Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: calekin le 22 Février 2012 à 11:01:27
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L'araignée :
On a peur de tomber sur cette fève,
La terreur de l'éphèbe,
Qui peuple nos rèves,
C'est l'arraignée ; la fille de la plèbe.
Cette tâche sombre sur le mur,
Frôle la vierge pure
Dans son lit, et jouit,
Dans son nez ou sa bouche à minuit.
Qui sait si elle ne joue,
Un air lugubre et monocorde,
Avec tes poils comme des cordes,
Et du tambour de tes joues,
L'arraignée fait son linge,
Dans le creux de tes méninges,
Essore-les sans t'affoler,
Et tu verras peut-être sécher la vérité.
Une arraignée ! Juste une arraignée !
Comme une incohérence au niveau du registre, peut-être, avec éphèbe / Plèbe.
Y avait une invasion dans ma chambre lors de la vague de froid de ces derniers jours, la pauvre elle était gelé et a grimpé sur le rebord de ma fenêtre. Pour une fois, elle n'a pas trouvé un billot mais ma main sereine qu'i s'est empressé de la virer ! ( Pour avoir des photos, ça se passe par mp )
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Faut te décider, araignée dans le titre, arraignée dans le texte (c'est avec un r qui est juste)
Et du tambour, de tes joues,
La virgule est-elle vraiment nécessaire?
Qui sait si elle ne joue,
Un air lugubre et monocorde,
Je n'arrive à lire ces deux vers qu'avec un enjambement.
Dans le creux de tes méninges,
J'aurais vu un point.
J'ai un peu de mal avec la première strophe, mais sinon j'ai bien aimé ton poème.
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L'arraignée fait son linge,
Dans le creux de tes méninges,
Essore-les sans t'affoler,
Et tu verras peut-être sécher la vérité.
En gros je voulais dire qu'elle déteint en quelque sorte. C'est une manière plutôt maladroite, c'est vrai, de traduire nos à priori, mais je n'ai rien trouvé de mieux.
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Je trouve que cette phrase déface ton poème clairement : "Et tu verras peut-être sécher la vérité" qui est une idée intelligente quand on s'y attarde,
mais à la lecture, c'est assez banal, et plutôt moche je trouve.
Surtout que c'est une idée relativement difficile à synthétiser en un vers.
L'idée que les angoisses s'en iront en dégrossissant et dédramatisant l'araignée,
s'il faut l'imager mécaniquement (comme tu l'as fait) en énonçant des gestes et non des idées,
demande un réel effort synthétique. Enfin, AMHA.
Surtout que tu cherches à le faire comprendre du côté le plus complexe. Si tu étais passé par l'évaporation du venin par exemple,
ça aurait été plus facile je pense.
Sinon, je verrais bien la fin comme ça :
L'arraignée fait son linge,
Entre les plis des méninges,
Essore-les sans t'affoler,
Et tu verras le masque s'effriter.
Un truc dans le genre. J'ai changé "dans le creux" pour des raisons purement subjectives,
mais je pense que ce dernier vers de la dernière strophe jure vraiment avec le reste du poème qui est super sympa.
Ah oui, j'ai bien aimé, ça se lit super bien même si j'ai trouvé la métrique bordélique (ou alors je suis vraiment une quiche en métrique).
PS : t'as choisi arraignée pour obliger une prononciation vilaine du mot ?
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Ollin, ça veut dire quoi "déface" ?
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C'est, évidemment, un anglicisme involontaire. Mais comme la racine est française, je peux utiliser desfacier comme en vieux françois.
Sinon, je trouve ton commentaire complètement inutile, et cela m'arrive souvent, donc je te saurais gré de ne pas réagir à mes propos sur le forum.
Merci.
Edit : happy ?
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Toujours pas pigé, "défaire" ? Pourrais-tu être clair, pour une fois ?
Sur le fond, c'est un forum libre, ici, ce n'est pas Le-Monde-de-Vos-Ecrirs-Fachos, tu sais. Alors tes ordres, ton ton comminatoire, je m'en tape un peu. J'interviens où je veux.
Et, sinon, t'es "utile" en quoi, toi ?
- ça sert à quoi les fleurs ?
A rien, mais c'est joli. Supervielle
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Restons calmes !
En fait, pehache, c'est surtout que ça rendrait plus service à calekin que tu dises dans ton post ce que tu penses de son poème. Réagir par rapport à un autre commentaire, c'est cool, ça alimente le débat, mais n'oublie pas le texte pour autant !
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C'est rythmiquement, que ça ne va pas, déjà. Ensuite au niveau du sens aussi.
Sur des vers courts, on peut pratiquer une alternance, bien sur, mais il faudrait une mesure plus certaine.
On a peur de tomber sur cette fève, une fève ? 10
La terreur de l'éphèbe, pourquoi l'éphébe 6
Qui peuple nos rèves, 5, donc nous sommes des éphèbes ?
C'est l'araignée ; la fille de la plèbe. 10 pourquoi est-elle plébéienne ? par opposition à l'éphèbe, oui, mais ?
Cette tâche sombre sur le mur, 9
Frôle la vierge pure 6
Dans son lit, et jouit, 6
Dans son nez ou sa bouche à minuit. 9 Mais si elle jouit "dans", elle est mâle, et non plus fille
Qui sait si elle ne joue, 7
Un air lugubre et monocorde, 8
Avec tes poils comme des cordes, 8
Et du tambour de tes joues, 7 un peu bizarre, la construction
L'araignée fait son linge, linge pour toile, mmmh ? 6 mais "faire" ?
Dans le creux de tes méninges,7
Essore-les sans t'affoler,8 il est mouillé, elle le lave ou le "fait" ?
Et tu verras peut-être sécher la vérité. 13
Une araignée ! Juste une araignée !
(Sinon, Ollin, c'est savoir gré, pas être gré, même en vieux françois... ça me défiace grave ma race quand même.)