Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Luna Psylle le 13 Septembre 2026 à 21:50:20

Titre: Les émotions d'une mère
Posté par: Luna Psylle le 13 Septembre 2026 à 21:50:20
Salut,

Un moment que je n'étais pas revenue par ici, c'est intimidant...

Introduction : ce texte s'intègre aux aventures de mon elfe N'weti (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=47200.0), une Fan Fiction dans l'univers de Dragon Age et qui s'étend sur deux des jeux de la licence. Il n'y aura pas forcément besoin de lire le pavé que j'ai mis en lien pour comprendre ce texte-ci, je mettrai les quelques mots clefs dans un glossaire en spoiler. Si j'en rate, dites-moi, que j'ajoute. J'ai écrit ce texte, à la base pour exprimer un racisme culturel lié à l'univers où évoluent les personnages, notamment mon elfe, avec différents points de vue. Je voulais essayer de mettre des mots, de me rendre compte, de ce que mon elfe pourrait subir... et je me suis perdue dans les émotions d'une mère, personnage central de ce texte.
Corrections : l'orthographe, la conjugaison, la syntaxe, ce qui semble utile de relever. J'aimerais aussi savoir si le racisme reste bien exprimé, pas trop flagrant, mais pas forcément noyé dans le reste non plus, parce que ça restait mon intention de base.
Ce que j'aimerais ne pas toucher : le discours en général, cette politesse, peut-être particulière, dans la narration et entre les personnages. En ce moment, j'ai besoin de cette écriture.
Ma musique à l'écriture : Phillipe Describes Isabeau (https://www.youtube.com/watch?v=7JimoSOM6zs).

Une bonne lecture,


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N'weti : mon elfe ; elle avance à travers divers chaos et essaye de garder sa ligne de conduite, même s'il lui arrive d'avoir des choix difficiles ; assez dure à décrire, elle est l'héroïne du jeu ; dans l'univers, les elfes et les mages sont très mal vus, les premiers sont des sauvages barbares, asservis depuis des siècles, les seconds sont des dangers ambulants, contrôlés par l'ordre religieux principal du continent ; N'weti est les deux et arrive à rester libre, toujours mobile, jamais d'attache, elle se faufile, avance dans le monde, un peu à sa guise ;[/justify][/spoiler]

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17/09 : Première correction finie.
18/09 : relecture et affinage finis.



Les émotions d'une mère

Les couloirs de la maisonnée ne résonnaient plus des rires d’enfants. Dame Olivia, le visage las, y erra seule, perdue dans ses réflexions. Elle se souvenait d’années heureuses ; ses trois garçons s’amusaient alors, donnaient bien des difficultés aux servantes et se cachaient sous ses jupons, leurs méfaits accomplis. Ses triplets, si petits, si chétifs. Elle les chercha un instant, crut entendre à nouveau leurs chamailleries et leurs adorables querelles. Ne lui restaient que les souvenirs ; et le silence.
Des éclats de voix à travers la grande baie vitrée.
Dame Olivia releva les yeux, curieuse, et s’approcha. Décorée de lourdes tentures en velours, une suite de fenêtres longeait la façade ouest du manoir, baignant l’intérieur d’une lueur crépusculaire. Dame Olivia frôla le verre, d’un doigt si tremblant qu’elle se rétracta, retourna dans l’ombre du rideau, là où elle espérait que personne ne la verrait. Juste au-dessous d’elle, le long de l’allée en gravier blanc qui reliait le manoir au jardin, se promenaient ses bébés. Ils avaient tant grandi, étaient devenus des hommes fiers, le dos droit, leurs armures rutilantes, mains sur les pommeaux.
Entre eux, deux dames.
L’Impératrice Célène aimait ce jardin, appréciait y profiter d’un thé doux en compagnie de Dame Olivia, au cœur du labyrinthe de haies et des roses. Il était devenu le havre dans lequel elle s’éloignait des responsabilités qui lui incombaient. Visite après visite, Dame Olivia remarquait sans mot dire la fatigue toujours plus marquée sur le visage de son amie.
Aujourd’hui, la guerre se trouvait à leurs frontières quand elle ne se montrait pas intestine. L’un des fils de Dame Olivia, Julius, offrit son bras à l’Impératrice qui l’en remercia.
Elle reprit sa conversation et, depuis sa cachette, Dame Olivia observa l’autre femme. Elle portait l’armure avec aisance et gardait la tête haute, parlait sans paraître intimidée par le titre de son interlocutrice. Dame Olivia retint son souffle quand ses deux fils intervinrent dans le débat.
Par sa taille, Alexandre dominait le reste du groupe. L’étrangère ne bomba pas la poitrine comme Dame Olivia voyait parfois certains agir avec son garçon, intimidés par sa carrure. La femme se tourna vers lui, le fixa d’abord en silence, puis, dans le plus grand calme, prononça des mots qui semblèrent atteindre le soldat, le noble, l’homme plus qu’aucun autre discours. Celui-ci s’apaisa et retrouva sa place, un pas derrière la femme.
Dame Olivia plissa les yeux, fixa les oreilles pointues de l’étrangère ; celles d’une servante, d’une esclave. Les Elfes que Dame Olivia côtoyaient ne se permettraient jamais l’affront de disserter avec un Humain, surtout un aristocrate ; le contredire encore moins. Dame Olivia se rembrunit, méfiante. Elle n’arrivait pas à croire qu’un Elfe pût prétendre à la noblesse qui semblait pourtant émaner de cette femme.
Soudain, un éclat de magie. L’Impératrice rit, l’Elfe rougit, recula, juste assez, se retrouva captive de l’ombre d’Alexandre. Elle ne s’offusqua pas de sa protection, leva un regard attendri ; et la mère comprit, son cœur déboussolé à cette révélation.
Surprise d’entendre des pas derrière elle, Dame Olivia se retourna vers l’escalier en colimaçon à l’extrémité du couloir. Césarius, le dernier de ses bébés, apparut, un sourire radieux sur son visage :
— Mère ! Le temps est magnifique ! Ne voulez-vous pas profiter d’une balade dans le jardin ?
— Césarius ! s’enthousiasma Dame Olivia embrassant son fils qui l’avait rejointe. J’aurais peur de vous déranger en plein conseil de guerre, ironisa-t-elle.
Le chevalier rit. Il tendit son bras à sa mère, cala son pas sur celui, plus tranquille, de Dame Olivia. Arrivés à la première marche, il la rassura :
— Vous ne nous dérangez jamais, Mère. Vous êtes ici chez vous, maîtresse de la maisonnée. Nous profitons seulement du calme de vos jardins pour permettre cette rencontre.
À chaque instant qui la rapprochait de l’Elfe, Dame Olivia hésitait un peu plus, son regard perdu dans les broderies de ses souliers ou le frottement de ses jupons sur le dallage en pierre. Elle s’arrêta, demanda :
— Votre frère, Alexandre, aime-t-il cette…
— N’weti ? Oui. répondit Césarius sans hésiter. Pourquoi cette question, Mère ?
Dame Olivia ne répondit pas de suite, hésita à mettre des mots sur l’élan qui enflait en elle. Elle n’avait pas élevé ses fils, des garçons nobles, pour apprendre par la suite qu’ils s’amourachaient d’une simple servante. Elle se rappela le soulèvement de ces oreilles pointues, durant lequel était mort leur père et lutta pour contenir la colère qui émergea à ces souvenirs.
Enfin, elle osa observer Césarius, remarqua son regard perdu, adouci, son sourire discret et sa fossette marquée. Elle l’observa et comprit combien ce qui lui paraissait normal, une hiérarchie apprise, ne l’était plus pour eux. Elle hoqueta dans un soupir :
— C’est une Elfe.
Le visage de son fils se ferma, un court instant, et elle redouta de le perdre, de les perdre tous les trois, à cause de cette maudite Elfe. Elle tendit la main vers lui, voulut toucher sa joue. Césarius s’adoucit :
— Oui Mère, c’est une Elfe, énonça-t-il avec autant de douceur que s’il expliquait à un enfant.
» Nous l’avons rencontrée il y a de nombreuses années, durant la guerre de l’Enclin. Nous nous sommes éloignés de notre régiment, seuls, égarés, poursuivis par l’ennemi. Nous avons trouvé refuge dans le village où sa Guilde officiait.
» Cette Elfe, insista Césarius, nous a accompagnés durant ces semaines d’incertitude. Elle n’a jamais jugé ni nos oreilles aplaties ni la bêtise consternante de nos propos à son égard. Avec son frère, ils nous ont épaulés pendant les batailles, ont veillé nos arrières.
» Sans mot dire, elle a pansé nos blessures – avec des bandages, rendez-vous compte, Mère ! – jusqu’à ce que nous l’autorisions à user de sa magie pour les refermer.
» Elle s’est toujours montrée respectueuse de notre peur de la magie. Une peur fondée sur notre éducation et plusieurs expériences de batailles, d’adversaires acharnés. Elle était une Elfe, une mage, comme tous ceux que l’on nous apprenait à combattre.
» Pour nous, elle était comme eux, elle devenait eux.
» Et pourtant… je remarquais sur son visage combien notre méfiance la blessait. De nous trois, Alexandre a été le premier à l’autoriser à exprimer cette magie qu’elle nous cachait. Ne le répétez pas, mais je le jalouse un peu, rit Césarius, j’aurais aimé être ce premier. Venez la rencontrer, Mère. Nul doute qu’elle vous étonnera.
Dame Olivia redressa les épaules, se força à avancer :
— Des Elfes ont trahi ma confiance, rappela-t-elle.
— Des Humains également, rétorqua Césarius avec douceur. En voudrez-vous à tous les Humains ?
— Des Elfes ont tué votre père.
— Des Humains ont tué le vôtre. Mère, nous pourrions débattre ainsi pendant des heures. Pour chaque méfait commis par un Elfe, un Humain l’aura également commis. Je n’arrive plus à juger une personne sur ses origines, je me concentre sur ses actes.
Dame Olivia sourit :
— Voilà un conseil bien judicieux.
— N’weti nous l’a appris, lui expliqua Césarius. Nous avons été bêtes. Père vous manque beaucoup, à vous aussi, n’est-il pas ? reprit-il après un instant de silence.
— Et mes trois petits garçons ne viennent plus me rendre visite, s’esquiva Dame Olivia. Ils trouvent du réconfort dans d’autres bras, le taquina-t-elle.
— Vous avez raison : Mère, nous pardonnerez-vous cette absence ? Les guerres n’attendent jamais.
Césarius soupira et réitéra sa demande :
— Voyez au-delà de l’Elfe, de la mage, que présente notre amie. Apprenez à la connaître et vous comprendrez combien vous vous trompez sur elle.
Ils sortirent du manoir, s’arrêtèrent un instant sur le pas de la porte. Le crépuscule aveugla Dame Olivia. Par-delà l’horizon, derrière les jardins et les vastes champs environnants, le soleil terminait sa course, apportait une teinte orangée aux haies de roses qui enveloppaient le kiosque près duquel le groupe les attendait.
Julius se retourna le premier. L’Impératrice suivit son mouvement. Par son sourire chaleureux, celui d’une amitié précieuse, elle appela la Dame à les accompagner. Dame Olivia retint un frisson d’amertume au regard de l’Elfe, hésita, s’accrocha à son fils et s’avança vers elle.
Titre: Re : Les émotions d'une mère
Posté par: Basic le 14 Septembre 2026 à 06:24:09
Bonjour Luna

du pur sans IA

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B
Titre: Re : Les émotions d'une mère
Posté par: Luna Psylle le 14 Septembre 2026 à 09:52:00
Caaafééé !
:mrgreen:
*pardon pardon*



Salut,

Merci pour ta lecture et ton commentaire :)

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( j’ai un doute sur ces deux passé simple. Je supprimerais « un temps plus simple ». Je ne crois pas à « courraient entre ses jupons » ça me paraît bizarre voir plutôt pour un texte érotique)
Je vais revoir pour les temps, tu me mets le doute.
Pour les jupons, c'est pour l'expression courir dans les jupes de sa mère, l'idée qu'ils embêtaient un peu tout le monde avant d'aller se cacher dans les jupes de leur mère. Je verrais si d'autres lecteurs tiquent.

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(pour moi ici, il manque le verbe)
Parce que le seul verbe qui me venait se trouve dans le paragraphe d'avant (résonnaient). J'ai donc passé la phrase en nominal, comme une apostrophe à ses souvenirs.

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(un peu mastoc la reprise anaphorique « la mère », décalée sémantiquement peut-être)
Tu fais bien de me le noter : une grosse partie du brouillon s'est fait sans noms, car Dame Olivia n'en avait pas encore, et il peut y avoir des oubliés. Je voulais que, les seules fois où il apparait encore, mère marque le cordon qu'elle n'arrive pas à vraiment couper alors que ses bébés sont adultes.

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(pas compris ce passage)
Je redoutais un peu ce passage. Je ne voulais pas alourdir les explications, mais je ne vais peut-être pas y couper.

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( peut-elle voir à cette distance « le regard attendri » ? On comprend la liaison entre la guerrière elfe et Alexandre, on comprend le rejet des elfes par la dame (encore une fois « la mère » bof, même si tu veux souligner le lien maternel). Peut-être une phrase pour signifier la compréhension de cette idylle )
Je vais attendre au moins un second avis et voir ça si ton sentiment se confirme sur d'autres lectures, même si c'est vraiment l'intention que j'en avais, on ne sait jamais que j'ai une idée qui adoucisse le tout ;)
la mère est bien volontaire ici. Elle n'est plus Dame Olivia, elle est une mère qui voit son bébé avec une femme. Peut-être que si je retire le précédent, celui-là prendra bien la place que je lui voulais.
Pour moi, le groupe n'est pas forcément très loin de la façade, mais c'est vrai que je n'ai pas donné de distance réelle. Pour l'image : tous les guerriers dehors, habitués à deviner l'ennemi tapi, ont vu Dame Olivia cachée derrière son rideau. Au tout début, Césarius devait être avec eux et aller la chercher, mais j'ai finalement préféré le faire apparaître dans l'escalier.

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(même remarque pour le verbe, même si les phrases sans verbes fonctionnent, ici, ça manque, ne serait ce que pour marquer l’état émotif de la Dame)
du genre Des pas la surprirent ? Pourquoi pas, oui. Si surprendre n'est pas ailleurs, je peux. Ces phrases nominales sont réfléchies comme des onomatopées, des "Eh ! Réveille-toi !", mais je peux en mettre une et choisir une voie plus classique pour l'autre.

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( de son jupon. Elle n’a qu’un jupon?)
Nope :mrgreen: un oubli pur et dur des s

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( questions : le mec de la dame s’est barré avec une elfe ? Les trois gamins n’ont pas été élévé dans la même culture raciste ? Au moins le chevalier devrait comprendre le rejet de sa mère ? Il me semble qu’elle est d’aiulleurs un peu trop direct dans l’expression de ce rejet)
Je me doutais qu'énoncer la mort du père après mettrait le doute ici. Je vis dangereusement, je crois, j'ai trop d'espoir :D
Pour répondre, il y a le racisme, peut-être un peu latent : dans leur culture, un elfe ne peut être autre chose qu'un esclave ou un serviteur, c'est comme ça. Il n'y a pas volonté à être raciste, juste une conception hiérarchisée des races (Humain, Elfe, Nain) ou des classes (Guerrier, Mage) en présence. Mais il y a aussi l'éducation : les parents n'ont pas mauvais fond et ont appris à leurs fils à respecter ceux qui les entourent, mais toujours avec cette hiérarchie sociale. Et c'est en croisant N'weti et son frère (ainsi qu'un nain et d'autres personnages atypiques) que les triplets ont changé leur façon de voir les étrangers en général. Se méfier : oui. Savoir reconnaître les qualités quand on les voit, même chez celui qui ne devrait être qu'un esclave (ou autre, les mages sont aussi ciblés) : oui aussi.
J'ai hésité à rendre Dame Olivia aussi directe ici, même si, à y réfléchir, dans le cadre, elle est légitime à l'exprimer. Il y a la progression de la discussion qui m'y obligeait un peu, et peut-être aussi ce sentiment qu'elle n'aura aucun autre instant pour l'exprimer. Devant Césarius, peut-être qu'elle peut se le permettre, devant Alexandre... non.
Edit (je crois que j'ai répondu à côté) : il comprend sa mère, mais N'weti (et son frère ainsi que quelques autres) a mérité leur respect, un respect qui leur fait oublier l'éducation, plus lointaine en temps et en distance. Pour ça qu'il y a cette confrontation.
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( doit manquer un retour à la ligne… et pourquoi deux fois nul doute?)
À ce moment précis, j'étais au plus près d'elle, presque dans sa tête, et j'entendais cet écho, presque un soupir de la Dame.

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( j’ai l’impression que ça c’est en trop. Trop net, trop pensé, trop moderne)
La phrase d'avant peut-elle agir comme un conseil judicieux appris par des parents à leurs enfants ?
Je me rends bien compte que c'est trop moderne ; ou alors, ce n'est plus la mère qui a appris à ses enfants, mais N'weti, ce qui pourrait ajouter un poids à cette rencontre. Faut que je cogite ça.
Edit : j'ai essayé de modifier ce bout-là, mais je ne sais pas si j'en suis encore convaincue.

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( pour moi c’est curieux, j’attendais « Père nous manque à nous aussi)
Je ne suis pas certaine qu'il s'en serait ouvert, ou aurait parlé pour ses frères, à ce sujet. Pour ça que j'ai concentré son commentaire sur sa mère.

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( peut-être pousser un peu pour ramener le focus sur le groupe alexandre)
Je prends. Ajouter un peu de décor pour ramener au groupe.

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Ici, le racisme n’est pas que le racisme, c’est aussi lié au deuil, à la guerre. C’est aussi la haine de l’ennemi.
Oui, comme j'expliquais en introduction : ça s'est un peu tout mélangé pas prévu. Mais s'il reste visible, avec les émotions qu'il peut engendrer, ça veut dire qu'il n'est pas non plus noyé :)

Edit, un oubli :
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( peut-être supprimer « avec des bandages »)
Je dois garder bandages. Il y a le parallèle avec la peur de la magie sur la fin de la phrase : Elle a soigné nos blessures, a pansé nos plaies avec des bandages jusqu’à ce que nous l’autorisions à user de sa magie pour les refermer..

Je devrais pouvoir poster les corrections rapides dans les minutes à venir. Pour les passages à réfléchir, ça peut prendre quelques jours, le temps que je cogite dessus.

Une bonne journée à toi,
Titre: Re : Les émotions d'une mère
Posté par: Aponiwa le 14 Septembre 2026 à 17:08:34
Salut Luna,

C'est parti pour un commentaire de ton texte ! Pars du principe que je ne connais rien à Dragon Age et donc de l'univers.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Je sens bien les réticences de Dame Olivia mais pas assez le mépris qui caractérise le racisme. Peut-être insister plus là-dessus.

Sinon, le texte est chouette ! :)
Titre: Re : Les émotions d'une mère
Posté par: Luna Psylle le 15 Septembre 2026 à 09:39:44
*trépigne d'envie de refaire sa blague...*
Caaafééé !
:kei:



Salut,

@Basic,

J'ai apporté une première retouche, sur le discours trop moderne. Je pense qu'il est encore à peaufiner ; ça viendra. Et j'ai aussi édité plusieurs fois ma réponse, car je m'emmêlais les pinceaux. Au cas où.

@Aponiwa,

Merci pour ta lecture et ton commentaire :)

Hier, j'ai posté une première correction, avec ce que je pouvais reprendre rapidement ("le visage las", le verre et la virgule, l'exclamation plutôt que deux points, etc...)

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bug ? C'est quoi ces guillemets ?
Je l'ai appris il y a longtemps et je ne saurais plus retrouver où. Peut-être des romans lus, peut-être ailleurs. Pour l'explication : quand je veux mettre plusieurs paragraphes dans une ligne de dialogue, sans couper le dialogue par des didascalies, je fais un retour à la ligne classique et j'ajoute ce guillemet fermé pour annoncer que le dialogue continue, qu'on ne reprend pas encore la narration. Ca évite les monologues qui font un pavé et aère le texte. Par contre, vraiment, je n'arrive plus à me rappeler où j'ai pu apprendre ça ><

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Je sens bien les réticences de Dame Olivia mais pas assez le mépris qui caractérise le racisme. Peut-être insister plus là-dessus.
C'est là-dessus que je voulais travailler : il ne s'agit pas d'un racisme volontairement cruel, dans le sens où Dame Olivia n'a pas volonté à prendre N'weti de haut, à la traiter comme moins que rien. Je ne voulais pas forcément un mépris flagrant. Je voulais plus ce racisme anodin, appris depuis l'enfance. Pour elle, N'weti est l'équivalent d'une servante et elle parle politique avec l'Impératrice. Pour ça que je parlais de racisme culturel : "Je ne comprends pas ce qu'elle fait là, on m'a toujours dit les Elfes serviteurs ou esclaves." plutôt que "Je veux qu'elle quitte mon jardin, cette sale Elfe !". Le mépris vraiment flagrant, je l'imaginais plus avec d'autres personnages (notamment les triplets à la rencontre, qui sont plus brutes, ce que Césarius exprime un peu ici), pour me mettre des paliers. Déjà que ce texte a été dur à réfléchir dans ce sens, je n'arrivais tellement pas à rendre Dame Olivia méchante que j'ai bifurqué sur une petite jalousie maternelle. Je vais quand même insister sur certains points que tu notes, mais juste pour expliquer un peu ce qu'il s'est passé pendant l'écriture.

Une bonne journée à vous,



Edit : juste pour dire que la correction peut prendre un tout petit peu plus de temps, je me suis offert un livre, Ladyhawke, et j'avais déjà du mal à le lâcher hier soir pour dormir :bouquine: