Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Uranus000 le 21 Février 2012 à 19:56:40

Titre: Au delà d'une vie
Posté par: Uranus000 le 21 Février 2012 à 19:56:40
« Il n’est nullement le fruit de mon imagination. Encore moins un rêve. Je l’évoque plutôt comme un souvenir. Oui, j’ai le sentiment de l’avoir toujours connu, bien avant notre rencontre cette nuit dans la forêt. D’avoir vécu une partie de ma vie à ses cotés. De l’avoir touché, entendu. Son visage m’apparait souvent la nuit comme s’il était encore là, près de moi. Comme s’il ne m’avait jamais quitté. Parfois je l’entends murmurer mon nom, avec cet accent étranger qui sait si bien  le distinguer de nous autres. Je reconnais que tout cela se passe dans ma tête, mais je ne peux pas m’empêcher d’y croire fortement. Je le revois encore assis fermement sur sa monture en haut de la colline, celle qui domine la contrée. Il laisse son regard errer le long des montagnes de sable et des vallées. Le visage qu’il adopte en ces instants, lui donne une allure de dirigeant. Je crois que c’est ce trait de caractère qui m’a fait flancher. Oui, ses yeux d’un noir de jais semblant vouloir tout absorber, brillent d’un éclat particulier qui vous hypnotise. Moi je me suis fait prendre. Dire que j’ai voulu lui résister ! Mais cela sans succès. Son imposante stature ne m’effraie point, elle m’émerveille. Surtout la musculature de ses bras. Je me souviens encore de leur contact sur ma peau. Un geste simple et anodin pourtant, mais qui a bouleversé le fonctionnement de mon cerveau un tiers de seconde, sans doute plus s’il ne les avait pas retirés aussi brutalement. Même à ce moment, j’ai regretté qu’il ne fût pas plus brutal. J’étais trop captivée pour pouvoir réfléchir. Même parler m’était impossible. Le sourire timide qu’il me fît ensuite me donna l’impression de voler. Et en y repensant je n’en reviens pas de m’être sentie si légère. Autrefois, quelqu’un me l’aurait expliqué que je lui aurais sommé de cesser ses balivernes, mais l’ayant vécu moi-même je me surprends à en redemander.
Tu ne saisis peut-être pas ce que j’essaie de t’expliquer. Mais je te comprends. Il faudrait être moi pour pouvoir s’emparer de la profondeur de tous ses instants. Aujourd’hui, assise sur ce bureau en train de t’écrire cette lettre, je revis ces moments. Les larmes me montent aux yeux mais je les retiens du mieux que je peux. Ce n’est pas le moment de m’effondrer sur ces souvenirs. Je réserve mes nuits pour cela, seule et attristée. Mais maintenant que son secret ne m’est plus inconnu, je verse des larmes de chagrin, d’amertume, parfois de regrets. Je ne sais plus où j’en suis avec mes sentiments. Ce que je ressens exactement, ce que je voudrai faire… »


Sabrina Lukas ferma son calepin d’un coup sec. Le bruit qui provenait d’en bas la déconcentrait, elle ne finirait jamais de lire alors pourquoi se donnait autant de mal ? Ses parents se disputaient presque tous les soirs maintenant, ils en avaient fait une habitude. Elle soupira et se leva, rangea son carnet sous son matelas. Elle tira son blouson qu’elle rangeait dans son armoire et s’approcha de la fenêtre. Au moment où elle s’apprêtait à l’enjamber, le grincement de la porte la fit se retourner. Nathan se tenait sur le seuil, les mains serrées sur son ours en peluche, le regard implorant et déstabilisant. Un élan de pitié et de tendresse s’empara de Sabrina. Elle aimait ce petit bout de chou de quatre ans qui la regardait avec ses yeux de chat effrayé, elle aimait sa chevelure blonde chatoyante qu’il arborait avec fierté, elle aimait ses mains potelées et ses doigts courts, elle aimait son visage d’ange qui se soucie de tout ce qui se passe autour de lui, elle aimait… bref elle aimait tout de son petit frère. Elle se rapprocha de lui et lui prit le visage entre les mains.
-Retourne dans ta chambre Nathan, lui intima-t-elle
- Emmène-moi avec toi Bri, la supplia-t-il.
- Je ne peux pas Nathan. Il est tard et là où je vais c’est dangereux pour toi.
Elle maudit intérieurement ses parents. Ils avaient fini par le réveiller  et évidemment il était sorti de sa chambre et était entré dans celle qu’il aimait le plus, c’est-à-dire la sienne.
-Papa et maman crient et j’arrive plus à dormir, pleurnicha-t-il. Si te plait Bri, viens dormir avec moi !
-Je ne peux pas mon ange, Bri a quelque chose de très important à faire.
Voyant le visage déconfit du bambin, elle se mordit une lèvre et s’empressa d’ajouter :
-Mais tu peux dormir dans ma chambre si tu veux.
-C’est vrai ? demanda Nathan, la mine soudain joyeuse.
- Oui et même que je te prête Monsieur Boulet.
Monsieur Boulet était son hippopotame qu’elle conservait depuis ses dix ans. Et même cinq ans après elle se prenait toujours d’affection pour lui. Elle souleva Nathan et le coucha sur son lit, les nounours entre les bras. Elle resta encore quelques minutes près de lui, le regarda somnoler et finalement partir au bout de quinze minutes. Sur ce, elle alluma sa veilleuse et sortit par la fenêtre.

Le ciel était noir, flou sans étoiles. L'air frais lui chatouillait les joues, elle se prit à sourire. Peut-être serait-ce la dernière nuit qu'elle aura à vivre sous cette forme .Et même sous cette forme, elle  n’était pas vraiment elle. Elle ne jouait qu’un jeu qu’elle trouvait amusant. Tout cela était si intéressant qu’elle y était restée plus longtemps que prévu. Une semaine pendant laquelle elle avait aimé être proche de ses parents et de son frère, de revoir sa chambre, de feuilleter son calepin où il lui arrivait d’écrire des histoires, des pensées. Seulement, tout n’était plus comme elle l’avait laissé. Son père et sa mère se déchiraient  un peu plus chaque jour,  elle ne leur en voulait pas vraiment. Après le drame qu’ils avaient vécu, c’était compréhensible  mais Nathan en souffrait et cela lui brisait le cœur. Ne se rendaient-ils pas compte que la vie était trop courte et précieuse pour entretenir autant d’amertume, de tristesse et de rancune? Elle en savait quelque chose. Inspirant un grand bol d’air, elle s’approcha du parc et s’assit sur un banc. Elle ne comprendrait jamais pourquoi elle avait cette facilité de toucher, de saisir sans qu’elle ne rate quoi que ce soit. Elle était sûrement un cas exceptionnel. Un craquement attira son attention. Elle expira quand elle le reconnut. Il s’assit à ses cotés et la regarda.
-C’est pour ça que vous m’avez fait revenir ? Questionna-t-elle
-Tu avais le choix, et c’est ce que tu as choisi, répondit-il le regard compatissant.
-Ils ne m’ont pas oubliée vous savez ? Déclara-t-elle les yeux embués de larmes. Ils pensent encore très fort à moi, et Nathan semble ne s’être aperçu de rien.
-Nathan est un enfant, il ne se rend pas toujours compte de ce qui se passe autour de lui. Pour lui tu es encore présente.
-Est-ce pour cela qu’il était le seul à me voir ?
-Probablement !
Le sourire énigmatique qu’elle vit sur ses lèvres sous-entendait le nombre incalculable de secrets qu'il taisait. D’ailleurs il ne lui disait presque rien. La seule chose qu’elle savait c’est qu’il était là quand elle avait ouvert les yeux, qu’il lui avait expliqué que si elle se trouvait dans cet espace blanc et froid c’est parce qu’elle était morte et qu’il n’y avait aucune possibilité de retour. Il avait alors supporté ses cris et ses pleurs pendant de longues minutes. Etait-il un ange de la mort ? Ou ces personnes mythiques qui se chargent de vous mener aux portes du paradis ou de l’enfer en vous disant que c’est votre destinée ? Quoiqu’il en soit, sur ce point il était resté muet comme une carpe.
-Quand vous m’avez proposé de les revoir, reprit-elle, je me disais que cela me ferait plus de mal que de bien mais j’avais tort. J’ai été très heureuse de passer du temps en leur compagnie et Nathan a été parfait quand je lui ai fait comprendre de ne pas parler de moi devant papa et maman. Je lui ai fait croire qu’il s’agissait d’un jeu où ils n’étaient pas sensés me voir.
Elle sourit à cette pensée. Oui, Nathan avait vraiment été génial.
-Mes parents se disputent souvent et plus violemment que de mon vivant, fit-elle remarquer.
-Ils souffrent de ta disparition et se sentent impuissants face à cette situation. Alors ils se renferment sur eux et ne se laissent plus approcher l’un de l’autre, expliqua-t-il.
- J’espère que cela cessera.
Il se leva et lui tendit une main.
-Il est temps de partir, es-tu prête ?
- Je n'ai  jamais été prête à mourir, mais je n’ai pas le choix.
Elle saisit sa main et jeta un dernier regard en arrière, sourit en voyant sa maison se dessiner dans la nuit noire faiblement percée par la lumière des réverbères. Elle se retourna et lui dit d’un air calme :
-On peut y aller.

Leslie Lukas se dirigea vers la chambre de son fils, le regard éploré. Elle en avait marre de ces incessantes disputes avec son mari. Elle passait devant la chambre de sa fille disparue lorsqu’elle remarqua une faible lueur, elle s’immobilisa et poussa la porte. La vue de Nathan couché sur ce lit lui fit monter les larmes aux yeux. Il était le seul qui lui restait, celui pour qui elle avait encore le courage de se battre, de vivre. Si un chauffard trop saoul pour conduire n’avait pas percuté la voiture de sa fille un dimanche soir quand elle rentrait d’un week-end chez une amie, elle aurait encore la joie de vivre. Seulement, celle-ci s’en était allée avec sa chérie. Elle pénétra dans la pièce et trembla, tellement le chagrin qu’elle ressentait était grand.  Même trois semaines après l’accident, rentrer dans cette chambre lui était d’un effort insoutenable. Elle se demanda ce que faisait Nathan dans la chambre de sa sœur et comprit qu’il s’était réveillé. Il avait dû les entendre se crier dessus et avait certainement pris peur pour venir se réfugier dans la chambre de sa sœur, son hippopotame entre les mains.
-Maman te demande pardon mon chéri, murmura-t-elle.
En s’approchant du lit, son pied heurta un objet coincé entre le sommier et le matelas. Elle s’en empara et l’ouvrit. Elle reconnut l’écriture de Sabrina qui courrait les lignes. Sur la première page, Sabrina avait collé une photo de toute la famille prise un week-end à la fête foraine, et avait encadré l'image d'un énorme cœur rouge. Leslie sourit et posa ses yeux sur les premières phrases:

«  Je crois que je suis chanceuse d’avoir une famille autant superbe. Des amours de parents et un ange de petit frère. Pour rien au monde je n’en voudrai d’autres. L’unité que je sens entre nous est plus forte que tous les malheurs que la vie nous imposera, j’en suis sûre ! Je les aime tellement et mes parents nous aiment tellement mon frère et moi qu’on peut toujours compter sur eux. Ils sont magnifiques, exceptionnels… »

Leslie sentit une main couvrir la sienne sur le calepin. Elle sursauta et se retourna. Dan, son mari, se tenait derrière elle les yeux parcourant les mots que Sabrina avait posés sur ces feuilles. Elle suivit le changement qui se produisit sur son visage au fur et à mesure qu’il lisait. Soudain il la fixa et la prit dans ses bras.
-Je suis désolé, sincèrement désolé.
Elle ferma les yeux et le serra à son tour. Ses larmes mouillèrent sa chemise mais elle s'en souciait peu. Elle repensa à ce qu'elle venait de lire, à son fils couché juste à ses cotés et à son mari qu'elle tenait dans ses bras. Elle tenait très fort à eux, si fort qu'elle avait peur de les perdre. Alors pourquoi ne pas se donner du mal pour toujours les garder? Pensa-t-elle. Leur fille avait compris mieux qu’eux que la famille était irremplaçable, qu’ensemble ils pourraient tout affronter. Elle ne briserait pas ce en quoi Sabrina tenait.
-On va s’en sortir, tous les trois on s’en sortira, chuchota-t-elle.
Là, enlacés l’un et l’autre, ils pleurèrent en silence non pas de chagrin mais parce qu’ils savaient que la vie ne s’arrêtait pas.

Titre: Re : Au delà d'une vie
Posté par: Tomoyo le 21 Février 2012 à 20:41:20
Citer
Je crois que c’est ce trait de caractère qui m’a fait flanchée
Flancher

Citer
Tu ne saisi peut-être pas ce que j’essaie de t’expliquer.
Saisis

Citer
des larmes de chagrin, d’amertume, parfois de regrets
pour le coup j’aurais mis regret sans s, mais ça se discute

Citer
les mains serrés sur son ours en peluche
serrées

Citer
elle aimait ses mains potelés
potelées

Citer
Ils ne m’ont pas oublié vous savez ?
Oubliée

Citer
On n’est jamais prêt de mourir,
Prêt à

Citer
dans la nuit noire faiblement percé par la lumière des réverbères
percée

Citer
Seulement, celle-ci s’en était allé avec sa chérie
Allée

Citer
Il avait du les entendre se crier


Citer
Soudain il La fixa et la prit dans ses bras.
la

J'ai été surprise entre le début en italique et la suite. Autant je n'ai pas accroché au départ, autant par la suite je me suis bien laissée guider ^^
Donc voilà, juste le début qui est très long alors qu'en fait c'est la lecture de Sabrina, ça m'a demandé un temps d'adaptation parce que j'étais partie aux temps des chevaux et chevaliers et je pensais qu'elle écrivait une lettre...
Sinon j'ai apprécié le style assez doux, je regrette juste de ne pas suivre un peu plus Sabrina, mais c'est le problème des textes courts ::)

Merci en tout cas


Titre: Re : Au delà d'une vie
Posté par: Uranus000 le 21 Février 2012 à 20:57:16
Merci! et raahhhhh :aah: pour mes fautes
C'est vrai que le début est un peu long, je le raccourcirai sans doute si d'autres avis venaient s'ajouter au tien  ^^
Titre: Re : Au delà d'une vie
Posté par: Sahelle le 21 Février 2012 à 23:20:30
elle ne finirait jamais de lire alors pourquoi se donnait autant de mal ?
se donner (ou alors elle se donnait...).

Pour le texte d'intro en italique, il ressemble à un extrait d'un roman, ou a un aspect mélancolique.
Quand on suit le carnet ensuite, elle le mets en dessous de son matelas et est repris par la maman à la fin.
Le carnet devient journal intime porteur de joie et d'espoir. 
Donc le contraste entre le carnet roman/mélancolique et le journal intime/joyeux me gène.

Pour le reste du texte, il est bien équilibré, le thème est traité avec pudeur et bien amené.  Rien à redire.
Titre: Re : Au delà d'une vie
Posté par: Uranus000 le 22 Février 2012 à 17:29:52
merci Sahelle, pour le carnet
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de feuilleter son calepin où il lui arrivait d’écrire des histoires, des pensées.
j'espérais que ça suffirait !
Titre: Re : Au delà d'une vie
Posté par: Almeus le 22 Février 2012 à 19:04:03
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avec cet accent étranger qui sait si bien  le distinguer de nous autres
Je ne comprends pas cette phrase-là.

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Oui, ses yeux d’un noir de jais semblent vouloir tout absorber, brillant d’un éclat particulier qui sans gêne veulent vous hypnotiser.
Les rimes en "é" me gênent  ???
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Même parler m’était infaisable
Pourquoi ce mot ?
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Un élan de pitié et de tendresse s’empara de Sabrina
Je trouve la tournure un peu bizarre, même si je voit ce que tu veux dire...
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le pauvre enfant
Je ne trouve pas ce substitut très judicieux, si je comprends bien, le point de vue est celui de Sabrina et là, ça fait un peu comme si elle avait pitié d'un enfant qu'elle croise dans la rue, enfin c'est ce que je ressent.
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- Oui et même que je te prête Monsieur Boulet.
J'aime bien Monsieur Boulet et Sabrina a l'air sympa !
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Le temps frais lui chatouillait les joues
L'air peut-être, mais que le temps lui chatouille les joues, ça fait bizarre vu que le temps n'est pas matériel.
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Cela sera peut-être la dernière nuit qu’elle aura à vivre sous cette forme.
Un peu lourde la formulation, et j'aurais plutôt employé le conditionnel : "Peut-être serait-ce la dernière nuit qu'elle aura à vivre sous cette forme".
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Mais cela n’était pas elle évidemment.
Le changement de temps et la tournure de la phrase me perturbe.
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Elle ne jouait qu’un jeu qu’elle trouvait amusant.
J'aurais mit : "Elle ne faisait que jouer à un jeu..."
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Ne se rendaient-ils pas compte que la vie était trop courte et précieuse pour entretenir autant d’amertume, de tristesse et de rancune?
Là, je suis bien d'accord !
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Le sourire énigmatique qu’elle vit sur ses lèvres lui fit comprendre qu’il ne lui disait pas tout.
Ça aussi ça fait un peu lourd
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La seule chose qu’elle savait c’est qu’il était là quand elle avait ouvert les yeux, qu’il lui avait expliqué que si elle se trouvait dans cet espace blanc et froid c’est parce qu’elle était morte et qu’il n’y avait aucune possibilité de retour.
Essaie de limiter les répétitions de pronoms personnels.
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Il avait alors supporté ses cris et ses pleurs pendant des minutes
"Pendant de longues minutes", à la rigueur, mais 'des minutes", tout seul, ça le fait pas trop !
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Elle rigola à cette pensée.
"rigoler" ne fait pas très littéraire
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Oui, Nathan a vraiment été génial.
Petite incohérence des temps, si le texte est au passé simple, ce genre de retour dans le passé devrait être au plus-que-parfait : "Il avait vraiment été génial".
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et trembla tellement le chagrin qu’elle ressentait était grand
virgule après "trembla"

J'ai eu un peu de mal à accrocher au début, ce n'est qu'à la fin du dialogue après qu'elle ait quittée la maison. J'ai bien aimé cette histoire de fantôme et le dénouement optimiste avec les parents réconciliés.
Après, pas mal d'erreurs dans le style, j'ai trouvé ton texte : À double tour bien mieux rédigé. Sinon, tu répètes globalement trop les pronoms personnels ; je ne sais pas ce qu'en pensent les autres mais personnellement, ça perturbe un peu ma lecture.
Titre: Re : Au delà d'une vie
Posté par: Uranus000 le 22 Février 2012 à 20:22:49
Citer
avec cet accent étranger qui sait si bien  le distinguer de nous autres
Je ne comprends pas cette phrase-là.
heu...quand il parle, ça se voit tout de suite qu'il n'est pas de la région  ^^

Pour les rimes, j'avais même pas remarquer  ::) et les erreurs de style, j'ai rectifié quelques petits trucs ( merci beaucoup d'avoir relevé).