Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Iseult le 12 Février 2012 à 13:42:49
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Kikou,
Je vous soumets ma dernière nouvelle. Je sais que c'est un thème déjà vu, je n'ai pas été originale. Le but étant d'écrire sur un sujet complètement différent de ce que je crée d'habitude, et d'y insérer des dialogues, là aussi une première.
Bon j'espère que vous apprécierez, j'y ai pris beaucoup de plaisir à sa rédaction (au moins un truc d'acquis :P), je vous laisse à vos commentaires.
Ah j'aime pas mon titre, donc un petit coup de main là aussi me ferait plaisir ;)
Bonne lecture, et merci d'avance :)
Une passion destructrice
- Parle-moi ! Mais parle-moi ! Dis quelque chose, merde !
Frappe-moi ! Tout ce que tu veux mais réagis, s’il te plait, réagis !
Paul s’attendait à tout: pleurs, colère, rage, insultes, mais cette réaction, non. Lucie le fixe sans un mot.
Il s’approche, veut la prendre dans ses bras.
Elle recule, horrifiée, le repousse.
- Non !
Elle n’en peut plus, elle ne veut plus le voir, il lui avait promis.
Sans un autre regard, elle pivote sur ses talons, se dirige vers la porte, dévale les escaliers, et court.
L’océan, enfin !
Elle est là face à cette vaste étendue d’eau, ses pieds nus ancrés dans le sable, son regard perdu au loin, ses cheveux balayés par le vent. Elle aime le bruit du ressac, la force des vagues, l’apaisement qu’il lui apporte. Elle a cette impression confuse d’être en communion avec lui, calme quand elle est triste, déchainé quand elle est en colère.
En cet instant, le ciel est bleu, les vagues s’échouent doucement sur la plage, lui lèchent les pieds. Elles emportent sa tristesse pour lui donner cette force qu'elle n'a plus. Les battements de son cœur prennent la cadence des vagues, s’apaisent doucement au gré de leur va-et-vient. Elle laisse couler ses larmes le long de ses joues, se laissant aller à sa douleur, à la fin d’une illusion. Il n’a pas tenu sa promesse, elle est fatiguée.
Non ! Elle ne veut pas. Elle ne veut plus de cette histoire banale sortie d’un mauvais roman de gare, elle veut vivre autrement ou ne plus vivre.
Elle fixe cette immensité, l’accueillera-t-elle ? Combien de fois a-t-elle rêvé d’être emportée au loin ? Elle ne sait plus.
Elle frissonne, le vent se lève, le ciel s’obscurcit, les vagues se font de plus en plus puissantes dans un grondement sourd, elles se fracassent contre la falaise non loin d’elle dans un bruit assourdissant. Le vent souffle de plus en plus fort, sa tristesse se transforme en colère, la rage monte en elle, incontrôlable. Et ce désir réapparait, comme toujours, elle doit le combattre, il le faut !
Elle hurle « Pourquoi ? ».
Pas de réponse, juste, le tonnerre qui gronde, un éclair qui transperce le ciel, et la pluie qui tombe. Elle l’accueille la tête penchée en arrière, lève ses bras, se met à tournoyer, à rire, à pleurer, de plus en plus vite, jusqu’à en perdre l’équilibre. Elle s’affaisse sur le sable, étourdie. Elle ferme les yeux un instant.
Lorsque que Lucie les ouvre de nouveau, elle est perdue, assise dans l’eau, bercée par des vaguelettes. Le ciel est bleu, l’océan calme, elle ne comprend pas. Enfin si !
Elle a de nouveau basculé, l’appel de ses sens est trop fort, elle sait qu’elle va le rejoindre, accepter l’inacceptable, c’est son équilibre. Elle l’aime, elle a aussi besoin de ce désir qui monte à chaque fois en elle pour se sentir vivante.
Elle remonte le chemin menant à la maison. Elle s’arrête, la regarde. Elle est si belle cette grande bâtisse, peinte en bleu, avec ses volets parmes. Elle l’aime tant, à travers ses souvenirs d’enfance, d’adulte. Elle regrette de ne pas pouvoir y vivre, de venir juste pour les vacances ou des weekends prolongés.
Elle arrive à la porte, rentre dans la maison, ses vêtements dégoulinent sur le parquet.
Il est là à l’attendre, son visage se détend en la voyant.
- Bon dieu mais t’étais où ? T’es toute trempée ! s’écrie-t-il.
- Chut … lui dit-elle, en lui posant le doigt sur sa bouche.
Il s’approche, lui caresse doucement son visage, il l’aime tellement, d’un amour inconditionnel.
Elle le regarde, voit ce petit sourire s’étirer doucement. Ses yeux lui montrent qu’il sait tout de son combat intérieur, comme il sait qu’elle revient à chaque fois, attirée toujours par ce cercle infernal.
- Tu m’avais promis, la dernière fois devait être justement la dernière. Pourquoi Paul ?
- Je ne peux pas arrêter et toi non plus Lucie, tu le sais, bon sang ! Tu aimes ça, j’aime ça ! Accepte comme moi je l’ai accepté, sans cet intermède, on se perd, on se meurt. On a besoin de ce petit piquant ! dit-il un brin agacé.
- Ce petit piquant ! Oh et puis laisse tomber, tu ne comprends pas ! s’exclame-t-elle.
- Bien sûr que si, mais …
- Stop, pas un mot de plus !
Elle s’éloigne, s’arrête, lui demande :
- Là-haut ? La rouge ?
- Oui ma chérie. Je t’aime, amuse-toi bien ! lui répond-il, tout sourire, heureux, à travers ces mots elle accepte enfin leur équilibre de vie.
Lucie se dirige vers les escaliers, tête baissée, les monte d’un pas lourd. Elle ne sent pas ses vêtements mouillés qui lui collent à la peau, seul comptent les moments qui vont suivre.
Elle commence, en ce moment précis, à sourire, à revivre.
Elle ouvre la porte de la chambre. La jeune femme est là, les poignets menottés au barreau du lit, les pieds attachés au montant, du scotch sur la bouche, complètement dévêtue, gesticulant pour essayer de se libérer.
Elle sent la peur, elle ferme les yeux pour savourer, la ressentir au plus profond d’elle-même, elle aime tant cette sensation autant que la souffrance, un prélude avant l’extase.
Elle s’approche, arrive à sa hauteur, lui sourit tendrement, lui caresse les cheveux, le visage, une lueur d’espoir apparait dans les yeux de la jeune femme, croyant qu’elle va, enfin, être libérée, croyant qu’elle a échappé au pire.
Non, le pire est à venir, Lucie lève tout doucement son bras, suffisamment haut, pour que cette femme qui a séduit son mari, cette trainée voie l’objet qu’elle a dans ses mains, ce petit scalpel, si tranchant.
Elle jubile de voir les yeux de sa victime s’agrandir d’horreur, d’entendre ce gargouillis,ce cri étouffé qui s’échappe à travers le scotch.
- Tu as aimé n’est ce pas ? Non, ne répond pas je le sais, lui dit-elle avec ce sourire doux, trompeur.
C’est un jeu, malsain je te l’accorde, mais nous l’avons depuis des années. Mon cher et tendre séduit, savoure un moment de plaisir charnel et moi, mon plaisir se situe …
Lucie fait une pause pour marquer son effet.
- Ah ah ! Non, je ne t’en dis pas plus, tu vas vite comprendre. Tu te dis que je suis folle. Si si ! Je le vois dans tes yeux. Mais moi, je me considère juste excentrique, vois-tu.
Son ton est devenu froid, tranchant comme le scalpel, qu’elle appose sur les seins de cette femme, faisant une première coupure si légère.
De là débute l’enfer indescriptible pour l’une, une véritable jouissance pour l’autre, le scalpel virevolte, coupe, tranche chaque parcelle de ce corps au rythme effréné de cette mélodie, qui provient du salon, « Now we are free » d’Enya. Paul a toujours su ce dont elle avait besoin dans ces moments-là.
Elle se délecte, tout ce rouge, tout ce sang, les hurlements étouffés. L’apothéose arrive.
Paul la rejoint, pour ce final, comme toujours, leur rituel.
Il l’enlace, l’embrasse fougueusement.
- Joyeux anniversaire, mon amour, murmure-il d’une voix rauque.
Sa main glisse comme une caresse le long du bras de Lucie, atteint sa main où est tenu cet objet de tant de plaisir. Ensemble, ils le dirigent vers la gorge de leur victime, tranchent la carotide. Ils sentent avec une certaine délectation cette vie partir. Peu à peu, les yeux deviennent vitreux. Ils accueillent enfin son dernier souffle, leur excitation étant à leur paroxysme. Ils se jettent l’un sur l’autre, se déshabillent à la hâte, font l’amour sauvagement, brutalement. Heureux, épanouis, ils se dirigent ensemble vers la salle de bain, sous la douche, reprennent leurs ébats amoureux cette fois-ci doucement, tendrement, se disent tous ces mots qui traduisent leur amour passionnel.
Habillés, ils reviennent dans la chambre, ramassent leurs vêtements, les mettent dans une panière, ils feront un feu ce soir même si la saison ne s’y prête pas.
Paul prend la jeune femme dans ses bras avec douceur, Lucie glisse sa main sous son bras. Ensemble, ils sortent de la maison. Ils arrivent sur la plage, mettent le corps dans l’eau, laissent les vagues l’emporter au loin. Ils le suivent des yeux, attendent de ne plus le voir, dans un dernier regard lui disent au revoir.
- Bon voyage ! disent-ils en chœur.
C’est fini, ce soir ils dîneront au coin du feu, ils ont quelque chose à célébrer.
Demain, un grand nettoyage les attend puis ils partiront pour reprendre le cours de leur vie.
Jusqu’à la prochaine fois …
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Je ne suis pas fana des romances, donc mon avis ne sera pas des plus objectifs.
Je n'ai trop aimé ton histoire et tes persos. Je pensais juste que ca allait parler d'une dispute amoureuse, et en fait ca tourne au meurtre d'une femme.
Je n'ai pas compris la transition entre ces deux-parties. Lucie n'a rien à voir entre la 1e et 2e partie, le ton est également différent. Si tu dois retravailler quelque chose dans ce texte, ce doit être ça.
Pourtant il y a de l'idée, mais je pense qu'elle n'est pas bien amenée. Il faut qu'on sente la folie meurtrière dans la 1e partie.
Voilà, voilà, désolée d'avoir été dur ^^
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Un peu d'accord avec Melo.
Au début je pensais à une femme battue, elle, mais pas à un jeu à trois.
Le texte est trop court pour pouvoir montrer l'évolution lente entre la Lucie du début et la meurtrière de la fin.
En tout cas, l'histoire ne laisse pas indifférent
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Plop ! Comme les autres j'ai trouvé que la "Lucie du début" n'avait vraiment rien avoir avec celle de la fin. Au début on dirait qu'elle a une vie horrible, qu'elle accepte le pire pour rester avec lui, alors qu'après elle est complètement chtarbée et elle y prend plaisir (et je suis contente que t'aies pas fait trop de descriptions de tout ça, la torture c'est un peu mon talon d'Achille :mrgreen:)
Donc ouais, je trouve qu'il y a une grosse différence entre les deux parties, donc ça fait assez bizarre... enfin tu dis bien qu'elle a basculé, mais c'est pas si marqué que ça au final. Donc ouais je pense que tu devrais te repencher là dessus, sois en créant une évolution lente soit en changeant radicalement le ton du texte quand elle se réveille au bord de la mer, pour qu'on sache sans hésitation qu'elle a, ben "basculé"
Sinon, ça se lit plutôt bien (et j'avoue lâchement que j'ai la flemme de faire un commentaire détaillé :-[)
:ninja:
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J'avais survolé les commentaires donc je m'attendais à une effusion de sang, ce qui fait que j'ai très vite compris de quoi il allait retourner...
Le texte se lit assez facilement, malgré quelques petits problèmes ici ou là (ta ponctuation est bizarre ; c'est voulu ?). Après, le thème est, comme tu dis, très classique, et ne m'attire pas spécialement, du coup ça m'a laissée assez indifférente ; mais le texte en soit se laisse facilement lire donc ça doit venir de moi.
A la différence des autres, je n'ai pas été gênée par le passage des deux parties, mais je suis d'accord que donner plus d'ampleur au basculement de Lucie pourrait donner plus de matière à ton texte, le faire sortir d'une mise à l'écrit de scène classique de série policière, par exemple.
Voilà, ce n'est qu'un avis, bien sûr :-[
Dans le détail :
Dis quelque chose merde !
Frappe-moi!
Virgule après chose, et un espace insécable avant tous les points d'exclamation.
ses pieds nus encrés dans le sable
ancrés
En cet instant, le ciel est bleu, les vagues s’échouent doucement sur la plage, lui lèchent les pieds, lui retirent sa tristesse pour lui donner cette force qui lui manque tant.
je trouve la phrase un peu lourde, surtout la deuxième moitié (beaucoup de "lui", et le "qui" à la fin rend la phrase indigeste, vu qu'elle est déjà longue) - je trouve.
Elle l’accueille la tête penchée en arrière, lèvent ses bras
lève
Elle s’affaisse sur le sable, étourdit.
étourdie
ses souvenirs d’enfance, d’adultes.
adulte
T’es toute trempée !, s’écrie-t-il
pas de virgule
Ses yeux, lui montre qu’il sait tout de son combat intérieur
montrent, et pas de virgule (tu peux pas séparer le sujet de son verbe par une virgule)
Acceptes comme moi je l’ai accepté, sans cette intermède, on se perd, on se meure. On a besoin de ce petit piquant !, dit-il un brin agacé.
Accepte, meurt, pas de virgule avant dit-il
elle accepte l’inévitable
il y avait déjà "accepter l'inacceptable", un peu plus haut ; du coup ça fait répétition
Elle ne sent pas ses vêtements mouillés qui lui colle à la peau, seul compte les moments qui vont suivre.
collent, comptent
les poignets menottés au barreau du lit, les pieds attachés au montant du lit
ça fait deux fois "du lit"
croyant qu’elle avait échappé au pire.
croyant qu'elle a échappé au pire (puisque tu racontes au présent)
pour que cette femme qui a séduit son mari, cette trainée voit l’objet
voie
Elle jubile de voir les yeux de sa victime s’agrandirent d’horreur
s'agrandir
- Tu as aimé n’est ce pas ? Non, ne répond pas je le sais, lui dit-elle avec ce sourire doux, trompeur.
- C’est un jeu, malsain je te l’accorde, mais nous l’avons depuis des années.
Mon cher et tendre séduit, savoure un moment de plaisir charnel et moi, mon plaisir se situe …
J'ai pas compris qui parle. Les deux fois, c'est Lucie ? Dans ce cas, il ne faut qu'un seul tiret de dialogue. Et le "Mon cher et tendre etc.", ça fait partie de sa réplique, non ? Dans ce cas, pas de retour à la ligne.
le scalpel, qu’elle appose sur ses seins, faisant une première coupure si légère.
C'est pas clair : le "ses" se rapporte à la prisonnière, non ? Il faudrait clarifier la phrase, sinon ça fait bizarre parce que grammaticalement, ça pourrait tout aussi bien être ceux de Lucie.
tranche chaque passerelle de ce corps
Passerelle ? ??? C'est pas plutôt parcelle ?
au rythme effréné d’une symphonie. Celle qui provient du salon, « Now we are free » d’Enya.
Je m'y connais pas, mais elle fait des symphonies, Enya ? :-\ (et un peu plus bas, c'est "moments-là")
Il l’enlace, l’embrasse fougueusement,
- Joyeux anniversaires mon amour, murmure-il d’une voix rauque.
Point après fougueusement
Sa main glisse comme une caresse
ça fait 3 fois que tu mentionnes ce geste. C'est fait exprès ?
cet objet de tant de jouissance.
y a déjà "jouissance" un peu plus haut
Ensemble, ils le dirigent vers la gorge de leur victime, tranche la carotide
tranchent
Ils accueillent enfin son dernier souffle, leur excitation étant à leur paroxysme.
Je trouve que "leur excitation..." ça fait trop scolaire comme tournure, alors que le reste est assez fluide. Et c'est "son paroxysme" : celui de l'excitation.
se déshabille à la hâte
déshabillent
Heureux, épanouit
épanouis
Habillés, ils reviennent dans la chambre, ramasse leurs vêtements, les mettent dans une panière, ils feront un feu ce soir même si la saison ne s’y prête pas.
Paul prend la jeune femme dans ses bras avec douceur, Lucie glisse sa main sous son bras. Ensemble, ils sortent de la maison. Ils arrivent sur la plage, mettent le corps dans l’eau, laisse les vagues l’emporté au loin. Ils le suivent des yeux, attendent de ne plus le voir, dans un dernier regard lui disent en revoir.
ramassent, laissent, au revoir
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Sans un autre regard, elle pivote sur ses talons, se dirige vers la porte, dévale les escaliers, et court.
Si elle dévale les escaliers, elle est déja en train de courir, non ? Je sais pas, mais moi ca m'a frappé à la lecture.
Bon voyage !, disent-ils en chœur.
Il n'y a pas de virgule.
J'ai beaucoup apprécié ton texte, on ne s'attends pas du tout à la deuxième partie du texte lorsque l'on lit la première. Malgré tout, comme les autres, j'ai trouvé qu'il y avait trop de différences entre la "première Lucie" et la "deuxième" ou alors on ne voit pas assez bien le moment où elle "change". Mais c'est juste un conseil, fais comme tu veux !!!
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Je vous remercie pour vos commentaires, je me doutais que l'histoire en elle-même n'allait pas vous apporter des palpitations, qu'elle ne serait pas forcement appréciée, aucun souci à ce niveau là ... :)
J'ai noté l'avis général sur le changement de ton de Lucie entre la première partie et la deuxième partie, alors c'est fait exprès sans l'être je m'explique. Quand j'ai commencé à l’écrire, j'ai au fur et à mesure changer la fin, j'étais partie sur une histoire banale de trahison et l'idée du côté psychotique du couple enfin surtout de Lucie m'est venue après. A la relecture, en faites, cela m'a plu donc j'ai laissé comme tel.
Enfin, je vais bien sur tenir compte de vos avis (qui rejoins d'ailleurs d'autre commentaire reçu dans mon entourage), parce que je l'aime bien cette histoire et j'ai envie de l'améliorer, je vais reprendre la partie où elle bascule et l’étoffer.
D'ailleurs l'un me conseille d'apporter aussi plus de description au niveau paysage, la maison aussi, qu'en pensez vous?
Le titre je le conserve comme tel, il convient bien?
@Mello : ben non ça va je ne trouve pas trop dur juste une bonne dose de franchise, c'est ce que j'attends (toi aussi surement) d'un commentaire.
@Ambriel : c'est pas une histoire gore donc non pas trop de détail ;D, et pas de souci pour le commentaire détaillé Milora a eu le plaisir de le faire ^^
@ Milora : je corrige mes vilaines fautes demain (pfff va falloir que je me relise mieux la honte pour certaines :-[).
Qu'entends-tu par ponctuation bizarre?
@Piga et Cam : Merci pour vos commentaires
Voili encore merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ...
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@ Milora : je corrige mes vilaines fautes demain (pfff va falloir que je me relise mieux la honte pour certaines :-[).
T'inquiète, je vois bien pire dans mes copies :P
Qu'entends-tu par ponctuation bizarre?
Souvent (dans les dialogues surtout), j'ai eu l'impression que les virgules n'étaient pas placées à des endroits naturels, ou bien manquaient.
Par exemple :
- Ah ah non ! Je ne t’en dis pas plus, tu vas vite comprendre. Tu te dis que je suis folle, si si je le vois dans tes yeux. Mais moi, je me considère juste excentrique, vois-tu.
Le "Ah ah non" m'a fait bizarre (j'aurais mis un point d'exclamation après les "ah" aussi, ou alors une virgule après le deuxième, je sais pas), idem pour le "si si je le vois"
- Joyeux anniversaires mon amour, murmure-il d’une voix rauque.
Là une virgule après "anniversaire" (d'ailleurs, s en trop).
Mais je suis pas sûre que ce soient des problèmes : je sais pas si ça contredit une quelconque règle de grammaire, ou si c'est pas juste moi qui aurais eu tendance à les placer différemment. Du coup c'est peut-être tout personnel, fais pas forcément attention !
D'ailleurs l'un me conseille d'apporter aussi plus de description au niveau paysage, la maison aussi, qu'en pensez vous?
Le titre je le conserve comme tel, il convient bien?
Le petit nombre de descriptions ne m'a pas du tout dérangée, personnellement.
Le titre convient mais est un peu banal. Je veux dire que s'il ne te convient pas trop et que tu en cherches un autre, tu pourrais te diriger de quelque chose de plus insolite, de plus mystérieux (vu le thème). Mais là encore, c'est juste une suggestion !
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Le premier paragraphe fait quand même très, très très très cliché. Ou alors c'est parce que j'avais déjà commencé à lire ton texte mais bref je suis mal parti en le lisant.
Paul s’attendait à tout, pleurs, colère, rage, insultes, mais cette réaction, enfin plutôt cette absence de réaction, non. Lucie le fixe sans un mot.
Peut-être un double point après tout, non?
lui retirent sa tristesse
Ca fait un peu bizarre comme expression.
Elles laissent couler ses larmes le long de ses joues, se laissant aller à sa douleur, la fin d’une illusion.
J'avais pas compris la première fois, mais "Elles", c'est Lucie, non? Dans ce cas: "Elle laisse". La répétition est pas tip top non plus, j'aime bien le reste. Peut-être rependre le "à" en avant "la fin" aussi?
Elle ne veut plus de cette histoire banale sortie d’un mauvais roman de gare
Du coup ça trompe sur la suite, mais à la deuxième lecture tu te dis un peu euh WTF?
Beaucoup de "elle" dans ce paragraphe, une raison particulière de ne pas citer Lucie? Même si ça gêne pas plus que ça.
les vagues se font de plus en plus puissantes dans un grondement sourd
J'ai un peu de mal à voir le rapport entre la puissance des vagues et le grondement. Ca se répète pas mal avec le "dans un bruit assourdissant" qui suit.
Elle l’accueille la tête penchée en arrière, lèvent ses bras, se met à tournoyer, riant, pleurant,
J'ai l'impression que cette phrase serait mieux avec "à rire, à pleurer", mais ce n'est peut-être que moi.
Le ciel est bleu, l’océan calme, elle ne comprend pas. Enfin si !
Elle a de nouveau basculé
C'est pas super clair, j'ai eu l'impression que sa fuite, c'était ça le basculement.
Elle s’arrête, la regarde, qu’elle est belle cette grande bâtisse, peinte en bleu, avec ses volets parmes.
J'aurais vu un point après regarde.
Elle l’aime tant, à travers ses souvenirs d’enfance, d’adultes.
Je trouve cette phrase un peu gênante mais je ne saurais dire pourquoi en particulier.
de venir juste pour les vacances ou des weekends prolongés.
Le "ou des weekends prolongés" n'est peut-être pas indispensable.
Il s’approche, lui caresse doucement son visage, il l’aime tellement, d’un amour inconditionnel.
Bof.
- Je ne peux pas arrêter et toi non plus Lucie, tu le sais, bon sang !
C'est marrant, quant on connait la suite.
lui répond-il, tout sourire, heureux, à travers ces mots elle accepte l’inévitable, leur équilibre de vie.
Peut-être un point à heureux, plutôt qu'une virgule?
les poignets menottés au barreau du lit, les pieds attachés au montant du lit
On comprendra si tu dis seulement montant, je pense.
un scotch sur la bouche
C'est grave si en lisant scotch, j'ai d'abord pensé au whisky?
La fin est, je trouve, bien mieux maîtrisée au niveau du style que le début. Globalement j'ai eu du mal, justement, au début, quand tu partais sur ta première idée; faut plus nous dire que non, on n'est pas dans un roman de gare ^^ J'ai bien aimé la fin. Pour mes remarques, ce n'est que mon avis hein, et ça reste ton texte.
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Juste :
Citer
de venir juste pour les vacances ou des weekends prolongés.
Le "ou des weekends prolongés" n'est peut-être pas indispensable.
Moi par contre, je me rappelle avoir pensé à la lecture que c'était pas mal, parce que ça rajoute un détail concret qui fait vrai, un de ces petits détails qui font qu'une histoire est pas trop générale, un point d'accroche, je sais pas comment dire...
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Kikou,
@Milora :
@ Milora : je corrige mes vilaines fautes demain (pfff va falloir que je me relise mieux la honte pour certaines :-[).
T'inquiète, je vois bien pire dans mes copies :P
ouf je suis rassurée ;D, j'ai corrigé mes fautes c'est mieux, et tenu compte des remarques sur certaines lourdeurs.
Qu'entends-tu par ponctuation bizarre?
Souvent (dans les dialogues surtout), j'ai eu l'impression que les virgules n'étaient pas placées à des endroits naturels, ou bien manquaient.
Par exemple :
- Ah ah non ! Je ne t’en dis pas plus, tu vas vite comprendre. Tu te dis que je suis folle, si si je le vois dans tes yeux. Mais moi, je me considère juste excentrique, vois-tu.
Le "Ah ah non" m'a fait bizarre (j'aurais mis un point d'exclamation après les "ah" aussi, ou alors une virgule après le deuxième, je sais pas), idem pour le "si si je le vois"- Joyeux anniversaires mon amour, murmure-il d’une voix rauque.
Là une virgule après "anniversaire" (d'ailleurs, s en trop).
Mais je suis pas sûre que ce soient des problèmes : je sais pas si ça contredit une quelconque règle de grammaire, ou si c'est pas juste moi qui aurais eu tendance à les placer différemment. Du coup c'est peut-être tout personnel, fais pas forcément attention !
Jai enlevé quelques virgules, et j'avoue que j'ai tendance à en mettre beaucoup, je ne sais pas pourquoi, j'aime bien, donc je pense que vous continuerez à me le dire ^^
J'ai tenu compte là aussi de tes remarque sur le "ah ah" et le "si si" ..... tu as raison c'est mieux
D'ailleurs l'un me conseille d'apporter aussi plus de description au niveau paysage, la maison aussi, qu'en pensez vous?
Le titre je le conserve comme tel, il convient bien?
Le petit nombre de descriptions ne m'a pas du tout dérangée, personnellement.
Le titre convient mais est un peu banal. Je veux dire que s'il ne te convient pas trop et que tu en cherches un autre, tu pourrais te diriger de quelque chose de plus insolite, de plus mystérieux (vu le thème). Mais là encore, c'est juste une suggestion !
[/quote]Pour le titre je réfléchis, il me convient sans plus, mais je n'ai pas trouvé mieux ;D
@Loic ...
Elles laissent couler ses larmes le long de ses joues, se laissant aller à sa douleur, la fin d’une illusion.
J'avais pas compris la première fois, mais "Elles", c'est Lucie, non? Dans ce cas: "Elle laisse". La répétition est pas tip top non plus, j'aime bien le reste. Peut-être rependre le "à" en avant "la fin" aussi?
Quelle répétition?
Elle ne veut plus de cette histoire banale sortie d’un mauvais roman de gare
Du coup ça trompe sur la suite, mais à la deuxième lecture tu te dis un peu euh WTF?
Oui je dirais un pied de nez :mrgreen: ....... heu WTF, cela veut dire quoi? (oui oui je sais je suis nul en abréviation :D)
Beaucoup de "elle" dans ce paragraphe, une raison particulière de ne pas citer Lucie? Même si ça gêne pas plus que ça.
Là aussi j'ai pris la décision de nommer les personnages après avoir écris mon texte, pour clarifier, je trouvais à la relecture que c'etait incompréhensible parfois. Mias je n'ai pas voulu trop le répéter.
les vagues se font de plus en plus puissantes dans un grondement sourd
J'ai un peu de mal à voir le rapport entre la puissance des vagues et le grondement. Ca se répète pas mal avec le "dans un bruit assourdissant" qui suit.
[/quote]
ben généralement plus les vagues sont fortes plus elles font du bruit ....... J'ai enlevé "bruit assourdissant" effectivement trop de répétition
- Je ne peux pas arrêter et toi non plus Lucie, tu le sais, bon sang !
C'est marrant, quant on connait la suite.
Oui moi aussi je la trouve rigolote lol
un scotch sur la bouche
C'est grave si en lisant scotch, j'ai d'abord pensé au whisky?
Là un fou rire m'est venu ....... non rien de grave...
Voili donc quelques corrections faites, et je vais retravailler le passage où elle bascule. Je ne pense pas beaucoup changer le ton du début car cela me plait assez bien comme ça en faites, ce décalage avec la deuxième partie, il faut juste que j'amène l'evolution, une sorte de petit pont entre les deux ;)
Heu sino j'aime bien les romans de gare, ils me détendent :-¬?
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mais cette réaction, enfin plutôt cette absence de réaction, non.
Allez petit narrateur, il faut pas montrer quand tu es indécis o/. (Je suggère de dire directement : "mais à cette absence de réaction, non")
Elle n’en peut plus, elle ne veut plus le voir, il lui avait promis.
Sans un autre regard, elle pivote sur ses talons, se dirige vers la porte, dévale les escaliers, et court.
Comme on avait le point de vue de Paul au début, je trouve ça bizarre qu'on passe sans transition à celui de Lucie...
Elle aime le bruit du ressac, la force des vagues, l’apaisement qu’il lui apporte.
le "il" se rapporte à l'océan j'imagine, mais comme y'a "le bruit du ressac" et "la force des vagues" intercalés, ça fait chelou. Enfin c'est très personnel pour le coup, j'sais pas si c'est grammaticalement correct.
Combien de fois l’a-t-elle rêvé d’être emportée au loin ?
a-t-elle rêvé (sans le L)
Enfin si !
"enfin si" c'est trop oral pour moi
- Bon dieu mais t’étais où ? T’es toute trempée ! s’écrie-t-il.
Si elle était juste "en bas du chemin", c'est bizarre qu'il soit pas allée la chercher plus tôt...
Ses yeux lui montre
montrent
Acceptes comme moi je l’ai accepté, sans cette intermède, on se perd, on se meure.
accepte, cet intermède, meurt
- Joyeux anniversaires, mon amour, murmure-il d’une voix rauque.
anniversaire, au singulier. Je sais pas si c'est voulu, mais ça m'a fait rire (le rire un peu horrifié, genre "omg mais il est cinglé xD"). Si c'est voulu (genre on passe un degré dans l'horreur, ça devient dément) c'est bien, mais si tu voulais rester au premier degré, au sérieux, au fait que cette relation est destructrice et dangereuse, je pense que le coup de l'anniversaire est un détail de trop...
Heureux, épanouis, ils se dirigent ensemble vers la salle de bain, sous la douche, refont l’amour cette fois-ci
"refont" c'est pas beau, et là ça fait un peu "ah j'avais pas d'idée pour après. Ah ben ils REFONT l'amour" tu vois ce que je veux dire ? Tu peux varier les formules (genre ils se dirigent sous la douche et "paul la reprend" ou que sais-je, mais pas le même vocabulaire), ou qu'ils commencent dans la chambre, finissent dans la douche, enfin, de façon à ce qu'on lise pas deux fois exactement la même chose : )
laissent les vagues l’emporté au loin.
l'emporter
- Bon voyage ! disent-ils en chœur.
"en choeur" c'est assez guilleret, même remarque que pour l'anniversaire...
Moi j'ai bien aimé le paragraphe de l'océan. Même si Lucie est différente là et après, je trouve ça très intéressant de montrer cette ambivalence, qu'elle a en elle à la fois la folie destructrice et absurde, et le calme profond. Enfin j'ai bien aimé et les images étaient chouettes.
Les dialogues, je les ai trouvés un peu clichés. Rien de très original à se mettre sous la dent, dedans... Je pense qu'il faut soit les étoffer, qu'ils aient de la substance un peu, ou bien juste trouver une solution sans dialogues.
L'histoire elle-même est pas très originale comme tu l'as dit, mais bon, y'a moyen de s'amuser un peu je pense avec cette histoire de couple cinglé qui tue les conquêtes de Paul, moi j'suis prête à en lire ! Mais un peu plus de substance, parce que là c'est un peu maigre... J'aimerais bien savoir ce qui s'est passé la dernière fois, j'aimerais bien savoir si des fois ils ont un problème avec une fille, ce que fait la fille, est-ce qu'elle se débat, est-ce qu'il y a du sang partout, ça éclabousse où exactement ? Je veux dire, là Lucie tranche, mais l'autre, on n'en entend plus parler, et c'est dommage.
Donc voilà, moi je pense surtout que tu aurais pu prendre ton temps sur plus d'aspects, comme quand tu parles de la mer, et que ça étofferait tes persos. Ils sont pas à jeter, juste à développer : )
C'est un peu long mais j'espère que tu vois ce que je veux dire^^'
À bientôt !
-
Kikou Verasoie,
J'ai modifié les dernières fautes (enfin j'espère) que j'avais oublié
mais cette réaction, enfin plutôt cette absence de réaction, non.
Allez petit narrateur, il faut pas montrer quand tu es indécis o/. (Je suggère de dire directement : "mais à cette absence de réaction, non")
Effectivement c'est mieux
Elle aime le bruit du ressac, la force des vagues, l’apaisement qu’il lui apporte.
le "il" se rapporte à l'océan j'imagine, mais comme y'a "le bruit du ressac" et "la force des vagues" intercalés, ça fait chelou. Enfin c'est très personnel pour le coup, j'sais pas si c'est grammaticalement correct.
Je ne sais trop quoi penser, je reprendrais cette phrase en même temps que la réecriture je pense
- Bon dieu mais t’étais où ? T’es toute trempée ! s’écrie-t-il.
Si elle était juste "en bas du chemin", c'est bizarre qu'il soit pas allée la chercher plus tôt..
Parce qu'il savait qu'elle avait besoin de se retrouver seule, enfin dans mon idée.
"refont" c'est pas beau, et là ça fait un peu "ah j'avais pas d'idée pour après. Ah ben ils REFONT l'amour" tu vois ce que je veux dire ? Tu peux varier les formules (genre ils se dirigent sous la douche et "paul la reprend" ou que sais-je, mais pas le même vocabulaire), ou qu'ils commencent dans la chambre, finissent dans la douche, enfin, de façon à ce qu'on lise pas deux fois exactement la même chose : )
J'ai modifié j'espère en mieux ;)
- Joyeux anniversaires, mon amour, murmure-il d’une voix rauque.
anniversaire, au singulier. Je sais pas si c'est voulu, mais ça m'a fait rire (le rire un peu horrifié, genre "omg mais il est cinglé xD"). Si c'est voulu (genre on passe un degré dans l'horreur, ça devient dément) c'est bien, mais si tu voulais rester au premier degré, au sérieux, au fait que cette relation est destructrice et dangereuse, je pense que le coup de l'anniversaire est un détail de trop...
- Bon voyage ! disent-ils en chœur.
"en choeur" c'est assez guilleret, même remarque que pour l'anniversaire...
Si c'est voulu, ça m'a fait marrer en faites, ce côté complètement barré, en décalage justement avec l'autre destructeur.
Moi j'ai bien aimé le paragraphe de l'océan. Même si Lucie est différente là et après, je trouve ça très intéressant de montrer cette ambivalence, qu'elle a en elle à la fois la folie destructrice et absurde, et le calme profond. Enfin j'ai bien aimé et les images étaient chouettes.
Merci :)
Les dialogues, je les ai trouvés un peu clichés. Rien de très original à se mettre sous la dent, dedans... Je pense qu'il faut soit les étoffer, qu'ils aient de la substance un peu, ou bien juste trouver une solution sans dialogues.
J'ai été étonné justement que personne d'autre ne relève (disons je me suis dis chouette ils ne sont pas mauvais :D) , une première fois où j’insère des dialogues, j'avoue que cela n'est pas venue naturellement.
L'histoire elle-même est pas très originale comme tu l'as dit, mais bon, y'a moyen de s'amuser un peu je pense avec cette histoire de couple cinglé qui tue les conquêtes de Paul, moi j'suis prête à en lire ! Mais un peu plus de substance, parce que là c'est un peu maigre... J'aimerais bien savoir ce qui s'est passé la dernière fois, j'aimerais bien savoir si des fois ils ont un problème avec une fille, ce que fait la fille, est-ce qu'elle se débat, est-ce qu'il y a du sang partout, ça éclabousse où exactement ? Je veux dire, là Lucie tranche, mais l'autre, on n'en entend plus parler, et c'est dommage.
Donc voilà, moi je pense surtout que tu aurais pu prendre ton temps sur plus d'aspects, comme quand tu parles de la mer, et que ça étofferait tes persos. Ils sont pas à jeter, juste à développer : )
C'est un peu long mais j'espère que tu vois ce que je veux dire^^'
À bientôt !
Merci pour ton commentaire ...... j'ai rajouté tes remarques à mon petit dossier, pour me pencher sur la réecriture ...... La prochaine version sera parfaite ;D ( et oui c'est beau de rêver ^^)
A bientôt aussi
-
Kikou,
Voili j'ai travaillé sur une v2 que je vous propose ........ je pense avoir toujours un problème avec les dialogues, enfin vous me direz ;).
Merci d'avance pour vos commentaires :)
- Parle-moi ! Mais parle-moi ! Dis quelque chose, merde !
Frappe-moi ! Tout ce que tu veux mais réagis, s’il te plait, réagis !
Paul s’attendait à tout : pleurs, colère, rage, insultes, mais cette réaction, non. Lucie le fixe sans un mot.
Il s’approche, veut la prendre dans ses bras.
Elle recule, horrifiée, le repousse.
- Non !
Elle n’en peut plus, elle ne veut plus le voir, il lui avait promis.
Sans un autre regard, elle pivote sur ses talons, se dirige vers la porte, dévale les escaliers, et court.
L’océan, enfin !
Elle est là face à cette vaste étendue d’eau, ses pieds nus ancrés dans le sable, son regard perdu au loin, ses cheveux balayés par le vent. Elle aime le bruit du ressac, la force des vagues, l’apaisement qu’il lui apporte. Elle a cette impression confuse d’être en communion avec lui, calme quand elle est triste, déchainé quand elle est en colère.
En cet instant, le ciel est bleu, les vagues s’échouent doucement sur la plage, lui lèchent les pieds. Elles emportent sa tristesse pour lui donner cette force qu'elle n'a plus. Les battements de son cœur prennent la cadence des vagues, s’apaisent doucement au gré de leur va-et-vient. Elle laisse couler ses larmes le long de ses joues, se laissant aller à sa douleur, à la fin d’une illusion. Il n’a pas tenu sa promesse, elle est si fatiguée.
Non ! Elle ne veut pas. Elle ne veut plus de cette histoire banale sortie d’un mauvais roman de gare, elle veut vivre autrement ou ne plus vivre.
Elle fixe cette immensité, l’accueillera-t-elle ? Combien de fois a-t-elle rêvé d’être emportée au loin ? Elle ne sait plus.
Elle frissonne, le vent se lève, le ciel s’obscurcit, les vagues se font de plus en plus puissantes dans un grondement sourd, elles se fracassent contre la falaise non loin d’elle dans un bruit assourdissant. Le vent souffle aussi fort, sa tristesse se transforme en colère, la rage monte en elle, incontrôlable, tout comme ce désir refoulé. Elle doit le combattre, elle résiste depuis tant de mois, malgré la souffrance, elle gagne toujours la bataille. Mais là …
Elle hurle « Pourquoi? ».
Pas de réponse, juste, le tonnerre qui gronde, un éclair qui transperce le ciel, et la pluie qui tombe. Elle l’accueille la tête penchée en arrière, lève ses bras, se met à tournoyer, à rire, à pleurer, de plus en plus vite, jusqu’à en perdre l’équilibre. Elle s’affaisse sur le sable, étourdie. Elle ferme les yeux un instant.
Lucie les ouvre de nouveau, elle se sent perdue, assise dans l’eau, bercée par des vaguelettes. Le ciel est bleu, l’océan calme, elle ne comprend pas. Enfin si …
Plus de lutte, plus de question, elle est libérée, sereine.
L’appel de ses sens a été trop fort, elle s’y résigne, ne subira plus l’inacceptable, la faisant sienne pour son équilibre. La tentation chaque jour devenait si ingérable, à croiser ces âmes esseulées, délaissés, cette avidité dans leur regard, pour un peu de cette fausse tendresse, ils sont prêt à vendre leurs âmes au Diable. Un rictus se dessine sur ces lèvres, qui est le Diable ? Elle ou lui ?
Elle se sent vivante, elle va le rejoindre, la bataille est finie, plus de doute en elle.
Lucie remonte le chemin menant à la maison. Elle s’arrête, la regarde. Elle est si belle cette grande bâtisse, peinte en bleu, avec ses volets parmes. Elle l’aime tant, à travers ses souvenirs d’enfance, d’adulte. Elle regrette de ne pas pouvoir y vivre, de venir juste pour les vacances ou des weekends prolongés.
Elle arrive à la porte, rentre dans la maison, ses vêtements dégoulinent sur le parquet.
Il est là à l’attendre, son visage se détend en la voyant.
- Enfin tu es revenue ! Tu es toute trempée ! s’écrie-t-il.
- Chut … lui dit-elle, en lui posant le doigt sur sa bouche.
Il s’approche, lui caresse doucement son visage, il l’aime tellement, il se sent capable de tout pour elle.
Elle le regarde, voit ce petit sourire s’étirer doucement. Ses yeux lui montrent qu’il sait tout de son combat intérieur, comme il sait qu’elle revient à chaque fois, attirée toujours par ce cercle infernal.
- Tu m’avais promis, la dernière fois devait être justement la dernière. Pourquoi Paul ?
- Je ne peux pas arrêter et toi non plus Lucie, tu le sais, bon sang ! Tu aimes ça, j’aime ça ! Accepte comme moi je l’ai accepté, sans cet intermède, on se perd, on se meurt. On a besoin de ce petit piquant ! dit-il un brin agacé.
- Ce petit piquant ! Oh mon amour, j’aime ta façon de voir les choses. Hilare, Lucie a besoin de quelques secondes pour retrouver son sérieux. Tu ne comprends pas! J’ai failli de perdre la dernière fois, tu as été imprudent ! Ce petit jeu aura un goût amer sans toi, je ne veux pas payer ce prix.
- Je sais, j’étais trop confiant, je serais plus vigilant. Je te le promets, dit-il avec un petit air contrit.
- Arrête ! Pas un mot, plus de promesse !
Elle s’éloigne, s’arrête, lui demande :
- Là-haut ? La rouge ?
- Oui ma chérie. Je t’aime, amuse-toi bien ! lui répond-il, tout sourire, heureux, à travers ces mots, elle accepte enfin.
Lucie se dirige vers les escaliers, tête haute, les montent d’un pas léger. Elle ne sent pas ses vêtements mouillés qui lui collent à la peau, seul comptent les moments qui vont suivre.
Elle ouvre la porte de la chambre. La jeune femme est là, les poignets menottés au barreau du lit, les pieds attachés au montant, bâillonnée, complètement dévêtue, gesticulant pour essayer de se libérer.
Elle sent la peur, elle ferme les yeux pour savourer, la ressentir au plus profond d’elle-même, elle aime tant cette sensation autant que la souffrance, un prélude avant l’extase.
Lucie s’approche, arrive à sa hauteur, lui sourit tendrement, lui caresse les cheveux, le visage, une lueur d’espoir apparait dans les yeux de la jeune femme, croyant qu’elle va, enfin, être libérée, croyant qu’elle a échappé au pire.
Non, le pire est à venir, Lucie lève tout doucement son bras, suffisamment haut, pour que cette femme, cette trainée voie l’objet qu’elle a dans ses mains, ce petit scalpel, si tranchant.
Elle jubile de voir les yeux de sa victime s’agrandir d’horreur, d’entendre ce gargouillis, ce cri étouffé qui s’échappe à travers le scotch.
- Tu as aimé n’est ce pas ? Non, ne répond pas je le sais, lui dit-elle avec ce sourire doux, trompeur. Nous pratiquons un jeu, je suppose pour toi malsain, mais pour nous, il nous amène toujours au-delà de nos espérances. Ah internet, quel magnifique outil ! Et vous êtes des proies si faciles avec votre besoin d’amour, de tendresse, de sexe. Humm … Un premier contact, suivi d’un premier rendez-vous, mon mari se comportant en parfait gentleman. Nous choisissons avec soin nos partenaires, sauf pour toi, il a choisi seul. Mais je ne suis pas déçue, une pure beauté !
Lucie s’interrompt quelques instant, prend le temps de l’admirer, la caresse doucement, délicatement.
- Où en étais-je ? Ah oui ! Il a du te suivre pendant quelques temps, suffisamment pour obtenir les renseignements dont nous avons besoin. Tu as des enfants ? Oups que je suis bête ! Forcement non, sinon tu ne serais pas là, dit-elle sur un ton un tant soit peu ironique.
Ah ces moments de séduction au gré des rendez-vous, le charme de mon mari opère, tu découvres l’homme merveilleux qu’il est. Tu finis par être subjuguer, oubliant ta vie, prête à tout pour être avec lui. Et enfin le grand jeu, un weekend au bord de la mer en amoureux, savourer ce moment de plaisir tant attendu. Et là tu te demande où est le mien, non ?
Il se situe …
Lucie fait une pause pour marquer son effet.
- Et puis non ! Je n’ai pas envie de te répondre, tu vas vite comprendre. Tu penses que je suis folle. Si si ! Je le vois dans tes yeux. Mais moi, je me considère juste excentrique, vois-tu. Pas plus folle que toi se jetant dans les bras du premier venu qui te fait les yeux doux.
Tu es mariée ? Paul, elle est mariée ? crie-t-elle pour se faire entendre.
- Oui, lui répond Paul. Mais il n’est jamais là, il travaille trop … Ah et, il est très méchant avec elle, il l’humilie ! Elle est malheureuse mais n’arrive pas à le quitter, l’argent vois-tu ! Elle est trop seule au monde, sa famille c’est lui, elle n’a que lui et ses amants of course !
Lucie se compose un air choqué … Un brin ironique …
- Oh ! Ma pauvre choute, tu es malheureuse avec ton mari! N’as-tu pas juré fidélité ? Ne devais-tu pas le chérir pour le meilleur et pour le pire ?
Elle fait une pause, la fixe.
- Mais tu penses bien, que je me fous de la moralité, et de ton cocu de mari.
Son ton est devenu froid, tranchant comme le scalpel, qu’elle appose sur les seins de cette femme, faisant une première coupure si légère.
- Oups ! Je t’ai fait mal ! Désolé… Tss tss que je suis taquine !
Lucie rit, ses yeux brillent d’un éclat particulier entre l’excitation et l’amusement, c’est la première fois qu’elle prend son temps, qu’elle parle, qu’elle joue autant.
La jeune femme attachée, se tortille dans tous les sens, tire sur ses liens, espère qu’ils vont se rompre, espère que ce cauchemar va se finir. Elle tourne la tête, lève ses yeux …
- Elle est jolie la fenêtre, n’est-ce pas, tu espères voir un passant peut-être ? Non, il n’y aura pas d’héros pour te sauver. Nous aimons l’isolement, tu peux en comprendre les raisons. Personne ne te retrouvera, comme les autres, tu feras partie des nombreuses femmes qui disparaissent du jour au lendemain, on pensera, ton mari le premier d’ailleurs, que tu t’es enfuie, partie vivre une idylle avec un apollon.
Ta réputation, que veux-tu !
Lucie la dévisage, voit à travers son regard l’effroi devant ce qu’elle a enfin compris.
Le moment est venu enfin …
De là débute l’enfer indescriptible pour l’une, une véritable jouissance pour l’autre, le scalpel virevolte, coupe, tranche chaque parcelle de ce corps au rythme effréné de cette mélodie, qui provient du salon, « Now we are free » d’Enya. Paul a toujours su ce dont elle avait besoin dans ces moments-là.
Elle se délecte, tout ce rouge, tout ce sang, les hurlements étouffés. L’apothéose arrive.
Paul la rejoint, pour ce final, comme toujours, leur rituel.
Il l’enlace, l’embrasse fougueusement.
- Joyeux anniversaire, mon amour, murmure-il d’une voix rauque.
Sa main glisse comme une caresse le long du bras de Lucie, atteint sa main où est tenu cet objet de tant de plaisir. Ensemble, ils le dirigent vers la gorge de leur victime, tranchent la carotide. Ils sentent avec une certaine délectation cette vie partir. Peu à peu, les yeux deviennent vitreux. Ils accueillent enfin son dernier souffle, leur excitation étant à leur paroxysme. Ils se jettent l’un sur l’autre, se déshabillent à la hâte. Paul la prend là, brutalement, sauvagement. La jouissance arrive vite, forte dans une explosion de râle, de cris, les laissant pantelant. Haletant, heureux, épanouis, ils se dirigent vers la salle de bain, sous la douche, reprennent leurs ébats amoureux cette fois-ci doucement, tendrement, se disent tous ces mots qui traduisent leur passion l’un pour l’autre.
Habillés, ils reviennent dans la chambre, ramassent leurs vêtements, les mettent dans une panière, ils feront un feu ce soir même si la saison ne s’y prête pas.
Paul prend la jeune femme dans ses bras avec douceur, Lucie met sa main sous son bras.
Ils sortent de la maison. Ils arrivent sur la plage, mettent le corps dans l’eau, laissent les vagues l’emporter au loin. Ils le suivent des yeux, attendent de ne plus le voir, et dans un dernier regard lui disent au revoir.
- Bon voyage ! disent-ils en chœur.
C’est fini, ce soir ils dîneront au coin du feu, ils ont quelque chose à célébrer.
Demain, un grand nettoyage les attend puis ils partiront pour reprendre le cours de leur vie.
Jusqu’à la prochaine fois …
-
J’ai failli te perdre la dernière fois
une lueur d’espoir apparaît
cette traînée voie
Et là tu te demandes où est le mien, non ?
Voilà, quelques fautes à la va vite. J'aurais aimé avoir plus de détails quant au meurtre, la scène est beaucoup trop courte, c'est juste résumé par un court paragraphe alors qu'il y aurait pu en avoir beaucoup plus, histoire de pouvoir surtout étaler petit à petit la folie de Lucie pour ne pas avoir un changement brutale d'attitude. À vrai dire, je ne vois absolument aucun lien avec l'océan, tu pourrais rajouter des détails pour étaler encore plus sa folie ( comme le crépuscule la faisait penser au sang, ce genre de trucs ). Et puis, les deux personnages se ressemblent beaucoup trop, je pense. J'aurais préféré avoir l'homme qui soit juste fou d'amour pour sa femme et prêt à tout pour la satisfaire.
Le moment est venu, enfin …
De là débute l’enfer indescriptible pour l’une, une véritable jouissance pour l’autre, le scalpel virevolte, coupe, tranche chaque parcelle de ce corps au rythme effréné de cette mélodie, qui provient du salon, « Now we are free » d’Enya. Paul a toujours su ce dont elle avait besoin dans ces moments-là.
Elle se délecte, tout ce rouge, tout ce sang, les hurlements étouffés. L’apothéose arrive.
Il manque d'ailleurs une virgule après venu. Je n'ai pas non plus vraiment apprécié le paragraphe final qui change tout d'un coup de temps, ça me dérange pas mal, ça fait étrange de voir ça. C'est une fin qui crée une boucle sans évolution, quoi.
C’est fini, ce soir ils dîneront au coin du feu, ils ont quelque chose à célébrer.
Demain, un grand nettoyage les attend puis ils partiront pour reprendre le cours de leur vie.
Jusqu’à la prochaine fois …
-
Hola, Olé, Hola !
J'ai pas lu les autres commentaires, ni la version 1. Juste cette version.
J'hésite entre faire un commentaire très détaillé, et un plus comme je sais les faire, un poil plus court :mrgreen:. Bon un mélange des deux ça ira bien.
Je trouve le premier paragraphe cliché, un p'tit air des feux de l'amour dans les deux répliques, bon après c'est peut-être que moi.
Elle hurle « Pourquoi? »
Tu vas me prendre pour un parano du cliché, mais moi ça m'a plutôt fait sourire. :mrgreen:
Enfin si …
Points de suspension pas vraiment nécessaires
Autrement j'aime plutôt les description de l'ambiance orageuse, et cette évolution en même temps que ses émotions.
attirée toujours
l'inverse je dirais
On a besoin de ce petit piquant ! dit-il un brin agacé
il a l'air plus qu'un brin agacé, j'aurais mis s'énerve, ou rien du tout la réplique est déjà longe.
les montent
monte
seuls
Elle sent la peur
Bon on comprend qui c'est, mais je mettrais autre chose pour éviter la confusion avec la rouge.
ne réponds pas
dit-elle sur un ton un tant soit peu ironique.
Ironisa
par être subjuguée
Ah et, il est très méchant avec elle, il l’humilie ! Elle est malheureuse mais n’arrive pas à le quitter, l’argent vois-tu ! Elle est trop seule au monde, sa famille c’est lui, elle n’a que lui et ses amants of course !
J'aime pas trop la formulation
désolée
« Now we are free » d’Enya
Tu as écrit en l'écoutant ? Belle musique mais je l'imagine mal avec la scène. Ici aussi ça fait inséré un peu bizarrement.
atteint sa main où est tenu cet objet de tant de plaisir
très maladroit
les laissant pantelant
mmmm, intéressant..., ok : "qui respire avec peine" :D, un s quand même.
Bon voyage ! disent-ils en chœur.
lancent-ils maybe, un peu plus fort.
Jusqu’à la prochaine fois
Mouahaha c'est diabolique
tu te demandes (je viens de la voir :mrgreen:)
Voilà, donc ça manquait pour moi d'originalité jusqu'au moment où on comprend que ce sont de vils psychopathes. Mais quand même un manque d'originalité dans l'ensemble. Tu aurais d'ailleurs pu en rajouter encore sur la scène du scalpel. Bon ça m'a pas emporté, j'ai trouvé les répliques trop longues, quelques maladresses en incise, des points de suspension en trop. Mais ça m'a rappelé Dexter (un poil), sûrement le scalpel. :mrgreen:
Sur ce, à bientôt ! :)
-
- Parle-moi ! Mais parle-moi ! Dis quelque chose, merde !
Frappe-moi ! Tout ce que tu veux mais réagis, s’il te plait, réagis !
trop d'exclamative tue l'exclamative. Je veux dire, y a des TAS de façons de dire toutes ces phrases...
Elle s’arrête, la regarde. Elle est si belle cette grande bâtisse, peinte en bleu, avec ses volets parmes. Elle l’aime tant, à travers ses souvenirs d’enfance, d’adulte. Elle regrette de ne pas pouvoir y vivre, de venir juste pour les vacances ou des weekends prolongés.
toutes tes phrases commencent par "elle", fais quelque chose ! varieeeeee !
Tu finis par être subjuguer, oubliant ta vie, prête à tout pour être avec lui.
subjuguée
Ah et, il est très méchant avec elle, il l’humilie ! Elle est malheureuse mais n’arrive pas à le quitter, l’argent vois-tu ! Elle est trop seule au monde, sa famille c’est lui, elle n’a que lui et ses amants of course !
il parle toujours en criant ce type ? franchement les exclamatives, ça passe pas...
xD spécial le texte !
J'ai pas trop aimé... pas à cause du thème, mais au niveau du traitement je suis pas du tout convaincue. Trop d'exclamatives, trop de cris, les dialogues aussi, je trouve qu'ils sonnent faux. Le monologue de Lucie aussi, enfin, on sent trop que t'essayes de glisser des informations au lecteur mais ça se voit, y a pas de raisons qu'elle déballe tout ça à cette fille, ou du moins elle ne le dirait pas comme ça.
Au niveau des personnages, ils planent tellement que du coup je les trouve pas crédibles. Ils sont trop fous si tu veux (bon certes leurs pratiques ne témoignent pas vraiment d'un état mental sain mais disons que t'essayes pas vraiment de les rendre logiques quoi).
Pour résumer : l'idée en soit est pas forcément mauvaise, faudrait juste que t'essayes de prendre le truc un peu plus au sérieux, de te fondre avec tes personnages pour les rendre plus justes, je pense. Tel quel, ça me fait plus penser à une mauvaise parodie qu'autre chose en fait :-X
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JB-3
les vagues s’échouent doucement sur la plage, lui lèchent les pieds : désolé mais je viens de lire le poème Les monstres avec exactement la même image qui lèche les pieds. Je sais que ce n'est pas de ta faute, mais du coup ça me rebute un peu :(
Il y a effectivement un petit souci avec les dialogues. Ils ne font pas vrais. On sent que c'est de l'écrit et ça a du mal à passer quand je les lis à vois haute, pas crédible. Essaye de placer quelques interjections pour assumer la partie dialoguée.
Ce petit piquant ! Oh mon amour, j’aime ta façon de voir les choses. : Ca fait un peu pièce de théâtre antique et ça se prête mal à une conversation contemporaine.
Tu as des enfants ? Oups que je suis bête ! Forcement non, sinon tu ne serais pas là, dit-elle sur un ton un tant soit peu ironique. : Là j'ai pas compris. Il y a malheureusement plein d'hommes mariés avec enfants qui trompent sans gêne leur épouse et leur progéniture avec une autre rencontrée sur le net ou ailleurs... Et je saisis pas bien pourquoi un ton ironiquez alors que ça n'est pas franchement drôle.
Pas plus folle que toi se jetant dans les bras : J'aurais plutôt vu te jetant dans les bras. Mais c'est juste un petit détail.
Et après on va me dire que je suis parfois un peu gore dans mes textes... Le tranchage de la carotide en couple, comme une danse amoureuse et sensuelle j'aime beaucoup. La fin est très belle. J'avoue m'être un peu ennuyé au début avec les multiples descriptions de couleurs, de paysage et le passage sur la plage un peu trop classique à mon goût. Mais d'un côté, ce premier chapitre bof donne toute son ampleur au second.
Un agréable moment de lecture
-
Kikou,
D'abord merci d'avoir lu et commenté :)
@Eveil ...... oui il n'est pas très original je sais, mais pour moi si, car d'habitude je n'écris pas ce genre d'histoire ;)
@Ernya .... bon je dois avoir un réel souci avec la ponctuation, je vais changer certaines choses, itou pour les dialogues, je crois que je vais les enlever et remanier la nouvelle autrement. Là je ne suis pas sur d'arriver à les rendre plus crédible, pareil pour les personnages, j'ai peut-être trop de distance.
@jon ... la fin c'est le moment que je préfère aussi, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'ecrire ;D
Bon ben c'est parti pour une V3 ... @Eveil et Pyramid, je ne pense pas en rajouter sur la scène du sclapel, je prefère quand c'est suggérer ;). Ah et je vais corriger les fautes aussi.
-
Kikou,
Bon voili j'ai fini la V3, ........ relu, corrigé, et j'espère améliorer.
@Ernya ....... j'ai essayé de rendre mes perso plus crédibles, peut-être en étant moins dans l'ironie.
@Jon
Tu as des enfants ? Oups que je suis bête ! Forcement non, sinon tu ne serais pas là, dit-elle sur un ton un tant soit peu ironique. : Là j'ai pas compris. Il y a malheureusement plein d'hommes mariés avec enfants qui trompent sans gêne leur épouse et leur progéniture avec une autre rencontrée sur le net ou ailleurs... Et je saisis pas bien pourquoi un ton ironiquez alors que ça n'est pas franchement drôle.
Effectivement j'ai supprimé ce passage ....... parfois je pars trop loin ^^
Voili à vos remarques, et merci d'avance ........ :)
- Dis quelque chose, merde. Putain réagis, s'insurge Paul devant le visage fermé de Lucie. Pourquoi tu me regardes comme ça ? Dis ?
Il s’attendait à tout : pleurs, colère, rage, insultes, mais cette réaction, non. Lucie le fixe toujours sans un mot.
Paul s’approche, pour la prendre dans ses bras ou la secouer, il hésite.
Lucie recule, horrifiée, le repousse violemment.
- Non !
Sans un autre regard, elle pivote sur ses talons, se dirige vers la porte, dévale les escaliers, et court.
L’océan, enfin. Elle est là face à cette vaste étendue d’eau, ses pieds nus ancrés dans le sable, son regard perdu au loin, ses cheveux balayés par le vent. Elle aime le bruit du ressac, la force des vagues, l’apaisement qu’il lui apporte. Elle a cette impression confuse d’être en communion avec lui, calme quand elle est triste, déchaîné quand elle est en colère.
En cet instant, le ciel est bleu, les vagues s’échouent doucement sur la plage, lui lèchent les pieds. Elles emportent sa tristesse pour lui donner cette force qu'elle n'a plus. Les battements de son cœur prennent la cadence des vagues, s’apaisent doucement au gré de leur va-et-vient. Elle laisse couler ses larmes le long de ses joues, se laissant aller à sa douleur, à la fin d’une illusion. Il n’a pas tenu sa promesse, elle est si fatiguée.
Non, elle ne veut pas. Elle ne veut plus de cette histoire banale sortie d’un mauvais roman de gare, elle veut vivre autrement ou ne plus vivre.
Elle fixe cette immensité, l’accueillera-t-elle ? Combien de fois a-t-elle rêvé d’être emportée au loin ? Elle ne sait plus.
Elle frissonne, le vent se lève, le ciel s’obscurcit, les vagues se font de plus en plus puissantes dans un grondement sourd, elles se fracassent contre la falaise non loin d’elle dans un bruit assourdissant. Le vent souffle aussi fort, sa tristesse se transforme en colère, la rage monte en elle, incontrôlable, tout comme ce désir refoulé. Elle doit le combattre, elle résiste depuis tant de mois, malgré la souffrance, elle gagne toujours la bataille. Mais là …
Elle hurle « Pourquoi? ».
Pas de réponse, juste, le tonnerre qui gronde, un éclair qui transperce le ciel, et la pluie qui tombe. Elle l’accueille la tête penchée en arrière, lève ses bras, se met à tournoyer, à rire, à pleurer, de plus en plus vite, jusqu’à en perdre l’équilibre. Elle s’affaisse sur le sable, étourdie. Elle ferme les yeux un instant.
Lucie les ouvre de nouveau, elle se sent perdue, assise dans l’eau, bercée par des vaguelettes. Le ciel est bleu, l’océan calme, elle ne comprend pas. Enfin si, tout est limpide.
Plus de lutte, plus de question, elle est libérée, sereine.
L’appel de ses sens a été trop fort, elle s’y résigne, ne subira plus l’inacceptable, la faisant sienne pour son équilibre. La tentation chaque jour devenait si ingérable, à croiser ces âmes esseulées, délaissés, cette avidité dans leur regard, pour un peu de cette fausse tendresse, ils sont prêt à vendre leurs âmes au Diable. Un rictus se dessine sur ces lèvres, qui est le Diable ? Elle ou lui ?
Elle se sent vivante, elle va le rejoindre, la bataille est finie, plus de doute en elle.
Lucie remonte le chemin menant à la maison. Elle s’arrête, la regarde. Elle est si belle cette grande bâtisse, peinte en bleu, avec ses volets parmes. Elle l’aime tant, à travers ses souvenirs d’enfance, d’adulte. Elle regrette de ne pas pouvoir y vivre, de venir juste pour les vacances ou des week-ends prolongés.
Elle arrive à la porte, rentre dans la maison, ses vêtements dégoulinent sur le parquet.
Il est là à l’attendre, son visage se détend en la voyant.
-Enfin tu es revenue, tu es toute trempée, s’écrie-t-il.
- Chut … murmure-elle, en lui posant le doigt sur sa bouche.
Il s’approche, lui caresse doucement son visage, il l’aime tellement, il se sent capable de tout pour elle.
Elle le regarde, voit ce petit sourire s’étirer doucement. Ses yeux lui montrent qu’il sait tout de son combat intérieur, comme il sait qu’elle revient à chaque fois, attirée toujours par ce cercle infernal.
- Tu m’avais promis, la dernière fois devait être justement la dernière. Pourquoi Paul ?
- Je ne peux pas arrêter et toi non plus Lucie, tu le sais, bon sang ! Tu aimes ça, j’aime ça. Accepte comme moi je l’ai accepté, sans cet intermède, on se perd, on se meurt. On a besoin de ce petit piquant. dit-il un brin agacé.
- Ce petit piquant ! J’aime ta façon de voir les choses. Hilare, Lucie a besoin de quelques secondes pour retrouver son sérieux. Tu ne comprends pas, j’ai failli de perdre la dernière fois, tu as été imprudent. Ce petit jeu aura un goût amer sans toi, je ne veux pas payer ce prix.
- Je sais, j’étais trop confiant, je serais plus vigilant. Je te le promets, dit-il avec un petit air contrit.
- Arrête ! Pas un mot, plus de promesse.
Elle s’éloigne, s’arrête, lui demande :
- Là-haut ? La rouge ?
- Oui ma chérie. Amuse-toi bien, lui répond-il, tout sourire.
Lucie se dirige vers les escaliers, tête haute, les monte d’un pas léger. Elle ne sent pas ses vêtements mouillés qui lui collent à la peau, seul comptent les moments qui vont suivre.
Elle ouvre la porte de la chambre. La jeune femme est là, les poignets menottés au barreau du lit, les pieds attachés au montant, bâillonnée, complètement dévêtue, gesticulant pour essayer de se libérer.
Elle sent la peur, elle ferme les yeux pour savourer, la ressentir au plus profond d’elle-même, elle aime tant cette sensation autant que la souffrance, un prélude avant l’extase.
Lucie s’approche, arrive à sa hauteur, lui sourit tendrement, lui caresse les cheveux, le visage, une lueur d’espoir apparaît dans les yeux de la jeune femme, croyant qu’elle va, enfin, être libérée, croyant qu’elle a échappé au pire.
Non, le pire est à venir, Lucie lève tout doucement son bras, suffisamment haut, pour que cette femme, cette traînée voie l’objet qu’elle a dans ses mains, un petit scalpel, si tranchant.
Elle jubile de voir les yeux de sa victime s’agrandir d’horreur, d’entendre ce gargouillis, ce cri étouffé qui s’échappe à travers le scotch.
- Tu as aimé? Une bête de sexe non ? lui demande-elle avec ce sourire doux, trompeur.
Lucie penche sa tête. Elle a une impression étrange, un manque peut-être, celui de la chasse. Alors en guise de préliminaires, pour que la pression monte, Lucie prend une chaise, s'installe et doucement raconte.
- Au début c'était juste un fantasme chuchoté, presque honteux de l’avoir mais si heureux de cette envie commune. Au fil du temps, elle se transforme en obsession, en un désir presque incontrôlable, au point de nous organiser, et enfin de passer à l’acte.
Un jeu, pour certains, toi comprise, sûrement malsain, mais pour nous, il nous amène toujours au-delà de nos espérances.
Lucie sourit, les souvenirs affluent.
- Internet et ces sites de rencontres, presque trop même. Un soir, nous voilà lancés,
inscrits sur l’un d’eux, le profil de Paul inventé de toute pièce, charmeur, aguicheur, plein de rêves à offrir. Grâce à vos besoins d’affection, de tendresse, de sexe, l’aventure commence.
Les images défilent, Lucie s’interrompt. Elle se souvient de cette première fois, de ces sensations exaltantes, des maladresses aussi. Au fur et à mesure, ils ont peaufiné leur approche, tout était devenu presque parfait. Sauf la dernière fois, trop confiant, trop pressé, elle a failli s’échapper la garce, blessant sévèrement Paul au passage. Cela aurait pu tourner au désastre, elle est arrivée à temps, évitant le pire.
Lucie revient à la réalité, reprend d’une voix encore chargée d’émotions.
- Nous aimons le premier contact, les discussions qui suivent où l'autre se raconte, se découvre. Tous ces signes qui attisent notre désir, nous permettent de choisir. Au gré des rendez-vous avec son jeu de séduction, le charme de Paul opère, subjuguée, la proie est prête à tout pour un instant avec lui. Je ne suis jamais loin, toute excitée, et j’attends patiemment mon heure.
Lucie trémousse sur sa chaise, se lève, ses sens en ébullition.
- Toujours, tout ensemble. Sauf pour toi, il a choisi seul. Mais je ne suis pas déçue, une pure beauté !
Lucie se tait, prend le temps de l’admirer, la caresse doucement, délicatement.
- Comme pour les autres, Paul a du te suivre. Par principe ou peut-être une certaine moralité, nous excluons de notre jeu les mères de famille, je ne peux pas priver un enfant de sa mère, c’est ignoble. Il s’en est donc assuré. Et nous voilà à ce fameux week-end au bord de la mer, dans cette adorable maison où tu es.
Lucie sent la présence de Paul, se retourne, le voit appuyer au chambranle de la porte.
- Paul, elle est mariée ?
- Oui, lui répond-il, en haussant les épaules, une histoire classique, tu sais. Un mariage poussé par le fric et la plastique. Un vieux con qui prend sa femme pour un objet, sa propriété qu’il exhibe, sa pute. Elle, une femme humiliée, qui dépense son fric, et se venge en se faisant sauter à tout va par d’autre. Pathétique, non ?
- Oui, vraiment pathétique, murmure Lucie pour elle-même.
Elle fait une pause, la fixe, une douce folie danse dans ses yeux.
- Pa-thé-tique.
Son ton est devenu froid, tranchant comme le scalpel, qu’elle appose sur les seins de cette femme, faisant une première coupure si légère.
- Tu commences à comprendre ?
Lucie rit, son regard brille d’un éclat particulier entre l’excitation et l’amusement.
La jeune femme attachée, se tortille dans tous les sens, tire sur ses liens, espère qu’ils vont se rompre, espère que ce cauchemar va se finir. Elle tourne la tête, lève ses yeux …
- Elle est jolie la fenêtre, n’est-ce pas, tu espères voir un passant peut-être ? Non, il n’y aura personne pour te sauver, te retrouver. Comme les autres, tu finiras.
Lucie la dévisage, voit à travers son regard l’effroi devant ce qu’elle a enfin compris.
Le moment est venu enfin.
De là débute l’enfer indescriptible pour l’une, une véritable jouissance pour l’autre, le scalpel virevolte, coupe, tranche chaque parcelle de ce corps au rythme de cette mélodie,
« Now we are free » d’Enya. Paul a toujours su ce dont elle avait besoin dans ces moments-là.
Elle se délecte, tout ce rouge, tout ce sang, les hurlements étouffés. L’apothéose arrive.
Paul la rejoint, pour ce final, comme toujours, leur rituel.
Il l’enlace, l’embrasse fougueusement.
- Joyeux anniversaire, mon amour, murmure-il d’une voix rauque.
Sa main glisse comme une caresse le long du bras de Lucie, atteint sa main où est tenu cet objet de tant de plaisir. Ensemble, ils le dirigent vers la gorge de leur victime, tranchent la carotide. Ils sentent avec une certaine délectation cette vie partir. Peu à peu, les yeux deviennent vitreux. Ils accueillent enfin son dernier souffle, leur excitation étant à leur paroxysme. Ils se jettent l’un sur l’autre, se déshabillent à la hâte. Paul la prend là, brutalement, sauvagement. La jouissance arrive vite, forte dans une explosion de râle, de cris, les laissant pantelant. Heureux, épanouis, ils se dirigent vers la salle de bain. Sous la douche, Paul et Lucie reprennent leurs ébats amoureux cette fois-ci doucement, tendrement, se disent tous ces mots qui traduisent leur passion l’un pour l’autre.
Habillés, ils reviennent dans la chambre, ramassent leurs vêtements, les mettent dans une panière, ils feront un feu ce soir même si la saison ne s’y prête pas.
Paul prend la jeune femme dans ses bras avec douceur, Lucie met sa main sous son bras.
Ils sortent de la maison. Ils arrivent sur la plage, mettent le corps dans l’eau, laissent les vagues l’emporter au loin. Ils le suivent des yeux, attendent de ne plus le voir, et dans un dernier regard lui disent au revoir.
- Bon voyage, disent-ils en chœur.
C’est fini, ce soir ils dîneront au coin du feu, ils ont quelque chose à célébrer.
Demain, un grand nettoyage les attend puis ils partiront pour reprendre le cours de leur vie.
Jusqu’à la prochaine fois …
-
Anormalement sympa le gars : il peut surmonter les pleurs, la rage, les insultes, la fuite indifférente de sa compagne et malgré tout l'accueillir avec un 'enfin tu es revenue' amoureux lorsqu'elle revient... D'ailleurs on ne sait pas trop pourquoi elle fuit, on se dit qu'il l'a trompée ou battue. Mais on se rend compte dans la suite que ça fait partie du deal entre eux (drague, baise, scalpel).
Comme beaucoup d'avis, plus haut, je trouve que le début est un peu cliché dans le genre émo-romance, on y sent le désespoir, et une certaine tristesse qui va malgré tout plutôt bien avec le sentiment de haine profonde (peut-être un poil gratuite : d'où vient cette curieuse habitude dans leur couple ?) qui en découle dans la suite.
Peut-être un peu trop de 'Elle' répétitifs pour manier les verbes de l'histoire ?
Le monologue de Lucie devant la captive dans la V3 est plus saisissant, c'est plutôt cool. L'impuissance vocale de la victime se fait plus ressentir, il y a plus d'émotion.
En revanche je suis convaincu qu'un couple du crime ne se permettrait pas le risque de livrer un corps à la mer sans poids préalables et à l'abord des côtes... c'est dangereux.
Voilà en gros pour ce que j'aurais eu à redire sur ce texte que j'ai lu avec beaucoup de plaisir =)
-
Kikou,
Avant tout un merci pour ta lecture et ton commentaire :)
Anormalement sympa le gars : il peut surmonter les pleurs, la rage, les insultes, la fuite indifférente de sa compagne et malgré tout l'accueillir avec un 'enfin tu es revenue' amoureux lorsqu'elle revient...
Anormalement non ....... patient oui, et dans ma tête, une certaine habitude qu'elle n'assume pas leur petit penchant
D'ailleurs on ne sait pas trop pourquoi elle fuit, on se dit qu'il l'a trompée ou battue. Mais on se rend compte dans la suite que ça fait partie du deal entre eux (drague, baise, scalpel).
Quand j'ai commencé à l'écrire, j'étais partie sur une histoire classique de trahison, et après ben j'ai dévié ;)
Comme beaucoup d'avis, plus haut, je trouve que le début est un peu cliché dans le genre émo-romance, on y sent le désespoir, et une certaine tristesse qui va malgré tout plutôt bien avec le sentiment de haine profonde (peut-être un poil gratuite : d'où vient cette curieuse habitude dans leur couple ?) qui en découle dans la suite.
Voilà trop cliché c'est pour ça aussi que j'ai dévié ......... mais d'un autre côté je l'aime bien cette première partie.
Peut-être un peu trop de 'Elle' répétitifs pour manier les verbes de l'histoire ?
Ah je pensais en avoir supprimé et/ou modifié pas mal, pas assez appriori je vais le revoir
Le monologue de Lucie devant la captive dans la V3 est plus saisissant, c'est plutôt cool. L'impuissance vocale de la victime se fait plus ressentir, il y a plus d'émotion.
Ah là je suis contente du rendu ........ c'est justement la partie que j'ai le plus retravaillé, pour le rendre crédible
En revanche je suis convaincu qu'un couple du crime ne se permettrait pas le risque de livrer un corps à la mer sans poids préalables et à l'abord des côtes... c'est dangereux.
Ah vi j'y ai pas du tout pensé, pourtant je regarde beaucoup les séries genre Expert et cie :D
Voilà en gros pour ce que j'aurais eu à redire sur ce texte que j'ai lu avec beaucoup de plaisir =)
Encore merci :)
-
J'ai un ami qui a souligné avec raison :
"On mange les enfants"
est différent de :
"On mange, les enfants" ^^
Tout ça pour en venir au fait que j'ai pas compris l'histoire d'habitude et de penchant. Qui n'assume pas quoi ? elle et ce penchant, lui et l'habitude ? Y'a un truc bizarre dans ta phrase, mais dis moi si je me trompe :
- elle n'assume pas leur penchant bizarre mais c'est une habitude pour elle ?
Héhé, je me suis toujours demandé si ces séries étaient fiables de réalisme. Ca me fait penser : la nasa a fait appelle à des écrivains ayant le souci du détail pour promouvoir la science au travers d'écrits de science fiction qui seraient documentés par les chercheurs. Faire pareil avec la police serait un bon moyen d'avoir des polars à nous glacer le sang, ne trouves-tu pas ?
-
Coucou Iseult!! ;D
je n'ai pas lu tous les commentaires (trop long) et je n'ai pas pu finir trop texte :( ... Trop violent pour moi!
J'ai beaucoup aimé le début et puis quand j'ai compris de quoi il retournait, je suis partie en courant! Je suis désolée. Mon petit coeur de bisounours a du mal à faire face à l'horreur. (je sais c'est nul mais je peux rien y faire). Du coup, est-ce qu'il ne serait pas judicieux que tu mettes un petit message à côté de ton titre? Pour signaler que c'est un peu trash... (je sais, je suis une plaie, il y a certain film interdit au moins de 12 ans que je ne peux pas regarder :-[ ) Bon, mais faut le dire à personne! :mrgreen:
Je me suis juste dit que je ne serais peut-être pas la seule dans ces cas là.
Et du coup, oui, ton titre ne va pas, c'est dommage.
Je salue en tous cas ton essai d'un autre genre. Et j'espère que tu auras été contente des commentaires. ^^
Bisous
-
Kikou,
J'ai un ami qui a souligné avec raison :
"On mange les enfants"
est différent de :
"On mange, les enfants" ^^
Tout ça pour en venir au fait que j'ai pas compris l'histoire d'habitude et de penchant. Qui n'assume pas quoi ? elle et ce penchant, lui et l'habitude ? Y'a un truc bizarre dans ta phrase, mais dis moi si je me trompe :
- elle n'assume pas leur penchant bizarre mais c'est une habitude pour elle ?
Oui voilà ....... elle a eu dû mal à assumer, une certaine peur aussi de le perdre lui.
Héhé, je me suis toujours demandé si ces séries étaient fiables de réalisme. Ca me fait penser : la nasa a fait appelle à des écrivains ayant le souci du détail pour promouvoir la science au travers d'écrits de science fiction qui seraient documentés par les chercheurs. Faire pareil avec la police serait un bon moyen d'avoir des polars à nous glacer le sang, ne trouves-tu pas ?
A priori, d'après ce que j'ai lu, ces séries sont assez fidèles à la réalité ....... et en grande sensible, certains épisodes me glace le sang :)
Coucou Iseult!! ;D
je n'ai pas lu tous les commentaires (trop long) et je n'ai pas pu finir trop texte :( ... Trop violent pour moi!
J'ai beaucoup aimé le début et puis quand j'ai compris de quoi il retournait, je suis partie en courant! Je suis désolée. Mon petit coeur de bisounours a du mal à faire face à l'horreur. (je sais c'est nul mais je peux rien y faire). Du coup, est-ce qu'il ne serait pas judicieux que tu mettes un petit message à côté de ton titre? Pour signaler que c'est un peu trash... (je sais, je suis une plaie, il y a certain film interdit au moins de 12 ans que je ne peux pas regarder :-[ ) Bon, mais faut le dire à personne! :mrgreen:
Je me suis juste dit que je ne serais peut-être pas la seule dans ces cas là.
Et du coup, oui, ton titre ne va pas, c'est dommage.
Je salue en tous cas ton essai d'un autre genre. Et j'espère que tu auras été contente des commentaires. ^^
Bisous
Kikou Elhora,
Je te remercie pour ton passage ..... même non abouti :)
Ah il est si trash que ça ........ je n'avais pas l'impression, juste un ou 2 moments.
:-* ........ :)
Pour le titre oui il faut que je change ......... qu'est ce que vous pensez de "Passion rouge sang" ou "Démence et Passion"?
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Je suis plutôt visuel, ma sélection pour tes titres : passion rouge sang.
Mais est-ce vraiment le mot passion qui conviendrait le mieux , je trouve qu'il fait moins peur que ton histoire et accentue le mélodrame?
Ou alors jouer sur le bizarre du couple de la mort, genre "un amour de meurtrier", ou "A la vie, à la mort"
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Kikou,
J'aime bien "A la vie, à la mort" ........ je réfléchis ........ Merci :)
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Et hop ! Patron, un remontage pour la table du gibet numéro 10 !
Eh ben, j'ai préféré la v1 ! Dommage hein, toutes ces corrections pour qu'au final je préfère le "avant" ? :mrgreen:
Plus sérieusement, j'aimais bien cette sensation de mystère qui plane autour du personnage, et puis la césure entre la première partie et la deuxième, on a justement l'impression d'avoir affaire à une schizo, qui un coup se sent opprimée, un coup prend du plaisir à la situation, et je trouvais ça intéressant.
Ceci dit, il y aurait manqué une petite explication sur le pourquoi du comment, non pas de leurs actions, mais de l'origine du sadisme de Lucie.
J'ai lu ce texte avec plaisir, et avec un horrible frisson de dégoût lorsque la gentille Lucie opprimée se transforme en découpeuse sadique.
Merci pour ce texte !
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Et hop ! Patron, un remontage pour la table du gibet numéro 10 !
Eh ben, j'ai préféré la v1 ! Dommage hein, toutes ces corrections pour qu'au final je préfère le "avant" ? :mrgreen:
Arrrrrrrrrrrrghhhhhhhhhhh cri d'agonie ;D
Plus sérieusement, j'aimais bien cette sensation de mystère qui plane autour du personnage, et puis la césure entre la première partie et la deuxième, on a justement l'impression d'avoir affaire à une schizo, qui un coup se sent opprimée, un coup prend du plaisir à la situation, et je trouvais ça intéressant.
Ceci dit, il y aurait manqué une petite explication sur le pourquoi du comment, non pas de leurs actions, mais de l'origine du sadisme de Lucie.
La dernière version me semble du coup plus complète ....... pourtant je préfère aussi la 1er ....
J'ai lu ce texte avec plaisir, et avec un horrible frisson de dégoût lorsque la gentille Lucie opprimée se transforme en découpeuse sadique.
Merci pour ce texte !
Merci à toi pour ton commentaire ........ et contente malgré que tu ais ressentie quelque chose :D