Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Gros Lo le 02 Mars 2012 à 03:17:28
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Ouh, finalement c'est pas facile de construire un truc en moins de 2000 mots ! j'espère que tout ira bien.
En tout cas, ça faisait super longtemps que j'avais pas de nouveau texte, alors : :glou: (ponctué de :\?)
(edit : c'est mon :-Xème post !)
Pressentir le vide
On roulait depuis un moment quand je me suis réveillée ; du vent entrait par la vitre mais je transpirais déjà. J’ai vaguement contemplé l’autoroute qui se déroulait sur la garrigue. Je ne savais plus vraiment ce qu’on faisait. Mon frère conduisait depuis des heures ou des jours, la route se perpétuait dans le vague. J’avais trop d’idées sombres en tête.
En fin d’après-midi, on est arrivés au village. Après des hésitations, on a vu un petit panneau penché et la voiture s’est engagée en cahotant sur les gravillons. En contrebas, la rivière coulait entre les rochers, sans bruit, comme un spectre à deux doigts de s'anéantir et les grandes murailles de craie nous renvoyaient le soleil. On a dépassé quelques maisons, le sentier s’est étréci. La colline a fini par disparaitre et on s’est trouvé dans des vallées que je croyais perdues depuis des siècles. Mais la mémoire revenait peu à peu, avec difficulté, avec hargne, les coups d'épaule de la mémoire, derrière un escarpement la bergerie est apparue. Le toit de tuiles et le perron blanchi me disaient quelque chose.
« Ils ont arraché la glycine. » Il en restait de vieilles racines, noueuses et noires, qui s’enfouissaient sous les dalles. De loin en loin je reconnaissais ma mère, appuyée sur le seuil, le regard perdu dans la prairie. Il n’y avait plus de vent mais les cheveux de ma mère continuaient de s’éparpiller autour de son visage.
« Il y avait une véranda quand on y habitait ? »
Il a fait non de la tête. « Tu vois. Ca n’a pas pu commencer là. Ils ont même goudronné le bout du chemin. Plus rien n'existe ici. Il n'y a plus que les arbres qui se souviennent et personne ne leur parle, hein. »
Je sentis mon père au fond de la prairie, attrapant des branches mortes à bras le corps pour les entasser sur un tas de cendres. C’était lui que ma mère observait de loin, mais quand je levai les yeux vers la maison le seuil était inoccupé, une brise venait frapper la porte. « Je m'en serais doutée », je finis par dire, je sentis des gouttes couler le long de mon dos. J’aurais voulu que mes parents soient enterrés quelque part, ici, que l’on puisse creuser et trouver leurs squelettes, aussi blancs que la façade, que l’on ait des os à serrer. Pourtant il semblait bien que mes parents n’étaient pas morts et qu’ils avaient leur vie ailleurs, dans un petit appartement, à des kilomètres, à des vies de là, ayant trouvé d’autres souffles pour animer leurs traits, surement, surement.
Le sentier n’était pas large et on a peiné à faire demi-tour. Dans l’autre sens, le soleil frappait de toutes ses forces sur le pare-brise. On a traversé le village en essayant vainement de nous souvenir de certains endroits. Quelques jeunes fumaient sur le parvis de l’église. Il s’est garé et on est allés à leur rencontre. Ils n’avaient pas l’air du coin. Il leur a demandé s’ils avaient de quoi rouler, ils ont dit que oui. Eux visitaient la région. Il y avait deux filles et deux garçons. Celui qui nous a donné des feuilles a voulu savoir ce qu’on faisait là, si on avait de la famille ou quelque chose de ce genre. « On est nés ici », a commencé mon frère et j’ai senti que lui aussi avait une boule dans la gorge, sa voix tremblait un peu, et ses mains en dispersant du tabac sur sa feuille, « mais maintenant plus rien n’existe », il a fini par dire sur le ton de la plaisanterie. Ils ont acquiescé en riant.
*
Je lui ai demandé ce qu’il avait voulu dire par « rouler », si au fond il parlait des cigarettes ou de l’essence. J’ai mis du temps à lui demander. On était partis depuis longtemps. Le village posé sur le spectre de la rivière avait disparu, la route était large, quatre voies, fonçait sur un horizon insondable. Il a eu un mauvais soupir et a lâché « Rien n’a vraiment commencé, tu vois… » et puis « ni le voyage, ni la… » et d’autres choses auxquelles je n’ai plus fait attention, mes yeux suivaient la bordure pleine de saules, sans rien voir ou voyant des souvenirs à la dérive. Je n’ai pas voulu savoir pourquoi il disait tout ça. Je n'en pouvais plus, mais qu'est-ce que ça veut bien dire ? « n'en » c'est pour « la vie » ? « l'espoir » ? « une réflexion courbée comme il faut », « des regards de l'un à l'autre jusqu'au désastre », ou juste un équivalent à « demain que faire »..., j’ai eu froid et je me suis contorsionnée jusqu’aux sièges du fond.
On s’est arrêtés au snack vers dix heures du soir et on a commandé des cheeseburgers. On les a mangés adossés à la voiture, dans la nuit fraiche. « Tu sais où on va ? » il a dit ; j’ai pris sa main en regardant la carte du sud de la France : les Alpes, les Cévennes, les Causses. Maintenant qu’on avait vu la maison, chacun devait tirer les conclusions qu’il voulait pour se sentir libre. Faisait-on route vers les mêmes choses ? « Je ne veux pas t’empêcher… » il a commencé, poursuivant mes pensées. « Peut-être qu’en t’accompagnant je t’en empêche. Tu sais. Je t’en empêche. On vit dans un foutoir, pris en ventouse par nos matelas pleins de sueur, la nausée aux yeux, le vertige au front ; et tu as réussi à te lever ; mais il reste des draps et des membres à tes pieds, passés depuis des années à tes chevilles, oscillant entre le tiède et le froid, instillant un peu de nausée et de vertige encore, et ils te feront trébucher. C'est peut-être ce que je suis maintenant, quand je transite par ton regard, un corps d'entrave, hein ? C’est comme si j’étais, moi, encore de ce vieux décor que tu quittais.
- Toi aussi, tu t’es levé, c’est tout, avec moi. » Quand il m’a répondu qu’il ne savait pas si lui en avait terminé avec ses vies mortes, s’il s’en était vraiment débarrassé, il a eu un sourire qui valait dix sanglots.
« Merde tu n’as qu’à t’en convaincre. Moi non plus je ne suis pas sure. A revoir les parents errer dans la bergerie, je me demande bien ce qu’on fait, ce qu’on doit faire et si ce sont des conneries impardonnables. J’ai ma mémoire. Rien ne s’est dissout. Tout est là, qui gratte. Mais c’est trop bête, cette vie c’était trop bête, on ne la vivait pas vraiment, on perpétuait des habitudes. Je ne veux plus de ces douceurs-là. Ah c’est bête à pleurer. Je cherche à tout recommencer mais j’ai la conscience peuplée de, de réflexes de stabilité qui veulent étrangler les évènements de cette semaine et prendre le chemin du retour… Tu ne roules pas vers Paris, j’espère ? Eux, mes réflexes, ils ne rêvent que de ça...
- Non, non. Et quand tu es venue avant-hier avec ton sac, j’ai... enfin. J’ai su que tu ne les reverrais plus et que si je refusais, tu disparaitrais probablement pour moi aussi », il ne souriait pas. Son regard me laissait la bouche sèche.
Il a continué pendant que je mettais le contact. « Tu as pris de l’argent au moins ? Tu t’es imaginé un endroit ? »
Quand on a regagné l’autoroute, j’ai raconté en prenant mon temps : que ma mère m’avait dit qu’elle était contente à cause de mes études, qu’à mon anniversaire un ami d'ami avait proposé de faire publier quelques-uns de mes poèmes dans son journal. Il y a une semaine, je lui ai donné ceux que j’aimais, essentiellement l’inspiration de cet hiver dans la ville, et il a paru réjoui, avec quelque chose comme « Je suis sûr qu’ils marcheront. »
Les kilomètres ont passé et j’ai conclu que « il fallait bien que ça finisse ». Lui a tout compris, de bout en bout, il a perdu ses réflexions dans le rétroviseur et s’est assoupi.
Après une heure ou deux, je n’étais plus rassurée et j’ai rejoint une aire de repos. Je l’ai embrassé et je me suis couchée sur la banquette arrière. J’ai mis un certain temps à m’endormir.
*
Falaises. D’instinct on cherche la mer en-dessous. Pourtant ce ne sont pas strictement des falaises, ce sont des plissements de rochers, formés par les continents qui s’encastrent. En contrebas on ne voit que de pâles rivières et le début d’autres falaises. « C’est bien qu’on soit arrivés jusqu’ici », il a enfin murmuré, du bout de ses lèvres fumantes.
Je n’ai pas voulu regarder, je n’ai rien dit après ça. J’ai laissé mes yeux sur la fausse mer qui s’échappait devant nous, avec le reste de nos souvenirs, loin, évanouis, inhumés, quelque part, derrière. A côté de la station, les voitures passaient. Troisième arrêt aujourd'hui. La nuit ne tomberait pas tout de suite ; il y avait du vent qui secouait les herbes.
« Tu as de quoi rouler ? »
Non je n’avais plus rien, il a sorti son paquet de tabac et m’a regardée encore. Le soleil tombait en silence. Des rayons lui perturbaient les cheveux.
« Tu me dirais, s’il y avait eu autre chose qui t’avait poussé à partir ? à tout reprendre ? »
Je me suis allongée à plat ventre, la tête tout près de la terre, des brins me poussaient entre les doigts, je les arrachais de quelques pressions. Il faisait encore chaud et il a longtemps parlé seul, ou s’adressant à moi mais sans que je fasse attention, je réfléchissais à ce qui aurait bien pu nous attendre maintenant. Je me suis retournée et on s’est embrassés. Sa figure devant le soleil était noire et on a continué longtemps. Des nuages ont commencé à passer derrière lui. Le vent nous laissait tranquilles, il ne s’occupait que des alentours.
Au bout d’un moment, je l’ai repoussé et je me suis blottie dans l’herbe froide. J’ai dormi un peu. C’était difficile parce que j’avais le soleil sur les paupières, nébuleux, rouge. Dans le rêve que j’ai fait, j’ai revu mes parents qui me disaient au revoir, sur eux régnait une sorte de brume et mes pas étaient lourds comme si j’avais plombé mes semelles, mon départ s’étirait, je cachais la lettre pour qu’ils mettent plusieurs jours à la découvrir, je marchais seule dans la rue puis je prenais la voiture et je conduisais des heures, des falaises défilaient encore par la vitre opposée. Comme la route dominait la mer, on n’était pas censé les voir ; on ne voit que la mauvaise végétation qui remue et les vagues disséminées, quant au vide on le pressent, on le pressent c’est bien tout. Quand j’ai remarqué que lui n’était pas sur le siège voisin je me suis réveillée. Le ciel avait blanchi et l’air était très humide. Je me suis tournée. Il était près de la voiture, absorbé dans un livre. J’ai un peu contemplé le paysage escarpé et je l’ai rejoint. « Il faut acheter une carte, pour l’Espagne et pour ce qu’il y a après. » Il m’a regardé de biais, « Tu ne crois pas ? » j’ai ajouté. Il a dû hocher la tête, parce qu’il est parti vers la station-service en comptant sa monnaie. Toutes ces conneries à s’en faire des bracelets, je me disais en imaginant une dernière fois ce qu’on laissait de peine sur le visage des parents. Et puis j’ai balayé ces idées sombres et je me suis installée au volant. J’ai eu une hésitation. Mon frère revenait à pas contenus. Mon cœur a battu fort. Il était encore à une centaine de mètres. Mais je l’ai attendu et, enfin, on a recommencé nos chemins ensemble.
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la porte. « Plus rien », je finis par dire,
Problème de typo
Tu as réussi à te lever mais il reste quelques fins de draps et ils s’insinuent à tes chevilles et te feront trébucher.
Pas sûre de saisir "fins de draps"
il a eu un sourire qui valait dix sanglots.
:-\
J'sais pas trop quoi en dire, il laisse une impression bizarre, vraiment mélancolique. J'ai beaucoup aimé la lecture et j'ai été happée, avec un certain malaise qui grandit au fur et à mesure du texte et qui reste après. Bien joué franchement u_u.
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Après des hésitations, on a vu un petit panneau penché et la voiture s’est engagée en cahotant sur les gravillons. En contrebas, la rivière coulait entre les rochers, sans bruit, comme un spectre qu’on réveillait après des années…
c'est VRAIMENT du chipotage mais je trouve que dans cette partie on entend pas mal de "é" (et d'habitude tu les évites comme la peste donc ça m'a étonnée)
J’aurais voulu que mes parents soient enterrés quelque part, ici, que l’on puisse creuser et trouver leurs squelettes, aussi blancs que la façade, que l’on ait des os à serrer.
MDR (enfin c'est d'autant plus drôle que juste avant on avait la mère au regard perdu et avec les cheveux qui s'éparpillaient :mrgreen:)
Tu as réussi à te lever mais il reste quelques fins de draps et ils s’insinuent à tes chevilles et te feront trébucher.
c'est franchement bizarre de sortir un tel truc à l'oral... je trouve pas ça très crédible (je relève ce genre de trucs parce que c'est caractéristique de ma perplexité finale, tu fais pas ça d'habitude :\?)
C’est comme si j’étais, moi, encore de ce vieux décor que tu quittais.
j'ai bugué sur le sens, tu voulais bien dire "faire partie du décor" ?
Je sais pas trop quoi en penser ou quoi en dire. Je le trouve différent de tes autres textes, on retrouve les mêmes thématiques mais au niveau du ton et des dialogues, c'est différent. A vrai dire, je sais pas trop comment interpréter tout ce texte, je suis pas sûre d'avoir bien tout compris, beaucoup de dialogues m'ont paru assez nébuleux. Comme dit Vera il laisse un malaise, si c'était ton but, c'est franchement réussi ! Maintenant je suis incapable de te dire si j'ai aimé ou pas, le ton me laisse trop perplexe. Désolée, ça t'aide peu. :-[
Si ça s'éclaire dans ma tête, je reviendrai commenter, promis !
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Je vais faire le lâche, mais comme je n'ai rien à dire, je vais plussoyer Melo et Ernya XD.
Je suis d'accord avec elles sur la remarque du drap, sur le fait que "un sourire qui valait dix sanglots" est une chouette trouvaille et sur ma perplexité finale.
Au final, et contrairement à tes autres textes, j'ai compris XD. Enfin, j'ai peut-être mal interprété, mais j'ai tout de même ma petite idée sur ce qui peut bien se passer. Par contre, j'ai pas du tout trouvé ce malaise dont parlent Ernya et Vera, peut être que j'ai lu trop vite, je le relirai plus tard.
Et sinon, c'est vrai qu'il est différent de ce que tu fais d'habitude. J'ai pas beaucoup lu tes derniers textes, mais, même s'il est admirablement écrit, que j'ai rien à relever, que j'ai lu le texte de bout en bout sans décrocher, je lui trouve quand même moins de... je sais pas, de poésie, peut être, que tes autres textes. Ce n'est pas mon préféré de toi, parce que j'ai l'impression qu'au final, il me laisse ni chaud ni froid.
Ca doit venir du fait que ça m'a un peu fait penser à du Vera tout du long, mais sans toute la profondeur qu'elle sait donner à ses personnages. Du coup, je suis mitigé et je le trouve moins vivant qu'il ne devrait l'être, je pense.
Enfin, ce n'est que mon avis, et il vaut ce qu'il vaut, hein XD.
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J'ai pas mal aimé la première partie. Le ton est juste, en quelques mots tu ébauches l'ambiance et les descriptions, c'est imagé, simple et bien réussi.
Par contre la deuxième m'a assez lassée, j'ai dû me forcer à continuer. Je saurais pas trop dire pourquoi, mais j'avais l'impression que tout piétinait, que ça n'apportait pas grand chose par rapport à la partie d'avant, et que ça perdait en pouvoir d'évocation.
Dans la troisième partie, j'ai trouvé ça un peu trop flou. J'arrivais plus difficilement à visualiser, à savoir où ils étaient et pourquoi (ils ont fugué, c'est tout ?). Je vois pas trop pourquoi retourner chez eux a une telle charge émotionnelle, alors que visiblement y a rien de spécial... Et j'ai trouvé la fin un peu décevante. Je m'attendais (enfin, j'aurais espéré, plutôt) quelque chose qui finisse d'éclaircir le brouillard sur leur situation, ou une prise de décision de la narratrice, enfin quelque chose qui "marque" la fin...
Donc oui, ça transmet bien de la mélancolie, mais je trouve que tout l'effet repose sur cette première partie et que les deux autres sont de plus en plus... fouillis, je sais pas comment dire. Un peu comme si on perdait la netteté du style du début et que du coup, fallait faire un effort pour rester dans le texte.
Dans le détail :
comme un spectre qu’on réveillait après des années… les grandes murailles de craie nous renvoyaient le soleil.
Manque pas une majuscule ? Je trouve que les points de suspension cassent l'impact de la phrase.
Je perçus mon père au fond de la prairie
perçus ça fait bizarre, un peu comme si t'avais pas trop su quel verbe employer alors t'en as mis un un peu fourre-tout...
le soleil frappait de toutes ses forces sur le pare-brise
j'aime bien, c'est tout simple mais ça rend parfaitement l'ambiance
mais il reste quelques fins de draps et ils s’insinuent à tes chevilles et te feront trébucher
C'est quoi des fins de draps ? ???
Merde tu n’as qu’à t’en convaincre
Faudrait une ponctuation après "merde".
Falaises. D’instinct on cherche la mer en-dessous. Pourtant ce ne sont pas strictement des falaises, ce sont des plissements de rochers, formés par les continents qui s’encastrent.
J'allais le dire :mrgreen:
Des rayons lui perturbaient les cheveux.
Je visualise pas du tout
J'ai pas compris qui était le gars :
On est nés ici », a commencé mon frère et j’ai senti que lui aussi avait une boule dans la gorge, sa voix tremblait un peu
C'est donc son frère, le "il" ?
j’ai raconté en prenant mon temps : que ma mère m’avait dit qu’elle était contente à cause de mes études, qu’à mon anniversaire un ami de mon frère avait proposé de faire publier quelques-uns de mes poèmes dans son journal.
Alors c'est pas son frère ?
Je me suis retournée et on s’est embrassés.
C'est donc pas son frère ? (Encore que l'un l'empêche pas l'autre mais bon)
Mon frère revenait à pas contenus.
Donc c'est re-son frère ?
Quand j’ai remarqué que lui n’était pas sur le siège voisin je me suis réveillée.
j'arrive pas bien à situer cette phrase (elle se rêve dans une voiture, c'est ça ?)
Voilà, en gros y a bien une ambiance, mais je trouve que c'est trop vague pour que le texte ait tout l'impact qu'il pourrait avoir...
Zut, Rain vient de poster pendant que j'écrivais, et en fait je suis exactement du même avis que lui...
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Je suis... troublé.
Parce que je ne sais vraiment pas quoi penser du texte. Il y a des superbes phrases, de très beaux moments. Mais j'ai rien compris, et ça me gène un peu. Autant, sur certains de tes texte, j'ai pas non plus compris grand chose, mais je sais pas, ils se suffisaient et le style faisaient qu'on avait pas forcément envie de tout savoir. Là, je voudrais comprendre, je voudrait savoir, mais rien. J'ai quelques idées, mais pour le coup, je suis troublé.
En gros, je plussoie les autres (j'aurais du commencé par là ^^)
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Qué reactividad !
Salve de réponses !
Mélo
la porte. « Plus rien », je finis par dire,
Problème de typo
en fait j'avais édité, parce que si je mettais pas autant d'espaces, les premiers guillements se retrouvaient tous seuls en fin de ligne...
Tu as réussi à te lever mais il reste quelques fins de draps et ils s’insinuent à tes chevilles et te feront trébucher.
Pas sûre de saisir "fins de draps"
j'arrive pas à expliquer autrement l'image que j'ai en tête. Bref je vais changer, comme à peu près tout le monde l'a relevé !
Merci pour le reste !
Myrt
Après des hésitations, on a vu un petit panneau penché et la voiture s’est engagée en cahotant sur les gravillons. En contrebas, la rivière coulait entre les rochers, sans bruit, comme un spectre qu’on réveillait après des années…
c'est VRAIMENT du chipotage mais je trouve que dans cette partie on entend pas mal de "é" (et d'habitude tu les évites comme la peste donc ça m'a étonnée)
j'avais pas remarqué mais peut-être que je remplacerai rochers par pierres :mrgreen:
C’est comme si j’étais, moi, encore de ce vieux décor que tu quittais.
j'ai bugué sur le sens, tu voulais bien dire "faire partie du décor" ?
ouais !
Pour les dialogues un peu nébuleux, c'est vrai que j'ai tendance à les rendre sous une forme assez... expéditive. J'aime pas les dialogues (les écrire). |-| et je voulais qu'on sente que le personnage était trop occupée par ses réflexions pour accorder beaucoup de place au dialogue. Et qu'elle avait peur de mal comprendre des trucs, ou de trop bien les comprendre, bref c'était aussi pour montrer qu'elle était réfractaire à la communication lol (et qu'elle avait peur de voir ce que ça faisait de dire à voix haute ce qu'elle avait pensé)
Pour le malaise, c'est cool si vous le sentez ! enfin le personnage en a des gros, en tout cas. Merci du commentaire !
Rain
Par contre, j'ai pas du tout trouvé ce malaise dont parlent Ernya et Vera, peut être que j'ai lu trop vite
c'est surement ça :huhu: (je déc :mrgreen:)
Ca doit venir du fait que ça m'a un peu fait penser à du Vera tout du long
aïe, j'espère que c'est pas une inspiration inconsciente
Merci de ton avis (qui vaut bien suffisamment) !
Mil
Par contre la deuxième m'a assez lassée, j'ai dû me forcer à continuer. Je saurais pas trop dire pourquoi, mais j'avais l'impression que tout piétinait, que ça n'apportait pas grand chose par rapport à la partie d'avant, et que ça perdait en pouvoir d'évocation.
je l'ai rédigé en un coup mais je l'ai réagencé après, en déplaçant la chrono (l'épisode de la maison était censé arriver à la fin par exemple - mais je voulais pas que ce soit la maison "l'explication" du texte), et ça se sent peut-être...
Dans la troisième partie, j'ai trouvé ça un peu trop flou. J'arrivais plus difficilement à visualiser, à savoir où ils étaient
devant des falaises qui n'en sont pas :cendrillon: mdr
et pourquoi (ils ont fugué, c'est tout ?)
c'est tout c'est tout t'es bien gentille :relou: (et puis on en revient, d'une fugue)
Je vois pas trop pourquoi retourner chez eux a une telle charge émotionnelle, alors que visiblement y a rien de spécial...
tu parles du fait qu'ils vont voir la bergerie c'est bien ça ? c'est pour dire que ça a changé, que ce qu'ils y voient n'est plus cohérent avec leurs souvenirs, et comme c'est là qu'ils sont nés, ça les aide à se dire "oh la la, notre commencement n'existe plus, il faut donc bien s'en faire un nouveau, mais du coup pendant quelques jours on va probablement être dans un entre deux, on pourrait presque dire un rien avec le commencement ho ho ho" :mrgreen:
Et j'ai trouvé la fin un peu décevante. Je m'attendais (enfin, j'aurais espéré, plutôt) quelque chose qui finisse d'éclaircir le brouillard sur leur situation, ou une prise de décision de la narratrice, enfin quelque chose qui "marque" la fin...
elle prend une décision (de pas dégager son frère) et elle arrive à avoir les idées claires sur sa situation, mais c'est vrai que j'ai pas trop insisté dessus...
comme un spectre qu’on réveillait après des années… les grandes murailles de craie nous renvoyaient le soleil.
Manque pas une majuscule ? Je trouve que les points de suspension cassent l'impact de la phrase.
j'ai pas mis de majuscule pour que ça reste la même phrase. Oui j'ai hésité, pour les points de suspension, mais j'avais l'impression qu'une virgule (ou pire : un point-virgule :huhu:) donnerait une solennité déplacée, genre entérineraient l'image qui précède et qui ne le mérite pas vraiment...
Je perçus mon père au fond de la prairie
perçus ça fait bizarre, un peu comme si t'avais pas trop su quel verbe employer alors t'en as mis un un peu fourre-tout...
en fait j'ai changé au dernier moment, j'avais mis "Je vis" mais j'avais peur que ça trompe le lecteur (enfin que ça l'embrouille et qu'il pense pendant quelques phrases que les parents sont vraiment là)
Merde tu n’as qu’à t’en convaincre
Faudrait une ponctuation après "merde".
c'était pour respecter l'oralité : / (malmenée ailleurs, certes) enfin le fait qu'elle le dit d'un trait
Falaises. D’instinct on cherche la mer en-dessous. Pourtant ce ne sont pas strictement des falaises, ce sont des plissements de rochers, formés par les continents qui s’encastrent.
J'allais le dire :mrgreen:
"non tu ne caseras pas karstique non tu ne caseras pas karstique non tu ne"
Des rayons lui perturbaient les cheveux.
Je visualise pas du tout
moi non plus pas exactement, j'ai droit au joker çassonèbien ? :-¬? c'était pour mettre l'idée du vent par-dessus l'idée du soleil et rendre le visage un peu flou
c'est bien son frère !
j’ai raconté en prenant mon temps : que ma mère m’avait dit qu’elle était contente à cause de mes études, qu’à mon anniversaire un ami de mon frère avait proposé de faire publier quelques-uns de mes poèmes dans son journal.
Alors c'est pas son frère ?
ouais ici j'avais conscience que c'était un peu bizarre de le formuler comme ça, mais si je disais "un de ses amis" on aurait cru que ça référait à "ma mère" plutôt qu'au contexte "à qui elle raconte tout ça" non ? bon sinon je leur invente une soeur et hop plu de prob :relou:
Quand j’ai remarqué que lui n’était pas sur le siège voisin je me suis réveillée.
j'arrive pas bien à situer cette phrase (elle se rêve dans une voiture, c'est ça ?)
c'est ça (avant dans le rêve, elle roule)
Merci pour tout ça !
Zeph
Quelles sont tes idées, du coup ? c'est probablement les bonnes hein, l'histoire n'est pas vraiment compliquée même si elle se voit un peu de l'extérieur parfois (ou plutôt trop de l'intérieur, du coup ils prennent pas la peine d'expliciter leurs pensées ni leurs gestes)... merci de venir en tout cas !
Bref, merci de votre rapidité o/
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devant des falaises qui n'en sont pas
Certes :mrgreen: Mais au-delà de ça, visualiser les gestes, les ambiances, les lumières ; dans la première partie c'était très net, c'est pour ça que je signalais ^^
c'est tout c'est tout t'es bien gentille :relou: (et puis on en revient, d'une fugue)
Disons que je vois une explication glauque à la fugue mais je trouve que l'angoisse de la narratrice (enfin angoisse c'est pas le mot), son malêtre, ne sont rattachés à rien de très précis dans le texte, enfin, on dirait un malêtre général...
j'ai pas mis de majuscule pour que ça reste la même phrase. Oui j'ai hésité, pour les points de suspension, mais j'avais l'impression qu'une virgule (ou pire : un point-virgule :huhu:) donnerait une solennité déplacée, genre entérineraient l'image qui précède et qui ne le mérite pas vraiment...
Dans ce cas, si tu ne veux pas que la première image ait du poids, laisse-le comme ça. Je trouvais justement que ça gâchait l'image de cette première phrase ; mais puisque c'était intentionnel, laisse-le.
en fait j'ai changé au dernier moment, j'avais mis "Je vis" mais j'avais peur que ça trompe le lecteur (enfin que ça l'embrouille et qu'il pense pendant quelques phrases que les parents sont vraiment là)
Oui, c'est un peu l'impression que ça donne à la lecture :D Je pense qu'on comprendrait avec le verbe voir, sans confusion. Déjà elle "reconnait" sa mère, et on comprend qu'elle la voit pas véritablement...
c'était pour respecter l'oralité : / (malmenée ailleurs, certes) enfin le fait qu'elle le dit d'un trait
Ouais justement, je trouve qu'une virgule, ça ferait plus naturel...
ouais ici j'avais conscience que c'était un peu bizarre de le formuler comme ça, mais si je disais "un de ses amis" on aurait cru que ça référait à "ma mère" plutôt qu'au contexte "à qui elle raconte tout ça" non ? bon sinon je leur invente une soeur et hop plu de prob
Ouais, la soeur c'est pas mal. Parce que là du coup, ce passage m'a perturbée (il m'en faut peu :mrgreen: ), parce qu'on dirait vraiment qu'elle parle de sa mère et de son frère comme s'ils n'étaient pas de la même famille que l'autre personnage...
"non tu ne caseras pas karstique non tu ne caseras pas karstique non tu ne"
:mrgreen:
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devant des falaises qui n'en sont pas
Certes :mrgreen: Mais au-delà de ça, visualiser les gestes, les ambiances, les lumières ; dans la première partie c'était très net, c'est pour ça que je signalais ^^
ok j'essaierai d'améliorer !
c'est tout c'est tout t'es bien gentille :relou: (et puis on en revient, d'une fugue)
Disons que je vois une explication glauque à la fugue mais je trouve que l'angoisse de la narratrice (enfin angoisse c'est pas le mot), son malêtre, ne sont rattachés à rien de très précis dans le texte, enfin, on dirait un malêtre général...
j'essaierai de développer ce passage-là peut-être : "Mais c’est trop bête, cette vie c’était trop bête, on ne la vivait pas vraiment, on perpétuait des habitudes. Je ne veux plus de ces douceurs-là. C’est bête à pleurer."
je voulais pas être lourdaud sur ce thème, c'est pour ça...
en fait j'ai changé au dernier moment, j'avais mis "Je vis" mais j'avais peur que ça trompe le lecteur (enfin que ça l'embrouille et qu'il pense pendant quelques phrases que les parents sont vraiment là)
Oui, c'est un peu l'impression que ça donne à la lecture :D Je pense qu'on comprendrait avec le verbe voir, sans confusion. Déjà elle "reconnait" sa mère, et on comprend qu'elle la voit pas véritablement...
ok ça m'arrange !
pour merde j'attends de voir si d'autres tiquent.
ouais ici j'avais conscience que c'était un peu bizarre de le formuler comme ça, mais si je disais "un de ses amis" on aurait cru que ça référait à "ma mère" plutôt qu'au contexte "à qui elle raconte tout ça" non ? bon sinon je leur invente une soeur et hop plu de prob
Ouais, la soeur c'est pas mal. Parce que là du coup, ce passage m'a perturbée (il m'en faut peu :mrgreen: ), parce qu'on dirait vraiment qu'elle parle de sa mère et de son frère comme s'ils n'étaient pas de la même famille que l'autre personnage...
ok je vais voir comment extirper le frère de cette phrase (la soeur c'était pour l'exemple, mais je ne les vois pas faire bande à part par rapport à un autre bout de fratrie)
hop là
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Bon, j'avoue, j'ai très peu lu de tes textes, sauf celui où il fallait écrire un court récit d'après une image, et c'était une fille allongée près d'une rivière...
Du coup je découvre un peu ton style.
On roulait depuis un moment quand je me suis réveillée ; du vent entrait par la vitre mais je transpirais déjà. J’ai vaguement contemplé l’autoroute qui se déroulait sur la garrigue. Je ne savais plus vraiment ce qu’on faisait. Mon frère conduisait depuis des heures ou des jours, la route se perpétuait dans le vague. J’avais trop d’idées sombres en tête.
Je suis très réceptive ¤.¤, c'est clair, c'est court, c'est précis, j'aime beaucoup cette façon de narrer. Je mets juste les premières lignes parce que c'était flagrant, mais c'est une remarque qui vaut pour tout le texte. :)
sans bruit, comme un spectre qu’on réveillait après des années…
je ne vois pas comment un spectre peut être endormi puis être réveillé... pour moi ça erre tout le temps, donc j'aurais arrêté à spectre, ou spectre qui passe. D'autant plus que par contre j'imagine très bien le frottement doux de son déplacement. Mais bon, ça c'est parce qu'on ne connaît pas les mêmes fantômes :huhu:
« Ils ont arraché la glycine. » Il en restait de vieilles racines, noueuses et noires, qui s’enfouissaient sous les dalles.
mon dieu comme c'est simple et très bien rendu! :D
« Tu vois. Ca n’a pas pu commencer là. Ils ont même goudronné le bout du chemin. Plus rien n’existe. »
Après avoir fini le texte je n'ai pas eu ma réponse à ce qui avait commencé. :-\
Dans un de tes posts tu dis qu'en fait leur maison ne correspond plus à celle de leur enfance où leur vie a commencé, du coup cette phrase prend son sens, mais sans ton explication, je ne l'aurais pas saisie.
J’aurais voulu que mes parents soient enterrés quelque part, ici, que l’on puisse creuser et trouver leurs squelettes, aussi blancs que la façade, que l’on ait des os à serrer. Pourtant il semblait bien que mes parents n’étaient pas morts et qu’ils avaient leur vie ailleurs, dans un petit appartement
alors ça c'est vraiment zarb. Ceci dit, les gens ont bien le droit d'être bizarres... mais quand même "j'aurais voulu serrer leurs os, mais bon, en fait ils habitent dans un appart à Nice", pas nette la fille. :relou:
Le paragraphe d'après, pareil que le début, juste parfait à la lecture.
Je lui ai demandé ce qu’il avait voulu dire par « rouler », si au fond il parlait des cigarettes ou de l’essence. J’ai mis du temps à lui demander.
j'ai trouvé ça marrant, ça n'a rien à voir avec le reste mais du coup ça m'a fait sourire. ^^
Il a eu un mauvais soupir et a lâché « Rien n’a vraiment commencé, tu vois… » et puis « ni le voyage, ni la… » et d’autres choses auxquelles je n’ai plus fait attention,
Ah non! concentre-toi ma fille! les dialogues sont les seuls indices pour que je comprenne ce qui se passe et toi tu regardes les champs, merde! ><
les Alpes, les Cévennes, les Causses. Peut-être qu’il ne faisait plus réellement partie du voyage
cad? c'est à ce moment là qu'elle envisage de continuer seule? ou alors ça veut dire qu'elle pense que son frère n'a pas envie de poursuivre vraiment?
« Je ne veux pas t’empêcher… » il a commencé, poursuivant mes pensées. « Peut-être qu’en t’accompagnant je t’en empêche. Tu sais. Je t’en empêche.
Sérieux, finissez vos phrases les gens.... tu l'empêches de quoi? J'ai l'impression qu'elle serait partie même si t'étais pas venu alors tu ne l'empêches de rien! et puis c'est toi qui conduis et si ça se trouve c'est ta voiture, donc tu lui rends service.... :huhu:
Tu as réussi à te lever mais il reste des draps à tes pieds qui passent entre tes chevilles et te feront trébucher. C’est comme si j’étais, moi, encore de ce vieux décor que tu quittais.
Donc il pense être un boulet... mais je ne vois pas ce qui motive cette pensée :\?
Quand il m’a répondu qu’il ne savait pas si lui en avait terminé avec ses vies mortes, s’il s’en était vraiment débarrassé, il a eu un sourire qui valait dix sanglots.
non mais j'adore *.*, les vies mortes, le sourire sanglot :D
J’ai ma mémoire. Rien ne s’est dissout. Tout est là, qui gratte. Mais c’est trop bête, cette vie c’était trop bête, on ne la vivait pas vraiment, on perpétuait des habitudes. Je ne veux plus de ces douceurs-là.
c'est trop bien dit ^^
Je cherche à tout recommencer mais j’ai la conscience peuplée de, de réflexes de stabilité qui veulent étrangler les évènements de cette semaine et prendre le chemin du retour… Tu ne roules pas vers Paris, j’espère ? Eux, mes réflexes, ils ne rêvent que de ça.
aaaah chuis fan :D
Et quand tu es venue hier avec ton sac
ça m'a perturbée parce juste avant elle dit "les évènements de cette semaine" du coup j'ai cru bêtement qu'ils étaient partis depuis une semaine... mais bon, je comprends bien que certains évènements datés d'il y a 6 jours l'ont poussé à prendre son sac et aller voir son frère....c'est juste sur le moment j'ai froncé les sourcils
Il a continué pendant que je mettais le contact. « Tu as pris de l’argent au moins ? Tu t’es imaginée un endroit ? »
ah beh il serait bien temps de s'en soucier! S'il est parti avec elle la veille, j'espère que lui aussi a prévu une valise et des sous ::)
Quand on a regagné l’autoroute, j’ai raconté en prenant mon temps : que ma mère m’avait dit qu’elle était contente à cause de mes études, qu’à mon anniversaire un ami de mon frère avait proposé de faire publier quelques-uns de mes poèmes dans son journal. Il y a une semaine, je lui ai donné ceux que j’aimais, essentiellement l’inspiration de cet hiver dans la ville, et il a paru réjoui, avec quelque chose comme « Je suis sûr qu’ils marcheront. »
Comme Milora, ce passage est très bizarre. Sur le moment j'ai cru qu'en fait son frère la laisse sur la route en lui disant "j’espère que t'as des sous" et hop après elle fait du stop et se retrouve avec un autre bonhomme. :D
Bon c'est vrai que j'ai pas mal extrapolé, mais c'est très bizarre. "j'ai raconté en prenant mon temps : que notre mère [...], qu'à mon anniversaire un de ses amis à lui avait proposé de faire publier [...]" ça m'aurait moins embêtée.
il a perdu ses réflexions dans le rétroviseur et s’est assoupi.
aaaaaaaaaaaaaaah méga fan :D
« C’est bien qu’on soit arrivés jusqu’ici », il a enfin murmuré, du bout de ses lèvres fumantes.
mmmmm pourquoi c'est bien? Je suis chiante parce de toute évidence ton style c'est de diffuser des bouts d'informations et à chacun de reconstituer le truc, mais je veux tout savoir ><
A côté de la station, les voitures passaient.
.... il y a une station service au bord d'une falaise? ???
La nuit ne tomberait pas tout de suite ; il y avait du vent qui secouait les herbes.
oh mais non :-\... comprends plus, la fin du paragraphe précédent elle se couche "Je l’ai embrassé et je me suis couchée sur la banquette arrière. J’ai mis un certain temps à m’endormir.", du coup je pensais que le début de la partie 3 c'était le matin...
Des rayons lui perturbaient les cheveux.
j'ai bien aimé ^^, mais pour moi ça veut dire que les reflets se mélangeaient à sa couleur de cheveux. Ce qui n'est peut être pas du tout ce que tu voulais dire
Je me suis allongée à plat ventre, la tête tout près de la terre, des brins me poussaient entre les doigts,
non mais on est à une station service ou pas... ><
Au bout d’un moment, je l’ai repoussé et je me suis blottie dans l’herbe froide. J’ai dormi un peu.
bizarre.... câlin puis, je me mets en boule dans l'herbe... l'enchainement est étrange... ???
C’était difficile parce que j’avais le soleil sur les paupières, nébuleux, rouge.
c'est exaaaaactement ça ::)
« Il faut acheter une carte, pour l’Espagne et pour ce qu’il y a après.
je croyais qu'elle allait vers les Alpes..... |-|
Toutes ces conneries à s’en faire des bracelets,
\o/
J’ai eu une hésitation. Mon frère revenait à pas contenus. Mon cœur a battu fort. Il était encore à une centaine de mètres. Mais je l’ai attendu et, enfin, on a recommencé nos chemins ensemble.
bien rendu! ::)
Alors comme les autres j'ai ressenti le conflit, le malêtre, la remise en question, into the wild. ça participe au fait que du coup on se concentre sur ça plus que sur le pourquoi tout ce ramdam.
Jusqu'à la fin j'ai cru que son périple devait aboutir à son suicide, c'est dire si j'ai trouvé l'atmosphère lourde autour d'elle. Evidemment je préfère grandement la version "je me barre à Ibiza avec le fréro" :D
Je comprends aussi pourquoi ça fait penser à des textes de Verasoie... j'en ai lus que 2 ( Fusains et Spasmes) et dans les deux cas on était en 1ere personne avec une fille et un lien très fort l'unissait à son frère ou son ami d'enfance quasi frère, et dans les deux cas la fille avait des pensées troubles mélancoliques et douces.
Ceci dit j'ai bien aimé :). Je suis frustrée de ne pas connaître toute l'histoire, j'aurais aimé comprendre cette fille, mais là je n'ai pas assez d'info pour saisir son choix. Mais ça n'aurait pas été du tout le même genre de texte. :huhu:
Merci en tout cas! ^^
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en fait j'avais édité, parce que si je mettais pas autant d'espaces, les premiers guillements se retrouvaient tous seuls en fin de ligne...
Faut mettre une espace insécable entre les guillemets et le mot, je sais pas le raccourci, mais sous word normalement t'as insérer -> caractère spécial -> espace insécable.
Ai pas tiqué pour merde !
aïe, j'espère que c'est pas une inspiration inconsciente
Des fois je pars en vacances dans ta tête, tu savais pas ?
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Faut mettre une espace insécable entre les guillemets et le mot, je sais pas le raccourci, mais sous word normalement t'as insérer -> caractère spécial -> espace insécable.
Sous Word c'est Maj + espace
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Je suis d'accord pour le spectre et pour la chrono à éclaircir !
Remarques en particulier :
Bon, j'avoue, j'ai très peu lu de tes textes, sauf celui où il fallait écrire un court récit d'après une image, et c'était une fille allongée près d'une rivière...
je pense que c'est le texte à qui celui-ci ressemble le plus ! enfin pour la façon de raconter
« Tu vois. Ca n’a pas pu commencer là. Ils ont même goudronné le bout du chemin. Plus rien n’existe. »
Après avoir fini le texte je n'ai pas eu ma réponse à ce qui avait commencé. :-\
Dans un de tes posts tu dis qu'en fait leur maison ne correspond plus à celle de leur enfance où leur vie a commencé, du coup cette phrase prend son sens, mais sans ton explication, je ne l'aurais pas saisie.
ouais c'est sûr, quand ils discutent avec des jeunes devant l'église, il précise qu'ils sont nés ici... mais en tant que lecteur je pense que j'aurais zappé l'info ou pas véritablement fait le lien
J’aurais voulu que mes parents soient enterrés quelque part, ici, que l’on puisse creuser et trouver leurs squelettes, aussi blancs que la façade, que l’on ait des os à serrer. Pourtant il semblait bien que mes parents n’étaient pas morts et qu’ils avaient leur vie ailleurs, dans un petit appartement
alors ça c'est vraiment zarb. Ceci dit, les gens ont bien le droit d'être bizarres... mais quand même "j'aurais voulu serrer leurs os, mais bon, en fait ils habitent dans un appart à Nice", pas nette la fille. :relou:
c'est juste pour dire qu'elle aurait préféré qu'il n'y ait pas de rupture entre la vie de son enfance et la suite, pour moins avoir l'impression de sans cesse tourner des pages et s'apercevoir que son enfance est fossilisée...
les Alpes, les Cévennes, les Causses. Peut-être qu’il ne faisait plus réellement partie du voyage
cad? c'est à ce moment là qu'elle envisage de continuer seule? ou alors ça veut dire qu'elle pense que son frère n'a pas envie de poursuivre vraiment?
normalement elle explicite (mais c'est peut-être dans un autre passage) que en gros : ils avaient tous deux à revoir la maison de leur enfance pour pouvoir commencer autre chose, mais qu'une fois la maison vue, chacun chercherait peut-être à commencer leur vie d'une façon différente.
« Je ne veux pas t’empêcher… » il a commencé, poursuivant mes pensées. « Peut-être qu’en t’accompagnant je t’en empêche. Tu sais. Je t’en empêche.
Sérieux, finissez vos phrases les gens.... tu l'empêches de quoi? J'ai l'impression qu'elle serait partie même si t'étais pas venu alors tu ne l'empêches de rien! et puis c'est toi qui conduis et si ça se trouve c'est ta voiture, donc tu lui rends service.... :huhu:
il se dit que peut-être que pour elle il fait partie de ce qu'elle considère comme sa vie passée, et que donc en l'accompagnant il l'empêche de commencer autre chose (d'où ce que tu cites après)
Bon c'est vrai que j'ai pas mal extrapolé, mais c'est très bizarre. "j'ai raconté en prenant mon temps : que notre mère [...], qu'à mon anniversaire un de ses amis à lui avait proposé de faire publier [...]" ça m'aurait moins embêtée.
je vais surement modifier dans ce gout-là, merci !
A côté de la station, les voitures passaient.
.... il y a une station service au bord d'une falaise? ???
en fait c'est une aire de repos, donc à côté y a une station service et plus loin l'autoroute, mais l'aire en elle-même donne sur la nature (c'est comme ça que je me l'imagine)
La nuit ne tomberait pas tout de suite ; il y avait du vent qui secouait les herbes.
oh mais non :-\... comprends plus, la fin du paragraphe précédent elle se couche "Je l’ai embrassé et je me suis couchée sur la banquette arrière. J’ai mis un certain temps à m’endormir.", du coup je pensais que le début de la partie 3 c'était le matin...
dans ma tête c'était une autre aire que celle où elle se gare pour dormir, mais c'est vrai que ça embrouille inutilement les idées du lecteur, je vais changer
Des rayons lui perturbaient les cheveux.
j'ai bien aimé ^^, mais pour moi ça veut dire que les reflets se mélangeaient à sa couleur de cheveux. Ce qui n'est peut être pas du tout ce que tu voulais dire
banco
Je comprends aussi pourquoi ça fait penser à des textes de Verasoie... j'en ai lus que 2 ( Fusains et Spasmes) et dans les deux cas on était en 1ere personne avec une fille et un lien très fort l'unissait à son frère ou son ami d'enfance quasi frère, et dans les deux cas la fille avait des pensées troubles mélancoliques et douces.
je m'en suis pas rendu compte. Dans ce cas désolé :-X
merci de ta lecture !
Mélo : pour l'espace insécable : elle reste insécable sur le forum ? parce que sur Word ça la fait automatiquement, c'est en postant que ça se barre...
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Citer
Je comprends aussi pourquoi ça fait penser à des textes de Verasoie... j'en ai lus que 2 ( Fusains et Spasmes) et dans les deux cas on était en 1ere personne avec une fille et un lien très fort l'unissait à son frère ou son ami d'enfance quasi frère, et dans les deux cas la fille avait des pensées troubles mélancoliques et douces.
je m'en suis pas rendu compte. Dans ce cas désolé :-X
ne le sois pas, j'affectionne beaucoup les relations fortes qui ne soient pas amoureuses. J'aime que ce soit un frere et la soeur dans ton texte.
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C'est surtout à Verasoie que je m'excusais !
(et je sais pas si c'est amoureux mais c'est sur la bouche :putainlafaute:)
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C'est surtout à Verasoie que je m'excusais !
(et je sais pas si c'est amoureux mais c'est sur la bouche :putainlafaute:)
sans dec! ah beh j'étais passée à coté ???
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D'ailleurs ça m'a perturbé, je me suis demandé un moment s'ils étaient frères et soeurs ou non (je sais que c'est clairement écrit, mais défois je me perds dans le texte), jusqu'à ce que je sois sûr de tout.
Bref, j'ai bien aimé. Il va me falloir une deuxième lecture dans de meilleures conditions, mais j'ai bien aimé. C'est le premier texte que je lis de toi (hors recueils, mais ça me fait pas le même effet) donc je n'ai pas de point de comparaison.
Peut-être deux ou trois trucs pas clairs, mais je redirais à la relecture.
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Bon, j'arrive un peu tard et tout a été dit. Le malaise est bien rendu. Et c'est vrai, c'est pas toujours très clair. Tu donnes des indices au compte goutte, et ça me plait, mais du coup, peut-être un peu plus d'indices, ce serait bien, parce qu'il y a certaines choses qu'on ne comprend qu'avec tes explications. :-\
Je pense que tu pourrais éclaircir la relation entre elle et son frère, on voit qu'ils très proche (parfois trop, ça tourne presque à l'inceste, mais ce n'est pas tout à fait ça), et du coup j'en suis venue à me dire que c'était pour ça qu'ils étaient partis...
On roulait depuis un moment quand je me suis réveillée ; du vent entrait par la vitre mais je transpirais déjà. J’ai vaguement contemplé l’autoroute qui se déroulait sur la garrigue. Je ne savais plus vraiment ce qu’on faisait. Mon frère conduisait depuis des heures ou des jours, la route se perpétuait dans le vague. J’avais trop d’idées sombres en tête.
En fin d’après-midi, on est arrivés au village. Après des hésitations, on a vu un petit panneau penché et la voiture s’est engagée en cahotant sur les gravillons. En contrebas, la rivière coulait entre les rochers, sans bruit, comme un spectre qu’on réveillait après des années… les grandes murailles de craie nous renvoyaient le soleil. On a dépassé quelques maisons, le sentier s’est étréci. La colline a fini par disparaitre et on s’est trouvé dans des vallées que je croyais perdues depuis des siècles. Mais la mémoire revenait peu à peu, déchirant des brouillards ; derrière un escarpement la bergerie est apparue. Le toit de tuiles et le perron blanchi me disaient quelque chose.
Longue citation pour dire que le passage de l'imparfait au passé simple m'a paru bizarre. Je ne sais pas, j'ai buté dessus. Même si tu reviens à l'imparfait après, tu mêles les deux temps... bizarrement.
J'ai bien aimé ce texte, je ne connaissais pas ton style, même si j'ai dû lire un de tes textes dans Fusains. J'aime beaucoup ce côté de flou, je veux dire, les choses viennent au fur et à mesure, au début on se dit que les indices viennent un peu tard, mais non, en fait, c'est cohérent. J'aime bien aussi le ton du texte. Enfin, voilà, bravo tout de même. :)
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Kikou,
Je prend le temps de mettre mon petit commentaire .... qui ne sera pas très constructif mais tu en as eu tout plein.
J'ai bien aimé, je me suis laissée envahir par le ton mélancolique de cette jeune fille, de cette histoire.
Le relation un peu spéciale, enfin la manière dont tu la décris la rend spéciale, entre le frère et la soeur, m'a souvent laissé perplexe (je suis abannée à ce mot en ce moment :D).
Et je m'atendais à une fin plus tragique vu le ton, tu m'as surprise.
Sinon très bon moment :)
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Ouais je vais relire et essayer de débroussailler le sens de certains passages. Merci de vos lectures !
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Je sentis mon père au fond de la prairie
...
Je trouve dommage, avant ce paragraphe qui clôt l'exploration des souvenirs d'enfance, qu'il n'y en ait pas davantage, justement ; un petit tour de la maison, avec évocations de jeux et de découvertes d'enfants dans la garrigue. Mais bon : 2000 mots maxi >:D hein !?
Pourtant il semblait bien que mes parents n’étaient pas morts et qu’ils avaient leur vie ailleurs, dans un petit appartement, à des kilomètres, à des vies de là, ayant trouvé d’autres souffles pour animer leurs traits, surement, surement.
Je ne suis pas sûr de comprendre ce qui est arrivé aux parents. Simplement installés ailleurs, et morts pour ce lieu ? Auquel cas on se douterait d'un drame qui les auraient fait quitter cet endroit qui semble assez paradisiaque ? Ou alors ils sont réellement morts ? ou morts pour leurs enfants qui leur en veulent de quelque chose ?
Il s’est garé et on est allés à leur rencontre
.
Je remplacerais le "Il" par "mon frère"
On était partis
On était parti ?
Il a eu un mauvais soupir
Pareil que plus haut. Je préfèrrais personnellement que le frère et la soeur aient des prénoms, sauf à ce que leur anonymisation soit un choix destiné à accentuer leur douleur (pour un côté plus universel?).
je me suis contorsionnée jusqu’aux sièges du fond.
Jusqu'au fond du siège ?
Bon alors après, je suis désolé, je n'ai plus rien compris avec les parents, ce qui se passe entre leurs enfants et eux. Pareil pour l'histoire de ce frère et de cette soeur qui évolue en road movie ; j'espère que ça ne virera pas à un Sailor et Lula un peu catatonique :huhu:!
Bref, globalement, j'ai été pris par les personnages, leur histoire, l'atmosphère, leurs valses-hésitations, etc... C'est bien écrit à mon avis, si je puis me permettre. Mais j'ai pas tout compris :'(!
Merci pour cette lecture !
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Je trouve dommage, avant ce paragraphe qui clôt l'exploration des souvenirs d'enfance, qu'il n'y en ait pas davantage, justement ; un petit tour de la maison, avec évocations de jeux et de découvertes d'enfants dans la garrigue. Mais bon : 2000 mots maxi >:D hein !?
j'avoue il fait 1992 mots... (D'ailleurs c'est génial, ça fait leur date de naissance.)
Pour remplacer des "il" par des "frère" : j'ai tendance à souvent faire comme ça ouais... c'est pas trop pour faire universel, plutôt dans l'optique d'un monologue intérieur crédible (dans tes pensées, si tu penses à ton frère et qu'il est là, tu vas plutôt le formuler en "il" qu'en "mon frère"... "mon frère" ce serait plutôt si elle projetait de raconter cette histoire à quelqu'un, ici je voulais juste être dans ses pensées).
On était partis
On était parti ?
je sais jamais trop... je crois que les deux sont tolérés ! non ?
je me suis contorsionnée jusqu’aux sièges du fond.
Jusqu'au fond du siège ?
l'idée c'est "jusqu'aux sièges arrière", sauf que "arrière" fait une mauvaise rime avec un bout de phrase précédent...
Bon alors après, je suis désolé, je n'ai plus rien compris avec les parents, ce qui se passe entre leurs enfants et eux. Pareil pour l'histoire de ce frère et de cette soeur qui évolue en road movie ; j'espère que ça ne virera pas à un Sailor et Lula un peu catatonique :huhu:!
je connais pas ! développe si tu veux. Pour l'histoire générale, j'ai explicité dans un message précédent (ce qui prouve bien que c'est pas clair)
Bref, merci de ta lecture !
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Alright
J'ai trouvé ça carrément excellent.
On se croirait dans un film d'almodovar (au début, quand le héros traverse l'Espagne en caisse pour voir ses pseu-ren :-)).
ou dans macadam à deux voies (chef d'oeuvre) quand les deux gars mangent un oeuf dur (ici un cheeseburger)
J'adore les road movies.
tu as un style qui déchire dis donc lo (j'avais jamais lu ta prose).
dans ta recherche d'effets de style, tu es souvent à la frontière entre le "perfect" et le "too much", et la plupart du temps tu es du côté du "perfect" (la montage de craie, au début, impecc'. les cheveux qui continuent de s'éparpiller, c'est bonnardo, ça intrigue puis ça émeut enfin c'est chouette quoi).
l'autoroute qui se déroule sur la garrigue, par contre je le mettrais dans le "too much".
et ton emploi des points-virgules ne me convainc pas du tout. la plupart des fois où tu mets un point-virgule, moi je mettrais un point (et pourtant j'ai rien contre les points-virgules par principe, des fois il faut, mais souvent tu en mets quand il faut pas j'ai l'impression).
sérieux j'ai vraiment kiffé, super ambiance qui se dégage de ce texte, et chouette style.
et alors du coup ça me rappelle ton message de ces jours-ci disant que tu n'écris plus, j'espère que ce n'est qu'une pause et pas un adieu à l'écriture hein ;)
édit : étréci, ça se dit? c'est à rétréci ce que novation est à innovation ou ce que dilection est à prédilection? ou alors c'est une coquille? joli mot en tout cas étréci. (si il n'existe pas, hop on l'invente :--)).
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T'as de ces expressions. "Bonnardo" ça m'a tué. Bref, maintenant que l'hilarité m'a quitté :
je connais pas tes références cinématographiques, je ne les connaitrai peut-être jamais maintenant que le streaming est mort haha.
C'est marrant parce que, si j'ai bien conscience d'être un peu dans le too much, j'aurais presque inversé les exemples ! Enfin je trouvais le coup de l'autoroute déroulée sur la garrigue assez banale. Mais c'est peut-être ça être too much, à force de vouloir faire genre on retombe dans la banalité ?
Pour les points-virgules, je suis étonné par un truc : j'ai relu vite fait et j'en ai trouvé beaucoup moins que je ne pensais, j'ai dû en enlever dans la nouvelle version.
Bref, du coup y a ceux qui sont là pour éviter que le paragraphe soit trop haché, parce qu'il contient déjà pas mal de phrases courtes :
On roulait depuis un moment quand je me suis réveillée ; du vent entrait par la vitre mais je transpirais déjà. J’ai vaguement contemplé l’autoroute qui se déroulait sur la garrigue. Je ne savais plus vraiment ce qu’on faisait. Mon frère conduisait depuis des heures ou des jours
A côté de la station, les voitures passaient. Troisième arrêt aujourd'hui. La nuit ne tomberait pas tout de suite ; il y avait du vent qui secouait les herbes.
y a ceux qui sont là pour éviter le côté "sentence" ou solennel du point, qui dramatiserait trop :
On les a mangés adossés à la voiture, dans la nuit fraiche. « Tu sais où on va ? » il a dit ; j’ai pris sa main en regardant la carte
et là c'est vraiment parce qu'il fait une pause mais qu'il continue dans son idée :
On vit dans un foutoir, pris en ventouse par nos matelas pleins de sueur, la nausée aux yeux, le vertige au front ; et tu as réussi à te lever ; mais il reste des draps
Mais bon après, j'ai pas trop de légitimité grammairienne, je ponctue plutôt à l'intuition, donc peut-être que c'est incohérent...
vouélà. Merci pour toutes ces choses globalement positives en tout cas !
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Ah oui, je l'avais pas commenté tiens, ce texte
On roulait depuis un moment quand je me suis réveillée ; du vent entrait par la vitre mais je transpirais déjà.
Ah nan mais moi ça me choque, du vent qui entre par une vitre... c'est comme si de la lumière entrait par un mur, quoi ><
Tu t’es imaginée un endroit ?
Imaginé, non ?
« Tu me dirais, s’il y avait eu autre chose qui t’avait poussé à partir ? à tout reprendre ? »
majuscule en fuite ?
Bon, moi non plus j'ai pas tout compris, enfin je trouvais leur mélancolie et leur désespoir un peu excessifs, peut-être ? J'en sais rien. Après c'est bien écrit c'est sûr, y a des passages et des images chouettes et tout, mais j'ai pas accroché plus que ça non plus, parce que c'est resté assez flou à mes yeux (mais bon j'ai l'impression que je comprends quasi aucun texte de cet AT, je dois avoir un problème XD)
Donc ben en fait, je sais pas trop quoi dire, et puis j'arrive un peu après la bataille, alors bon :noange:
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Salut !
Moi qui m'étais dit : "Je lis un texte de l'AT, je dis ce que j'en pense et je vais me coucher" CA FAIT 1h30 QUE JE SUIS DESSUS!!! Pour essayer de le comprendre comme il faut et de bien en saisir les subtilités (et pour pas trop laisser les mêmes commentaires).
Donc, concernant la compréhension du texte :
Je sentis mon père au fond de la prairie, attrapant des branches mortes à bras le corps pour les entasser sur un tas de cendres. C’était lui que ma mère observait de loin, mais quand je levai les yeux vers la maison le seuil était inoccupé, une brise venait frapper la porte.
Je sais pas au début ça m'a gêné, on aurait dit que la mère était encore vivante, mais que dans ce cas là elle avait rien à faire là.. Après avoir lu le texte en entier il y avait plus de doute mais sur le moment ça m'a quelque peu perturbé .
« mais maintenant plus rien n’existe »
C'est vrai que ça renforce la mélancolie mais c'est quand même un peu bizarre comme formule. C'est le "existe" que je trouve un peu radical. Après c'est sûr, ça fait joli ^^.
Je lui ai demandé ce qu’il avait voulu dire par « rouler », si au fond il parlait des cigarettes ou de l’essence. J’ai mis du temps à lui demander.
Je suis pas convaincu que la répétition soit nécessaire mais ce n'est que mon humble avis. D'ailleurs, je trouve qu'il y a un peu trop de répétitions voulues dans ce paragraphe ça alourdie un peu la chose.
Je l’ai embrassé et je me suis couchée sur la banquette arrière. J’ai mis un certain temps à m’endormir.
Je trouve moi aussi que le fait qu'elle s'endorme fait qu'on s'imagine qu'au paragraphe suivant on est le lendemain, ça brouille un peu la chronologie. Et puis elle embrasse son frère ! Sapristi, c'est pas très catholique tout ça :P!
Pourtant ce ne sont pas strictement des falaises, ce sont des plissements de rochers, formés par les continents qui s’encastrent. En contrebas on ne voit que de pâles rivières et le début d’autres falaises.
C'est joli, c'est très matérialiste et ça s'intègre bien au récit.
Troisième arrêt aujourd'hui. La nuit ne tomberait pas tout de suite ; il y avait du vent qui secouait les herbes.
« Tu as de quoi rouler ? »
Mais ils font que fumer ces deux là !
Au bout d’un moment, je l’ai repoussé et je me suis blottie dans l’herbe froide. J’ai dormi un peu
Et elle, elle fait que dormir...
Alors, je t'avouerai qu'à la première lecture je suis resté un peu bête, je savais pas trop quoi en penser, j'avais rien capté. J'avais juste réussi à saisir la mélancolie qui transpirait de partout. J'ai du le relire au moins deux fois pour bien comprendre. Et une autre fois pour saisir les rapports ambigües entre le frère et la sœur. Même si je suis un peu mou du cerveau, je trouve ça assez dommage que ça ne soit pas plus accessible, parce que c'est sûr que tu écris super bien, ton style est attractif, les images employées sont fortes et tu arrives parfaitement à faire ressentir cette atmosphère nostalgique mais bon on sait jamais trop quand on se situe et de qui on parle (Au début, j'ai cru qu'il y avait trois personnages). Sinon après maintes relectures, j'apprécie ton texte qui n'est finalement pas (comme je le pensais au début) un simple roadtrip avec un frère et une sœur tristes.
Au plaisir de te décortiquer !
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Ouaich gros bien ! t'as vu, je COMMENTE.
Je pense pas que ce soit très utile que je fasse un commentaire dans le détail ; de toute façon, dans le détail, j'ai pas grand chose à dire. J'aime bien ton style et je ne me souviens pas avoir buté sur quoi que ce soit (ouais, mis à part, comme Meilhac "l'autoroute qui se déroule dans la garrigue" qui sonne un peu cliché j'trouve).
Padanldétail, c'est assez étonnant en fait : lorsque j'avais lu ton texte la première fois, j'avais pas compris grand chose (et surtout pas trop compris en quoi ça se rapportait à l'AT) mais comme beaucoup de ceux qui ont fait des remarques, ça m'avais laissé une impression de mélancolie que j'avais bien appréciée. Mais après relecture "éclairée" on va dire, ben je trouve que ton texte perd en, en émotion ? (non, c'est pas le mot, enfin bref). En gros, je crois qu'il est mieux quand il reste relativement hermétique ton texte. Sans quoi, on relève plus certains trucs : le fait que tes dialogues manquent parfois de naturel par exemple ; j'pense en particulier à cette réplique du texte :
Peut-être qu’en t’accompagnant je t’en empêche. Tu sais. Je t’en empêche. On vit dans un foutoir, pris en ventouse par nos matelas pleins de sueur, la nausée aux yeux, le vertige au front ; et tu as réussi à te lever ; mais il reste des draps et des membres à tes pieds, passés depuis des années à tes chevilles, oscillant entre le tiède et le froid, instillant un peu de nausée et de vertige encore, et ils te feront trébucher. C'est peut-être ce que je suis maintenant, quand je transite par ton regard, un corps d'entrave, hein ? C’est comme si j’étais, moi, encore de ce vieux décor que tu quittais.
Bon ben voilà, c'est sans doute pas clair et pas utile mais j'avais pas grand chose à dire. J'l'aime beaucoup ton texte.
Ah si, juste un truc :
Je m'en serais doutée
t'es sûr de ton -ée là ? ???
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Ambriel :
Tu t’es imaginée un endroit ?
Imaginé, non ?
ouaip !
« Tu me dirais, s’il y avait eu autre chose qui t’avait poussé à partir ? à tout reprendre ? »
majuscule en fuite ?
pour moi ça fait partie de la même phrase donc non !
Pour le côté excessif ou flou, je ne vois pas trop quoi argumenter, si ce n'est que l'histoire aurait dans l'absolu mérité d'être un peu plus développée, parce que là du coup ça oblige à être dense, mais j'aime pas donner explicitement des infos au lecteur donc peut-être un peu flou aussi oui, bref...
pour résumer, et même si c'est un texte que je n'aurais pas écrit s'il n'y avait pas eu cette histoire d'AT, dans l'idéal il aurait fallu l'insérer dans un plus gros truc, parce que là il est un peu déséquilibré, à la fois il est trop flou parce que je veux pas plaquer d'infos et à la fois présente des sentiments un peu trop exacerbés parce qu'il fallait bien marquer que leur histoire avait un intérêt...
voilà ! merci d'avoir lu o/
(cela dit j'y réfléchis en commentant les autres : qu'est-ce que tu trouves particulièrement flou ? je veux dire, y a pas grand-chose à comprendre dans ce texte, faut juste faire leur chemin et attraper au passage ce qu'ils veulent bien expliquer. Tout est trop implicite pour entrer dans le texte ?)
Toluène : mouaha, je suis bien content de t'avoir fait perdre ton temps.
Je sentis mon père au fond de la prairie, attrapant des branches mortes à bras le corps pour les entasser sur un tas de cendres. C’était lui que ma mère observait de loin, mais quand je levai les yeux vers la maison le seuil était inoccupé, une brise venait frapper la porte.
Je sais pas au début ça m'a gêné, on aurait dit que la mère était encore vivante, mais que dans ce cas là elle avait rien à faire là.. Après avoir lu le texte en entier il y avait plus de doute mais sur le moment ça m'a quelque peu perturbé
elle est vivante, simplement comme elle habite plus là c'est déjà une "ombre".
Je l’ai embrassé et je me suis couchée sur la banquette arrière. J’ai mis un certain temps à m’endormir.
Je trouve moi aussi que le fait qu'elle s'endorme fait qu'on s'imagine qu'au paragraphe suivant on est le lendemain, ça brouille un peu la chronologie. Et puis elle embrasse son frère ! Sapristi, c'est pas très catholique tout ça :P!
en l'occurrence, ça peut très bien être compris comme "embrasser sur la joue", comme "je t'embrasse" à la fin d'une carte/mail/coup de téléphone
Et elle, elle fait que dormir
on dort mal en voiture haha
Pour ton commentaire général, c'est ce que je disais à Ambriel, faire moins de 2000 mots exige d'être assez dense. Enfin je prends du temps sur d'autres détails aussi, mais bon. C'est pour ça que je disais que c'était plutôt le genre de texte à s'intégrer à qqch de +massif : pas pour avoir des dialogues plus explicites ou je ne sais quoi, mais pour que le lecteur arrive dans le texte en ayant un cadre de compréhension à peu près assuré, n'ait pas à se prendre la tête phrase après phrase avec les enjeux du texte.
Et puis je pense que j'aime juste PAS expliciter les choses, que je préfère regarder le paysage haha
Bref, merci de ta lecture !
Anlor :
Ouaich gros bien ! t'as vu, je COMMENTE.
je suis très fier de toi. Tu auras 10min de replay par texte commenté.
Mais après relecture "éclairée" on va dire, ben je trouve que ton texte perd en, en émotion ? (non, c'est pas le mot, enfin bref). En gros, je crois qu'il est mieux quand il reste relativement hermétique ton texte. Sans quoi, on relève plus certains trucs : le fait que tes dialogues manquent parfois de naturel par exemple ; j'pense en particulier à cette réplique du texte :
Peut-être qu’en t’accompagnant je t’en empêche. Tu sais. Je t’en empêche. On vit dans un foutoir, pris en ventouse par nos matelas pleins de sueur, la nausée aux yeux, le vertige au front ; et tu as réussi à te lever ; mais il reste des draps et des membres à tes pieds, passés depuis des années à tes chevilles, oscillant entre le tiède et le froid, instillant un peu de nausée et de vertige encore, et ils te feront trébucher. C'est peut-être ce que je suis maintenant, quand je transite par ton regard, un corps d'entrave, hein ? C’est comme si j’étais, moi, encore de ce vieux décor que tu quittais.
en l'occurrence, c'est peut-être parce que j'ai cherché à expliciter ce passage donc il est + gros qu'à ta première lecture. Mais d'une manière générale je comprends que tu trouves que ça manque de naturel (j'aime bien faire des trucs denses où les gens ne disent finalement rien, et le manque de naturel c'est du coup l'écueil principal) et qu'il est un peu en toc (il est trop "jeté comme ça", leurs réactions sont pas assez légitimées je pense, et ça un plus gros texte le permettrait mais... flemme et puis ce serait pas intéressant...
Je m'en serais doutée
t'es sûr de ton -ée là ? ???
j'avoue je sais pas trop la fonction de "me"... accord ou pas ?
Merci à vous trois ! même si je ne sais pas comment soigner les défauts (difficilement compréhensible, sentiments excessifs) que vous soulevez (sauf à le soigner grâce à un contexte extérieur, en casant le texte dans un ensemble +romanesque, ce dont j'ai pas vraiment envie (ce serait chiant à raconter, tous leurs trucs...)
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Bonjour,
Alors je ne sais pas trop quoi dire. J'ai commencé le texte, au début ça allait mais ensuite j'ai lâché peu à peu. J'avais du mal à voir où tu voulais en venir. Il y a une certaine mélancolie qui se dégage du texte mais j'ai trouvé que ça traînait. Sinon, j'ai trouvé qu'il y avait de belles images.
Bref je suis assez mitigée ^^
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Tiens, une remarque en passant lo (peut-être trop tard) : trouver un meilleur titre, tu as essayé ? j'ai dans l'idée que ça devrait être jouable :-) (les titres avec un verbe à l'infinitif, il me semble que c'est souvent assez casse-gueule. "courir" de echenoz : bof bof ; "fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve" de Gainsbourg : bof. et dans ton titre on sent une volonté un peu didactique, démonstrative, qui est moins élégante que le contenu du texte lui-même je trouve.
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J'l'aime bien, moi, ton titre ^^
Bon, sinon, je l'ai lu dans le RER donc je ne vais pas le décortiquer à fond. J'ai relevé deux trucs :
la route se perpétuait dans le vague
perpétuer ? bof pour une route.
s'il y avait eu autre chose qui t'avait poussé à partir ?
poussée, non ? J'ai eu l'impression que c'était le frère qui parlait.
Sinon, j'ai mis aussi pas mal de +++, genre le sourire qui valait dix sanglots (comme tout le monde ^^), parce que c'était vraiment super bien écrit. Le monologue du frère par exemple, est génial, mais comme Mil et Anlor l'ont relevé, il ne fait pas très naturel, quoi.
Bref, j'ai adoré te lire... mais je n'ai pas compris grand chose sur le coup ! En fait, j'attendais autre chose à la fin, chose qui n'est pas venue puisque tout est dans le texte, mais (comme d'autres, je crois) j'ai eu la réaction : "ah ok, c'est juste ça ?" A la manière dont tu parlais des parents, je croyais à un grand drame, etc. Ben non.
Après coup, en lisant les commentaires, j'ai pu saisir des trucs qui m'avaient échappé, mais je trouve dommage qu'on ait besoin de ça pour saisir tout ton texte.
Enfin voilà, quoi.
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Bref, j'ai adoré te lire... mais je n'ai pas compris grand chose sur le coup !
héhé ce qui illustre bien le fait qu'il vaut mieux un texte qu'on ne comprend pas et dans lequel on est bien qu'un texte qu'on comprend et dans lequel on est mal.
et d'ailleurs, celui qui comprend le mieux un texte, est-ce que c'est celui qui s'y meut avec plaisir et délectation, en acceptant de s'y vautrer, de s'y perdre, sans trop chercher à "comprendre" et sans trop se demander où ça mène ?
ou alors est-ce que c'est celui qui s'accroche fébrilement aux informations factuelles qui lui permettent de savoir qui est qui, qui fait quoi, où on est, etc. ?
8)
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héhé ce qui illustre bien le fait qu'il vaut mieux un texte qu'on ne comprend pas et dans lequel on est bien qu'un texte qu'on comprend et dans lequel on est mal.
Discutable :-¬?
Mais ne partons pas en débat sur ce fil, ce serait hors sujet ^^
(Et moi je trouve le titre pas mal, comme toujours avec tes titres, Lo. Disons qu'il attire le regard et pique la curiosité...)
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(Et moi je trouve le titre pas mal, comme toujours avec tes titres, Lo. Disons qu'il attire le regard et pique la curiosité...)
en fait, moi qui trouve le texte de Lo très stylé et très élégant, je suis assez persuadé qu'il pourrait trouver un titre un peu mieux. celui-ci est à mon avis soit trop "mode d'emploi" ("monter son étagère", "cuire son pain soi-même", "monter sa propre boîte", "accepter ses émotions" lol), soit trop grandiloquent ("sonder l'éternité", "pénétrer l'infini" lol aussi). la première option (mode d'emploi) ne me semble pas une bonne piste à creuser. la deuxième peut éventuellement être une piste, mais à ce moment là il faudrait que ce soit plus smart, plus élégant, en l'état y a un décalage entre le propos (cosmique, existentiel) et le ton (pas assez élégant, pas assez stylé). mais le plus efficace serait probablement de renoncer à vouloir faire allusion au vide au commencement et à tout ça dans le titre. je suis sûr qu'en reprenant tel joli passage de ce texte que j'ai trouvé vraiment assez excellent y a moyen de faire un titre chouettôsse :-) :)
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Plus smart ? :D Tu speakes mitad english, maintenant ?
Bref, je réponds juste pour dire que j'ai pas du tout perçu le titre comme toi, que moi ça m'évoque un gars devant une falaise avec une certaine tension, et l'étrange sensation quand on est au bord d'un précipice ; et en le lisant je me demande ce que c'est que ce truc, du coup ça donne envie de lire et pour moi c'est la principale fonction d'un titre.
Mais bon, je vais pas commencer à défendre le texte à la place de son propriétaire, si ça se trouve il aime pas le titre, lui-même.
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Plus smart ? :D Tu speakes mitad english, maintenant ?
Bref, je réponds juste pour dire que j'ai pas du tout perçu le titre comme toi, que moi ça m'évoque un gars devant une falaise avec une certaine tension, et l'étrange sensation quand on est au bord d'un précipice ; et en le lisant je me demande ce que c'est que ce truc, du coup ça donne envie de lire et pour moi c'est la principale fonction d'un titre.
:D euh c'est pas forcément très nouveau que je glisse des anglicismes (enfin peut-être que je le fais plus qu'avant, j'ai moins peur de me lâcher devant vous vu qu'on commence à se connaître un peu :mrgreen: (ça veut dire quoi Milo "mitad" ?)
pour le titre : ben si justement, on l'a tous les deux perçu de la même manière : un chouia grandiloquent au niveau du sens. et du coup, dans ce trip là, à mon avis, dans ce trip là, il faudrait un truc à la hauteur, à la fois plus élégant et plus cosmique, plus poétique, plutôt genre, "sonder le néant", "sonder l'abîme", "avant de plonger dans l'abîme", bref un truc comme ça. en gros mon feeling c'est que "pressentir", "vide", c'est pas des mots assez forts pour un titre comme ça (surtout "pressentir" d'ailleurs).
et pour la fonction du titre, je suis d'accord avec toi : que ce soit un peu intrigant, un peu énigmatique, c'est une fonction bien utile, ça peut donner envie. mais y a une autre fonction : que ce soit élégant. que le titre soit élégant ça donne sacrément envie de lire le truc aussi, c'est une autre fonction hyper importante.
;)
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au début ça allait mais ensuite j'ai lâché peu à peu. J'avais du mal à voir où tu voulais en venir. Il y a une certaine mélancolie qui se dégage du texte mais j'ai trouvé que ça traînait.
oui, comme c'est pas un texte "à péripéties" (quoique) y a moyen que ça avance pas très vite. Mon but c'était plutôt de faire des plans fixes qui prennent leur temps, sur les visages etc., je sais pas comment dire. Comme dans des films un peu contemplatifs haha
s'il y avait eu autre chose qui t'avait poussé à partir ?
poussée, non ? J'ai eu l'impression que c'était le frère qui parlait.
ah oui c'est lui qui parle je crois là !
(smart pour moi c'est un mot associé aux Visiteurs... "moi j'ai toujours connu Jacquard s'appelant Jacquard... à moins qu'il ait changé son nom pour faire plus smart ?")
Pour le titre, j'avoue qu'il ne m'est pas venu naturellement, du coup j'ai relu le texte en cherchant une expression qui convienne. Je saisis les deux façons dont vous l'entendez (le côté prétentieux et le côté mode d'emploi) mais j'ai pas trouvé mieux (enfin je me suis pas trop cassé la tête à en chercher d'autres). Comme je resitue le texte dans un cadre plus large (pour moi ça correspond + à une scène-clé d'un texte long qu'un texte court autonome, même si du coup je l'ai un peu adapté et donné +d'infos que je ne l'aurais fait s'il avait fait partie d'un long truc), je trouvais ça de toute façon un peu artificiel de trouver un titre. Cela dit jamais je n'écrirai le reste du texte long auquel il pourrait correspondre, donc bon ! :D
Bref, merci de vos passages !
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Je sais pas trop quoi dire sur ce texte. Je l'avais déjà lu quelques jours après que tu l'ais posté mais je ne savais pas quoi dire (et ensuite j'ai oublié de faire un commentaire :-¬?).
J'ai bien aimé l'ambiance/l'écriture, comme dans la plupart de tes textes. Mais une fois arrivée à la fin, j'étais très "et alors, c'est tout ?". Je crois que j'accroche pas trop au thème, en fait. Je veux dire, au court de la lecture, j'appréciais être là, mais c'était essentiellement dû à ton écriture, à la mélancolie qui se dégage du texte. Pas à ce qui arrivait aux personnages. J'ai pas accroché plus que ça, mais c'est plus "à cause de moi" que "à cause du texte", c'est affaire de gout.