Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: racbouni le 08 Mars 2012 à 13:39:29
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Des chiens sauvages sous ma jupe
Je veux faire tatouer mes jambes.
Non pas en bleu ou vert,
mais en noir.
Je veux m'asseoir en face du Tufuga *
et savoir qu'il a l'intention de m'infliger de la douleur.
Je veux lui faire sortir son ciseau
et son marteau
et qu'il frappe mes cuisses
qu'il en frappe toute la circonférence
comme un tour du monde à la marche
comme pagayer à travers tout l'Océan Pacifique
sur une bûche
en sachant qu'une fois lancé sur les flots
avec les chiens à bord
on ne peut plus regarder en arrière, maintenant.
Je veux mes jambes aussi fortes que les dents des chiens
des chiens sauvages
des chiens sauvages de Samoa
de ce genre galeux qui mord les étrangers.
Je veux mes jambes pareille à une pieuvre
une pieuvre noire
qui attrape des rats et les mange.
Je veux même mes jambes comme des centipèdes,
les noirs,
ceux qui piquent et font enfler la peau pendant des semaines.
Et quand le tatouage sera fait
Je veux que le Tufuga
s'asseoie et sache que ces jambes ne sont pas les siennes
que jamais elles ne le furent
Je veux effrayer mes amants
les laisser reposer en face de moi
et siffler dans leurs dents.
(* NDTR : dans la culture des Îles Samoa, le Tufuga est le maître tatoueur).
http://poesie-et-racbouni.over-blog.com/article-tusiata-avia-des-chiens-sauvages-sous-ma-jupe-99928528.html
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" et savoir qu'il a l'intention de m'infliger de la douleur " : je doute un peu... je ne sais pas si tu ne pourrais pas faire plus efficace, avec une construction plus simple, plus directe.
" Son ciseau " : c'est voulu ?
" que jamais elles ne le furent " : je sais pas si c'est très heureux cette inversion... " et qu'elles ne le furent jamais " sonne mieux à mon oreille, mais bien entendu c'est à toi de voir...
le titre est très bon je trouve et la dernière strophe fonctionne bien (non je ne dis pas que tu dois éradiquer ce qu'il y a entre les deux !)
elle est sympa cette histoire.
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ça me fait penser à un truc que j'ai lu (survolé/ feuilleté), ( on me l'avait prêté... un roman, je crois, ou une nouvelle, peut-être, oui un texte court, dont des jeunes filles sont les principaux personnages), quand j'étais en Polynésie... Un truc samoan ? Ou NZ ? Samoan, sans doute, écrit pour partie en langue indigène, sans que cela nuise (trop) à la lecture... Je ne sais plus. Mais ça me reviendra. Un jour.
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J'ai eu l'impression au cours de mes relectures, qu'à l'origine tu avais écris ce texte dans une autre langue. La structure est bien, les images aussi, mais la magie des mots n'opère pas.
Je vais prendre l'exemple de la dernière strophe :
"Je veux effrayer mes amants ------> OK, c'est sensé.
les laisser reposer en face de moi ------> Qu'est ce à dire ?
et siffler dans leurs dents."
------> Je vois pas du tout pourquoi elle voudrait faire ça --'
On sent une intention puissante derrière mais... c'est comme une mauvaise traduction : les mots sont là, mais le sens n'y est pas.
Les répétition de "Je veux" etc, appauvrissent le texte à force d'être systématisés.
Et c'est dommage car il y a des images très fortes :
"Je veux mes jambes aussi fortes que les dents des chiens
des chiens sauvages
des chiens sauvages de Samoa
de ce genre galeux qui mord les étrangers."
J'aime l'énergie à la fois naïve, violente et puissante qui se dégage de ce poème.
Mais il manque de conviction. Les mots ne sonnent pas assez, ne martèlent pas.
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J'ai trouvé !
Sia Figiel
La petite fille dans le cercle de la lune
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Ohooooooooooooooooooooo ! Y'a quelqu'un ?
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Pourquoi ça ?
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Tu ne répondais pas aux commentaires.
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j'ai bien aimé...
Mais pourquoi les jambes???????????? :\?