Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => Salle de débats et réflexions sur l'écriture => Discussion démarrée par: Mello le 12 Février 2012 à 01:49:00
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On dit souvent pour qu'une histoire soit réussie que le lecteur doit s'identifier au(x) personnage(s).
De mon point de vue, quand on lit une histoire, le but premier est le divertissement. On veut voyager dans les mots, se laisser importer, être émerveillé et se changer les idées.
Les personnages sont là pour ca. Ils doivent certes avoir un intéret pour nous, mais je ne pense pas que s'identifier à eux est nécessaire. Aimer un personnage et se sentir comme lui sont deux choses distinctes, non ?
Prenons un exemple archi-célebre ; Harry Potter. Perso, je ne me suis pas reconnu dans ce garçon binoclard, pourtant je suis fan, des millions de gens le sont et les bouquins ont réconcilié les enfants à la lecture ^^
On peut lire des bouquins avec des personnages qui nous ressemblent (je pense à la litté' homosexuelle). Mais dans ces cas-là, je crois qu'on cherche plus du réconfort dans le perso que du divertissement.
Bref. Le débat est ouvert :mrgreen:
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Effectivement, si on se place du point de vue du lecteur, dans une histoire à intrigues, le but n'est pas forcément de s'identifier (il y a trop de facteurs de divergences "bruts"), mais quand même d'être en empathie avec les personnages (des situations qui, schématisées, peuvent être appliquées à toi aussi, tu observes comment il réagit, tu partages ses expériences, tu les comprends). Donc il y a une identification mais partielle : le lecteur se reconnaît dans certains traits, certaines réactions mais il a assez de recul pour savoir qu'il n'est PAS le personnage.
Si on se place du point de vue de l'auteur, il est de toutes façons un être humain (enfin jusqu'ici) donc a priori il a le même potentiel expérimental que n'importe qui. Le tout, c'est de savoir comment le transmettre et si l'effet doit être du rejet (personnage détestable), de l'ambiguité (je comprends certains côtés mais quelques réactions sont incompréhensibles) etc. Bref voir par les yeux d'un autre personnage, que ce soit quand on écrit ou quand on lit, ça nous oblige aussi à changer de point de vue et ça, c'est souvent super intéressant !
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Aimer un personnage et se sentir comme lui sont deux choses distinctes, non ?
je suis d'accord !
Pour moi, il y a plein de critères qui peuvent faire qu'une histoire soit réussie. L'identification au personnage fait partie de ces critères mais c'est pas le seul. On peut aussi prendre en compte le style, l'histoire en elle-même, la cohérence de l'univers, la cohérence des personnages (ce qui est complètement distinct de l'identification), la charge affective, l'originalité, etc etc. Du coup faire reposer la réussite d'une histoire sur l'identification au personnage, je pense que c'est se tirer une balle dans le pied : ça dépend beaucoup plus du lecteur que de l'auteur.
Je crois que c'est assez rare en fait que je m'identifie au personnage. Au sens où il faudrait que je me reconnaisse en lui/ que je me sente lui. J'ai pas d'exemple qui me vienne à l'esprit. Je parlerais plutôt d'empathie comme Zach en fait. Si tu arrives à comprendre les réactions du personnage, si son caractère te plaît, si tu arrives à te sentir concerné(e) par son sort, pour moi, le bouquin a atteint son but. Si le personnage réussit à avoir une petite résonance en toi, c'est gagné. Ce qui ne veut pas dire que tu t'identifies à lui : j'ai adoré Costals, un personnage assez misogyne sur les bords, il est évident que je vais pas pouvoir m'identifier à lui. Pour prendre un autre exemple, le personnage des Bienveillantes (vous savez le livre qui présente un personnage nazi), certaines pages m'ont touchée parce qu'elles m'ont montré une personne détestable sous un autre angle, sous un angle intime. Et dans certaines pages, ben oui, tu prends en pitié ce pauvre type. Mais de là à s'identifier, y a un pas énorme.
Bref pour moi, il faudrait mieux dire qu'un bouquin marche bien quand les personnages qu'il présente arrivent à créer une résonance en toi/ à te toucher / à t'apprendre quelque chose sur les autres et peut-être sur toi. Ce qui, à mes yeux, n'a rien à avoir avec l'identification.
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Zut, ernya a posté en même temps...
Si on se place du point de vue de l'auteur, il est de toutes façons un être humain (enfin jusqu'ici)
Qu'en sais-tu ? ::)
En fait je pense qu'il y a identification et identification.
- Identification au sens où on se trouve des points communs avec le héros... Je trouve que c'est relativement rare, mais je pense que c'est ce qui est visé par beaucoup des romans "faciles" qui cherchent un personnage principal le plus lambda possible pour que le lecteur s'identifie. Mais bon, c'est pas vraiment ça qu'on entend par identification, je pense, mais plutôt :
- Identification au sens du mécanisme qui se crée dans le système d'ImaginoTransfert quand on lit un roman (je pense que pour une nouvelle c'est bien différent. Le plus souvent, il y a un ou plusieurs protagonistes qu'on suit, et, comme dit Zach, on perçoit l'histoire par leurs yeux. Du coup, on est un peu la petite caméra posée sur leur épaule. Ins constituent le pont entre la réalité et la fiction. Quand Harry a mal, on a (presque) mal. Quand Harry a peur, on a peur pour lui... non, on a peur avec lui. C'est ça qu'on appelle l'identification avec le personnage, je pense.
Alors, est-ce que c'est nécessaire ? Non. Certains romans font même en sorte qu'on ne s'identifie pas (je pense à L'Etranger de Camus : le personnage est volontairement fait pour être distant d'avec tout, même d'avec le lecteur je trouve).
Mais bon, dans la majorité des romans, il y a quand même ce procédé d'identification. Qui n'implique pas, je le répète, de trouver qu'on ressemble au personnage (que ce soit par notre vie ou notre façon de penser).
Le tout, c'est de savoir comment le transmettre et si l'effet doit être du rejet (personnage détestable), de l'ambiguité (je comprends certains côtés mais quelques réactions sont incompréhensibles) etc. Bref voir par les yeux d'un autre personnage, que ce soit quand on écrit ou quand on lit, ça nous oblige aussi à changer de point de vue et ça, c'est souvent super intéressant !
Oui, voilà, l'identification passe (en grande partie) par le fait de transmettre les éléments de personnalité, de perception, du protagoniste, au lecteur. Pour que le lecteur les ressente aussi...
EDIT : Je crois que c'est assez rare en fait que je m'identifie au personnage. Au sens où il faudrait que je me reconnaisse en lui/ que je me sente lui. J'ai pas d'exemple qui me vienne à l'esprit. Je parlerais plutôt d'empathie comme Zach en fait. Si tu arrives à comprendre les réactions du personnage, si son caractère te plaît, si tu arrives à te sentir concerné(e) par son sort, pour moi, le bouquin a atteint son but. Si le personnage réussit à avoir une petite résonance en toi, c'est gagné. Ce qui ne veut pas dire que tu t'identifies à lui : j'ai adoré Costals, un personnage assez misogyne sur les bords, il est évident que je vais pas pouvoir m'identifier à lui. Pour prendre un autre exemple, le personnage des Bienveillantes (vous savez le livre qui présente un personnage nazi), certaines pages m'ont touchée parce qu'elles m'ont montré une personne détestable sous un autre angle, sous un angle intime. Et dans certaines pages, ben oui, tu prends en pitié ce pauvre type. Mais de là à s'identifier, y a un pas énorme.
Ben, comme tu dis à la fin de ton message, c'est deux choses différentes. On peut adorer un personnage et se reconnaître en lui, mais sans s'identifier au sens strict. Je sais pas, si on reprend Harry Potter, je pense qu'on est beaucoup à s'être reconnus dans Hermione (ou Ron). Pourtant, c'est à Harry qu'on s'identifie, quand on lit. Parce que c'est lui qui est prévu pour ça, c'est lui le protagoniste, lui dont on partage la vie et les émotions...
De la même façon, on peut adorer, je sais pas, Dumbledore (je reste dans le même exemple), mais on ne pourra pas s'identifier à lui.
Par contre, on peut trouver Harry Fadasse, ou Richard de l'Epée de Vérité, mais si on lit, soit on n'entre pas dans l'histoire du tout (comme pour Richard dans mon cas), soit, nécessairement, on s'identifie le temps de la lecture à Harry.
Enfin, pour moi, l'identification c'est avant tout un mécanisme de la lecture. Indépendant de la considération qu'on a pour le personnage. Une histoire qui repose sur l'identification au héros (L'Epée de Vérité), où le mécanisme d'identification ne se fait vraiment pas, ben ça prendra pas.
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Ah.. Je comprends mieux alors ! Merci pour vos explications :D
En clair, s'identifier au personnage, c'est comprendre et/ou être touché par les sentiments du personnage, pas forcément chercher une identification précise avec soi.
Du coup, cette appellation est-elle vraiment correcte ? Je la trouve difficile à comprendre, personnellement. Le terme ''comprendre le perso, être touché par le perso'' est de suite plus clair, et est plus juste.
Ah, maudits littéraires qui veulent toujours tout compliquer... :mrgreen:
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Du coup, cette appellation est-elle vraiment correcte ? Je la trouve difficile à comprendre, personnellement. Le terme ''comprendre le perso, être touché par le perso'' est de suite plus clair, et est plus juste.
Ben, pas vraiment. Tu peux être touché par un personnage tout en ne t'étant pas identifié du tout à lui. L'identification c'est le fait de suivre l'histoire au travers d'un personnage. Que tu l'aimes ou pas. Tu peux comprendre un perso sans t'identifier à lui. (Cf. Hermione, pour rester dans le même exemple, toujours).
De la même façon, y a des romans où tu t'identifies pas au personnage, mais où tu l'aimes quand même...
Enfin, à mes yeux, l'identification c'est vraiment le processus de la lecture (pas systématique, mais très fréquent). Il passe par le fait qu'on te fasse vivre l'histoire à travers le personnage. Mais c'est indépendant de ce que tu ressens POUR le personnage.
Et après, par extension, un deuxième sens du mot ce serait le fait de s'identifier à un personnage parce qu'il nous ressemble. Dire qu'on s'identifie à Hermione, par exemple. Mais c'est un sens différent, et ça, comme dit Ernya, ça varie énormément d'un lecteur à l'autre ; l'auteur peut pas trop le contrôler, sauf à faire un personnage fade et universel (qui dans ce cas retiendra peu l'attention).
Parce que, avouons-le, de manière générale, c'est quand même vachement rare qu'on ressemble soi-même à un héros de livre, non ? :D
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Ah, maudits littéraires qui veulent toujours tout compliquer...
lol. Enfin ce qui est cool en litté, c'est que tu peux justement redéfinir les termes. :mrgreen:
L'identification, ça peut être plusieurs choses en fait :se sentir touché par le personnage, se reconnaître soi dans le personnage (méga rare je pense), devenir le personnage le temps de la lecture, etc.
Sinon je suis pas mal d'accord avec ce que dit Mil sur l'idée d'une identification au moment de la lecture. C'est bien complexe, la lecture. On peut à la fois compatir avec le héros qui se retrouve en mauvaise posture face au personnage "méchant" et se dire que le méchant a la classe/ est trop doué /trop stylé (ce que le héros ne pense souvent pas, xD) etc. On peut être dans et hors le texte quasi en même temps.
Bref, je m'égare.
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Je trouve que ça fait tout de même un peu pompeux "le lecteur ressent ce que le personnage ressent" (parce que c'est ça que tu dis Milora, non, ou suis-je encore à côté de la plaque ? :mrgreen:) . Il est clair que ça arrive, hein. Gardons notre exemple sur Harry Potter : quand Sirius est mort, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps (je suis très sensible). Idem quand Dumby est mort. Quand Fred, Remus et Tonks sont morts. Alors peut-être me-suis identifiée aux sentiments de tristesse de Harry et de toute la bande, mais comme l'a dit Ernya, c'est simplement :
devenir le personnage le temps de la lecture
Après, si c'est absolument nécessaire, c'est là que la question se pose. J'ai un projet d'écrire un texte long avec deux personnages, mais je ne sais pas si vous, les lecteurs, pourriez vous identifiez à elles, car en plus elles sont diamétralement opposées. Hors, la qualité des personnages repose aussi sur cette "identification", un ressenti au moment de la lecture.
Peut-être que cette question me turlupine beaucoup parce que je me suis déjà fortement identifié à un personnage de manga (Mello, de Death Note). Je lui ressembles trait pour trait physiquement, j'ai le même caractère et les mêmes goûts. Je pensais que le terme "s'identifier au personnage" signifiait cela, le fait que moi, j'arrive à me dire que je suis comme Mello. Parce qu'il y a bien d'autres personnages que j'adore tout autant, comme Willy Wonka ou Edward aux mains d'argent, mais je ne me sens pas comme eux.
Bref, j'espère que vous avez compris où je voulais en venir.
Mais je vous remercie, cette interrogation m'a donné matière à réfléchir :mrgreen:
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Non, c'est pas obligatoire mais c'est un gros plus non négligeable. On accroche beaucoup plus vite à un bouquin si le personnage nous touche que s'il ne nous touche pas, je pense.
Après, comment faire pour que le lecteur se sente touché par notre personnage ? J'ai pas la réponse, j'ai toujours eu un mal fou à créer des personnages. ><
On a dû aborder la question quelque part, je pense.
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Je trouve que ça fait tout de même un peu pompeux "le lecteur ressent ce que le personnage ressent" (parce que c'est ça que tu dis Milora, non, ou suis-je encore à côté de la plaque ? :mrgreen:) . Il est clair que ça arrive, hein. Gardons notre exemple sur Harry Potter : quand Sirius est mort, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps (je suis très sensible). Idem quand Dumby est mort. Quand Fred, Remus et Tonks sont morts. Alors peut-être me-suis identifiée aux sentiments de tristesse de Harry et de toute la bande, mais comme l'a dit Ernya, c'est simplement :
devenir le personnage le temps de la lecture
Ben, sur ce plan-là, ernya et moi on disait la même chose. Du coup je comprends pas trop l'opposition que tu relèves ::)
Et en quoi ce serait pompeux ? :o
Après, si c'est absolument nécessaire, c'est là que la question se pose. J'ai un projet d'écrire un texte long avec deux personnages, mais je ne sais pas si vous, les lecteurs, pourriez vous identifiez à elles, car en plus elles sont diamétralement opposées. Hors, la qualité des personnages repose aussi sur cette "identification", un ressenti au moment de la lecture.
Mais on en revient toujours à la même chose, lol. Pas besoin de ressembler au personnage pour s'identifier à lui le temps de la lecture - et en dehors de ce temps de lecture, ben on n'a pas besoin de ressembler au personnage pour l'apprécier !
Parce qu'il y a bien d'autres personnages que j'adore tout autant, comme Willy Wonka ou Edward aux mains d'argent, mais je ne me sens pas comme eux.
J'ai pas vu Edward aux mains d'argent, mais plusieurs remarques :
- 1/ Willy Wonka, du moins, est un personnage charismatique et mystérieux. Ce n'est pas à travers ses yeux que l'on suit l'histoire. Du coup tu pourrais, si tu dirigeais une chocolaterie et que tu étais à moitié loufdingue, disons, trouver des points de ressemblance avec lui. Mais tu ne pourrais pas t'identifier à lui (au sens de l'identification dans le processus de lecture)
- 2/ Edward aux mains d'argent, c'est un livre ? Et tu parles du livre ou du film, pour Charlie et la Chocolaterie ? Non parce que dans un film, c'est pas du tout la même question. Un film est par définition en focalisation externe (enfin, j'pense que c'est un peu plus compliqué, mais tu n'est pas dans la tête d'un des personnages, du moins pas pleinement). Du coup, je pense pas que l'accès à l'histoire repose sur l'identification.
Après, est-ce qu'un film (ou livre) marche mieux si on s'identifie au personnage ? Peut-être que oui au sens où ça demande moins d'effort (souvent, surtout en fantasy/SF, le protagoniste est un personnage tranquille et sans histoire, auquel le spectateur/lecteur peut plus s'identifier, et qui va se retrouver embarqué dans l'histoire). Mais je crois pas du tout que ça soit nécessaire. Un personnage atypique peut aussi attirer les foules (Jack Sparrow ?), je veux dire qu'il n'y a pas besoin qu'il y ait un personnage avec lequel on se trouve des points de ressemblance, pour que l'histoire fonctionne bien...
En plus, comme on disait, y a des livres qui ne reposent pas du tout sur l'identification avec les personnages. Enfin, j'espère que personne ne s'est identifié à Valmont et Merteuil, par exemple :-¬?
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En plus, comme on disait, y a des livres qui ne reposent pas du tout sur l'identification avec les personnages. Enfin, j'espère que personne ne s'est identifié à Valmont et Merteuil, par exemple :-¬?
Ceci dit, c'est pas totale identification versus zéro identification.
Moi je n'ai absolument pas l'habitude, aussi bien quand j'écris que quand je lis, de me poser des questions en termes d'identification. Mais si identification il y a elle est forcément partielle. Et si elle est partielle, elle peut amener à s'identifier, fût-ce dans une faible mesure et inconsciemment, à quelqu'un qui n'est ni du même sexe ni de la même classe sociale ni de la même époque ni dans une situation analogue à la nôte, et donc pourquoi pas à Merteuil ou Valmont (c'est parce qu'ils ont un côté méchant que tu dis que tu espères que personne ne s'est identifié à eux? parce que moi je serais très prudent sur cette histoire d'identification, et prudent dans les deux sens : il est fort possible que j'ai adorté des livres sans "identification" et il est fort possible aussi que je me sois partiellement identifié à valmont ou merteuil. on pourrait débattre de la question "dans quelle mesure merteuil ou valmont sont méchant" (je ne m'étais même pas demandé si ils sont gentils ou méchants à vrai dire); mais en tout cas s'identifier à quelqu'un de mécaht, je ne vois pas pourquoi c'est pas possible. On peut s'identifier peu ou prou à un méchant pour sa manière d'écrire, sa manière de parler, ses perversions, son rapport au passsé ou au futur, ses goûts culinaires, son rapport à l'argent, sa coiffure, ses changements d'humeur...
;)
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Mais non, c'est pas ce que je veux dire... Je dois vraiment pas être claire.
Je veux dire que, du point de vue de la structure d'un roman, il y a (pas toujours mais très souvent) un personnage qui est conçu pour être le "support" du lecteur. Pour que le lecteur perçoive les événements via ce personnage. (Ça rejoint la focalisation interne, mais pas que, je pense). C'est ÇA, à mes yeux, l'identification, au sens d'un processus de lecture. Ça tient pas au caractère d'un personnage (ni à sa moralité, ni à sa classe sociale, ni à son sexe, etc.), mais juste à la façon dont est racontée l'histoire.
Alors, oui, évidemment, cette identification-là est partielle : quand on lit, on sait que c'est pas vrai. Mais en même temps, le temps de la lecture, on réagit comme si ça l'était. C'est ambivalent.
Après, pour l'autre type d'identification - le fait de se reconnaître plus ou moins dans un personnage - je crois qu'on est d'accord : c'est très fluctuant, et là aussi, elle est forcément partielle aussi. Sauf si on est schizo et qu'on se prend pour le personnage, mais c'est un cas, je pense, relativement rare :-¬?
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Je ne sais pas qui sont Valmont et Meuteuil, alors je ne pas me prononcer là-dessus :mrgreen:
Sauf si on est schizo et qu'on se prend pour le personnage, mais c'est un cas, je pense, relativement rare :-¬?
Je pense aussi... *va se cacher*
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Je ne sais pas qui sont Valmont et Meuteuil, alors je ne pas me prononcer là-dessus :mrgreen:
C'est les deux héros (et aussi les deux méchants) des Liaisons dangereuses.
Et je les citais pour deux raisons : je suis pas sûre qu'on puisse parler d'identification (comme processus) pour un récit épistolaire, d'une. De deux, ils ont quand même un mécanisme assez pervers, c'est pour ça que je disais que j'espérais que personne ne s'était identifié à eux (au deuxième sens d'identification, celui de se sentir des points communs avec les personnages).
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ils ont quand même un mécanisme assez pervers, c'est pour ça que je disais que j'espérais que personne ne s'était identifié à eux (au deuxième sens d'identification, celui de se sentir des points communs avec les personnages).
:D mais Milora tu AS des points communs avec Valmont et Merteuil. La condition humaine, le fait d'avoir un nez des yeux une bouche, des désirs, des peurs, des angoisses, des envies, qui peuvent (et même qui peuvent difficilement éviter d') avoir des ressemblances avec certains des désirs, peurs, angoisses, envies, de personnages même "méchants" comme Valmont et Merteuil.
Moi j'ai modérément aimé Les liaisons mais j'ai pas détesté non plus, et même si je ne m'étais jamais posé la question en termes d'identificatino, il me semble évident que parmi les sentiments que j'éprouve ou que j'ai éprouvées, parmi les situations que je connais ou que j'ai connues, parmi les choses que je pense ou que j'ai pensées, il y en a qui ont certaines résonances avec ce que Valmont ou Merteuil éprouvent, connaissent ou pensent dans Les liaisons - tout "méchants" qu'ils soient.
;)
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Je pense que je vais arrêter de répondre parce qu'on tourne en rond vu qu'on parle pas de la même chose, mdr.
:D mais Milora tu AS des points communs avec Valmont et Merteuil. La condition humaine, le fait d'avoir un nez des yeux une bouche, des désirs, des peurs, des angoisses, des envies, qui peuvent (et même qui peuvent difficilement éviter d') avoir des ressemblances avec certains des désirs, peurs, angoisses, envies, de personnages même "méchants" comme Valmont et Merteuil.
Je pense avoir un système sanguin similaire à celui de Voldemort. C'est pas pour ça que je me sens proche d'un mégalomane assassin voulant gouverner le monde et assassiner les bébés.
Bien évidemment, pour qu'une histoire nous touche, il faut qu'il y ait un minimum de trace d'humanité dans les personnages. Vous avez déjà essayé de raconter la vie palpitante d'une plante verte ? Non ? Moi non plus, et je pense pas que si quelqu'un le faisait, on serait passionné.
Bien évidemment, du coup, on a forcément des traits communs avec tous les personnages, si on creuse bien. D'ailleurs, les méchants sont souvent l'incarnation d'un défaut humain poussé à l'extrême, égoïsme, cruauté, ambition, etc. Un défaut qu'on a forcément en nous.
Mais c'est pas pour ça qu'on va se sentir proches d'eux. On se sent pas proche de tous les personnages d'un roman. En général, c'est plutôt un ou deux (et si c'est le protagoniste, ça tombe bien ; mais c'est pas toujours avec lui qu'on se trouve des éléments de ressemblance). On peut aussi lire un roman sans se sentir proche du moindre personnage - j'ai beaucoup aimé Joseph Balsamo de Dumas, mais je me sens proche ni de la blonde cruche puritaine, ni du charismatique conspirateur, ni du jardinier imbus de lui-même, ni même de l'intrigante Mme Dubarry. Pourtant, j'ai beaucoup aimé Dubarry et Balsamo, par exemple. Et le livre lui-même.
D'ailleurs, les lecteurs se sentiront pas proches du même personnage.
DONC ça veut pas dire grand chose de relever les éléments (objectifs) de ressemblance avec tel personnage. C'est une question d'adhésion ou non du lecteur - et non, je me suis absolument pas sentir proche de Valmont ou Merteuil, pour ma part. (Et pas pour des raisons de classe sociale ou de sexe du personnage, mais pour des raisons d'aspirations et de caractère).
MAIS dans tous les cas, je crois que "se sentir proche" c'est quand même vachement s'éloigner de la question de l'identification (même dans le deuxième sens du terme). Non parce qu'il faut être sacrément proche d'un personnage pour parler d'identification, je pense. Genre se dire "je le comprends vraiment, si j'étais dans le livre je ferais pareil". Ça c'est quand même assez rare...
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Vous avez déjà essayé de raconter la vie palpitante d'une plante verte ? Non ? Moi non plus, et je pense pas que si quelqu'un le faisait, on serait passionné.
Moi j'ai raconté celle d'une courge ; mais elle avait des baskets.
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Ouais, ça compte pas, du coup. Mais je pourrais te défier d'écrire la vie d'un salsifis sauvage. Ça pourrait être intéressant.
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Bien évidemment, pour qu'une histoire nous touche, il faut qu'il y ait un minimum de trace d'humanité dans les personnages. Vous avez déjà essayé de raconter la vie palpitante d'une plante verte ? Non ? Moi non plus, et je pense pas que si quelqu'un le faisait, on serait passionné.
"Journal d'un arbre", de Didier van caulewaert, est un très bon bouquin. le personnage principal est un arbre.
Et ce livre et le fait qu'il sot agréable à lire montre bien que la question de l'identification et la question de la ressemblance sont deux questions qu'il faut dissocier. (cf. aussi un livre d'Erik-Emmanuel Schmitt dont le personnage principal est un tableau dans un musée).
La notion d'identification, il faut à mon avis la prendre dans un sens "light". Certes, il y a un sens "hard" : je me confonds (mentalement) avec le personnage, je me projette complètement dans ce qu'il fait et ce qu'il dit, etc. mais comme dit milora c'est assez rare, et c'est pas du tout indispensable poru tripper sur un bouquin ;
mais l'identification, c'est pas seulement ça à mon avis ; il y a identification quand une partie des discours, émotions ou actions d'une partie des personnages fait écho à une partie des discours, émotions ou actions que nous éprouvons ou avons éprouvées. et de ce poin tde vue là bien sûr qu'on peut s'identifier à Valmont ou Merteuil.
Bien sûr que l'envie de se venger (mobile de Merteuil dans le bouquin), environ 100% des humains l'ont déjà éprouvée ; bien sûr que de l'excitation à l'idée de manipuler quelqu'un (son petit frère pour essayer, par son truchement, d'obtenir de la maman qu'elle achète des bonbons ; le chouchou de la classe pour essayer, par son truchement, que la prof fasse sauter l'interro surprise... (je choisis exprès des exemples triviaux et enfantins)), environ 100% des humains l'ont déjà éprouvée.
En ce sens, il me semble que le sel et l'intérêt des Liaisons dangereuses réside en partie dans le fait que les émotions, les sentiments de Merteuil et Valmont font écho à des sentiments quasi universels, qui permettent qu'il y ait de l'identification pour les différents personnages.
Et dernier truc : l'identification, ça peut évidemment être complètement inconscient. ( (y a par exemple des tas d'expérience de psychologie sociale qui montrent que les réactions différenciées d'individus face à une même situation s'explique par des processus d'identification différents et complètement inconscients).
;)
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Belle réponse.
Mes exemples auraient été tout autres, pour le reste, j'emboite le pas.
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Ben c'est-à-dire que c'est des évidences, mais je vois pas trop en quoi c'est de l'identification, quand c'est aussi diffus que tu le dis. A ce compte-là, c'est juste "se retrouver" dans un livre, dans tel ou tel élément d'un livre ; et rechercher les éléments d'universalité dans les histoires ^^
Après, c'est qu'une question de vocabulaire : si on veut appeler ça "identification", pourquoi pas. ::)
Et ce livre et le fait qu'il sot agréable à lire montre bien que la question de l'identification et la question de la ressemblance sont deux questions qu'il faut dissocier. (cf. aussi un livre d'Erik-Emmanuel Schmitt dont le personnage principal est un tableau dans un musée).
J'ai pas lu, mais est-ce qu'ils seraient pas anthropomorphisés (ouh la, ça se dit sans doute pas comme ça ; bref, qui ressemblent à un humain). J'ai lu l'histoire d'un miroir, une fois ; même si c'était un miroir, il avait des pensées, comme un humain...
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Je déterre ce sujet pour ajouter que du point de vue du scénariste, on désigne par processus d'identification le mécanisme d'empathie par lequel le spectateur/lecteur s'approprie les problèmes du personnage principal.
Ca n'est que de la compassion "le pauvre!" et de la curiosité "comment il s'en sort?"
Pour reprendre grosso modo l'exemple du cambrioleur (que l'on devrait à Hitchcock je crois et ça fait classe de dire ça):
Si je raconte l'histoire d'un voleur en train de dévaliser une maison, ce n'est qu'à partir du moment où il se coincera le pied dans un une marche d'escalier vermoulue que mon publique commencera à "s'identifier" à lui. Tant qu'il accumule les bijoux et les couverts en argent dans sa besace, j'aurais beau vous dire que c'est un fan des Rolling Stones comme vous et que, comme vous encore, il prend soin de rendre visite à sa vieille mère deux fois par semaines... Vous n'éprouverez probablement pas la moindre compassion pour lui.
Quant à savoir si c'est nécessaire, dans le sens où je le décris ici, je vote pour "oui" définitivement!
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Ah, c'est marrant, ça, que ça ait un sens un peu différent de l'identification en littérature ! Mais du coup, au sens scénaristique du terme, c'est seulement... ajouter de l'enjeu, de la tension, pour pousser le spectateur à s'intéresser à l'issue de la scène ?
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Ah, c'est marrant, ça, que ça ait un sens un peu différent de l'identification en littérature ! Mais du coup, au sens scénaristique du terme, c'est seulement... ajouter de l'enjeu, de la tension, pour pousser le spectateur à s'intéresser à l'issue de la scène ?
En quelque sorte.
Disons qu'il s'agit surtout d'ajouter du conflit.
Plus je mets le "héros" dans une situation inextricable, plus je l'expose à des dilemmes cornéliens, plus je le fait souffrir, plus tu es sensé (malgré toi) prendre fait et cause pour lui... on parle alors d'identification même si tu es fan des Beatles.
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C'est un peu comme la catharsis au théâtre, là ?
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C'est un peu comme la catharsis au théâtre, là ?
mmmmoui et non :mrgreen:
La catharsis en découle.
C'est le procédé par lequel le spectateur "réalise" l'expérience qui lui est contée.
C'est encore un peu différent.
Mais bon tout ça c'est du vocabulaire.
Pour répondre à Mello qui a ouvert ce fil, quand elle dit:
"Aimer un personnage et se sentir comme lui sont deux choses distinctes, non ?"
Tout est dit!
Ca n'a effectivement rien à voir.
Et on peu aimer un parfait salaud qui ne partage aucun de nos goût ni aucune de nos opinions.
J'ai moi même aimé une femme qui.. mais bon je m'égard ;D
Le truc important c'est de provoquer l'empathie chez le lecteur et donc d'en mettre le plus dans la figure du ou des personnages principaux.
Quelqu'un dans le fil disait (et se faisait contredire) qu'on ne pouvait pas raconter l'histoire d'une plante.
Moi je dirais plutôt qu'on ne peux pas raconter une histoire où tout va bien...
Mais il doit bien y avoir des contre exemple...
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yoyo, c'est pas vraiment pour dire que je comprends rien à ce fil un peu daté, mais plutôt que son titre m'a longtemps tenté sans que j'y ose étaler mes croyances personnelles, lesquelles restant assez froides en confrontation avec ce que je lis ici, je ferai court, et aussi juste histoire de prouver une nouvelle fois que la démocratie liberteuse d'expression, c'est pas mal...
:)
On définit classiquement l'identification comme un « processus psychologique par lequel un sujet assimile un aspect, une propriété, un attribut de l'autre et se transforme, totalement ou partiellement, sur le modèle de celui-ci.
là sur cairn (https://www.cairn.info/revue-le-divan-familial-2009-1-page-15.htm#:~:text=On%20d%C3%A9finit%20classiquement%20l'identification,le%20mod%C3%A8le%20de%20celui%2Dci.)
en vrai je commence par ce qui ne tombe visiblement pas sous le sens, mais que je soutiens de perception : on me repprocherait facilement je crois, ma non-implication à la commentation de ce forum, mais en vrai, c'est que je peux pas, et là tout le sujet de ce fil : je pane rien à vos formes langagières, c'pas une insulte je suis pathologiquement reconnu comme pas tout là, mais en vrai je m'identifie qu'à peu de choses ici autour de l'écriture, et sans ça c'est vraiment complexe, d'adhérer ok, mais nee serait-ce que de piger un temps soit peu ou suffisamment, une finalité, une intention, une perception sensée, un truc qui me parle quoi...
"qui me parle"
en dehors du fait qu'on réagit souvent sur la base de ce u'on a compris d'un txte... bin pour moi cette locution fait le bon exemple de je-m'identifie-mais-mon-inconscient-ne-l'avoue-pas ; je reprends du coup, l'exemple facile qui introduit ici, c'est sûr réduire Harry Potter à un binoclard, et croire que c'est la seule cause d'identification au personnage, c'est un peu je trouve, réfuter ce qui est une autre formulation qui elle et en fin d'ici :
empathie (def)
Capacité de s'identifier à autrui dans ce qu'il ressent.
heu... voilà, c'pas la première fois que je vous pige pas quand vous êtes dans ce délire "c'est-pas-[concept]-c'est-plutôt-[synoynme]", moi tout ce que j'ai à dire c'est que je crois que la graduation de nos similitudes et différences est toujours la question qui revient, et c'est tout ce qui se signifie depuis ces théories de l'identification à l'art, et du coup juste moi ça m'attriste de vous lire nier ainsi les processus psychologiques 'normaux' quand j'en suis handicapé et que, me manquant, je ne peux que les constater d'un prisme étrange où tout est affirmé, mais rien n'est assuré...
comme si toute oeuvre était sur le même plan d'analyse individuelle, qu'on était des machines à égaliser l'émotion, et qu'on aimait un texte par des lois arbitraires à iinventer, découvrir, mais surtout pas dans ce qui se fait de déjà observé par nos prédécesseurs de la psyché...
en réponse à cette question qui pour moi est rhétorique : bin... oui, sérieux, quand je lis un truc qui est trop loin de ma réalité, bin je peux pas quoi... et puis tout ce à quoi je peux me raccrocher, c'est ma compréhension du produit, et ça si c'est pas de l'identification pour vous, je sais plus quoi dire...
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mon petit point de vue ^^
S'identifier aux personnages, non ! Par contre si l'histoire est bien écrite (dixit Harry Potter exemple cité plus haut, bien que je n'ai pas aimé... plagiat de l'ile du crâne ^^), on se prend à l'histoire simplement, et pourquoi pas pour l'auteur, parce qu'on vit ça d'en haut et on vit toutes les vies du roman, ça fait un peu voyeur parce qu'on sait ce que les autres pensent ou font, c'est un peu trop facile.
S'identifier à l'histoire, oui ! Parce c'est ce qu'on aimerait vivre ^^ ce n'est pas la m^me chose