Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Anlor le 15 Janvier 2012 à 00:41:35

Titre: Cache-cache
Posté par: Anlor le 15 Janvier 2012 à 00:41:35
Il y a surement beaucoup de passages à retravailler, en particulier dans la deuxième partie dont je ne suis pas franchement contente.
Bref, je vous laisse le lire, faites pas gaffe à ce que je raconte.
Ah, je suis preneuse de titres aussi!

(Et y a un caillou qui parle)  :mrgreen:

----------------


Cache-cache



Autour d’une nappe de piquenique étendue sur l’herbe résonnent les éclats de rire de toute la petite famille. Pépé vient d’ouvrir la bouteille de rouge. C’est qu’il faut bien se remettre de cette montée. On a beau dire, elle n’a été facile pour personne, surtout pas pour papa, responsable en chef de la vieille glacière. Alors qu’il tend son bras courbaturé avec une grimace pour qu’on remplisse son gobelet, pépé lui sourit.

« Allez, Roger, à la descente vous serez tout léger ! »

Dix ans qu’il entend la même réflexion. Papa est poli, il sourit lui aussi. Chaque été, quand le temps le permet, ils enfilent grosses chaussures et sacs-à-dos et  partent à la reconquête de leur petite montagne pyrénéenne. Papa vient de Paris. Les premiers étés passés chez les parents de maman, il était tombé sous le charme de ces paysages authentiques et pittoresques que décrivait si bien le Guide du routard. Et puis, il aimait maman. Aujourd’hui, on y va surtout parce que les enfants le réclament. C’est leur moment de liberté. Ils ont leurs lieux, leurs terrains de jeux, leurs cachettes dans la montagne. Papa dit que c’est bien, qu’ils vivent avec la nature. Maman dit que ça les occupe. On se ressert une part de gâteau. Mémé a mis trop de beurre. On ne lui dit pas, on a les doigts qui collent. Maman pose sa tête sur l’épaule de papa. Elle a mis son bob rouge et ses lunettes à cause du soleil. A l’approche de la quarantaine, son visage commence à se rider. Papa lui caresse doucement la nuque tout en écoutant pépé parler de sa jeunesse, quand il pouvait courir jusqu’au sommet. Tout est calme. On entend au loin le bêlement d’un mouton. Dans le ciel les grands oiseaux, les planeurs.

« Le dernier arrivé à papa est une poule mouillée ! »

Dans un vacarme de rires et de cris, les gosses galopent vers les restes du piquenique. En moins de deux, Arthur et Mathilde s’agrippent au cou de papa et le renversent sur l’herbe.

« A terre, Papounet ! »

Maman s’est reculée brusquement et regarde papa en riant. Arthur s’est couché sur lui pour tenter de le maintenir au sol malgré les guilis. Pendant ce temps, Mathilde s’est jetée sur la nappe à carreaux et lève fièrement ses petites mains pleines de gâteau bien haut. Son frère se relève, lui en prend une part.

« Vous êtes des sauvages ! » dit mémé.

Les enfants acquiescent et entament une marche rituelle sautillante autour des adultes au son de « hou hou hou » pleins de gâteau mâché.

« Il est ch’rop bon t’ch’on gât’ch’eau mémé ! »

Ils repartent en chantant. Papa a de l’herbe dans les cheveux.
Un peu plus haut dans la montagne, Mathilde et Arthur s’arrêtent.

« Et si on jouait à cache-cache ? »

Le garçon secoue la tête. Cette fois-ci, pas question que sa grande sœur le trouve. Ils tirent à pierre-feuille-ciseaux. C’est Mathilde qui compte. Soixante secondes pour se cacher. Arthur regarde rapidement autour de lui. Le petit bois ? Trop évident. Sous la nappe ? Ça ne va pas plaire aux parents. Dans les fougères ? Non, il a trop peur des serpents. Reste la grosse pierre, dans la montée. Arthur se met à courir, faisant attention à souffler le moins possible pour ne pas attirer l’attention de sa sœur. Après une ascension difficile, Arthur, six ans, rouge comme une tomate, se cache dans l’ombre d’un grand rocher moussu. La main appuyée sur la pierre froide, il reprend son souffle tant bien que mal. Un peu plus bas, il entend les cris de sa sœur qui dit qu’elle arrive et qu’elle va le trouver, avant de le manger tout cru parce qu’en fait elle, c’est un loup-garou de la montagne. Arthur se mord les lèvres pour ne pas pouffer. C’est une tactique de sa sœur ; il ne doit pas se laisser avoir. Un peu moins rouge, son petit cœur remis en place, il s’assoit tout contre la pierre. La mousse est humide, il frissonne.

« Psss, petit ! »

Surpris, Arthur relève la tête.

« Tu veux qu’on joue un tour à ta sœur, petit ? Comment tu t’appelles ? »

C’est froid, c’est vieux, ça semble venir du fond de la Terre. Arthur n’ose plus bouger.

« Qui êtes-vous ? »

Un souffle d’air frais enveloppe le petit garçon. Sous son dos, la mousse tremble.

« La pierre, je suis la pierre. »

Arthur ouvre la bouche pour répondre quand soudain, sortant du bois, la voix de sa sœur résonne dans la montagne. Elle appelle Arthur, la chaussure, qui aime la confiture de mûres. Elle dit qu’elle arrive et qu’elle le trouvera derrière son rocher, poils au nez. Ses petites baskets roses écrasent la bruyère.

« Arthur, je vais te cacher ! »

Le garçon n’a pas le temps de se mettre debout. Autour de ses bras s’enroulent des morceaux d’ombre. La pierre le porte tout contre elle. Arthur n’a pas peur. Dans ses membres engourdis, il sent résonner le lourd battement de la Terre. Le souffle de la pierre l’entoure, usé par les années, rempli des odeurs de mousse. Courant sur sa peau, l’ombre est visqueuse et noire. Douce aussi ; froide.  L’enfant ne dit rien. On entend les rires de sa sœur qui se rapprochent. Elle est à côté de la pierre. Elle dit qu’à trois elle le trouvera ; un, deux…

Trois. Il n’est pas là. La petite fille fait le tour de la pierre. Rien. Elle hausse les épaules et toute penaude s’en va vers les parents. Arthur n’a rien vu, mais il a entendu. La pierre relâche son étreinte. Les mousses frémissent, l’air s’affole autour de l’enfant. La pierre rigole.

« On l’a bien eue ! »

Arthur sourit. Assis dans l’herbe, il colle son oreille contre la roche pour entendre encore le tambour du cœur de Terre. Alors la pierre l’enlace dans ses bras d’ombre. Il s’endort.

La nuit vient de tomber. Arthur ouvre difficilement les yeux. Une agitation diffuse meut jusqu’aux étoiles. Dans la montagne, c’est son prénom que l’on crie. Aux milieux des bêlements de moutons dérangés dans leur sommeil, les voix de papa et maman déchirent l’air tiède d’une nuit d’été. Pépé et mémé ne sont plus là, ils ont dû rentrer avec Mathilde, pendant qu’on cherchait le petit. Arthur s’est dressé sur ses petits pieds. Il veut crier, papa, maman, je suis là, derrière le rocher ! Rien ne sort, l’ombre éponge ses paroles. De nouveau, il sent les liens visqueux le serrer contre la pierre. Les mains devant sa poitrine, il tente de repousser l’étreinte de la roche de toutes ses petites forces.

« Laisse-moi ! Je veux rentrer chez moi ! »

Mais la pierre ne l’écoute pas. Le vent souffle tout autour d’elle et assourdit l’enfant qui ne peut plus bouger. Porté par le courant d’air fou, son nom crié fracassé. Arthur n’a plus la force de se débattre. Les liens d’ombre le maintiennent si fort sur la roche que les  os si minces de son sternum se fissurent. Une larme glisse le long de sa joue et se glace avant de tomber. L’enfant respire à peine. Il n’entend que les battements de la Terre, le souffle de la pierre.

«Tu restes. »

La roche est froide, noire l’ombre.

________________________________________


Elle n’aurait jamais cru revenir un jour. Mathilde, cinquante ans, avait toujours préféré oublier cet épisode de son enfance, ce petit frère disparu. Pépé et mémé sont morts depuis longtemps, papa vit avec une autre femme à Londres, et elle ne porte plus de baskets roses. Elle ne sait pas trop ce qui l’a poussée à faire ce pèlerinage de la moitié de siècle bien passée. Elle est là, cela lui suffit.

La montagne n’a pas changé. Mathilde travers le petit bois dans lequel ils jouaient si souvent aux sorcières. L’air est humide, ça sent la mousse. Elle respire bruyamment en écartant les bras. Que c’est bon de se sentir être humain dans la nature ! Un mouton la regarde, incrédule, avant de secouer sa cloche et partir en bêlant. Mathilde reprend sa marche. Elle arrive devant l’arbre sous lequel ils avaient l’habitude de piqueniquer. Elle s’arrête pour scruter l’herbe, comme si elle s’attendait à y trouver des restes de gâteau ou un bouchon de liège oublié. Il reste bien quelque chose : du papier toilette, qui n’a pas quarante ans. Déçue, elle claque ses mains sur ses cuisses et dans un élan de courage, elle s’apprête à attaquer ce qu’ils appelaient la grande montée. Le soleil tape fort. Il est presque midi ; elle est partie trop tard de l’hôtel ce matin. Le souffle coupé, elle pose son sac à terre et en sort sa bouteille d’eau. Courage ma vieille, tu faisais la même en courant il y a quelques années. Il y a quelques dizaines d’années. Elle ne se trouve plus très loin du deuxième bois, celui qui monte presque jusqu’au sommet. Elle doit être à peu près au niveau du gros rocher, de la pierre.

Elle est là. Elle se dresse comme dans son enfance, imposante, vieille. D’en bas, on dirait un énorme animal, le monstre gardien d’un sentier. Une légère brise souffle dans le cou de Mathilde. Elle frissonne. La pierre a quelque chose d’étrange. Trop de souvenirs s’y sont accrochés. Ils flottent tout autour, effrayants ; des morceaux de cette après-midi où la partie de cache-cache s’est éternisée. Là c’est un cri de sa mère, là les pleurs de son père. Ce petit bout, c’est pépé qui fronce les sourcils en serrant très fort la main de mémé. Suspendus encore l’interrogatoire du policier, les fouilles inutiles et l’annonce de l'arrêt de l’enquête. Mathilde les décroche un à un pour les plier dans sa mémoire. Elle en pleure. Il n’en reste plus beaucoup, l’annonce à la rentrée qu’Arthur ne reviendrait plus jamais en classe, le faux enterrement, le déménagement.

C’est fini. La roche est nue. Soudain, Mathilde comprend. Il n’est jamais parti. Au-dessus de la pierre, un garçon balance ses petits pieds dans le vide. Ses cheveux mal peignés lui arrivent à la taille. Il est vêtu de lambeaux de tissus, couvert de terre. Partout sur son corps la mousse s’est collée. Il a la peau grise, grise comme la pierre. Un petit nez pointu, le menton légèrement en galoche, Mathilde reconnait Arthur.

« Vu. »

L’enfant la regarde. Ses yeux sont gris comme sa peau. Agile, il se dresse sur ses pieds, le regard toujours fixé sur la femme.
Il sourit.
Saute.





Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Marygold le 15 Janvier 2012 à 11:58:29
Citer
que décrivait si bien le guide du routard.
des majuscules vu que c'est un livre

Citer
Aujourd’hui, on y va surtout parce que les enfants le réclament.
le "on" est bizarre, surtout que jusque là je pensais que le narrateur était un des enfants. En fait, il passe mieux dans la suite, c'est seulement cette occurrence qui me gênait.

Citer
son visage comment à se rider.
commence

Citer
Arthur et Mathilde s’agrippent au cou de papa et le renverse sur l’herbe.
renversent

Citer
Ça ne va pas plait aux parents.
plaire

Citer
La main appuyé sur la pierre froide,
appuyée

Citer
Une agitation diffuse meut jusqu’aux étoiles.
euh, "se meut" tu veux dire ?

Citer
déchirent l’air tiède d’une nuit d’été
là je pinaille, mais ça serait mieux "de cette nuit" ou "de la nuit" parce qu'elle est quand même bien définie.

Citer
Le vent souffle tout autour d’elle et assourdi l’enfant qui ne peut plus bouger.
assourdit (je ne suis pas convaincue qu'on dise "assourdir quelqu'un", même si c'est logique on précise souvent que c'est un bruit, non ?)

Citer
Les liens d’ombre le maintienne si fort
maintiennent

Citer
et elle ne porte plus de baskets roses.
C'est plutôt bien pour elle ^^

Citer
Déçue, elle claque ses mains sur ses cuisses et dans un élan courage, elle s’apprête à attaquer ce qu’ils appelaient la grande montée.
dans un élan de courage...
Et sinon, niveau cohérence, c'est pas après la montée qu'ils avaient l'habitude de piqueniquer ?

Citer
Le souffle coupé, elle se pose son sac à terre et en sort sa bouteille d’eau. Courage ma vieille, tu faisais la même en courant il y a quelques années. Il y a quelques dizaines d’années. Elle ne plus être très loin du deuxième bois, celui qui monte presque jusqu’au sommet. Elle doit être à peu près au niveau du gros rocher, de la pierre.
elle pose / Elle ne doit (ou qqch comme ça)



Eh ben... c'est bien tristounet tout ça. Mais c'est très très bien écrit, franchement y'avait pas une seule fausse note dans le ton et dans l'atmosphère que tu as créée. Un petit bémol, peut-être, pour le dernier paragraphe : je trouve qu'il casse un peu la poésie de l'histoire (avec cette histoire de construction, etc.) et qu'il n'apporte pas grand chose. Mais bon, peut-être que sans ce paragraphe, d'autres diraient que ton texte n'est pas fini, alors c'est à voir. Mais personnellement, j'aurais préféré que ça s'arrête sur "Il sourit. Saute."

En tout cas, bravo :)
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Zacharielle le 15 Janvier 2012 à 23:05:51
Citer
Autour d’une nappe de piquenique étendue sur l’herbe résonnent les éclats de rire de toute la petite famille.
pour une phrase d’accroche, je la trouve un peu longue. S’arrêter aux éclats de rire et commencer une nouvelle phrase ?

Citer
C’est qu’il faut bien se remettre de cette montée. On a beau dire, elle n’a été facile pour personne
j’ai l’impression de continuer à lire Charly lol

Citer
et  partent à la reconquête de leur petite montagne pyrénéenne
petite !!

Citer
il était tombé sous le charme de ces paysages authentiques et pittoresques que décrivait si bien le Guide du routard. Et puis, il aimait maman.
=)

Citer
« Le dernier arrivé à papa est une poule mouillée ! »

Dans un vacarme de rires et de cris, les gosses galopent vers les restes du piquenique.
ah flûte, t’as dit que y’avait toute la famille. Et vu la réflexion, pour moi les gosses étaient aussi assis. Du coup, petit problème de situation !

 
Citer
« Vous êtes des sauvages ! » Dit mémé.
dit

Citer
Ils repartent en chantant. Papa a de l’herbe dans les cheveux.
Un peu plus haut dans la montagne, Mathilde et Arthur s’arrêtent.
et euh, les adultes les regardent pas s’éloigner avec nostalgie ? Je trouve qu’il manque d’une phrase de transition.

Citer
Après une ascension difficile, Arthur, six ans, rouge comme une tomate, se cache dans l’ombre d’un grand rocher moussu.
j’adore la précision de six ans !

Citer
Un peu moins rouge, son petit cœur remis en place, il s’assoit tout contre la pierre.
on dirait que c’est son cœur qui est rouge. Même si c’est effectivement le cas, ça prête à confusion.

 
Citer
C’est froid, c’est vieux, ça semble venir du fond de la Terre. Arthur n’ose plus bouger.
what is it?

Citer
« Arthur, je vais te cacher ! »
what?

Citer
Autour de ses bras s’enroulent des morceaux d’ombre. La pierre le porte tout contre elle.
aaah !!

Citer
L’enfant ne dit rien.
pourtant ç’a pas l’air agréable

Citer
Arthur n’a rien vu, mais il a entendu. La pierre relâche son étreinte. Les mousses frémissent, l’air s’affole autour de l’enfant. La pierre rigole.
OH C’EST TROP COOL une pierre farceuse !

Citer
Alors la pierre l’enlace dans ses bras d’ombre. Il s’endort.
=)

Citer
Les mains devant sa poitrine, il tente de repousser l’étreinte de la pierre de toutes ses petites forces.
oh non, elle croit que c’est encore une partie de cache-cache… :(

Citer
Porté par le courant d’air fou, son nom crié fracassé.
chouette !

Citer
«Tu restes. »

La roche est froide, noire l’ombre.
tu ferais mieux de finir sur le « tu restes » pour cette partie. Ou alors enlever « noire l’ombre », je trouve que l’inversion marche pas des masses.

Citer
papa vit avec une autre femme à Londres, et elle ne porte plus de baskets roses.
et la mère, on s’en fout ?

Citer
Que c’est bon de se sentir être humain dans la nature !
euh drôle de réflexion lol

Citer
Un mouton la regarde, incrédule, avant de secouer sa cloche et partir en bêlant.
haha trop bien !

Citer
Mathilde les décroche un à un pour les plier dans sa mémoire.
chouette

Citer
Soudain, Mathilde comprend. Il n’est jamais parti. Au-dessus de la pierre, un garçon balance ses petits pieds dans le vide.
elle ne l’a pas remarqué avant ? Ou alors il s’est formé devant ses yeux ? Dans ce cas-là, je pense qu’il faut préciser.

Citer
Il n’y était plus.
mais il n’y était pas plus qu’il y a trente ans. ?

Citer
Quelques années plus tard, le département a fait construire un certain nombre de routes devant permettre un accès plus aisé aux ventas de la frontière. On a été obligé de briser le gros rocher. C’est là que l’on a retrouvé les restes d’un enfant, mort de froid il y a cinquante ans.
hum bof bof.


Je ne sais pas trop comment tu pouvais finir mais c’est quand même bizarre qu’ils retrouvent ses restes, non ? Surtout un corps bien conservé ? A part cette fin un peu bancale, je trouve que tu t’en sors vachement bien. La scène du début et vraiment toute mignonne, je n’arrive jamais à me faire à l’idée qu’il va arriver quelque chose d’horrible. Pourtant cette idée de la pierre farceuse qui ne se rend pas compte de la portée de ses actes, c’était pas mal. Tu penses pas que Mathilde pourrait essayer de négocier avec la pierre, une fois vieille. Tu vois, elle aurait compris que son petit frère était resté là, depuis le début, elle aurait tenté de lui expliquer. Et la pierre, au moment de céder pour la départementale, aurait fini par rendre le corps du petit. Mais je pense qu’il manque un lien qui explique pourquoi on le retrouve en fin de compte. Sinon c’est bien, c'est très bien et t’as des petites trouvailles merveilleuses :)
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Gros Lo le 16 Janvier 2012 à 00:07:29
Citer
« A terre, Papounet ! »
ce mot je l’imagine que dans la bouche de Tom-Tom ou de Nana.

Citer
« Psss, petit ! »
mouaha défi relevé.

Citer
Aux milieux des bêlements de moutons
au milieu

Citer
Ses cheveux mal peignés lui arrivent à la taille. Il est vêtu de lambeaux de tissus, couvert de terre. Partout sur son corps la mousse s’est collée. Il a la peau grise, grise comme la pierre.
j’aime bien la description

Fourbe ! J’imaginais déjà un caillou prince du music-hall moi.

Un peu court pour avoir une vraie envergure, mais c’est du glauque-de-conte comme il faut !

Mes courgettes sont bonnes !

Titre: Re : Re : Cache-cache
Posté par: Anlor le 16 Janvier 2012 à 00:18:26
à Mary :
Citer
Aujourd’hui, on y va surtout parce que les enfants le réclament.
le "on" est bizarre, surtout que jusque là je pensais que le narrateur était un des enfants. En fait, il passe mieux dans la suite, c'est seulement cette occurrence qui me gênait.
oui, ça m'a gênée aussi à la relecture. Je crois que c'est à cause du "ils" un peu plus haut. Je vais changer ça.


Citer
Une agitation diffuse meut jusqu’aux étoiles.
euh, "se meut" tu veux dire ?
mouvoir, ça peut pas être transitif?  ???

Citer
déchirent l’air tiède d’une nuit d’été
là je pinaille, mais ça serait mieux "de cette nuit" ou "de la nuit" parce qu'elle est quand même bien définie.
J'ai hésité. J'y réfléchis!

Citer
Le vent souffle tout autour d’elle et assourdi l’enfant qui ne peut plus bouger.
assourdit (je ne suis pas convaincue qu'on dise "assourdir quelqu'un", même si c'est logique on précise souvent que c'est un bruit, non ?)
ben il me semble que si mais j'vais vérifier

Citer
Déçue, elle claque ses mains sur ses cuisses et dans un élan courage, elle s’apprête à attaquer ce qu’ils appelaient la grande montée.
dans un élan de courage...
Et sinon, niveau cohérence, c'est pas après la montée qu'ils avaient l'habitude de piqueniquer ?
non, en fait il piquenique avant la grande montée mais pas en bas de la montagne non plus (je ne dois pas être très claire, mais comme je me base sur un lieu que je connais pour la description je dois faire pas mal de raccourcis)


Eh ben... c'est bien tristounet tout ça. Mais c'est très très bien écrit, franchement y'avait pas une seule fausse note dans le ton et dans l'atmosphère que tu as créée. Un petit bémol, peut-être, pour le dernier paragraphe : je trouve qu'il casse un peu la poésie de l'histoire (avec cette histoire de construction, etc.) et qu'il n'apporte pas grand chose. Mais bon, peut-être que sans ce paragraphe, d'autres diraient que ton texte n'est pas fini, alors c'est à voir. Mais personnellement, j'aurais préféré que ça s'arrête sur "Il sourit. Saute."
Merci!
Oui je suis pas convaincue non plus par le dernier paragraphe ; mais comme tu dis, j'avais peur que ça fasse trop sec si je m'arrêtais à la deuxième partie.

Citer
En tout cas, bravo :)
Encore merci!  :)

A Zach :
Citer
Autour d’une nappe de piquenique étendue sur l’herbe résonnent les éclats de rire de toute la petite famille.
pour une phrase d’accroche, je la trouve un peu longue. S’arrêter aux éclats de rire et commencer une nouvelle phrase ?
Ben je l'aimais bien longue et fluide comme ça ; mais en même temps je sais pas faire l'intermédiaire entre pâté et phrase nominale

Citer
C’est qu’il faut bien se remettre de cette montée. On a beau dire, elle n’a été facile pour personne
j’ai l’impression de continuer à lire Charly lol
quand j'ai vu que tu l'avais commenté, j'étais sûre que t'allais me sortir ça à un moment  :D

Citer
et  partent à la reconquête de leur petite montagne pyrénéenne
petite !!
C'est le fait que j'utilise tout le temps cet adjectif ou le petite/montagne qui gêne?


Citer
« Le dernier arrivé à papa est une poule mouillée ! »

Dans un vacarme de rires et de cris, les gosses galopent vers les restes du piquenique.
ah flûte, t’as dit que y’avait toute la famille. Et vu la réflexion, pour moi les gosses étaient aussi assis. Du coup, petit problème de situation !
ah oui, j'avais pas pensé  :-\

Citer
Ils repartent en chantant. Papa a de l’herbe dans les cheveux.
Un peu plus haut dans la montagne, Mathilde et Arthur s’arrêtent.
et euh, les adultes les regardent pas s’éloigner avec nostalgie ? Je trouve qu’il manque d’une phrase de transition.
c'était voulu, mais je prends note  :)


Citer
Un peu moins rouge, son petit cœur remis en place, il s’assoit tout contre la pierre.
on dirait que c’est son cœur qui est rouge. Même si c’est effectivement le cas, ça prête à confusion.
roh tu cherches là! (oui oui, j'accepte les critiques, toujours!)

Citer
C’est froid, c’est vieux, ça semble venir du fond de la Terre. Arthur n’ose plus bouger.
what is it?
j'aime bien quand tu bugues en anglais. bref. "chacun comprend ce qu'il veut tu vois, c'est ouvert"
non en fait le "c'est" c'est la voix de la pierre, mais je ne voulais pas qu'on le ressente comme une voix, euh, normale.

Citer
«Tu restes. »

La roche est froide, noire l’ombre.
tu ferais mieux de finir sur le « tu restes » pour cette partie. Ou alors enlever « noire l’ombre », je trouve que l’inversion marche pas des masses.
oui j'ai hésité. Puis j'voulais me faire zizr avec un chiasme. Bon. J'vais p't'être l'enlever.

Citer
papa vit avec une autre femme à Londres, et elle ne porte plus de baskets roses.
et la mère, on s’en fout ?
j'aime bien quand les énumérations vont par trois
et puis j'avais pas d'idée
et puis j'avais peur que ça fasse lourd "et la mère a déménagé à Montluçon, et le bob rouge a été perdu au bord de la mère, et les restes de gâteau sont devenus rance etc."
mais en soi, t'as raison  :mrgreen:

Citer
Que c’est bon de se sentir être humain dans la nature !
euh drôle de réflexion lol
c'est complètement crétin oui


Citer
Soudain, Mathilde comprend. Il n’est jamais parti. Au-dessus de la pierre, un garçon balance ses petits pieds dans le vide.
elle ne l’a pas remarqué avant ? Ou alors il s’est formé devant ses yeux ? Dans ce cas-là, je pense qu’il faut préciser.
(en fait j'ai pas compris ce que je voulais dire moi-même là ; mais je trouvais que ça faisait mystique et stylé)

Citer
Il n’y était plus.
mais il n’y était pas plus qu’il y a trente ans. ?
oui mais elle l'a vu là, donc il aurait pu y être

Citer
Quelques années plus tard, le département a fait construire un certain nombre de routes devant permettre un accès plus aisé aux ventas de la frontière. On a été obligé de briser le gros rocher. C’est là que l’on a retrouvé les restes d’un enfant, mort de froid il y a cinquante ans.
hum bof bof.
je dirais même bof bof bof

Je ne sais pas trop comment tu pouvais finir mais c’est quand même bizarre qu’ils retrouvent ses restes, non ? Surtout un corps bien conservé ? A part cette fin un peu bancale, je trouve que tu t’en sors vachement bien. La scène du début et vraiment toute mignonne, je n’arrive jamais à me faire à l’idée qu’il va arriver quelque chose d’horrible. Pourtant cette idée de la pierre farceuse qui ne se rend pas compte de la portée de ses actes, c’était pas mal. Tu penses pas que Mathilde pourrait essayer de négocier avec la pierre, une fois vieille. Tu vois, elle aurait compris que son petit frère était resté là, depuis le début, elle aurait tenté de lui expliquer. Et la pierre, au moment de céder pour la départementale, aurait fini par rendre le corps du petit. Mais je pense qu’il manque un lien qui explique pourquoi on le retrouve en fin de compte. Sinon c’est bien, c'est très bien et t’as des petites trouvailles merveilleuses :)
merci!
oui c'est pas mal comme idée, j'y avais pas pensé! mais je ne sais pas si ça n'irait pas mieux juste en supprimant le dernier paragraphe?

Enfin bref, merci pour vos lectures!

[/quote]
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Marygold le 16 Janvier 2012 à 00:26:31
Citer
Une agitation diffuse meut jusqu’aux étoiles.
euh, "se meut" tu veux dire ?
mouvoir, ça peut pas être transitif?  ???
Si bien sûr, c'est même seulement un verbe transitif qui du coup demande un COD... et là y'en a pas ! ;)
Titre: Re : Re : Cache-cache
Posté par: Anlor le 16 Janvier 2012 à 00:29:01
Citer
Une agitation diffuse meut jusqu’aux étoiles.
euh, "se meut" tu veux dire ?
mouvoir, ça peut pas être transitif?  ???
Si bien sûr, c'est même seulement un verbe transitif qui du coup demande un COD... et là y'en a pas ! ;)
Aaaaaah! Aï eundeurstande!
la phrase c'est : "Une agitation diffuse meut [tout] (sous-entendu) jusqu'aux étoiles."
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Marygold le 16 Janvier 2012 à 00:33:36
 :o Euh, mais pourquoi ce "tout" est-il sous-entendu ?
Parce que, pour le coup, outre le fait que je n'avais pas compris l'ensemble (suis-je la seule ?), ça fait une phrase grammaticalement incorrecte...
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Anlor le 16 Janvier 2012 à 00:41:02
Mais, euh, je, je sais pas, je pensais que ça pouvait se faire, ça me choquait pas, à l'oreille, j'en sais rien, je tripatouille juste des mots moi!  :putainlafaute:
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: ernya le 16 Janvier 2012 à 22:22:07
Citer
« Allez, Roger, à la descente vous serez tout léger ! »
je sais pas si c'est à cause du prénom, ou de la rime interne "Roger"/"léger" mais je kiffe !

(par contre, j'aurais mis deux points au lieu d'un point après "sourit", histoire de pas couper brusquement la phrase)

 
Citer
Aujourd’hui, on y va surtout parce que les enfants le réclament.
j'ai sûrement lu trop vite, mais c'est qui "les enfants" ? je croyais que le narrateur était un enfant en fait, xD.

Citer
Maman s’est reculée brusquement et regarde en riant papa sur qui Arthur s’est couché pour tenter de le maintenir au sol malgré les guilis.
dieu que c'est lourd

Citer
« Vous êtes des sauvages ! » Dit mémé.
pas de majuscule qui tienne

Citer
parce qu’en fait elle, c’est un loup-garou de la montagne.
mdr, j'adore

Anlor, Anlor, Anlor. J'ai cru que c'était un texte tout mignon tout plein, j'avais le sourire jusqu'aux oreilles et ... bam glauque en plein dans ta face !
Dur, lol. Je crois que du coup je préfère de très très loin le début en fait, xD, parce que je trouvais ça très bien rendu, franchement, j'ai beaucoup aimé. Après, c'est pas mal non plus mais je trouve que ça beaucoup trop vite, enfin le glauque surgit tout d'un coup et j'ai l'impression que tu ne lui accordes pas du tout la même importance que pour le début, qu'ensuite t'as tracé donc j'ai eu plus de mal à rentrer dans la seconde partie. Sinon je plussoie Mary pour le fait d'enlever le dernier paragraphe peut-être qui enlève la poéticité du texte !

Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Anlor le 16 Janvier 2012 à 22:28:57
Je m'étonnais, aussi, que personne n'ait relevé ma phrase de quatre kilomètres!  :mrgreen:

Oui bon, je sais pas faire des textes joyeux et mignons. Voilà.
Pour ce qui est de l'accélération, je crois que c'est surtout dû au fait qu'à un moment de ma narration, j'en ai marre et je veux finir mon texte le plus vite possible. C'est pas la première fois que je "bâcle" un fin comme ça. En plus j'ai toujours peur qu'on s'ennuie  :-[
Merci du commentaire en tout cas!

(Et je vais supprimer ce dernier paragraphe. Na.)
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Ambriel le 16 Janvier 2012 à 22:50:04
Gnaah mais ce texte est horrible !
Bon, je dois dire qu'au début je disais "ok", après je souriais, la pierre farceuse m'a vraiment plu j'ai trouvé l'idée trop cool, mais d'un côté elle paraissait louche, comme si je pressentais le truc ou bien peut-être pas, mais quelques phrases plus loin tout a changé et là j'ai grimacé et...  :aah:

Bon, en bref, moi j'ai bien aimé. Même très bien. Je trouve que le glauque tombe pas comme un cheveu sur la soupe, enfin pour moi ce genre de situation va forcément se finir mal... enfin bon c'est moi aussi XD. En tout cas l'idée de la pierre est chouette, et le battement de la Terre et tout c'est la classe, et tout. Hum.

Sinon, tu mets jamais de tiret à pique-nique, c'est cette fameuse nouvelle orthographe terrible ?

Pour la fin du coup j'avais pas lu la première mais je l'ai aperçue dans les commentaires... c'était juste une phrase de fin comme ça, sans le retour de la soeur ? En tout cas sinon j'aime bien cette fin là même si elle est tout de même un peu "ouverte" parce qu'elle ne dit pas tout à mon sens (j'aime quand les choses sont claires, en général XD) mais je trouve que comme ça (jviens de me faire la réflexion) il a un peu l'air d'être devenu... le dryade de la pierre, en quelques sortes... mais je suis sûrement folle  :D

Euh voilà à chaud comme ça j'ai rien de bien constructif à dire en fait... (moi quand y a du glauque, hein...  :-¬?)

 :mafio:
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Rain le 16 Janvier 2012 à 22:58:37
Hum. Bon. J'ai pas grand chose à dire. Vraiment. Rien de constructif.

A part : c'est très très anlorien*. Et moi, j'ai bien aimé le glauque. Peut être, effectivement, qu'il est un poil moins, heu, vivant que le début (où là je dis chapeau bas) mais qui est très très chouette quand même.

Mention spéciale pour :

Citation de: Anlor
C’est froid, c’est vieux, ça semble venir du fond de la Terre. Arthur n’ose plus bouger.
J'adore.

Merci beaucoup pour la lecture ! (Ah, et j'ai aussi vu passer le paragraphe supprimé dans les commentaires, je suis content d'avoir lu le texte sans  :mrgreen:).



* Selon le dico du MdE : Très très anlorien (adj) : qui est très très... pfiouuu  :coeur:.
Titre: Re : Re : Cache-cache
Posté par: Anlor le 19 Janvier 2012 à 16:42:34
Merci vous deux!

Sinon, tu mets jamais de tiret à pique-nique, c'est cette fameuse nouvelle orthographe terrible ?
voui, rectifications de 90. C'est moche mais en même temps je demande pourquoi on persiste à appliquer des règles qui sont officiellement considérées comme des aberrations  :mrgreen:

Pour la fin du coup j'avais pas lu la première mais je l'ai aperçue dans les commentaires... c'était juste une phrase de fin comme ça, sans le retour de la soeur ? En tout cas sinon j'aime bien cette fin là même si elle est tout de même un peu "ouverte" parce qu'elle ne dit pas tout à mon sens (j'aime quand les choses sont claires, en général XD) mais je trouve que comme ça (jviens de me faire la réflexion) il a un peu l'air d'être devenu... le dryade de la pierre, en quelques sortes... mais je suis sûrement folle  :D
Non en fait il y avait un paragraphe après le "saute" dans lequel on expliquait que la pierre avait été brisée pour construire une route et qu'on avait découvert les os d'un gamin.
J'avais peur qu'on la ressente comme trop ouverte justement ; mais j'aime beaucoup ton idée de dryade! c'est un peu ça en fait! (ça me fait penser que j'ai lu ton texte, que je l'ai bien aimé, et que je l'ai même pas commenter  :relou: )
[/quote]

Hum. Bon. J'ai pas grand chose à dire. Vraiment. Rien de constructif.
ça c'est la classe internationale du commentaire!


A part : c'est très très anlorien*. Et moi, j'ai bien aimé le glauque. Peut être, effectivement, qu'il est un poil moins, heu, vivant que le début (où là je dis chapeau bas) mais qui est très très chouette quand même.
j'vois ce que tu veux dire. Je crois que je m'en sors moins bien quand je ne peux pas jouer avec mes personnages.


Merci beaucoup pour la lecture ! (Ah, et j'ai aussi vu passer le paragraphe supprimé dans les commentaires, je suis content d'avoir lu le texte sans  :mrgreen:).
merki à toi!  :D


* Selon le dico du MdE : Très très anlorien (adj) : qui est très très... pfiouuu  :coeur:.
elle était pas de toi cette définition d'ailleurs?  ??? c'est la classe d'avoir son propre adjectif quand même  ::) (non, non, mes chevilles n'enflent pas du tout)
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Rain le 19 Janvier 2012 à 18:50:41
En fait, c'était Lo qui l'avait sortie durant une conversation MSN. Comme j'étais d'accord, je l'ai mis dans le dico.
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Zephyr le 20 Janvier 2012 à 14:51:56
Il me semble que c'est le premier texte de toi que je commente... Ou alors les autres textes ne m'ont pas marqués.

Le problème quand on est pas le premier à commenter, c'est qu'en général, tout ce qu'on pense à déjà été dit, donc voila...

[mode non constructif on]
J'ai adoré la première partie du texte, le côté très famille, serin, paisible, enfantin, innocent... C'est vraiment très bien rendu, et on se plonge dans l'atmosphère cache-cache.
Puis vient la pierre. Mais elle vient bien. Elle fait pas du tout fantastique pour du fantastique. Elle se glisse insidieusement dans l'atmosphère.
Puis ça devient glauque. Comme tout texte MdEiens qui se respecte. Et en plus du bon glauque. Du truc ou tu sais pas trop quoi penser parce que c'est angoissant, et il y a pas d'explication.
Bon, la fin m'a un peu moins convaincu, mais après, ça va bien dans l'atmosphère et le ton. Donc voila.
[mode non constructif off]

Et je kiff grave l'adjectif anlorien ^^
Titre: Re : Re : Cache-cache
Posté par: Anlor le 20 Janvier 2012 à 18:59:26
Il me semble que c'est le premier texte de toi que je commente... Ou alors les autres textes ne m'ont pas marqués.
faux, c'est le deuxième, j'ai vérifié  :D

[mode non constructif on]
J'ai adoré la première partie du texte, le côté très famille, serin, paisible, enfantin, innocent... C'est vraiment très bien rendu, et on se plonge dans l'atmosphère cache-cache.
Puis vient la pierre. Mais elle vient bien. Elle fait pas du tout fantastique pour du fantastique. Elle se glisse insidieusement dans l'atmosphère.
Puis ça devient glauque. Comme tout texte MdEiens qui se respecte. Et en plus du bon glauque. Du truc ou tu sais pas trop quoi penser parce que c'est angoissant, et il y a pas d'explication.
Bon, la fin m'a un peu moins convaincu, mais après, ça va bien dans l'atmosphère et le ton. Donc voila.
[mode non constructif off]
merci pour ton commentaire! comme je l'ai écrit dans mon intro, je ne suis pas franchement contente de ma fin non plus. Je pense que c'est surtout parce que ce n'était pas la partie qui m'intéressait le plus, du coup je l'ai un peu bâclée. En plus, je préfère manier des gosses et des animaux qui parlent qu'une nana de cinquante ans, mais ça c'est un autre défaut  :D p't'être que quand je serai devenue grande ça marchera mieux!
Encore merci d'avoir pris le temps de lire et commenter en tout cas!

Et je kiff grave l'adjectif anlorien ^^
8)
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Menthe le 20 Janvier 2012 à 19:22:00
 ::) :coeur: C'est tellement...

difficile à définir  :-[

Le ton de la narration, léger, aérien, comme une biquette qui gambade dans les alpages (bon, d'accord, c'est les pyrénées mais c'est kiffe kiffe hein).
Et les adjectifs, papa, maman, les baskets roses. Les seuls qui aient des noms, les enfants, leur entrée dans le récit...
Et puis l'ombre froide et rêche de la pierre, et les visages qui se métamorphosent. L'ellipse, le temps qui passe et qui marque. Les souvenirs.

C'était vraiment très bien mené. Ce zeste de fantastique, cette candeur et ce côté sombre et froid qui tombe d'un coup. Pourtant dès le début on se dit que ça peut pas rester comme ça.

Bravo, c'est très joli. Le ton m'a rappelé (mais de loin) le chant du Troll de Pierre Bottero, pour le ton léger pour parler de choses graves. C'est très différent, mais l'impression, l'écho, me rappelle cet autre récit, très chouette aussi.
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: cyamme le 06 Mars 2012 à 01:17:34
Je crois que ça s'apparente plus à du flood qu'à un commentaire mais hier j'ai relu le jeu, une nouvelle de Roald Dahl, et ça m'a fait penser très fort à la première partie de cache-cache.
Tu sais ce que je pense de Roald Dahl.  :coeur:
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Milora le 14 Avril 2012 à 11:23:07
Citer
il était tombé sous le charme de ces paysages authentiques et pittoresques que décrivait si bien le Guide du routard.
Bon, on peut considérer la phrase comme une citation indirecte du Routard, mais l'association "paysages authentiques" ça fait tellement caricaturalement publicitaire que la phrase m'a vraiment agacée  ;D

Citer
« A terre, Papounet ! »
Je trouve pas cette réplique très naturelle dans la bouche d'enfants

Citer
Mathilde s’est jetée sur la nappe à carreaux et lève fièrement ses petites mains pleines de gâteau bien haut. Son frère se relève, lui en prend une part.
La première phrase est pas forcément très claire : j'avais compris qu'elle s'était jetée sur le gâteau et qu'elle en avait plein les doigts, pas qu'elle en avait pris un morceau...

Citer
Cette fois-ci, pas question que sa grande sœur le trouve.
Etant donné les petites mains de Mathilde, plus haut, j'étais persuadée qu'elle était beaucoup plus petite (genre 4 ans)...

Citer
Sous la nappe ? Ça ne va pas plaire aux parents
Euh, en même temps, ça va pas faire très discret xD

Citer
faisant attention à souffler le moins possible pour ne pas attirer l’attention de sa sœur. Après une ascension difficile, Arthur, six ans, rouge comme une tomate, se cache dans l’ombre d’un grand rocher moussu. La main appuyée sur la pierre froide, il reprend son souffle tant bien que mal.
souffler/souffle

Citer
Un souffle d’air frais enveloppe le petit garçon. Sous son dos, la mousse tremble.
re-souffle

Citer
« Arthur, je vais te cacher ! »
cacher ?  ???

Citer
Autour de ses bras s’enroulent des morceaux d’ombre.
c'est joli :)

Citer
La pierre le porte tout contre elle. Arthur n’a pas peur. Dans ses membres engourdis, il sent résonner le lourd battement de la Terre. Le souffle de la pierre l’entoure, usé par les années, rempli des odeurs de mousse. Courant sur sa peau, l’ombre est visqueuse et noire. Douce aussi ; froide.  L’enfant ne dit rien. On entend les rires de sa sœur qui se rapprochent. Elle est à côté de la pierre. Elle dit qu’à trois elle le trouvera ; un, deux…

Trois. Il n’est pas là. La petite fille fait le tour de la pierre.
Joli passage, j'aime beaucoup. Par contre ça fait encore une fois "souffle"

Citer
Arthur sourit. Assis dans l’herbe, il colle son oreille contre la roche pour entendre encore le tambour du cœur de Terre. Alors la pierre l’enlace dans ses bras d’ombre. Il s’endort.
joli

Citer
pendant qu’on cherchait le petit. Arthur s’est dressé sur ses petits pieds.
petit x 2

Citer
il tente de repousser l’étreinte de la roche de toutes ses petites forces.
x 3

Citer
Les liens d’ombre le maintiennent si fort sur la roche que les  os si minces de son sternum se fissurent.
deux fois "si" ça fait lourd, je trouve

Citer
de la moitié de siècle bien passée.
Si elle a 50 ans tout ronds, elle est pas "bien passée", la moitié de siècle

Citer
Elle se dresse comme dans son enfance, imposante, vieille.
J'avais lu "elle se dresse dans son enfance", et j'avais trouvé ça trop bien xD

Citer
La pierre a quelque chose d’étrange. Trop de souvenirs s’y sont accrochés. Ils flottent tout autour, effrayants ; des morceaux de cette après-midi où la partie de cache-cache s’est éternisée.
joli

Citer
Mathilde les décroche un à un pour les plier dans sa mémoire.
:coeur:

J'ai pas compris la fin  :-\ Il est dans la pierre ? Il apparaît sur la pierre en en ayant l'apparence ? Je pense qu'il faudrait détailler un tout petit peu la description de l'apparition...
Bon après j'ai pas non plus compris ce que ça impliquait qu'il saute (il revient dans le monde des humains ? Disparaît pour toujours ? Attaque sa sœur ?)

Globalement, j'ai plutôt aimé. Les passages autour de la pierre sont super réussis. Pour les trucs négatifs, je dirais peut-être qu'il y a un décalage un peu déstabilisant dans le récit de la première partie : on dirait qu'à certains moments tu nous décris ça du point de vue du petit (des phrases courtes et simples, des remarques comme celle qui dit que les parents vont pas aimer, ...), mais à d'autres moments on est clairement à l'extérieur (quand tu parles des petites mains de la grande sœur, ou, surtout, quand tu dis "l'enfant"). Du coup ça m'a empêchée de rentrer directement dans l'histoire, et il a fallu le passage de la pierre pour que j'adhère vraiment au texte.
Bon, après j'ai trouvé que le passage du pique-nique était un peu exagéré dans le genre "tout est idyllique", un peu stéréotypé ; mais si c'est vu par les yeux du petit ça va.

Voilà, donc en gros j'ai bien aimé, surtout les parties avec la pierre. Ça me fait penser à ta nouvelle avec le vent, pour le mélange "innocence/sombre", ça te réussit bien ! :)
Titre: Re : Re : Cache-cache
Posté par: Anlor le 19 Avril 2012 à 10:45:12
Merci Menthe ! Merci Cyamme !

Mil'
 
Citer
il était tombé sous le charme de ces paysages authentiques et pittoresques que décrivait si bien le Guide du routard.
Bon, on peut considérer la phrase comme une citation indirecte du Routard, mais l'association "paysages authentiques" ça fait tellement caricaturalement publicitaire que la phrase m'a vraiment agacée  ;D
oui, c'était volontairement agaçant ; mais je tiens à ce "authentique et pittoresque", c'est un souvenir d'hypokhâgne  :mrgreen:

 
Citer
« A terre, Papounet ! »
Je trouve pas cette réplique très naturelle dans la bouche d'enfants
Ah bon ? Même s'ils jouent à la bagarre ?

 
Citer
Mathilde s’est jetée sur la nappe à carreaux et lève fièrement ses petites mains pleines de gâteau bien haut. Son frère se relève, lui en prend une part.
La première phrase est pas forcément très claire : j'avais compris qu'elle s'était jetée sur le gâteau et qu'elle en avait plein les doigts, pas qu'elle en avait pris un morceau...
oui, je m'étonnais que personne ne l'ait relevée ; c'est vrai qu'elle est pas claire du tout...

 
Citer
Cette fois-ci, pas question que sa grande sœur le trouve.
Etant donné les petites mains de Mathilde, plus haut, j'étais persuadée qu'elle était beaucoup plus petite (genre 4 ans)...
ben elle doit en avoir 7, elle est loin de sa crise d'adolescence quand même !

 
Citer
Sous la nappe ? Ça ne va pas plaire aux parents
Euh, en même temps, ça va pas faire très discret xD
sauf si c'est une nappe d'invisibilité !

 
Citer
faisant attention à souffler le moins possible pour ne pas attirer l’attention de sa sœur. Après une ascension difficile, Arthur, six ans, rouge comme une tomate, se cache dans l’ombre d’un grand rocher moussu. La main appuyée sur la pierre froide, il reprend son souffle tant bien que mal.
souffler/souffle
Ah oui, je l'avais pas vu celui-là ; il reprend sa respiration ?

 
Citer
Un souffle d’air frais enveloppe le petit garçon. Sous son dos, la mousse tremble.
re-souffle
:-¬?

 
Citer
« Arthur, je vais te cacher ! »
cacher ?  ???
steak haché !

 
Citer
La pierre le porte tout contre elle. Arthur n’a pas peur. Dans ses membres engourdis, il sent résonner le lourd battement de la Terre. Le souffle de la pierre l’entoure, usé par les années, rempli des odeurs de mousse. Courant sur sa peau, l’ombre est visqueuse et noire. Douce aussi ; froide.  L’enfant ne dit rien. On entend les rires de sa sœur qui se rapprochent. Elle est à côté de la pierre. Elle dit qu’à trois elle le trouvera ; un, deux…

Trois. Il n’est pas là. La petite fille fait le tour de la pierre.
Joli passage, j'aime beaucoup. Par contre ça fait encore une fois "souffle"
J'ai le droit de dire que c'est un "esthétique de la répétition" ?  ::)

 
Citer
pendant qu’on cherchait le petit. Arthur s’est dressé sur ses petits pieds.
petit x 2
mais j'aime beaucoup cet adjectif aussi  :-[

Citer
il tente de repousser l’étreinte de la roche de toutes ses petites forces.
x 3

 
Citer
Les liens d’ombre le maintiennent si fort sur la roche que les  os si minces de son sternum se fissurent.
deux fois "si" ça fait lourd, je trouve
Ah ben voilà ! Quelqu'un qui le relève ! Je trouve aussi.

 
Citer
de la moitié de siècle bien passée.
Si elle a 50 ans tout ronds, elle est pas "bien passée", la moitié de siècle
C'est cinquante ans après la première scène d'où : 7+50= la cinquantaine bien passée

 
J'ai pas compris la fin  :-\ Il est dans la pierre ? Il apparaît sur la pierre en en ayant l'apparence ? Je pense qu'il faudrait détailler un tout petit peu la description de l'apparition...
Bon après j'ai pas non plus compris ce que ça impliquait qu'il saute (il revient dans le monde des humains ? Disparaît pour toujours ? Attaque sa sœur ?)
Pour moi, quand il saute, il disparaît pour de bon ; c'est un peu comme s'il était délivré de la pierre ; qu'on lui rendait son existence propre en ne l'associant plus uniquement à l'après-midi où il avait disparu.
Après, concernant l'apparition en elle-même, dans mon idée, Arthur était mort de froid derrière la pierre et ce que voit Mathilde à la fin, c'est une sorte de fantôme ou de bidule ; sans qu'on sache si c'est elle qui l'imagine ou si (haha !) il apparaît vraiment.
Bon, dis comme ça, ça fait très "je crée une vieille ambigüité toute pourrie pour faire classe" :mrgreen:

 
Globalement, j'ai plutôt aimé. Les passages autour de la pierre sont super réussis. Pour les trucs négatifs, je dirais peut-être qu'il y a un décalage un peu déstabilisant dans le récit de la première partie : on dirait qu'à certains moments tu nous décris ça du point de vue du petit (des phrases courtes et simples, des remarques comme celle qui dit que les parents vont pas aimer, ...), mais à d'autres moments on est clairement à l'extérieur (quand tu parles des petites mains de la grande sœur, ou, surtout, quand tu dis "l'enfant"). Du coup ça m'a empêchée de rentrer directement dans l'histoire, et il a fallu le passage de la pierre pour que j'adhère vraiment au texte.
c'est marrant, c'est pas la première fois qu'on me dit qu'il y a un problème de point de vue ; pourtant à l'écriture, je ne m'en rends pas compte du tout... Va falloir que je regarde ça de plus près !

 
Bon, après j'ai trouvé que le passage du pique-nique était un peu exagéré dans le genre "tout est idyllique", un peu stéréotypé ; mais si c'est vu par les yeux du petit ça va.
Ils auraient pu avoir un chien :mrgreen:

 
Voilà, donc en gros j'ai bien aimé, surtout les parties avec la pierre. Ça me fait penser à ta nouvelle avec le vent, pour le mélange "innocence/sombre", ça te réussit bien ! :)
Merci pour ton commentaire ! J'avais peur, justement, que les deux se ressemblent trop... Enfin, je vais quand même essayer de passer à autre chose maintenant ^^

Y a des trucs à corriger impérativement pour le Mammouth du coup ?
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: colinep11 le 29 Avril 2012 à 01:38:17
Alors, pour commencer j'adore ton texte ! On dirait vraiment une pro' :) Par contre j'ai trouvé quelques petites choses bizarres notamment :

- l'âge du garçon inséré dans le texte coupe un peu l'élan,
- le terme "petite force" me gène un peu,
- quand je commence à lire ton histoire, j'ai dû recommencer au début à partir du premier dialogue parce que je comprenais pas qui était le narrateur (d’ailleurs j'ai toujours pas compris parce que si c'est le petit garçon au début il dit "pépé", "papa" mais aussi "ils" en parlant des enfants  :o),
-
Citer
au niveau du gros rocher, de la pierre
Je ne comprends pas trop à quoi sert la répétition là...  ><
-
Citer
Mathilde les décroche un à un pour les plier dans sa mémoire.
Décrocher... les cailloux ? Dans ce cas là je trouve que la phrase est bizarre :/
-
Citer
Il sourit.
Saute.
Si je peux donner mon avis sur la fin : "Il sourit et saute." Même si après reflection, ta fin est plus brutale et colle peut-être mieux au texte. Mais ces deux petites phrases à la suite  casse un peu le rythme je trouve :/

Très bon texte, j'adore néanmoins :)

EDIT :
 
Citer
« A terre, Papounet ! »
Citer
Milora le 14 avril 2012 à 11:23:07
Je trouve pas cette réplique très naturelle dans la bouche d'enfants
Ah bon ? Même s'ils jouent à la bagarre ?
Moi je trouve qu'elle s'intègre bien car le début de l'histoire est plutôt léger et "papounet" sonne bien ^^

Je viens de voir que Milora et moi sommes d'accord sur certains points :P & j'ai trouvé aussi que "souffle/souffler" était beaucoup répété, moi qui n'aime pas les répétitions  :-X
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Milora le 29 Avril 2012 à 11:25:30
Ah tiens, j'avais pas répondu.


 
Citer
« A terre, Papounet ! »
Je trouve pas cette réplique très naturelle dans la bouche d'enfants
Ah bon ? Même s'ils jouent à la bagarre ?
Moi c'est le "à terre" qui ne me semble pas très oral, pas très spontané...
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: TaGaDa le 29 Avril 2012 à 18:33:10
Bonjour,

C'est un très beau texte.
On rentre facilement dedans dès le début, aucun mal à imaginer la scène dans ma petite tête. Je m'attendais aussi au drame (c'était trop beau pour continuer comme ça), mais je n'aurais jamais imaginé une pierre vivante  :o C'est très original, on dirait un conte qui fait peur.
Le rythme est fluide, on enchaine les phrases, on a envie de connaître la fin, un texte comme je les aime  :coeur:
Bref merci  :)
Titre: Re : Re : Cache-cache
Posté par: Anlor le 30 Avril 2012 à 20:50:10
Coline :
- l'âge du garçon inséré dans le texte coupe un peu l'élan,
ah... C'était pour éviter le genre de passage : "ATTENTION, portrait du petit garçon : 1m02, cheveux blond, coupe au bol, cinq ans et trois jours etc."

- le terme "petite force" me gène un peu,
c'est parce que j'aime bien mettre des petits partout  :mrgreen:

- quand je commence à lire ton histoire, j'ai dû recommencer au début à partir du premier dialogue parce que je comprenais pas qui était le narrateur (d’ailleurs j'ai toujours pas compris parce que si c'est le petit garçon au début il dit "pépé", "papa" mais aussi "ils" en parlant des enfants  :o),
Hum, comment dire, pour moi, le narrateur, c'est pas vraiment un "qui". En fait, je ne cherche pas à parler aux lecteurs mais à leur faire voir de petites scènes. Du coup, si j'utilise les mots "pépé", "mémé"etc. c'est un peu comme si je lui filais les lunettes "point de vue d'un enfant". Disons que je trouve que ça donne une lumière, une tonalité (si on part dans les images musicales) que mon texte n'aurait pas eu si au lieu de papa, j'avais parlé de Roger ou du père, tout simplement. On m'comprends là ? (j'suis rarement claire dans mes explications)
Mais, visiblement, t'es pas la seule à être gênée par ma narration  :mrgreen:

-
Citer
au niveau du gros rocher, de la pierre
Je ne comprends pas trop à quoi sert la répétition là...  ><
à faire joli  :mrgreen:

-
Citer
Mathilde les décroche un à un pour les plier dans sa mémoire.
Décrocher... les cailloux ? Dans ce cas là je trouve que la phrase est bizarre :/
les souvenirs

-
Citer
Il sourit.
Saute.
Si je peux donner mon avis sur la fin : "Il sourit et saute." Même si après reflection, ta fin est plus brutale et colle peut-être mieux au texte. Mais ces deux petites phrases à la suite  casse un peu le rythme je trouve :/[/quote]
ben, c'est normal de casser le rythme quand on disparaît ! (surtout après réflexion)

Très bon texte, j'adore néanmoins :)
merci !

Je viens de voir que Milora et moi sommes d'accord sur certains points :P & j'ai trouvé aussi que "souffle/souffler" était beaucoup répété, moi qui n'aime pas les répétitions  :-X
Ben, plus j'écris, plus je me rends compte que j'aime bien ça, moi. La faute à mon manque de vocabulaire et au choix de la facilité, très certainement, mais bon. Voilà. J'ai pas d'autre mot en tête, le seul mot qui corresponde c'est "souffle".

Mil' :
JE DÉFENDRAI CETTE PHRASE JUSQU'AU BOUT !
"à terre", ça fait film de chevalier, ou de western, ou de super héros, alors zut. On joue à la bagarre, on parle bagarre. Na.

TaGaDa :
Merci !
Citer
mais je n'aurais jamais imaginé une pierre vivante
Ouais, j'fais aussi parler les pigeons et les courges et les chiens et les voyants lumineux ; suffit d'demander !  :mrgreen:
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Jon Ho le 07 Juin 2012 à 12:11:40
Bon à la lecture de ton texte, je comprends mieux pourquoi tu n'aime pas ce que j'écris.
Et j'en suis totalement rassuré  :mrgreen:
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Marygold le 07 Juin 2012 à 12:39:48
Jon, l'idée de commenter un texte, c'est pas seulement d'aller voir si untel qui a descendu ton texte a la même vision que toi de l'écriture ::) On n'est pas là pour se dire "ok, t'aimes pas mon style, mais j'aime pas ton style non plus, donc on est cool" ; bref, si tu pouvais être un peu plus constructif, ça serait super ! Sinon, ce genre de messages, tu peux l'envoyer en MP.
Ceci dit, je précise que j'ai bien vu qu'Anlor n'avait pas été constructive non plus sur son post, mais ce n'est pas une raison pour faire de même.
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Jon Ho le 07 Juin 2012 à 12:51:37
C'est justement pour cette raison que je n'ai pas voulu être constructif... ;)
"ok, t'aimes pas mon style, mais j'aime pas ton style non plus, donc on est cool" C'est pas ça du tout. C'est :
" ok, t'aime pas mon style, mais en lisant ce que tu écris, donc ce que tu aimes, je comprends mieux et ton commentaire prend tout son sens ".
Après être constructif sur un texte déjà archi décortiqué ça ne sert à rien.
Anlor n'a pas descendu mon texte... Elle me pose juste une question sur le bien fondé de l'avoir posté  ;)
J'adore la franchise, mais quand elle est amenée de cette façon on est en mesure de s'interroger sur l’intérêt de ce genre de forum.
Je trouve ça vraiment dommage. Vraiment !!!

Est ce que je lui dis que ce cache cache est un genre de sous Martine à la montagne ? Non...(enfin si c'est fait là)  :mrgreen:
Je n'ai pas pour habiture de confondre " avoir l'esprit critique " et " poster un commentaire franchement désagréable aux limite de l'insultant ".
Et si ça ne me touchait pas c'est que j'en aurais rien à foutre de mes textes, de vos textes et de l'écriture en général.
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Milora le 07 Juin 2012 à 12:58:51
Pour ce genre de récriminations, comme disait Mary, y a les MP (ou si tu veux en faire une réflexion plus générale sur la façon de lire ou de commenter, ouvre un fil pour ça) ; sinon on finit par flooder sur les textes, comme en ce moment. Merci d'avance et revenons au texte !  ;)
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: azerta le 07 Juin 2012 à 23:06:31
J'ai lu les commentaires en diagonal, et le texte avec attention.
 Je pense que tout ce qui pouvait être corrigé a déjà été décortiqué.

Lorsque le rocher à "capturé" l'enfant j'ai pensé à une métaphore, genre grand méchant loup. J'ai été rassurée de voir que ce n'était pas le cas.

Je suis resté sur ma fin avec le "saut". Mais j'ai aimé ton explication, plus tard dans les commentaires,  avec l'enfant délivré, qui rejoint la sérénité de la mort.
Je pense qu'il y a mille façons de faire une fin percutante. J'ai une petite préférence pour la métaphore sur le fantastique, mais ça, c'est une histoire de gout.
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Ballounia le 07 Juin 2012 à 23:25:26
J'ai beaucoup aimé ton texte Anlor !

Depuis le début j'ai senti le louche s'installer. Tout était trop bien, trop mignon, trop... LOUCHE !!
L'idée de la pierre, c'est très poétique, et sombre en même temps. On croit au début qu'il va lui dire des secrets puis la relâcher. Mais il ne revient jamais. C'est horrible, mais c'est très réaliste. Le truc qui me dérange un peu, c'est qu'on ne sait pas vraiment ce qu'il advient de lui depuis toutes ces années. Il n'y a pas de corps, donc il est vraiment resté dans la pierre, donc.. C'est un peu "fantastique" comme fin non ?

Aussi, quand la grande soeur revient sur les lieux, je trouve que le mal être est un peu tardif, qu'elle ne devrait même pas oser approcher ce rocher, c'est douloureux pour elle, mais on ne le sent pas au début.

On imagine vraiment bien la scène au début, tu prends le temps de poser les choses, on se reconnait dedans..

Bravo, et à bientôt !
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Nhil le 11 Juin 2012 à 15:43:07
Pau... Pauvre Arthuuuur!  :'(

Bon j'ai lu la première page de commentaires et j'ai un peu laissé tomber, mais franchement, j'ai adoré (donc mon commentaire ne va vraiment pas être constructif)

J'ai trouvé dans les commentaires la fin initiale, c'est vrai, je préfère sans. Seulement, pour le coup, que lui arrive-t-il vraiment? On peut se dire, si la pierre est magique, que le garçon est resté en vie, non?

En tout cas, j'ai adoré l'ambiance, le thème, j'ai vraiment été emballé même si, c'est clair, on sentait le louche venir ^^
Vraiment, un de mes préférés (voir le préféré) depuis que je suis arrivé sur ce forum.
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Moyen Moyen le 01 Septembre 2012 à 14:43:07
Oh punaise!!!
 :o

Je trouve tout le passage avec Arthur prodigieusement bon!
Je suis ... je suis ... j'ai l'impression d'avoir pris en pleine face le souffle d'une bombe.

C'est magnifique.

J'adore cette façon que tu as de décrire l'accident.

Tu nous places du point de vue de l'enfant et nous exposes donc a ne pas comprendre à temps le danger ... comme lui.
C'est vraiment très bien vue.
Et la façon que tu as de décrire les sensations, sans en passer par le vocabulaire habituel est vraiment d'un réalisme saisissant.
L'engourdissement, la perte de connaissance ... tout est là mais sans y être... la mort vue par un enfant, avec son imagination et son vocabulaire.

Vraiment  :mafio: pour cette scène.

Je me prononce moins sur le reste tant je trouve que l'intensité de cette description prodigieuse altère mon jugement.
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Arsule le 01 Septembre 2012 à 16:16:59
L'ambiance du début est particulièrement réussie. Ca a éveillé en moi pleins de souvenirs. Mais peut-être que le côté enfantin était exagéré par endroits, de sorte que ce n'est pas parfaitement naturel. C'est délicat à saisir, et c'est assez personnel. Mais en même temps ce côté "trop enfantin" fait sérieusement contraste avec ce qui se passe par la suite. Comme si c'était trop beau pour être vrai. J'ai bien aimé le côté adulte mélangé à la vision enfantine. L'amour des parents. Puis le fait que le père se contienne et que le grand-père gatouille un peu, qu'on ne dise pas à la grand-mère qu'elle a mis trop de beurre. Ca donne un côté très réaliste, car c'est une autre dimension très présente dans l'enfance (à laquelle on ne pense pas toujours). Les parents inculquent le sens des convenances. Il y a aussi les peurs enfantines (avec les serpents), l'effet des cris au loin (l'excitation de se trouver cacher et de savoir qu'on te cherche). Pleins de resentis intéressants par rapport à l'enfance qui sont très réussis.
J'aime aussi la façon dont la pierre l'emporte, sans qu'on arrive à voir venir les choses. Et ce côté buté.

Dans la deuxième partie, j'aime bien l'idée que les souvenirs se soient accrochés à la pierre comme si elle avait une âme. C'est bien perçu, même si la façon d'en parler manque un peu de finesse (c'est un sujet difficile en même temps). Car certains objets, par leur histoire, on réellement quelquechose de très particulier qui se dégage, et on peut percevoir ça, même si en réalité ça vient plus de nous que de l'objet en temps que tel.
C'était aussi une façon d'informer brièvement de tout ce qui s'était passé, pour rendre la chose un peu plus dramatique et que l'on mesure vraiment l'ampleur que ça a eu dans le monde des adultes.


J'ai pas compris pourquoi il saute à la fin, même si ça donne un mouvement. Et aussi, dans ce genre d'histoire, j'ai un côté rationnel qui se demande ce qui va se passer ensuite. C'est comme si on avait tout épuisé et qu'on en était arrivé à un point de blocage. Ca m'a laissée sur sa faim, alors que je sais très bien qu'en rajouter aurait été inutile. C'est le problème de ce genre de fin, mais peut-être que ça vient juste de moi.


Très beau texte. Merci, ça fait vraiment plaisir à lire. Tu es douée.
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Anlor le 02 Septembre 2012 à 10:17:49
Wouha les copains, z'allez m'faire prendre la grosse tête ! merci !

Ballounia :
Le truc qui me dérange un peu, c'est qu'on ne sait pas vraiment ce qu'il advient de lui depuis toutes ces années. Il n'y a pas de corps, donc il est vraiment resté dans la pierre, donc.. C'est un peu "fantastique" comme fin non ?
oui, c'est fantastique ; j'aime bien jouer sur ce registre à la limite du possible, y a tout plein de trucs à inventer  :D

Aussi, quand la grande soeur revient sur les lieux, je trouve que le mal être est un peu tardif, qu'elle ne devrait même pas oser approcher ce rocher, c'est douloureux pour elle, mais on ne le sent pas au début.
En fait, je ne voyais pas ça comme étant "douloureux". Elle a cinquante ans passés, elle a fait le deuil de son petit frère depuis longtemps. (enfin, quand je dis elle a fait son deuil : disons qu'elle a réussi à passer à autre chose en "oubliant" cet épisode). Le retour à la pierre est plus un moyen pour elle de faire "tomber le masque", de retourner enfin sur un lieu qu'elle a toute sa vie choisi d'éviter. Je dois pas être claire là  ><

Nhil :
J'ai trouvé dans les commentaires la fin initiale, c'est vrai, je préfère sans. Seulement, pour le coup, que lui arrive-t-il vraiment? On peut se dire, si la pierre est magique, que le garçon est resté en vie, non?
Ce n'est pas comme ça que je l'avais imaginé, mais après tout, c'est toi le lecteur : le texte, t'en fais ce que tu veux  ;)

Kodama :
Oh punaise!!!
 :o

Je trouve tout le passage avec Arthur prodigieusement bon!
Je suis ... je suis ... j'ai l'impression d'avoir pris en pleine face le souffle d'une bombe.

C'est magnifique.

J'adore cette façon que tu as de décrire l'accident.

Tu nous places du point de vue de l'enfant et nous exposes donc a ne pas comprendre à temps le danger ... comme lui.
C'est vraiment très bien vue.
Et la façon que tu as de décrire les sensations, sans en passer par le vocabulaire habituel est vraiment d'un réalisme saisissant.
L'engourdissement, la perte de connaissance ... tout est là mais sans y être... la mort vue par un enfant, avec son imagination et son vocabulaire.

Vraiment  :mafio: pour cette scène.

Je me prononce moins sur le reste tant je trouve que l'intensité de cette description prodigieuse altère mon jugement.
Ben je euh, merci  :-[

Arsule :
J'ai pas compris pourquoi il saute à la fin, même si ça donne un mouvement. Et aussi, dans ce genre d'histoire, j'ai un côté rationnel qui se demande ce qui va se passer ensuite. C'est comme si on avait tout épuisé et qu'on en était arrivé à un point de blocage. Ca m'a laissée sur sa faim, alors que je sais très bien qu'en rajouter aurait été inutile. C'est le problème de ce genre de fin, mais peut-être que ça vient juste de moi.
tu n'es pas la seule qui ait eu cette sensation. Je crois que je l'ai plus ou moins expliqué dans une de mes réponses : pour moi, Arthur disparaît dès lors que Mathilde a réussi a faire son deuil. Il est comme libéré de l'emprise de la pierre. Après, je ne voudrais pas que mon texte s'enferme dans une explication. J'ai donné la mienne, mais je pense que chacun pourra trouver une "solution" qui lui convienne. C'est aussi pour cela que j'ai choisi de ne pas donner de détails. Un texte qui ne peut se lire que d'une manière, c'est un peu triste. Je préfère l'ouverture. (Et non, ce ne sont pas QUE des justifications pour cette fin qui en déçoit pas mal  :mrgreen: )

Encore merci à tous pour vos commentaire !  :oxo:
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Kerena le 17 Septembre 2012 à 16:37:17
*Sur l'air de spider-cochon*
Re-montage, re-montage, mais qu'est-ce que c'est- que ce re-montage ?

Hop-là, pour mon douzième commentaire de mon auto-gibet, mon premier coup de cœur sur ce texte c'est que ça se passe...
 :coeur: A LA MONTAGNE !!!!!  :coeur:

Je n'ai pas lu les trois pages de commentaires précédentes, je commente donc comme si le texte venait d'être posté.

Bon, ensuite. Malgré son aspect glauque, ton texte est écrit avec ce que j'appelle un style serein, doux et léger, qui permet de se mettre doucement dans le texte. Du coup on entre dans l'histoire sans problème, et je me suis laissée portée tout du long.

J'aime bien ce genre d'histoire avec un tout ptit brin de fantastique, car du coup, comme c'est raconté du point de vue d'un enfant, on en arrive à se demander si c'est "vrai" ou si c'est son imagination qui joue.

C'est vrai que ce texte est triste... Mais pas tant que ça, car finalement, elle le retrouve, son frère, même si ce n'est pas comme prévu. Elle sait ce qu'il est devenu.

Pour moi, ton texte pourrait raconter une légende oubliée, du genre "Méfiez-vous des pierres qui parlent".

Merci pour ce texte =)
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Baptiste le 17 Mai 2014 à 15:24:47
Salut
Lu à l’occasion du tournoi.

Comme disait Amstrong en visitant Saint-Tropez : " C'est beau mais c'est twist" (pardon pardon)
Non, sans rire, j'ai vraiment beaucoup aimé. Le début est tout sourire, drôlement agréable, la pierre est bien inquiétante, le glauque arrive bien comme il faut.
Et la fin est très très chouette. Contrairement à Mil', j'aime bien qu'on ne sache pas plus comment elle imagine son frère en voyant la pierre. Et ce "il saute" finale est pour moi terrifiant est plein de sens.
(bon c'est pas très constructif, mais y a plein de truc qu'on était dit avec les quels je suis d'accord)
Merci pour ce texte.
Titre: Re : Cache-cache
Posté par: Doctor Grimm le 01 Décembre 2014 à 21:13:08
Hey !

Je te lis pour le recueil ^^

Ben en fait je l'avais déjà lu sans commenter, et c'est toujours un plaisir de le relire. Je rejoins assez le post que Menthe avait fait, c'est très bien mené, avec une chouette narration. La première partie est vraiment chouette, on sent vraiment la froideur presque cruelle de la pierre, et la peur des parents et de la soeur, il y a une tension qui est très bien rendue. Pour la deuxième, c'est chouette aussi, quoi que j'aurais aimé un peu plus de développement peut être.

Voilà, bisous !