Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => Salle de débats et réflexions sur l'écriture => Discussion démarrée par: adelinolaks le 23 septembre 2026 à 14:22:34
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Bonjour,
en travaillant sur mon texte, je vois, je sais qu'il est pauvre en ambiance, en show. c'est plutot logique, je suis de nature tres cartesien, les faits, le deroulement de l'action...
on ne gomme pas des années de travail.
quel exercices me conseillez vous pour developper ma capacité a penser en show et non en action?
en plus je suis plutot faineant ;-)
merci!
A.
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Hello,
Ce que je fais perso : je me mets dans la peau de mon personnage. J'essaie d'intégrer les cinq sens quand je décris. On voit mais aussi on sent, on touche, on entend, on goute l'air.
Un truc que conseille Stephen King : le premier jet est toujours centré sur les émotions, les sentiments du personnage. J'essaie de m'y appliquer.
Bon courage ! :)
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Salut,
je dirais que là où je suis je me moque un peu du show don't tell, c'est une règle, une loi, un dogme... c'est fait pour être plus ou moins suivi. On n'est pas tous des américains. Perso, je n'aime pas trop les introspections, je le dis à mes petits camarades du mde, "on ne veut pas voir les pensées ou les sentiments de tes persos, on veut les comprendre"... mais parfois je fais pareil, je dis. L'important c'est que ça m'amuse, que ça amuse aussi le lecteur. Le lecteur a besoin d'image mais aussi de pensée, c'est une question de mesure, de goût aussi. Quand j'écris, je me balance parfois des défis, par exemple "tiens, tu vas faire une description aussi complexe, aussi longue que la description de l'abbaye de Sains Michel de la Cluse par Umberto Ecco, mais pour le déversoir d'égout où les persos de ton roman se retrouvent" ou "tiens, maintenant que tu as bien expliquer tout le contexte de ce moment, tu vas reprendre et te débrouiller pour que ces informations transitent par un dialogue." Jouer avec les contrastes, le rythme. Par exemple, j'ai eu un personnage granitique dans une de mes histoires, une sorte de Conan. Je me suis dit ou plutôt à un moment, le truc s'est imposé : le personnage a passé un certain temps du livre à exprimer son sentiment du monde et ce fut assez émouvant. Du moins ça m'a ému, j'ai eu le sentiment que tout les temps d'actions, de violence, ne servaient que cet instant là. Une histoire de contraste.
Bon, ce n'est que ma façon de voir les choses.
A un moment il y avait des ateliers sur le mde avec des thèmes variés comme la "phrase sans verbe" peut être qu'il faudrait les relancer, t'associer avec un groupe qui veut travailler sur ce sujet et lancer des défis.
B
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Bonjour adelinokas,
De mon côté, je n'hésite pas à nourrir les phases d'actions avec des métaphores et des comparaisons grâce à « comme, tel, semblable à ». C'est un exercice intéressant que de mettre des images équivalentes pour nourrir l'action d'imaginaire et d'évocation.
En ce qui concerne le « show don't tell », ça consiste surtout à ne pas dire « untel est heureux », mais à décrire juste comment il se sent avec plus de mots et de champ lexical du bonheur. C'est une manière de développer plus en avant l'intériorité de tes personnages et leur expressivité, une façon de complexifier le récit.
C'est bien déjà que tu fasses preuve d'auto-critique, car ça te permet d'évoluer dans un autre sens, un sens qui te satisfasse. Plus tu réfléchiras à ce que tu écris, plus tu façonneras tes impressions et ton inspiration. L'écriture est une matière riche à retravailler et à transformer à ta guise.
Bon courage à toi, et bonne inspiration dans tes phases d'écriture.
À bientôt.
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Je me fais confiance et écoute la musicalité de mon coeur, je me mets aucune contrainte. L'énergie que je déploie n'est qu'une somme de concentration et de confiance. Ainsi, l'écriture devient une liberté, la création, une inspiration.
Les couleurs de mes écrits deviennent alors un ensemble de vibrations .