Mon avis : j'admire son engagement politique, sa simplicité de ton, cette capacité extraordinaire qu'il a de décrire des instants simples et pourtant extrêmement fort émotionnellement.
Je savais pas qu'il avait fait des films...en fait c'est pareil : dans "Les enfants du paradis", il a fait les dialogues je crois.
En revanche je me souviens d'un dessin animé qui s'appelait Le Roi et l'oiseau, qui est génial, et dont Prévert à écrit les dialogues.
La poésie de Prévert est un art du pauvre : ici, nulle envolée philosophique, nul aphorisme, nulle pensée « profonde », non parce que Prévert serait trop “bête”, mais parce qu’il a, délibérément, choisi de “donner à voir”, non d’expliquer.Sur ce point précis Pehache, euh il y en a beaucoup des poètes qui choisissent de donner à voir et non d'expliquer, non? je veux dire, de rimbaud à baudelaire, de nerval à mallarmé, les (bons) poètes sont, fort heureusement, assez peu dans l'explication, oder ?
C'est drôle comme marche la mémoire, je crois ne plus avoir pensé a ce poème depuis mon adolescence, et le voila qui me revient sans raison apparente.:D oui c'est drôle. peut-être la porte est-elle celle du forum, et ton inconscient a-t-il fait remonter ce poème à la surface de ton cortex :--).
La poésie de Prévert est un art du pauvre : ici, nulle envolée philosophique, nul aphorisme, nulle pensée « profonde », non parce que Prévert serait trop “bête”, mais parce qu’il a, délibérément, choisi de “donner à voir”, non d’expliquer.
Art du pauvre encore : on n’y recueille guère de ces perles parfaites qui scintillent dans la poésie des grands maîtres du XIX°, de ces vers que l’on suce comme des bonbons mais qui, probablement, échouent à dire la vie concrète des hommes.
Le roi français de l'énumération, c'est Nino Ferrer ! (je suis sérieux). Et d'accord avec toi, Soline, sur l'ensemble de tes propos.
Qui d'autre a composé autant de tubes (et de bides aussi) avec des textes purement énumératifs ?ah, si on s'arrête à la quantité, nino is the best
Mais à la qualité itou !chacun ses goûts, chacun ses goûts ;)
La poésie de Prévert est un art du pauvre : ici, nulle envolée philosophique, nul aphorisme, nulle pensée « profonde », non parce que Prévert serait trop “bête”, mais parce qu’il a, délibérément, choisi de “donner à voir”, non d’expliquer.
Art du pauvre encore : on n’y recueille guère de ces perles parfaites qui scintillent dans la poésie des grands maîtres du XIX°, de ces vers que l’on suce comme des bonbons mais qui, probablement, échouent à dire la vie concrète des hommes.
Pas d'accord Pehache
Enfin d'accord sur le fait que c'est un art du pauvre, pour moi ça n'a rien de péjoratif
Nulle pensée, Nulle aphorisme,??? " Le meilleur moyen de ne pas avancer, c'est de suivre une idée fixe" ou encore "Dans chaque église, il y a toujours quelque chose qui cloche." "Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie."
Ah Prévert, Prevert. c'est dommage qu'ils soit tant décrié. Mes potes se foute de moi parce que j'aime prévert (enfin il se foutent aussi de moi parceque j'aime Brassens et la chansons française)
Lui en tant que poete ou dialoguiste ( quand même les enfant du paradis, je le revois tout les ans, ça m'emeut toujours autant. "Aujourd'hui les gens veulent de la nouveauté, mais c'est vieux comme le monde ça, la nouveauté..." ahhh)
Je répugne à penser que l'art en general et donc la poesie ou la littérature, soit une sorte d'idéal détaché de toute réalité social.
Pour moi, ce que tu lis doit te faire progresser dans ta réflexion ou T'émouvoir. Et prévert pour moi, c'est ça.
Ca ne cherche pas à convaincre c'est vrai. Et si avant de lire prévert vous n'aviez pas de tendance révolutionnaire, ça va surement pas vous en donner. Par contre si c'est le cas, ça vous poussera peut être à aller dans la rue et surtout ça pourra vous conforter dans votre opinion.
Bref moi j'aime Jacques Prevert et Michel Houellebecq est un con (enfin, pas trop non plus, il a quand meme écrit des chouette truc)
Tiens pis pour la peine
Pater noster
Notre Père qui êtes aux cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terrre
Qui est quelquefois si jolie
Avec ses mystères de New York
Et puis ses mystères de Paris
Qui valent bien celui de la Trinité
Avec son petit canal de l'Ourcq
Sa grande muraille de Chine
Sa rivière de Morlaix
Ses bêtises de Cambrai
Avec son Océan Pacifique
Et ses deux bassins aux Tuilleries
Avec ses bons enfants et ses mauvais sujets
Avec toutes les merveilles du monde
Qui sont là
Simplement sur la terre
Offertes à tout le monde
Éparpillées
Émerveillées elles-même d'être de telles merveilles
Et qui n'osent se l'avouer
Comme une jolie fille nue qui n'ose se montrer
Avec les épouvantables malheurs du monde
Qui sont légion
Avec leurs légionnaires
Aves leur tortionnaires
Avec les maîtres de ce monde
Les maîtres avec leurs prêtres leurs traîtres et leurs reîtres
Avec les saisons
Avec les années
Avec les jolies filles et avec les vieux cons
Avec la paille de la misère pourrissant dans l'acier des canons.
elle ferait mieux de consulter et de me lâcher la grappe.
C'est sur que Prévert, lui, il était plutôt du genre "je vous salue Staline". Comme Eluard et Aragon. Cracher sur la religion au nom d'une idéologie cent fois pire...