que décrivait si bien le guide du routard.des majuscules vu que c'est un livre
Aujourd’hui, on y va surtout parce que les enfants le réclament.le "on" est bizarre, surtout que jusque là je pensais que le narrateur était un des enfants. En fait, il passe mieux dans la suite, c'est seulement cette occurrence qui me gênait.
son visage comment à se rider.commence
Arthur et Mathilde s’agrippent au cou de papa et le renverse sur l’herbe.renversent
Ça ne va pas plait aux parents.plaire
La main appuyé sur la pierre froide,appuyée
Une agitation diffuse meut jusqu’aux étoiles.euh, "se meut" tu veux dire ?
déchirent l’air tiède d’une nuit d’étélà je pinaille, mais ça serait mieux "de cette nuit" ou "de la nuit" parce qu'elle est quand même bien définie.
Le vent souffle tout autour d’elle et assourdi l’enfant qui ne peut plus bouger.assourdit (je ne suis pas convaincue qu'on dise "assourdir quelqu'un", même si c'est logique on précise souvent que c'est un bruit, non ?)
Les liens d’ombre le maintienne si fortmaintiennent
et elle ne porte plus de baskets roses.C'est plutôt bien pour elle ^^
Déçue, elle claque ses mains sur ses cuisses et dans un élan courage, elle s’apprête à attaquer ce qu’ils appelaient la grande montée.dans un élan de courage...
Le souffle coupé, elle se pose son sac à terre et en sort sa bouteille d’eau. Courage ma vieille, tu faisais la même en courant il y a quelques années. Il y a quelques dizaines d’années. Elle ne plus être très loin du deuxième bois, celui qui monte presque jusqu’au sommet. Elle doit être à peu près au niveau du gros rocher, de la pierre.elle pose / Elle ne doit (ou qqch comme ça)
Autour d’une nappe de piquenique étendue sur l’herbe résonnent les éclats de rire de toute la petite famille.pour une phrase d’accroche, je la trouve un peu longue. S’arrêter aux éclats de rire et commencer une nouvelle phrase ?
C’est qu’il faut bien se remettre de cette montée. On a beau dire, elle n’a été facile pour personnej’ai l’impression de continuer à lire Charly lol
et partent à la reconquête de leur petite montagne pyrénéennepetite !!
il était tombé sous le charme de ces paysages authentiques et pittoresques que décrivait si bien le Guide du routard. Et puis, il aimait maman.=)
« Le dernier arrivé à papa est une poule mouillée ! »ah flûte, t’as dit que y’avait toute la famille. Et vu la réflexion, pour moi les gosses étaient aussi assis. Du coup, petit problème de situation !
Dans un vacarme de rires et de cris, les gosses galopent vers les restes du piquenique.
« Vous êtes des sauvages ! » Dit mémé.dit
Ils repartent en chantant. Papa a de l’herbe dans les cheveux.et euh, les adultes les regardent pas s’éloigner avec nostalgie ? Je trouve qu’il manque d’une phrase de transition.
Un peu plus haut dans la montagne, Mathilde et Arthur s’arrêtent.
Après une ascension difficile, Arthur, six ans, rouge comme une tomate, se cache dans l’ombre d’un grand rocher moussu.j’adore la précision de six ans !
Un peu moins rouge, son petit cœur remis en place, il s’assoit tout contre la pierre.on dirait que c’est son cœur qui est rouge. Même si c’est effectivement le cas, ça prête à confusion.
C’est froid, c’est vieux, ça semble venir du fond de la Terre. Arthur n’ose plus bouger.what is it?
« Arthur, je vais te cacher ! »what?
Autour de ses bras s’enroulent des morceaux d’ombre. La pierre le porte tout contre elle.aaah !!
L’enfant ne dit rien.pourtant ç’a pas l’air agréable
Arthur n’a rien vu, mais il a entendu. La pierre relâche son étreinte. Les mousses frémissent, l’air s’affole autour de l’enfant. La pierre rigole.OH C’EST TROP COOL une pierre farceuse !
Alors la pierre l’enlace dans ses bras d’ombre. Il s’endort.=)
Les mains devant sa poitrine, il tente de repousser l’étreinte de la pierre de toutes ses petites forces.oh non, elle croit que c’est encore une partie de cache-cache… :(
Porté par le courant d’air fou, son nom crié fracassé.chouette !
«Tu restes. »tu ferais mieux de finir sur le « tu restes » pour cette partie. Ou alors enlever « noire l’ombre », je trouve que l’inversion marche pas des masses.
La roche est froide, noire l’ombre.
papa vit avec une autre femme à Londres, et elle ne porte plus de baskets roses.et la mère, on s’en fout ?
Que c’est bon de se sentir être humain dans la nature !euh drôle de réflexion lol
Un mouton la regarde, incrédule, avant de secouer sa cloche et partir en bêlant.haha trop bien !
Mathilde les décroche un à un pour les plier dans sa mémoire.chouette
Soudain, Mathilde comprend. Il n’est jamais parti. Au-dessus de la pierre, un garçon balance ses petits pieds dans le vide.elle ne l’a pas remarqué avant ? Ou alors il s’est formé devant ses yeux ? Dans ce cas-là, je pense qu’il faut préciser.
Il n’y était plus.mais il n’y était pas plus qu’il y a trente ans. ?
Quelques années plus tard, le département a fait construire un certain nombre de routes devant permettre un accès plus aisé aux ventas de la frontière. On a été obligé de briser le gros rocher. C’est là que l’on a retrouvé les restes d’un enfant, mort de froid il y a cinquante ans.hum bof bof.
« A terre, Papounet ! »ce mot je l’imagine que dans la bouche de Tom-Tom ou de Nana.
« Psss, petit ! »mouaha défi relevé.
Aux milieux des bêlements de moutonsau milieu
Ses cheveux mal peignés lui arrivent à la taille. Il est vêtu de lambeaux de tissus, couvert de terre. Partout sur son corps la mousse s’est collée. Il a la peau grise, grise comme la pierre.j’aime bien la description
oui, ça m'a gênée aussi à la relecture. Je crois que c'est à cause du "ils" un peu plus haut. Je vais changer ça.CiterAujourd’hui, on y va surtout parce que les enfants le réclament.le "on" est bizarre, surtout que jusque là je pensais que le narrateur était un des enfants. En fait, il passe mieux dans la suite, c'est seulement cette occurrence qui me gênait.
mouvoir, ça peut pas être transitif? ???CiterUne agitation diffuse meut jusqu’aux étoiles.euh, "se meut" tu veux dire ?
J'ai hésité. J'y réfléchis!Citerdéchirent l’air tiède d’une nuit d’étélà je pinaille, mais ça serait mieux "de cette nuit" ou "de la nuit" parce qu'elle est quand même bien définie.
ben il me semble que si mais j'vais vérifierCiterLe vent souffle tout autour d’elle et assourdi l’enfant qui ne peut plus bouger.assourdit (je ne suis pas convaincue qu'on dise "assourdir quelqu'un", même si c'est logique on précise souvent que c'est un bruit, non ?)
non, en fait il piquenique avant la grande montée mais pas en bas de la montagne non plus (je ne dois pas être très claire, mais comme je me base sur un lieu que je connais pour la description je dois faire pas mal de raccourcis)CiterDéçue, elle claque ses mains sur ses cuisses et dans un élan courage, elle s’apprête à attaquer ce qu’ils appelaient la grande montée.dans un élan de courage...
Et sinon, niveau cohérence, c'est pas après la montée qu'ils avaient l'habitude de piqueniquer ?
Eh ben... c'est bien tristounet tout ça. Mais c'est très très bien écrit, franchement y'avait pas une seule fausse note dans le ton et dans l'atmosphère que tu as créée. Un petit bémol, peut-être, pour le dernier paragraphe : je trouve qu'il casse un peu la poésie de l'histoire (avec cette histoire de construction, etc.) et qu'il n'apporte pas grand chose. Mais bon, peut-être que sans ce paragraphe, d'autres diraient que ton texte n'est pas fini, alors c'est à voir. Mais personnellement, j'aurais préféré que ça s'arrête sur "Il sourit. Saute."Merci!
En tout cas, bravo :)Encore merci! :)
Ben je l'aimais bien longue et fluide comme ça ; mais en même temps je sais pas faire l'intermédiaire entre pâté et phrase nominaleCiterAutour d’une nappe de piquenique étendue sur l’herbe résonnent les éclats de rire de toute la petite famille.pour une phrase d’accroche, je la trouve un peu longue. S’arrêter aux éclats de rire et commencer une nouvelle phrase ?
quand j'ai vu que tu l'avais commenté, j'étais sûre que t'allais me sortir ça à un moment :DCiterC’est qu’il faut bien se remettre de cette montée. On a beau dire, elle n’a été facile pour personnej’ai l’impression de continuer à lire Charly lol
C'est le fait que j'utilise tout le temps cet adjectif ou le petite/montagne qui gêne?Citeret partent à la reconquête de leur petite montagne pyrénéennepetite !!
ah oui, j'avais pas pensé :-\Citer« Le dernier arrivé à papa est une poule mouillée ! »ah flûte, t’as dit que y’avait toute la famille. Et vu la réflexion, pour moi les gosses étaient aussi assis. Du coup, petit problème de situation !
Dans un vacarme de rires et de cris, les gosses galopent vers les restes du piquenique.
c'était voulu, mais je prends note :)CiterIls repartent en chantant. Papa a de l’herbe dans les cheveux.et euh, les adultes les regardent pas s’éloigner avec nostalgie ? Je trouve qu’il manque d’une phrase de transition.
Un peu plus haut dans la montagne, Mathilde et Arthur s’arrêtent.
roh tu cherches là! (oui oui, j'accepte les critiques, toujours!)CiterUn peu moins rouge, son petit cœur remis en place, il s’assoit tout contre la pierre.on dirait que c’est son cœur qui est rouge. Même si c’est effectivement le cas, ça prête à confusion.
j'aime bien quand tu bugues en anglais. bref. "chacun comprend ce qu'il veut tu vois, c'est ouvert"CiterC’est froid, c’est vieux, ça semble venir du fond de la Terre. Arthur n’ose plus bouger.what is it?
oui j'ai hésité. Puis j'voulais me faire zizr avec un chiasme. Bon. J'vais p't'être l'enlever.Citer«Tu restes. »tu ferais mieux de finir sur le « tu restes » pour cette partie. Ou alors enlever « noire l’ombre », je trouve que l’inversion marche pas des masses.
La roche est froide, noire l’ombre.
j'aime bien quand les énumérations vont par troisCiterpapa vit avec une autre femme à Londres, et elle ne porte plus de baskets roses.et la mère, on s’en fout ?
c'est complètement crétin ouiCiterQue c’est bon de se sentir être humain dans la nature !euh drôle de réflexion lol
(en fait j'ai pas compris ce que je voulais dire moi-même là ; mais je trouvais que ça faisait mystique et stylé)CiterSoudain, Mathilde comprend. Il n’est jamais parti. Au-dessus de la pierre, un garçon balance ses petits pieds dans le vide.elle ne l’a pas remarqué avant ? Ou alors il s’est formé devant ses yeux ? Dans ce cas-là, je pense qu’il faut préciser.
oui mais elle l'a vu là, donc il aurait pu y êtreCiterIl n’y était plus.mais il n’y était pas plus qu’il y a trente ans. ?
je dirais même bof bof bofCiterQuelques années plus tard, le département a fait construire un certain nombre de routes devant permettre un accès plus aisé aux ventas de la frontière. On a été obligé de briser le gros rocher. C’est là que l’on a retrouvé les restes d’un enfant, mort de froid il y a cinquante ans.hum bof bof.
Je ne sais pas trop comment tu pouvais finir mais c’est quand même bizarre qu’ils retrouvent ses restes, non ? Surtout un corps bien conservé ? A part cette fin un peu bancale, je trouve que tu t’en sors vachement bien. La scène du début et vraiment toute mignonne, je n’arrive jamais à me faire à l’idée qu’il va arriver quelque chose d’horrible. Pourtant cette idée de la pierre farceuse qui ne se rend pas compte de la portée de ses actes, c’était pas mal. Tu penses pas que Mathilde pourrait essayer de négocier avec la pierre, une fois vieille. Tu vois, elle aurait compris que son petit frère était resté là, depuis le début, elle aurait tenté de lui expliquer. Et la pierre, au moment de céder pour la départementale, aurait fini par rendre le corps du petit. Mais je pense qu’il manque un lien qui explique pourquoi on le retrouve en fin de compte. Sinon c’est bien, c'est très bien et t’as des petites trouvailles merveilleuses :)merci!
Si bien sûr, c'est même seulement un verbe transitif qui du coup demande un COD... et là y'en a pas ! ;)mouvoir, ça peut pas être transitif? ???CiterUne agitation diffuse meut jusqu’aux étoiles.euh, "se meut" tu veux dire ?
Aaaaaah! Aï eundeurstande!Si bien sûr, c'est même seulement un verbe transitif qui du coup demande un COD... et là y'en a pas ! ;)mouvoir, ça peut pas être transitif? ???CiterUne agitation diffuse meut jusqu’aux étoiles.euh, "se meut" tu veux dire ?
« Allez, Roger, à la descente vous serez tout léger ! »je sais pas si c'est à cause du prénom, ou de la rime interne "Roger"/"léger" mais je kiffe !
Aujourd’hui, on y va surtout parce que les enfants le réclament.j'ai sûrement lu trop vite, mais c'est qui "les enfants" ? je croyais que le narrateur était un enfant en fait, xD.
Maman s’est reculée brusquement et regarde en riant papa sur qui Arthur s’est couché pour tenter de le maintenir au sol malgré les guilis.dieu que c'est lourd
« Vous êtes des sauvages ! » Dit mémé.pas de majuscule qui tienne
parce qu’en fait elle, c’est un loup-garou de la montagne.mdr, j'adore
C’est froid, c’est vieux, ça semble venir du fond de la Terre. Arthur n’ose plus bouger.J'adore.
Sinon, tu mets jamais de tiret à pique-nique, c'est cette fameuse nouvelle orthographe terrible ?voui, rectifications de 90. C'est moche mais en même temps je demande pourquoi on persiste à appliquer des règles qui sont officiellement considérées comme des aberrations :mrgreen:
Pour la fin du coup j'avais pas lu la première mais je l'ai aperçue dans les commentaires... c'était juste une phrase de fin comme ça, sans le retour de la soeur ? En tout cas sinon j'aime bien cette fin là même si elle est tout de même un peu "ouverte" parce qu'elle ne dit pas tout à mon sens (j'aime quand les choses sont claires, en général XD) mais je trouve que comme ça (jviens de me faire la réflexion) il a un peu l'air d'être devenu... le dryade de la pierre, en quelques sortes... mais je suis sûrement folle :DNon en fait il y avait un paragraphe après le "saute" dans lequel on expliquait que la pierre avait été brisée pour construire une route et qu'on avait découvert les os d'un gamin.
Hum. Bon. J'ai pas grand chose à dire. Vraiment. Rien de constructif.ça c'est la classe internationale du commentaire!
A part : c'est très très anlorien*. Et moi, j'ai bien aimé le glauque. Peut être, effectivement, qu'il est un poil moins, heu, vivant que le début (où là je dis chapeau bas) mais qui est très très chouette quand même.j'vois ce que tu veux dire. Je crois que je m'en sors moins bien quand je ne peux pas jouer avec mes personnages.
Merci beaucoup pour la lecture ! (Ah, et j'ai aussi vu passer le paragraphe supprimé dans les commentaires, je suis content d'avoir lu le texte sans :mrgreen:).merki à toi! :D
* Selon le dico du MdE : Très très anlorien (adj) : qui est très très... pfiouuu :coeur:.elle était pas de toi cette définition d'ailleurs? ??? c'est la classe d'avoir son propre adjectif quand même ::) (non, non, mes chevilles n'enflent pas du tout)
Il me semble que c'est le premier texte de toi que je commente... Ou alors les autres textes ne m'ont pas marqués.faux, c'est le deuxième, j'ai vérifié :D
[mode non constructif on]merci pour ton commentaire! comme je l'ai écrit dans mon intro, je ne suis pas franchement contente de ma fin non plus. Je pense que c'est surtout parce que ce n'était pas la partie qui m'intéressait le plus, du coup je l'ai un peu bâclée. En plus, je préfère manier des gosses et des animaux qui parlent qu'une nana de cinquante ans, mais ça c'est un autre défaut :D p't'être que quand je serai devenue grande ça marchera mieux!
J'ai adoré la première partie du texte, le côté très famille, serin, paisible, enfantin, innocent... C'est vraiment très bien rendu, et on se plonge dans l'atmosphère cache-cache.
Puis vient la pierre. Mais elle vient bien. Elle fait pas du tout fantastique pour du fantastique. Elle se glisse insidieusement dans l'atmosphère.
Puis ça devient glauque. Comme tout texte MdEiens qui se respecte. Et en plus du bon glauque. Du truc ou tu sais pas trop quoi penser parce que c'est angoissant, et il y a pas d'explication.
Bon, la fin m'a un peu moins convaincu, mais après, ça va bien dans l'atmosphère et le ton. Donc voila.
[mode non constructif off]
Et je kiff grave l'adjectif anlorien ^^8)
il était tombé sous le charme de ces paysages authentiques et pittoresques que décrivait si bien le Guide du routard.Bon, on peut considérer la phrase comme une citation indirecte du Routard, mais l'association "paysages authentiques" ça fait tellement caricaturalement publicitaire que la phrase m'a vraiment agacée ;D
« A terre, Papounet ! »Je trouve pas cette réplique très naturelle dans la bouche d'enfants
Mathilde s’est jetée sur la nappe à carreaux et lève fièrement ses petites mains pleines de gâteau bien haut. Son frère se relève, lui en prend une part.La première phrase est pas forcément très claire : j'avais compris qu'elle s'était jetée sur le gâteau et qu'elle en avait plein les doigts, pas qu'elle en avait pris un morceau...
Cette fois-ci, pas question que sa grande sœur le trouve.Etant donné les petites mains de Mathilde, plus haut, j'étais persuadée qu'elle était beaucoup plus petite (genre 4 ans)...
Sous la nappe ? Ça ne va pas plaire aux parentsEuh, en même temps, ça va pas faire très discret xD
faisant attention à souffler le moins possible pour ne pas attirer l’attention de sa sœur. Après une ascension difficile, Arthur, six ans, rouge comme une tomate, se cache dans l’ombre d’un grand rocher moussu. La main appuyée sur la pierre froide, il reprend son souffle tant bien que mal.souffler/souffle
Un souffle d’air frais enveloppe le petit garçon. Sous son dos, la mousse tremble.re-souffle
« Arthur, je vais te cacher ! »cacher ? ???
Autour de ses bras s’enroulent des morceaux d’ombre.c'est joli :)
La pierre le porte tout contre elle. Arthur n’a pas peur. Dans ses membres engourdis, il sent résonner le lourd battement de la Terre. Le souffle de la pierre l’entoure, usé par les années, rempli des odeurs de mousse. Courant sur sa peau, l’ombre est visqueuse et noire. Douce aussi ; froide. L’enfant ne dit rien. On entend les rires de sa sœur qui se rapprochent. Elle est à côté de la pierre. Elle dit qu’à trois elle le trouvera ; un, deux…Joli passage, j'aime beaucoup. Par contre ça fait encore une fois "souffle"
Trois. Il n’est pas là. La petite fille fait le tour de la pierre.
Arthur sourit. Assis dans l’herbe, il colle son oreille contre la roche pour entendre encore le tambour du cœur de Terre. Alors la pierre l’enlace dans ses bras d’ombre. Il s’endort.joli
pendant qu’on cherchait le petit. Arthur s’est dressé sur ses petits pieds.petit x 2
il tente de repousser l’étreinte de la roche de toutes ses petites forces.x 3
Les liens d’ombre le maintiennent si fort sur la roche que les os si minces de son sternum se fissurent.deux fois "si" ça fait lourd, je trouve
de la moitié de siècle bien passée.Si elle a 50 ans tout ronds, elle est pas "bien passée", la moitié de siècle
Elle se dresse comme dans son enfance, imposante, vieille.J'avais lu "elle se dresse dans son enfance", et j'avais trouvé ça trop bien xD
La pierre a quelque chose d’étrange. Trop de souvenirs s’y sont accrochés. Ils flottent tout autour, effrayants ; des morceaux de cette après-midi où la partie de cache-cache s’est éternisée.joli
Mathilde les décroche un à un pour les plier dans sa mémoire.:coeur:
oui, c'était volontairement agaçant ; mais je tiens à ce "authentique et pittoresque", c'est un souvenir d'hypokhâgne :mrgreen:Citeril était tombé sous le charme de ces paysages authentiques et pittoresques que décrivait si bien le Guide du routard.Bon, on peut considérer la phrase comme une citation indirecte du Routard, mais l'association "paysages authentiques" ça fait tellement caricaturalement publicitaire que la phrase m'a vraiment agacée ;D
Ah bon ? Même s'ils jouent à la bagarre ?Citer« A terre, Papounet ! »Je trouve pas cette réplique très naturelle dans la bouche d'enfants
oui, je m'étonnais que personne ne l'ait relevée ; c'est vrai qu'elle est pas claire du tout...CiterMathilde s’est jetée sur la nappe à carreaux et lève fièrement ses petites mains pleines de gâteau bien haut. Son frère se relève, lui en prend une part.La première phrase est pas forcément très claire : j'avais compris qu'elle s'était jetée sur le gâteau et qu'elle en avait plein les doigts, pas qu'elle en avait pris un morceau...
ben elle doit en avoir 7, elle est loin de sa crise d'adolescence quand même !CiterCette fois-ci, pas question que sa grande sœur le trouve.Etant donné les petites mains de Mathilde, plus haut, j'étais persuadée qu'elle était beaucoup plus petite (genre 4 ans)...
sauf si c'est une nappe d'invisibilité !CiterSous la nappe ? Ça ne va pas plaire aux parentsEuh, en même temps, ça va pas faire très discret xD
Ah oui, je l'avais pas vu celui-là ; il reprend sa respiration ?Citerfaisant attention à souffler le moins possible pour ne pas attirer l’attention de sa sœur. Après une ascension difficile, Arthur, six ans, rouge comme une tomate, se cache dans l’ombre d’un grand rocher moussu. La main appuyée sur la pierre froide, il reprend son souffle tant bien que mal.souffler/souffle
:-¬?CiterUn souffle d’air frais enveloppe le petit garçon. Sous son dos, la mousse tremble.re-souffle
steak haché !Citer« Arthur, je vais te cacher ! »cacher ? ???
J'ai le droit de dire que c'est un "esthétique de la répétition" ? ::)CiterLa pierre le porte tout contre elle. Arthur n’a pas peur. Dans ses membres engourdis, il sent résonner le lourd battement de la Terre. Le souffle de la pierre l’entoure, usé par les années, rempli des odeurs de mousse. Courant sur sa peau, l’ombre est visqueuse et noire. Douce aussi ; froide. L’enfant ne dit rien. On entend les rires de sa sœur qui se rapprochent. Elle est à côté de la pierre. Elle dit qu’à trois elle le trouvera ; un, deux…Joli passage, j'aime beaucoup. Par contre ça fait encore une fois "souffle"
Trois. Il n’est pas là. La petite fille fait le tour de la pierre.
mais j'aime beaucoup cet adjectif aussi :-[Citerpendant qu’on cherchait le petit. Arthur s’est dressé sur ses petits pieds.petit x 2
il tente de repousser l’étreinte de la roche de toutes ses petites forces.x 3
Ah ben voilà ! Quelqu'un qui le relève ! Je trouve aussi.CiterLes liens d’ombre le maintiennent si fort sur la roche que les os si minces de son sternum se fissurent.deux fois "si" ça fait lourd, je trouve
C'est cinquante ans après la première scène d'où : 7+50= la cinquantaine bien passéeCiterde la moitié de siècle bien passée.Si elle a 50 ans tout ronds, elle est pas "bien passée", la moitié de siècle
J'ai pas compris la fin :-\ Il est dans la pierre ? Il apparaît sur la pierre en en ayant l'apparence ? Je pense qu'il faudrait détailler un tout petit peu la description de l'apparition...Pour moi, quand il saute, il disparaît pour de bon ; c'est un peu comme s'il était délivré de la pierre ; qu'on lui rendait son existence propre en ne l'associant plus uniquement à l'après-midi où il avait disparu.
Bon après j'ai pas non plus compris ce que ça impliquait qu'il saute (il revient dans le monde des humains ? Disparaît pour toujours ? Attaque sa sœur ?)
Globalement, j'ai plutôt aimé. Les passages autour de la pierre sont super réussis. Pour les trucs négatifs, je dirais peut-être qu'il y a un décalage un peu déstabilisant dans le récit de la première partie : on dirait qu'à certains moments tu nous décris ça du point de vue du petit (des phrases courtes et simples, des remarques comme celle qui dit que les parents vont pas aimer, ...), mais à d'autres moments on est clairement à l'extérieur (quand tu parles des petites mains de la grande sœur, ou, surtout, quand tu dis "l'enfant"). Du coup ça m'a empêchée de rentrer directement dans l'histoire, et il a fallu le passage de la pierre pour que j'adhère vraiment au texte.c'est marrant, c'est pas la première fois qu'on me dit qu'il y a un problème de point de vue ; pourtant à l'écriture, je ne m'en rends pas compte du tout... Va falloir que je regarde ça de plus près !
Bon, après j'ai trouvé que le passage du pique-nique était un peu exagéré dans le genre "tout est idyllique", un peu stéréotypé ; mais si c'est vu par les yeux du petit ça va.Ils auraient pu avoir un chien :mrgreen:
Voilà, donc en gros j'ai bien aimé, surtout les parties avec la pierre. Ça me fait penser à ta nouvelle avec le vent, pour le mélange "innocence/sombre", ça te réussit bien ! :)Merci pour ton commentaire ! J'avais peur, justement, que les deux se ressemblent trop... Enfin, je vais quand même essayer de passer à autre chose maintenant ^^
au niveau du gros rocher, de la pierreJe ne comprends pas trop à quoi sert la répétition là... ><
Mathilde les décroche un à un pour les plier dans sa mémoire.Décrocher... les cailloux ? Dans ce cas là je trouve que la phrase est bizarre :/
Il sourit.Si je peux donner mon avis sur la fin : "Il sourit et saute." Même si après reflection, ta fin est plus brutale et colle peut-être mieux au texte. Mais ces deux petites phrases à la suite casse un peu le rythme je trouve :/
Saute.
« A terre, Papounet ! »Moi je trouve qu'elle s'intègre bien car le début de l'histoire est plutôt léger et "papounet" sonne bien ^^CiterMilora le 14 avril 2012 à 11:23:07Ah bon ? Même s'ils jouent à la bagarre ?
Je trouve pas cette réplique très naturelle dans la bouche d'enfants
Moi c'est le "à terre" qui ne me semble pas très oral, pas très spontané...
Ah bon ? Même s'ils jouent à la bagarre ?Citer« A terre, Papounet ! »Je trouve pas cette réplique très naturelle dans la bouche d'enfants
- l'âge du garçon inséré dans le texte coupe un peu l'élan,ah... C'était pour éviter le genre de passage : "ATTENTION, portrait du petit garçon : 1m02, cheveux blond, coupe au bol, cinq ans et trois jours etc."
- le terme "petite force" me gène un peu,c'est parce que j'aime bien mettre des petits partout :mrgreen:
- quand je commence à lire ton histoire, j'ai dû recommencer au début à partir du premier dialogue parce que je comprenais pas qui était le narrateur (d’ailleurs j'ai toujours pas compris parce que si c'est le petit garçon au début il dit "pépé", "papa" mais aussi "ils" en parlant des enfants :o),Hum, comment dire, pour moi, le narrateur, c'est pas vraiment un "qui". En fait, je ne cherche pas à parler aux lecteurs mais à leur faire voir de petites scènes. Du coup, si j'utilise les mots "pépé", "mémé"etc. c'est un peu comme si je lui filais les lunettes "point de vue d'un enfant". Disons que je trouve que ça donne une lumière, une tonalité (si on part dans les images musicales) que mon texte n'aurait pas eu si au lieu de papa, j'avais parlé de Roger ou du père, tout simplement. On m'comprends là ? (j'suis rarement claire dans mes explications)
-à faire joli :mrgreen:Citerau niveau du gros rocher, de la pierreJe ne comprends pas trop à quoi sert la répétition là... ><
-les souvenirsCiterMathilde les décroche un à un pour les plier dans sa mémoire.Décrocher... les cailloux ? Dans ce cas là je trouve que la phrase est bizarre :/
Il sourit.Si je peux donner mon avis sur la fin : "Il sourit et saute." Même si après reflection, ta fin est plus brutale et colle peut-être mieux au texte. Mais ces deux petites phrases à la suite casse un peu le rythme je trouve :/[/quote]
Saute.
Très bon texte, j'adore néanmoins :)merci !
Je viens de voir que Milora et moi sommes d'accord sur certains points :P & j'ai trouvé aussi que "souffle/souffler" était beaucoup répété, moi qui n'aime pas les répétitions :-XBen, plus j'écris, plus je me rends compte que j'aime bien ça, moi. La faute à mon manque de vocabulaire et au choix de la facilité, très certainement, mais bon. Voilà. J'ai pas d'autre mot en tête, le seul mot qui corresponde c'est "souffle".
mais je n'aurais jamais imaginé une pierre vivanteOuais, j'fais aussi parler les pigeons et les courges et les chiens et les voyants lumineux ; suffit d'demander ! :mrgreen:
Le truc qui me dérange un peu, c'est qu'on ne sait pas vraiment ce qu'il advient de lui depuis toutes ces années. Il n'y a pas de corps, donc il est vraiment resté dans la pierre, donc.. C'est un peu "fantastique" comme fin non ?oui, c'est fantastique ; j'aime bien jouer sur ce registre à la limite du possible, y a tout plein de trucs à inventer :D
Aussi, quand la grande soeur revient sur les lieux, je trouve que le mal être est un peu tardif, qu'elle ne devrait même pas oser approcher ce rocher, c'est douloureux pour elle, mais on ne le sent pas au début.En fait, je ne voyais pas ça comme étant "douloureux". Elle a cinquante ans passés, elle a fait le deuil de son petit frère depuis longtemps. (enfin, quand je dis elle a fait son deuil : disons qu'elle a réussi à passer à autre chose en "oubliant" cet épisode). Le retour à la pierre est plus un moyen pour elle de faire "tomber le masque", de retourner enfin sur un lieu qu'elle a toute sa vie choisi d'éviter. Je dois pas être claire là ><
J'ai trouvé dans les commentaires la fin initiale, c'est vrai, je préfère sans. Seulement, pour le coup, que lui arrive-t-il vraiment? On peut se dire, si la pierre est magique, que le garçon est resté en vie, non?Ce n'est pas comme ça que je l'avais imaginé, mais après tout, c'est toi le lecteur : le texte, t'en fais ce que tu veux ;)
Oh punaise!!!Ben je euh, merci :-[
:o
Je trouve tout le passage avec Arthur prodigieusement bon!
Je suis ... je suis ... j'ai l'impression d'avoir pris en pleine face le souffle d'une bombe.
C'est magnifique.
J'adore cette façon que tu as de décrire l'accident.
Tu nous places du point de vue de l'enfant et nous exposes donc a ne pas comprendre à temps le danger ... comme lui.
C'est vraiment très bien vue.
Et la façon que tu as de décrire les sensations, sans en passer par le vocabulaire habituel est vraiment d'un réalisme saisissant.
L'engourdissement, la perte de connaissance ... tout est là mais sans y être... la mort vue par un enfant, avec son imagination et son vocabulaire.
Vraiment :mafio: pour cette scène.
Je me prononce moins sur le reste tant je trouve que l'intensité de cette description prodigieuse altère mon jugement.
J'ai pas compris pourquoi il saute à la fin, même si ça donne un mouvement. Et aussi, dans ce genre d'histoire, j'ai un côté rationnel qui se demande ce qui va se passer ensuite. C'est comme si on avait tout épuisé et qu'on en était arrivé à un point de blocage. Ca m'a laissée sur sa faim, alors que je sais très bien qu'en rajouter aurait été inutile. C'est le problème de ce genre de fin, mais peut-être que ça vient juste de moi.tu n'es pas la seule qui ait eu cette sensation. Je crois que je l'ai plus ou moins expliqué dans une de mes réponses : pour moi, Arthur disparaît dès lors que Mathilde a réussi a faire son deuil. Il est comme libéré de l'emprise de la pierre. Après, je ne voudrais pas que mon texte s'enferme dans une explication. J'ai donné la mienne, mais je pense que chacun pourra trouver une "solution" qui lui convienne. C'est aussi pour cela que j'ai choisi de ne pas donner de détails. Un texte qui ne peut se lire que d'une manière, c'est un peu triste. Je préfère l'ouverture. (Et non, ce ne sont pas QUE des justifications pour cette fin qui en déçoit pas mal :mrgreen: )