre talent artistique, nous étions tous moches, nous les œuvres de la maison, et nous le savions.
:D

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et sa perte fut un déchirement pour moi, enfin surtout pour elle, mais ce serait un humour bien mal placé.
:D ça ça me fait marrer ^^ J'avoue que les moqueries rose/fille/garçon, ça me parle bof par contre

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Julie l’a jetée il y a deux jours. Un sac poubelle entier s’est retrouvé plein d’écrits de son bureau. Depuis une semaine, c’était place nette dans la chambre.
j'ai l'impression que tu as des soucis de temps à plusieurs moment dans le texte. là par exemple le "c'était" me parait correspondre à une narration au passé et non au présent ?

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. J'ai bien senti que j'étais rétrogradé, là, à côté de la corbeille à fruits, mais peu importe.
ahah ces histoires de position de l'objet / valeur ça marche toujours, ça me fait penser à la révolte des chouquettes de Viviane  ^^

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- Tu sais Lili, j'ai beau ressembler à un monstre, je n'en suis pas un.
- Je sais bien, en témoignent tes magnets en forme de nounours, avais-je répondu sur le ton de la plaisanterie.
:D :D

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Il n'y eut jamais plus dans tout l'univers - du moins dans mon univers - de silence plus éloquent que celui qui suivit cette conversation. Nous regardions tous les deux le cerisier balancer au gré des bourrasques, sur le fond sonore de la trotteuse de la pendule.
j’aime bien tout le dialogue avec grabouille  ^^  :coeur:

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Le fait que nous puissions entendre tout ce qu'ils disaient alors qu'eux non, était source continuelle de rire, paris ou sarcasmes. Comme eux le faisaient devant la télévision "Ah, quelle andouille celui-là!", "Mais cours!", "Non, ne lui dis pas ça, il sort avec l'autre nana!".
ahah c'est bien trouvé le parallèle !!

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Je suis parti dans la chambre de Julie pour ses dix ans, quand sa mère a eu fini de repeindre sa chambre en rose. Je collais parfaitement à l'ambiance. Peut-être que la mère avait planifié tout cela exprès, pour me sortir de la cuisine d'ailleurs.
:D :D

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Je n'ai aimé aucun copain de Julie.
tsss jaloux va !

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Comment ne pas tomber amoureux de l'amour? D'autant plus l'amour de ma créatrice.
Evidemment j'ai compris bien trop tard tout ceci. Enfin trop tard... disons que j'ai d'abord passé quelques mois à pleurer sa disparition avant de me rendre compte de tout ça.
Gragouille n'a jamais compris, lui. Son heure viendra je pense. La sœur de Julie a maintenant dix-huit ans. Le coup d'un bracelet fait main, ou d'un poème écrit par un petit copain ne va pas tarder. Et je me marrerai bien de le voir transis d'amour pour un scoubidou.
bien vu tout ce passage aussi !!  ^^

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la probabilité qu'elle s'encombre d'une licorne-pingouin rose en pâte-à-sel s'approche du nombre de mes sabots : zéro.
:D :D

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Passerai-je sous silence que le nouveau copain de Julie s'est débrouillé le lendemain pour me briser, en calant le mircro-ondes pile là où j'étais sur le coin cuisine ?
Le point positif c'est qu'il y a un froid entre eux maintenant.
Heureusement que les œuvres ne meurent pas quand elles sont en mille morceaux. Non, nous mourons quand ceux pour qui nous existons ne nous veulent plus.
Avec application, Julie a mis de la colle sur mes boudins pâteux, comme à ses cinq ans.
Une fois fini, elle a juste dit "Ju-lili "
Je suis éternel.
:D :D ^^
elle est sympa cette fin !

Bon, le défi était ardu je trouve, et tu t'en es admirablement tirée :) ça m'a moins embarquée que "le jour de la pastèque", mais ça reste une lecture très sympa, et inhabituelle  ^^ avec des trouvailles à la Tomoyo ^^

Milla


Titre: Re : [Défi] Vie posée (titre abandonné car mal aimé : Masterpiece)
Posté par: barnacle le 29 Juillet 2016 à 23:10:09
Hello. Je déterre ça à l'occasion du défi lecture (coup de coeur du Mammouth), et accessoirement je n'ai jamais rien lu de toi ^^
Comme le texte date un peu et que je suppose que tu as peut-être pas envie de le retravailler sérieusement (ou plus de moyens que moi pour savoir comment le juger - en plus c'est dans le recueil je crois ?), je note juste au fil de la lecture des broutilles qui se corrigent facilement.


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me façonna en pâte-à-sel et me peint avec application.
peignit, non ?

Citer
en fait comme ce fut la première image que j'ai eue du monde, elle est devenue ma référence
J'arrive pas à savoir si le passé simple est correct pour "fut" (vs passé composé), mais il me fait bizarre.

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est s'est approchée
Petit bug.

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Sa mère, qui s'affairait à préparer des crêpes, est s'est approchée de la table sur laquelle Julie "travaillait".
- Ouh, mais c'est très joli ça ma chérie, on va vite le mettre au four, tu pourras le peindre après, avait-elle dit sur un ton tellement doux qu'elle m'avait conquis à son premier souffle.
- Ça ressemble, hein?
- Ça ressemble très certainement à ce que tu as voulu faire ma chérie. C'est un pingouin? avait tenté la mère.
- Une licorne! s'était alors exclamée Julie, mi-enthousiaste, mi-contrariée.
Comme le récit de la création était resté au passé simple, je sais pas si c'est justifié d'avoir les verbes de discours au plus-que-parfait (puisqu'ils suivent chronologiquement des actions au passé simple).
Après les temps fluctuent pas mal, et le style oral le permet.

Citer
- Ça va Ju? (...)
- Regarde papa, il est beau hein? (...)
- Mais c'est une licorneuuh!
Manque les espaces.
(plus loin : "Non Julie!", "Sans les mains!", "Comment ne pas tomber amoureux de l'amour?", et d'autres)

Citer
- ou peut-être à s'admirer ? -


Citer
Julie l’a jetée il y a deux jours. Un sac poubelle entier s’est retrouvé plein d’écrits de son bureau. Depuis une semaine, c’était place nette dans la chambre.
Me semble que le "il y a deux jours" place les choses dans le présent et du coup "Depuis une semaine, c'est place nette" ?

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- du moins dans mon univers -

(plus loin : "- beaucoup trop près-")

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Attends, et si..
Manque un point pour faire trois.

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Leur caractère étaient vraiment différents, il nous échappait complètement
Bug sur les accords, probablement "leurs caractères (...) ils nous échappaient".

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le voir transis d'amour pour un scoubidou
transi

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Le nombre de fois que la mère a voulu jeter Gragouille, s'est perdu dans la boucle de l'infini depuis longtemps.
La virgule est pas géniale.

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le mircro-ondes
micro


Bah c'était doux, léger, mais avec plein de petites émotions.
Le style oral flirte un peu avec la maladresse ou le un-peu-trop parfois à mon goût mais dans l'ensemble il tient vraiment bien le récit, bien développé, qui prend le temps de laisser grandir son idée de départ avec plein de sous-idées pendant que Julie et Lili grandissent en parallèle. Et c'est marrant par moments, ou malin, ou juste.
Bref ça prend une idée chouette et ça en fait un tout développé et chouette, c'est chouette.
Titre: Re : [Défi] Vie posée
Posté par: Tomoyo le 31 Juillet 2016 à 11:43:59
Hop je réponds

@Milla
Alors déjà, désolée du temps de réponse… non, je n’ai aucune excuse, il faut juste faire avec mon sentiment profond de faute incommensurable  :huhu:

Je corrige les erreurs, qui sont toutes validées, et je le reconnais volontiers, absolument habituelles. Ça me tranquillise les habitudes, j’aime bien que le passé simple de peindre soit "il peint". J’aime bien aussi que "vraiment" soit "vriament", que des mots soient oubliés, et surtout, mon truc ultime qui me rassure , c’est de mélanger les temps au point où quand je me relis j’hésite à tout mettre au futur :huhu:. Des valeurs immuables qui me promettent une stagnation éternelle dans l’écriture, promesse d’un avenir déjà passé au goût de finitude de soi *musique  :lecon:

Rentrons dans le vif de la polémique  :P
Les questions garçons/filles clichés et compagnie.
Désolée mais dans la famille de Julie, la maman a habillé ses filles en rose, et les jouets de princesse étaient rose, etc. Et Lili a été moqué par les autres œuvres comme certains enfants peuvent se moquer d’autres. C’est pas une famille parfaite, c’est pas non plus cliché, c’est statistiquement possible et même probable. De plus tu remarqueras que Julie, elle, est justement anti clivage puisqu’elle a volontairement peint en rose une licorne mâle, donc elle est totalement en dehors des pressions culturelles de son entourage. J’ai pas mieux à t’offrir comme consolation.
Mais si tu veux savoir, Lili est en paix maintenant avec son prénom et sa couleur, car vient la sagesse avec l’âge des pâtes à sel  :ned:

Citer
Bon, le défi était ardu je trouve, et tu t'en es admirablement tirée  ça m'a moins embarquée que "le jour de la pastèque", mais ça reste une lecture très sympa, et inhabituelle   avec des trouvailles à la Tomoyo 
:lecon:
Je te remercie beaucoup de ta lecture et c’est cool si ça t’a plu, même sans t’emballer  :D
je ne te promets pas de faire mieux à l'avenir ceci dit  :huhu:


@Barnacle
Bien le bonjour !

Citer
Comme le texte date un peu et que je suppose que tu as peut-être pas envie de le retravailler sérieusement
A dire vrai c’est pas tant un travail dessus, qu’éviter de laisser des fautes  :P

Là aussi j’ai pris notes des corrections  :huhu:

Citer
Après les temps fluctuent pas mal, et le style oral le permet.
Mouhahah ce style oral qui me sauvera toujours  :kei:
Ceci dit sur le passage dont tu parles, je préfère vraiment avec le plus que parfait

Citer
Manque un point pour faire trois.
Oui, j’ai tendance à définir le nombre de points en fonction du temps de réflexion……....

Citer
Le style oral flirte un peu avec la maladresse ou le un-peu-trop parfois à mon goût
Sooo me  ::)

Citer
mais dans l'ensemble il tient vraiment bien le récit, bien développé, qui prend le temps de laisser grandir son idée de départ avec plein de sous-idées pendant que Julie et Lili grandissent en parallèle. Et c'est marrant par moments, ou malin, ou juste.
:s mimimimi

Citer
Bref ça prend une idée chouette et ça en fait un tout développé et chouette, c'est chouette.
ça c'est chouette   :mrgreen:

Ecoute, je suis contente je crois… parce que tu soulèves des défauts très caractéristiques de mon écriture (si tant est que j’en ai une de définie   :relou:… disons des maladresse récurrentes dans mes récits) mais ça n’a pas bloqué ta lecture, donc ça me fait plaisir ^^
Ceci dit tes remarques sont toujours d’actualité, 4ans plus tard je constate que je n’ai pas évolué, loin des pokemons, je reste immuable   :\? *musique dramatique

Merci de ton passage  :D