Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Sernard le 04 Octobre 2026 à 08:50:38
-
Les fleurs se sont ouvertes de bonne heure ce matin
Elles ont été offertes au bonheur, au chagrin
Le savent-elles les fleurs quand on les raccourcit
Si c’est pour que l’on pleure ou bien pour que l’on rie
Les fleurs dès le réveil se retrouvent défuntes
Et nous on s’émerveille de leurs beautés éteintes
Le savent-elles les fleurs lors de leur dernier cri
Que si des fois elles meurent c’est pour que tu souries
Les fleurs à peine âgées de leurs tout premiers mots
Sans même savoir nager on les trempe dans l’eau
Le savent-elles les fleurs que dans leurs anathème
Pour douze de leurs sœurs elles seront la treizième
Les fleurs à peine nées dès leurs premiers pétales
On leur coupe les pieds et puis on les emballe
Le savent-elles les fleurs que par simple caprice
On se paie des cœurs avec leurs supplices
-
Bonjour Sernard. Très joli poème sur ces fleurs offertes ou servant de décors, qui à peine écloses sont condamnées à mort de par leurs qualités. J'y vois une métaphore sur la condition de certains humains condamnés dès leur naissance.
-
Bonsoir Joël, Merci de ton passage.
En fait, je voyais plutôt ce texte comme une remarque sur le fait qu'on a souvent tendance à ne pas considérer ce qu'on détruit pour obtenir ce que l'on veut obtenir :)
Mais ton ressenti est tout à fait exact, je ne l'avais pas vu de cette manière, merci :)
-
"le savent-elles les fleurs..." Tu leur donnes une humanité de belle façon. Maintenant le texte une fois publié appartient aussi au lecteur.
-
" L'on est heureux de pouvoir servir " :) :) :)
-
Petit bémol au texte. La proximité entre rie souries affaiblit le poème.
-
Pas bien méchant, l'on pardonneras à l'amateur que je suis cet excès de faiblesse :)
Merci pour ton aide :)
-
Non. C'est juste un conseil amical.